Sep 02 2017

Souvenir : écouter Graeme Allwright ( le jour de clarté en 1968)…

Graeme Allwright, né le à Wellington, est un chanteur auteur-compositeur-interprète français d’origine néo-zélandaise. Il a en particulier adapté et introduit en français les œuvres du protest song américain (Woody Guthrie et Pete Seeger notamment), ainsi que de nombreuses chansons de Leonard Cohen et de Bob Dylan.

Graeme Allwright est parmi les premiers introducteurs en France du folk américain, dans sa veine protest-song. Graeme Allwright  chanteur, écrit assez peu, préférant « se glisser dans les mots d’un autre » quand il ressent que le message est commun. Il s’inscrit dans la lignée de Woody Guthrie et de Pete Seeger. Il a adapté de nombreux textes de Woody Guthrie, parmi lesquelles sa première chanson Le Trimardeur (Hard Travelin’ ), Le Clochard américain, La Femme du mineur, La Mouche bleue, etc. Il a également adapté des chansons de Tom Paxton (Sacrée bouteille), Pete Seeger (Jusqu’à la ceinture), Malvina Reynolds (Petites Boîtes) ainsi que de Bob Dylan (Qui a tué Davy Moore ?). Ses mots simples – et son accent charmeur – donnent à ses textes une proximité immédiate et une force empathique singulière.

Cependant, ses propres textes ont également une grande puissance (Les Retrouvailles (Il faut que je m’en aille), Johnny, Joue joue joue). Politiquement engagé pour la non-violence, contre les essais nucléaires, contre la société de consommation, il écrit ou adapte de nombreux textes de protest-song (le Jour de clarté, la Ligne Hollworth, Jusqu’à la ceinture, etc.)

Refusant la relation artiste/fan classique malgré son succès dans les années 1970, il mène une carrière en marge des médias (dont les directions le censurent  depuis le soutien qu’il a apporté aux agriculteurs du Larzac contre l’extension du camp militaire), et l’adresse directe dans sa chanson Pacific blues en particulier contre Valéry Giscard d’Estaing et les essais nucléaires français.

Graeme Allwright milite contre l’injustice sociale, la main-mise des « grands » sur les faibles, et pour la non-violence. Son œuvre et sa pensée sont fortement imprégnées de la philosophie du penseur indien Sri Aurobindo (la chanson Lumière est un exemple de cette influence): Graeme Allwright prône un changement du monde par un travail de conscience de chacun, plus que par un mouvement révolutionnaire2. Il pense que ce monde-ci doit aller à son terme avant qu’un grand changement ne survienne. Il milite pour le changement des paroles de La Marseillaise, qu’il juge « belliqueuses » et « racistes », se disant « choqué » qu’on puisse enseigner ces « paroles épouvantables » à de jeunes enfants à l’école.

Il était invité à Die pour ces 89 ans par Michel Gentils au Meyrosse-Pub

 

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