Déc 13 2017

Groupe Diois Nature : les oiseaux et la première neige…

Bonjour à toutes et tous,

Tout d’abord quelques rappels,  rectifications et nouvelles infos

Comptage bouquetins du WE  9 et 10 décembre est reporté au WE prochain (16-17 décembre )
Glandasse ouest et Archiane : organisé par Marc Prouveur, de la Réserve Naturelle du Vercors Samedi après midi et dimanche matin.

Je vais faire le SHOC (Suivi Hivernal des Oiseaux Commun) de Die et le suivi des grands ducs plus de renseignements aux intéressés … 

Avec un peu de retard je vous envoie ma modeste prose sur le nourrissage. Je l’avais écrit pendant la « première neige » et je l’ai oublié avant de la « poster ».

Première neige

Là, on y est. La neige couvre la ville ; aura-t-on un hiver digne de ce nom cette année ? Tout est possible au vu de ce qui se passe dans d’autres domaines.
On me demande souvent : faut-il nourrir les oiseaux ? Cela ne les rendra-t-il pas dépendants de nous ? Ne deviendront-ils pas « apprivoisés ? Ne peuvent-ils pas se débrouiller tout seul ? etc, etc …A cela ma réponse est invariable : oui, on peut nourrir les oiseaux ! Encore faut-il savoir lesquels. Vous imaginez facilement que nourrir un vautour c’est histoire de spécialistes avec des autorisations spéciales … Mais je ne crois pas que ce sont de ces mastodontes aviaires dont on veut s’occuper à notre niveau. Cependant il n’est pas opportun, non plus, de nourrir d’autres un peu plus petits : les pigeons de ville ou les tourterelles turques par exemple doivent être tenu à l’écart … si possible. Sur notre terrasse je m’y emploie en barricadant la mangeoire et en installant des colonnes à graines. Je n’ai pas encore installé la « volière » anti pigeons comme l’an dernier mais je crois que cela ne va pas trop tarder.
Les cibles de notre nourrissage sont les petits, voici la liste de ceux que nous voyons actuellement à nos mangeoires :
Les chardonnerets plus d’une vingtaine
Les pinsons (des arbres une dizaine et du nord, seulement 2),
Les moineaux domestiques : une dizaine également
Les mésanges charbonnières 5 ou 6
Les mésanges bleues minimum 5
Les verdiers au moins 4
Les tarins des aulnes : 2
Les gros becs : 2
Les merles : 2
Le
rouge-gorge
La semaine dernière nous avons aperçu un pic épeiche, un geai et deux pies et en début d’automne, une mésange noire et une mésange huppée (exceptionnel à nos mangeoires).
A notre grand regret pas de sittelle. Bon ! C’est quand même une bonne quinzaine d’espèces (sans compter les pigeons et tourterelles pique-assiette)
C’est un vrai régal d’observer ce spectacle vivant, virevoltant, distrayant et … bienfaisant.

Donc nourrir les passereaux c’est divertissant, mais pas que… cela peut être utile, voire très utile. En effet, vous avez peut être remarqué qu’une espèce animale occupe beaucoup, beaucoup de place, cette espèce imposante, prolifique, hégémonique … cette espèce a été nommée « espèce humaine » ou elle s’est autoproclamée « Homo sapiens sapiens » ou le « savant » est répété deux fois, au cas ou ne le saurait  pas, ou pour que l’on s’en persuade (on n’est jamais assez prudent). De plus cette même espèce influence le climat (peu contredit ce fait, sauf par quelques illuminés, tous non climatologues). Ainsi disais-je, une seule espèce règne sans bien peu partager sur la très grande majorité de la planète. Ce n’est donc qu’une juste compensation de donner un petit coup de pouce à nos voisins vertébrés ailés isothermes. Cela leur permettra de passer la mauvaise saison en plus grand nombre et en meilleure forme. Deux avantages : le plus grand nombre, c’est bien ; un plus grand nombre en bonne santé, c’est mieux.Car les oiseaux, comme bien d’autres espèces, doivent, pour se reproduire, disposer d’une vitalité suffisante et cette énergie, ils la trouvent dans la nourriture qu’ils glanent où ils peuvent. Quand nous leur laissions assez de place c’est dans la nature qu’ils se restauraient … (voir plus haut le problème actuel).

Nourrir les oiseaux ne les rend pas pour autant dépendant. Simplement si nous ne les nourrissons pas, des oiseaux passeront quand même l’hiver mais ils seront moins nombreux et en moins bon état sanitaire … (il me semble que je me répète). Les oiseaux insectivores mangeront moins de chenilles, pour le plus grand bonheur des processionnaires et des pyrales mais aussi de bien d’autres insectes xylophages ou plus généralement « végétophages » … Et cela nous embêterait.

Deviendraient-ils « apprivoisés » ouh là là ! Ces oiseaux sont libres et cherchent leur nourriture là où c’est le plus facile ; si un champ de tournesol n’est pas moissonné (on peut rêver) les oiseaux iront de préférence dans ce champ, si on leur laisse une belle friche bien riche en graines diverses et variées, ils iront dans cette « belle friche ».

Je suis un adorateur de la friche (je l’ai dit dans un de mes précédents méls).  Ce lieu de transition : déjà plus un milieu ouvert mais pas encore une forêt, stade éphémère qui a d’autant plus de valeur qu’il ne dure pas, Andy Goldsworthy ne me contredira pas…

Aïe ! Je m’égare. Tout ça pour dire que l’oiseau ne s’apprivoise pas si facilement et garde son indépendance et il peut se débrouiller tout seul si on lui laisse un peu de place, mais cela aussi je l’ai dit.

Donc pour conclure, le « coup de pouce » que l’on donne aux oiseaux leur rend service, oui ! Mais c’est pour qu’ils nous le rendent au centuple au printemps, en limant les insectes « ravageurs » et en nous donnant le plaisir de les admirer tout simplement.

Je vous le répète nous sommes égoïstes.

 Gilbert DAVID
Président LPO Drôme
06.52.63.91.55
 PS  : quelques photos dont une belle de bouquetins de  Gopal Billy

 

Lien Permanent pour cet article : http://mediascitoyens-diois.info/2017/12/groupe-diois-nature-les-oiseaux-et-la-premiere-neige/

Laisser un commentaire