Oct 23 2017

Hautes-Alpes : nos voisins accueillent des réfugiés syriens à Briançon…

Hautes-Alpes : des familles de réfugiés syriens accueillies à Briançon

Cette famille, en provenance d’Alep où se déroulent de très violents combats, a été placée sous la protection de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) dès son arrivée en France, et accueillie aujourd’hui par le maire de Briançon, Gérard Fromm.

– Hautes-Alpes –

La commune de Briançon s’était engagée dès septembre 2015 à participer à l’effort de solidarité nationale en proposant de mettre à disposition quelques logements communaux vacants, afin d’assurer l’accueil de familles de réfugiés sans distinction d’origine ou de religion.

C’est dans ces conditions qu’une famille de réfugiés syriens de six personnes,  dont quatre enfants de 5 à 11 ans, a été accueillie à Briançon ce vendredi 19 août. Des réfugiés reçus par le maire (DVG) de Briançon, Gérard Fromm, et plusieurs représentants de la municipalité, du CCAS et de la Mapemonde.

L’histoire d’une famille qui fuit l’horreur :

Ayant dû fuir les atrocités de la guerre en Syrie, le maire précise que « la famille avait trouvé un refuge provisoire en Turquie, pays voisin qui accueille plus d’un million de réfugiés syriens dans des conditions très difficiles, avant de pouvoir bénéficier d’une procédure de réinstallation humanitaire. » Précisant également que « leur arrivée en France a été plusieurs fois reportée depuis le mois de juin en raison des évènements actuels en Turquie qui ont compliqué leur transfert. »

Cette famille, en provenance d’Alep, la ville où se déroule de très violents combats, a été placée sous la protection de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) dès son arrivée en France. Ils ont été accueillis à leur arrivée en fin de matinée à l’aéroport de Marignane par deux agents de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) qui a pris en charge le déplacement en car jusqu’à Briançon. La famille a ensuite été installée dans un appartement communal inoccupé. Le CCAS de Briançon est en charge de son accompagnement social.

« Se reconstruire à Briançon »

« Loin des traumatismes vécus en Syrie et sur la route de l’exil » , c’est ce que souhaite le maire de la ville, qui précise que cet accueil et leur hébergement « rentrent dans le dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile, assurée par l’État. »

 Originaires de Syrie, ils fuient la guerre qui fait rage dans leur pays

 

Six nouveaux réfugiés syriens accueillis à Briançon. Ahmed, Souad et leurs enfants ont dû fuir la guerre qui fait rage en Syrie. Originaires d’Alep, ils ont d’abord trouvé refuge en Turquie, avant de bénéficier d’une procédure de réinstallation humanitaire en France. Depuis  septembre 2015, Briançon s’est engagée à participer à l’effort de solidarité nationale pour accueillir des réfugiés. La commune a donc mis à disposition de la famille un logement communal vacant. « Nous vous remercions pour l’accueil. On ne s’attendait pas à tant d’hospitalité », ont confié, Ahmed, le père de famille et son épouse Souad.

Que deviennent les réfugiés arrivés à Briançon?

Dès le 6  novembre la commune avait accueilli 21 migrants à la demande du ministre de l’intérieur. Des migrants venant de la « jungle » de Calais. Pour des raisons administratives invoquées par le Ministère de l’Intérieur, trois migrants du groupe avaient dû quitter Briançon pour intégrer des centres d’accueil pour demandeurs d’asiles (CDA) hors du département suivi au mois de juin par le départ forcé de six autres migrants, provoquant l’indignation de la mairie. Aujourd’hui,  seuls cinq d’entre eux, ayant obtenu le statut de réfugiés, sont toujours à Briançon : le couple Noah et Ibrahim, et leur bébé de quelques mois, ainsi qu’Ashraf, Youssef et Jad, tous originaires du Soudan. Ils sont engagés dans des démarches de formation. Les 16 autres migrants ont dû quitter Briançon. Les trois mineurs sont scolarisés et hébergés en maison d’enfants à Gap. Leur prise en charge est assurée par le Conseil Départemental. Quant aux 13 adultes, ils ont dû intégrer des Centres d’Accueil de Demandeurs d’Asiles (CADA) à Gap, Cavaillon, Avignon et Marseille. À ce jour, l’un d’eux a obtenu le statut de réfugié tandis que deux de ses compagnons se sont vus opposer un refus. Ils ont donc formé un recours et attendent, d’être fixés sur leur sort. De nombreux bénévoles briançonnais, qui avaient tissé des liens forts avec le groupe de migrants, sont restés en contact avec eux.

Hautes-Alpes : Mineurs Non Accompagnés, le gouvernement annonce 132 millions…

D’ici la fin de l’année, le département des Hautes-Alpes aura accueilli plus de 1.000 Mineurs étrangers non accompagnés. Un accueil qui l’oblige à avancer plus de 2 millions d’euros, dont 40 % sont pris en charge par l’État. En déplacement à Marseille, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé cette aide.

SE MOBILISER POUR LES REFUGIES

 

Il est temps de joindre les actes aux traités, aux conventions et aux déclarations universelles.

Il ne sert à rien de fermer les frontières à cette réalité contemporaine qu’est la mobilité des peuples, relevant du fait social et rappelons-le, qui a toujours été constitutive de la création et de la croissance des nations.

Faciliter l’arrivée des réfugiés en ouvrant les frontières :
– permet de mieux prendre en compte les besoins
– de mettre les réfugiés dans la lumière de la légalité
– d’assurer de meilleures conditions d’accueil
– de marquer un coup d’arrêt aux trafics des passeurs

Ouvrir les frontières c’est faire appliquer la déclarations universelle des droits de l’homme qui assure le droit de chacun de pouvoir quitter son pays. C’est ne pas déterminer la vie et la mort des individus par l’endroit où ils sont nés.

Ouvrir les frontières c’est aussi contribuer à l’augmentation du progrès social en faisant disparaître la notion même d’immigration illégale. C’est rendre visible et augmenter leur contribution aux prestations sociales et à celles de leurs employeurs. Cela permettrait également de déployer le potentiel économique des nouveaux venus dans leur pays de destination et leur pays d’origine.

Mais pour cela il faut mettre fin à ce régime officiel de pensée et d’action qu’est la guerre aux  réfugiés et qui a déjà fait plusieurs milliers de morts.

Il faut lutter contre l’obscurantisme qui a déjà trop noircit des pages entières de notre histoire et contre lequel nous nous sommes rassemblés pour y mettre fin en nous dotant d’institutions créées sur des valeurs de politiques humanistes.

Croire aux fantasmes de l’invasion en écoutant les marchands de peur, c’est obéir à tout ce qui nous éloigne de notre humanité. Car c’est bien de cela dont il s’agit, notre humanité.

Réseau Diois d’Accueil des réfugiés

Mail : reseaudioisaccueil@gmail.com

– Site : (Jean Luc Dupaigne) : 04 75 21 43 78, jean.luc.dupaigne@free.fr

– Communication (Claude Veyret) : 04 75 21 00 56,

Site : https://reseaudioisaccueil.wordpress.com

 

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