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Auvergne-Rhône-Alpes : une grève TER ce jeudi…

Auvergne-Rhône-Alpes : une grève TER ce jeudi…

Jeudi 29 juin, la CGT lancera un mouvement de grève en raison d’un plan de restructuration et suppressions de postes à l’échelle nationale...

Les usagers du TER Auvergne-Rhône-Alpes devront s’armer de patience. La CGT appelle à la grève ce jeudi, en raison de suppressions de milliers de postes. Les employés affectés à l’aiguillage de Tassin seront en grève. Plusieurs lignes de la région seront donc perturbées par l’évènement. Ainsi, les trains desservant habituellement les lignes Lyon-Brignais et Lyon-Sain Bel ne fonctionneront pas. Afin de ne pas trop perturber le trafic, des cars seront mis à la disposition des voyageurs sur la ligne Lyon-Roanne. Ces derniers circuleront de 12h à 16h. Seulement deux trains sur trois seront actifs entre Lyon et Bourg-en-Bresse, Saint-Étienne et Montbrison et Saint-Étienne et Roanne. Par ailleurs, seulement un train sur trois circulera dans la matinée entre Grenoble et Saint-Marcellin.

MCD

TRANSPORTS Le Paris-Briançon perturbé  : 59 minutes par jour.

La grève entamée le 2 juin dernier par les aiguilleurs Drôme-Ardèche de la SNCF et lancé par la CGT 26-07, ne s’est depuis ni interrompue ni même essoufflée. Elle paralyse quotidiennement les usagers empruntant le Paris-Briançon et le TER de 7h52 au départ de Crest en direction de Valence. Photo Archives Le DL/F.H
La grève entamée le 2 juin dernier par les aiguilleurs Drôme-Ardèche de la SNCF et lancé par la CGT 26-07, ne s’est depuis ni interrompue ni même essoufflée. Elle paralyse quotidiennement les usagers empruntant le Paris-Briançon et le TER de 7h52 au départ de Crest en direction de Valence.

C’est une grève courte… qui dure. Bref, c’est une grève perlée : 59 minutes par jour. Légale, cette technique permet de faire durer une grève plus longtemps, à moindres frais pour les salariés.

Et celle entamée le 2 juin dernier par les aiguilleurs Drôme-Ardèche de la SNCF à l’initiative de la CGT 26-07, ne s’est depuis ni interrompue ni même essoufflée. Elle paralyse quotidiennement les usagers empruntant le Paris-Briançon et le TER de 7h52 au départ de Crest en direction de Valence.

Ce train permet aux habitants du Crestois et du Diois d’aller travailler à Valence. Il va jusqu’à Romans en passant par la gare TGV. Il est donc aussi très utile pour monter à Paris en début de matinée.

« Le train que j’emprunte le matin a été supprimé 12 fois en 15 jours en juin »

« Le train devient plus stressant que la voiture ». Sur le quai, Claire est à bout. Depuis un peu moins d’un mois, chaque jour, se repose la même question : comment se rendre sur son lieu de travail ? Cette Crestoise est employée à Valence.

Pour ses déplacements pendulaires elle a naturellement opté pour le train, le moins cher et le plus reposant des moyens de transports. Du moins sur le papier, car dans la réalité, « c’est devenu un enfer. »

Pierre Grenet, lui, un fidèle usager depuis 2013 de la ligne TER Crest-Valence, est aussi impacté par cette grève perlée. Il se rend chaque jour à Rovaltain et a recensé en greffier attentif tous les retards ou suppression :

« C’est simple, le train que j’emprunte le matin a été supprimé 12 fois en 15 jours en juin. Sur cette ligne, on a vraiment l’impression que la situation se dégrade depuis plusieurs mois. Peut-être attendent-ils que les usagers se découragent pour supprimer le train ? », s’interroge-t-il encore, tout en dénonçant aussi un manque d’information.

Du côté des Hautes-Alpes, le député Joël Giraud, est lui un habitué du train de nuit Paris-Briançon et surtout un fervent défenseur de la ligne. Il ne manque jamais une occasion de botter l’arrière-train de la SNCF quand l’occasion se présente.

« Depuis des semaines le train de nuit arrive à Briançon avec 1h à 2h de retard tous les jours voire même 3h20 le 17 juin, fulmine l’élu haut-alpin. Je fais partie de ces élus qui sont allés arracher à l’État de l’argent pour moderniser cette ligne afin d’éviter sa fermeture. En bloquant une heure le train de nuit, ces grévistes sapent les efforts de tous pour le maintien de cette ligne Et au bout d’un moment, les usagers ne le prendront plus ! Aujourd’hui je comprends que ce conflit dure car la SNCF a tout intérêt a ce qu’il sabote notre train de nuit. Et cela va aboutir à une exceptionnelle réussite. » La disparition du Paris-Briançon.

 

 

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Médias Citoyens Diois

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(2 commentaires)

  1. JOUVE

    Je me suis battu pendant des années à la région pour faire revivre le TER sur cette ligne. Entre 1995 et 1998, pour obtenir de remettre des trains car il n’y en avait plus ! Entre 2010 et 2015 , pour obtenir enfin des horaires qui permettent aux habitants de la vallée de la Drôme de s’en servir pour le quotidien, matin, midi et soir. Mais comment ces avancées peuvent elles être consolidées, avec une ligne qui a les plus mauvais résultats de Rhône Alpes pour la ponctualité?
    Ce qui se passe est très grave, il s’agit d’un véritable sabotage qui a commencé bien avant cette grève dévastatrice qui dépasse l’entendement.
    Dans plusieurs pays européens, le trafic ferroviaire est désormais ouvert à la concurrence. En république tchèque, par exemple la SNCF, par sa filiale KEOLIS, fait rouler des trains efficaces, (regiojet) pas chers, ponctuels et remplis. C’est donc possible. On peut en conclure que ça dépend des cheminots.

    Didier JOUVE

  2. Bernard Collignon

    Et voilà comment les syndicats SNCF – grands défenseurs du service public devant l’éternel – sabotent leur propre outil de travail.
    Il faudrait quand même qu’ils comprennent un jour que le monde a changé, que la concurrence existe, et que les usagers, ceux qui les font vivre, vont se lasser et les renvoyer dans leurs foyers.
    Quand les lignes de l’Étoile de Veynes seront fermées, voire au mieux, sérieusement amputées de la plus grande partie de leur trafic, le nombre de cheminots va baisser drastiquement. Certes, les cheminots ont la garantie de l’emploi, ce qui devrait normalement leur donner des responsabilités supplémentaires, mais il se pourrait qu’un jour leur direction leur dise :
    “ Le camion de déménagement, c’est par là ! “ , direction … très loin de nos belles régions alpines, par exemple Hazebrouck, ou encore mieux Hénin-Liétard.
    Il y a de très beaux trains là bas.

    Ce qui peut arriver également, et les cheminots devraient y réfléchir, c’est qu’à force de ne plus pouvoir faire confiance à la SNCF, les élus décident de faire appel à la concurrence. Il semblerait, suite à divers rapports produits par quelques parlementaires (en PACA Guy Nègre) que la date où la Loi le permettra va se rapprocher plus tôt que prévu.
    Pas certain que la SNCF remporte l’appel d’offre, elle n’en prend pas le chemin.

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