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Agriculteur, un métier de plus en plus précaire, y compris en Isère et Drôme…avant les primes !

Agriculteur, un métier de plus en plus précaire, y compris en Isère et Drôme

 

C’est la MSA, la « Sécu » agricole qui le dit : près de 50 % des agriculteurs français touchent moins de 350€ par mois, prime et aides sociales mises à part. Il y a deux ans, ils n’étaient que 18 %. L’Isère n’échappe pas à la règle. Rencontre avec Amandine, éleveuse dans le Trièves. 

A Mens, au coeur du Trièves, Amandine Fumex, dite « la Bergère », s’occupe de brebis depuis 22 ans. D’abord salariée, elle s’est mise à son compte il y 15 ans maintenant.

« J’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait. Une fois que j’ai acheté le troupeau, je n’avais plus le choix… donc j’ai continué. J’ai assumé. Je ne regrette pas, mais ça été très dur, je ne recommencerais pas. »

Pour vraiment en vivre, il faudrait 400 brebis mères à Amandine. Mais actuellement, son troupeau ne compte que 200 bêtes. C’est grâce à la vente directe de sa viande qu’elle réussit à « survivre » de son métier.

Précarité monde agricole

En 2014, au niveau national, 18 % des agriculteurs avaient un revenu inférieur à 350€ par mois hors aides financières. Deux ans plus tard, ils étaient 50 % dans ce cas, d’après la MSA, la Sécurité Sociale des agriculteurs. Des situations très difficiles qui peuvent conduire au pire. 

Selon Amandine, la vente en gros ne permet plus de vivre, seuls les agriculteurs transformateurs réussissent à maintenir un équilibre.

Face à cette situation difficile, la MSA a appliqué des mesures d’urgence en 2016. Elle a allégé de 560 millions d’euros les charges sociales.

Les aides PAC et autres…
A ce jour et depuis 1962 les agriculteurs ( avec leur syndicat la FNSEA-CNJA )  ont choisi que leurs produits ne soient pas indexés sur le coût de la vie.
Mais qu’un complément de revenu vienne combler les bas prix à la consommation..
Ces aides dépendent des filières : les producteurs de  légumes de première nécessité ne touchent rien.
Un éleveur de montagne avec 300 mères brebis touche 80 000€ par an. ( non nous nos sommes pas trompé de zéro ) les infos  sont du site du Gouvernement sur les aides PAC.
Donc un éleveur, si sa femme ne travaille pas à l’extérieur,  touche autour de 8 000€ par mois.
Marcellin A.

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Médias Citoyens Diois

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(2 commentaires)

  1. Médias Citoyens Diois

    Pour des raisons simples d’emplois ou de représentations, certains correspondants qui travaillent dans des administrations ( DDT, AURA, Agences diverses, gendarmerie, préfecture, où ministère, etc ) ne peuvent pas signer de leur nom à moins de se mettre en danger. Nous espérons que cette prudence peut être comprise par nos lecteur. Nous au journal connaissons leurs noms et garantissons tant l’information que leurs anonymats…
    Sincèrement , …MCD

  2. Lapierre Adeline

    Alors déjà, Marcellin A. (A. qui ? vous n’avez pas de nom ? ) vous ne savez pas compter car 80000 euros divisé par 12 mois cela fait 6666 et pas 8000 ! Et si j’avais touché 6600 euros par mois pendant que j’étais éleveur de montagne je l’aurais su !!! J’ai été éleveur de montagne avec mon mari et nous avions 20000 euros d’aide PAC par an pour un troupeau de 250 mères. Même avec la vente des agneaux on ne s’en sortait pas. Je ne vais pas rentrer dans les détails de ma comptabilité (tous les frais : foin pour l’hiver, parc de tri, assurances brebis chien et bergerie, cotisations MSA 2000 euros par an, location des pâturages plusieurs milliers d’euros par an, et aussi les problèmes du loup etc. etc.) j’oubliais, aucun jours de vacances évidemment… Je vous passe aussi les détails d’être dehors au cul du troupeau par n’importe quel temps et cela pratiquement tous les jours… Je peut vous assurer que ce métier on le fait par vocation et par amour de ce métier et surement pas pour l’argent. Aujourd’hui depuis 4 ans nous sommes à la retraite et la MSA nous donne pour vivre exactement… 850 euros par mois, si, si ! (et pas 850 euros par personne mais pour notre couple). Voila la réalité Marcellin A. A. A. Moi je m’appelle Adeline Lapierre et j’ai adoré être éleveur et bergère malgré toutes les difficultés.

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