Sep 21 2017

Élections Sénatoriales ce dimanche 24 septembre…

Politique :  Sénatoriales ce dimanche

170 des 348 sièges de sénateurs seront à pouvoir, dans les 38 départements. De quoi aiguiser encore l’appétit d’Emmanuel Macron et mettre en alerte le président de la chambre haute, Gérard Larcher (LR).

C’est la troisième et dernière élection de l’année. Avec le renouvellement de la moitié du Sénat, le 24 septembre, la majorité présidentielle veut renforcer ses positions, mais sans espoir de battre la droite.

Et de trois. Après la présidentielle, après les législatives, les sénatoriales, dans un peu moins d’un mois, viennent clore la longue séquence électorale de 2017. Et tous les regards sont tournés vers La République en Marche, avec cette question : le mouvement d’Emmanuel Macron va-t-il gagner suffisamment de sièges au sein de la seconde chambre pour atteindre la majorité des 3/5e du Parlement (555 élus à l’Assemblée et au Sénat, sur un total de 925) nécessaires pour faire adopter les réformes constitutionnelles promises ? La République en Marche veut croire en une « majorité relative composite », selon les mots de sénateur de Côte-d’Or François Patriat. « Avec des centristes, des MoDem, des RDSE, des socialistes, des REM et des Républicains qui soutiendront le gouvernement ».

Les Républicains, en attendant, sont le principal adversaire du mouvement du chef de l’Etat. C’est un quasi-face-à-face au Palais du Luxembourg. Les socialistes (108 avant la présidentielle) ont été siphonnés par LREM et le groupe écologiste n’existe plus. Reste la droite à battre, majoritaire avec 190 sièges sur 348. Avec 143 sièges dans le Sénat sortant présidé par l’un des leurs, Gérard Larcher, Les Républicains ne fanfaronnent pas pour autant. « Si on garde ce chiffre ce sera bien. Dans le meilleur des cas on en gagne, dans le pire on est stable », dit Bruno Retailleau. Mais pour le président du groupe LR, « le climat est profondément différent de celui de juin. La France est en train de sortir de l’hypnose macronienne ».

Pas d’alternance en vue

Le Sénat n’est pas l’Assemblée nationale. Il est clair qu’il n’y aura pas de conquête de la République en Marche sur la Haute Assemblée, un remake de la victoire des législatives avec ses 314 députés sous la bannière d’Emmanuel Macron et de son mouvement.

Scrutin au suffrage indirect, avec un collège électoral de 76 359 grands électeurs (parlementaires, maires, élus locaux…), les sénatoriales ont des ressorts très différents des élections législatives et reflètent pour une large part le paysage politique local et régional. Or, les élus issus des derniers scrutins sont majoritairement à droite. La droite a enlevé en 2014 le Sénat à la gauche, trois ans après sa victoire historique, la majorité acquise pour la première fois sous le Sénat. Personne, pas même la République en Marche, n’imagine une nouvelle alternance.

D’autant que les récentes annonces du gouvernement (annulation de crédits, exonérations de la taxe d’habitation, baisse des emplois aidés…) touchent les collectivités locales et ont crispé les élus locaux, soit le collège électoral des sénatoriales. Le 24 septembre, La République en Marche ne doit pas rater la dernière marche de l’année, et son tout dernier rendez-vous électoral pour peser dans l’équilibre des forces politiques du pays. Il n’y aura plus d’élection avant les Européennes de 2019.

MCD

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