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Quel avenir pour les centrales nucléaires en Auvergne-Rhône-Alpes?

Quel avenir pour les centrales nucléaires en Auvergne-Rhône-Alpes?

Elles entourent l’agglomération lyonnaise ou bordent la vallée du Rhône…. 4 centrales en question.

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot s’est engagé à fermer jusqu’à 17 des réacteurs nucléaires. Rhône-Alpes compte 4 sites nucléaires dont le plus ancien, la centrale du Bugey, dans l’Ain, avec ses 38 ans de service. Quel avenir pour ces centrales? Sachant qu’elles ont été prévues pour seulement 30 ans.

Toutes en état de délabrement


Elles entourent l'agglomération lyonnaise ou bordent la vallée du Rhône.... 4 centrales en question. / © F3RA

 

 

Chacune des 4 installations a suscité des inquiétudes, à commencer par la plus ancienne, le Bugey, proche de la Suisse et qui fait l’objet d’attaques en justice du Canton de Genève qui redoute une pollution, voire un accident..

Dans la Drôme, les 4 réacteurs du Tricastin, mis en service en 1980, sont installés en bordure du Rhône, ce qui fait craindre les risques  tant d’inondation que de manque d’eau de refroidissement en cas de canicule.

La centrale de Cruas-Meysse, en Ardèche, emploie 1.200 salariés. Elle a fait parler d’elle car des traces de tritium ont été retrouvées dans les nappes phréatiques situées à proximité.

Enfin, le site de Saint-Alban, situé dans le nord-Isère, est le plus récent puisqu’il date de 1985. Pourtant, il a fait l’objet de recommandations de la part de l’Autorité de Sûreté Nucléaire qui réclame que sa robustesse soit améliorée.

 

 

Quel avenir pour nos centrales nucléaires ?
Mis en sevice entre 1978 et 1985, le parc nucléaire régional suscite de réelles inquiétudes et sa pérennité est en question suite aux annonces de fermetures du ministre de l’écologie.

Centrale du Bugey: et si elle fermait?

Dans la Plaine de l’Ain, le site pèse lourd: 1.400 salariés de la centrale.  Ce n’est pas rien pour ce bassin d’emploi. C’est également une manne importante pour la Communauté de Communes de Saint-Vulbas qui touche chaque année 60 millions d’euros de taxes et redevances liées au nucléaire…Mais en réalité le démembrement durera 40 à 50 ans et aucun emplois ne sera supprimé. Au contraire de nouvelles technologies de démontage vont exigées nombreux ingénieurs et professionnels pour 2 générations.

Cruas

 

Riverains, élus locaux et salariés d’EDF et de ses partenaires  sont donc dans l’ambivalence de voir l’installation fermer.

Du côté de « Sortir du nucléaire« , tout au contraire, la centrale, ancienne, fait courir un danger immédiat  ( Fukushima n’est pas vieux) et on ne peut se permettre d’attendre 2025 pour cesser son activité.

Eva I. pour MCD

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Médias Citoyens Diois

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