Déc 21 2017

Santé dans la Diois : Les élus se positionnent…pour un dialogue déterminé !

« Point presse » du Mercredi 20 décembre 2017, 15h30 à la Communauté des Communes du Diois (CCD). 

Les élus du Diois, Martine Charmet du Conseil départemental, Alain Matheron, Jean-Pierre Rouit, Daniel Fernandez, de la Communauté des Communes et  Gilbert Trémolet, maire de Die tenaient un point presse afin de faire connaître leur position sur l’offre de soins sur le territoire.

En postulat ils intervenaient pour « l’ensemble des élus du territoire unanimes pour engager un dialogue, fort, mais respectueux avec l’ARS et l’Etat ».

« Il y a unanimité à ne pas conserver les choses en l’état, la situation n’est pas satisfaisante. L’ARS doit être  autour de la table, et nous allons faire évoluer ses décisions ou nous les approprier si elles sont bonnes. Il y a un déficit d’information et de dialogue. Actuellement la communication est trop descendante. Les médecins SAMU ? On semble s’appuyer sur eux sans dialoguer avec eux. Idem pour les sages-femmes » introduisait Mr Matheron.

Étape de forme :

« Nous allons réunir un Comité de pilotage serein et constructif,  afin qu’autour de la table, ARS, préfet, direction de l’hôpital, personnel hospitalier, médecins libéraux, et citoyens (pas qu’usagers) pour la manière de travailler. Nous devons arriver à une rencontre sur le Diois pour lever les inquiétudes légitimes. Pleins de choses sont dites : sur les poches de sang, sur l’hélicoptère, sur les correspondants SAMU, quand est il vraiment ? L’ARS doit répondre en direct. Il y a trop d’interprétations. Il y des points extrêmement positifs comme l’Hôpital neuf et le Scanner. Nous en sommes contents. Mais nous ne voulons pas de Santé adaptée à un temps vieillissant où l’on parlerait plus de gérontologie que de naissance. L’Avenir du Diois passe par la jeunesse. Actuellement les réponses de l’ARS sont compliquées et peu satisfaisantes. Le Diois n’est pas une zone de non droit. Les jeunes du Diois doivent avoir le droit à des naissances physiologiques (naissance plus naturelle, le moins médicalisées possible) »pour Mr Matheron. Mr Trémolet pointe « la nécessité de décisions rapidement pour l’Hôpital du Diois. Fait et bien fait ! » Mr Rouit  évoque « le besoin de retrouver la confiance ». Et de poursuivre sur plusieurs dossiers : Eiffage (ex entreprise Grisal), Poste, ONF, il y a des inquiétudes. Chacun de notre coté nous n’y arriverons pas. Si nous n’étions pas d’accord cela profiterai à la partie adverse ». Mme Charmet note « le vœu unanime du Conseil départemental sur l’offre de santé, un maillon essentiel de la vie rurale. En Drôme on a vue 9 maisons de santé soutenues. L’Etat veut lutter contre la désertification médicale, nous demandons des garanties concrètes qui ne soit pas qu’un accompagnement aux personnes à mobilité réduites ».

Hôpital neuf

« Ce jour il est plus facile d’investir que d’avoir des budgets de fonctionnement, nous n’avons pas de doute sur les capacités d’investissement…  L’état dit poser 12 millions sur la table, voire 15 si nécessaire. Mais l’hôpital, ce n’est pas que des murs, c’est un lien avec des personnels et des libéraux, c’est répondre aux besoins des populations, c’est un projet de santé global, c’est un projet de santé du territoire, … Dans le « Projet Territorial de Santé » (2009-2011), il y avait peu de pages sur l’Hôpital, et l’ARH de l’époque n’a avait pas su répondre à la demande. Il faut reprendre ce travail de diagnostic à affiner (taux de suicides, taux d’accidents cardiovasculaires, les plus important de la région, etc …) et demanderont que ce « Contrat Local de Santé » soit signé avec l’ARS. Un outil de santé qui permette ces évolutions, que notre territoire vive. Maintenant qu’il y  a des volontés de part et d’autre. Nous ferons ce travail dès janvier 2018. Ce dossier est suivi par la députée Célia de Lavergne qui le prend très au sérieux. Chacun doit apporter sa pierre à l’édifice et qu’il n’y ait pas de coupure, pas de blanc, pas de vide (entre la fermeture ce 22 décembre et un futur nouveau service, ndlr) » pour le président de la CCD.

Médicalisation

« Nous nous interrogeons sur …de plus en plus a des accouchements médicalisés… sur cette sécurisation des accouchements ? Une naissance est un vrai projet, pour l’enfant, la maman, c’est une aventure de couple. Un accouchement est un moment heureux, partagé, de famille…. » évoque Mr Matheron.

Le Diois ne séduit-t-il pas les médecins ?

Pointant les  dysfonctionnements Mr Matheron évoque « Il y a eu en effet 3 ou 4 postulants, mais les conditions les ont vite dissuadés par la situation peu saine de Die. Ils n’ont pas fait le pas. Ils ont préféré travailler à Valence… (Ce qui a enclenché les surcoûts dus à des intérimaires), le directeur n’a pas facilité ces installations à Die.  Die n’est pas isolée du reste du pays. Hier l’ARS et la ministre étaient d’avis différents sur la maintenance de Die ».

Un avenir positif

« Cette fois il n’y a pas  de faille entre Paris et l’ARS. Le Diois est un lieu attractif, y compris pour les médecins. Beaucoup d’urbains veulent, après leurs vacances, rester dans le Diois. L’Avenir n’est pas au vieillissement, mais au contraire la démographie remonte doucement la pente. Daniel Fernandez, rappelle « la solidarité des 51 communes dioises, les distances par rapport à Valence, le désarroi ressenti sur le territoire et  la solidarité entre les élus et la population pour engager ce dialogue ».

Convaincre que les choses peuvent changer

« Si l’on ne peut pas influer sur le cours des choses,  je me poserai la question du rôle de l’élu que je suis ? Je ne suis pas étonné de la réflexion communautaire pour la voie du dialogue démocratique »  et Mr Matheron de conclure : « Quand on travaille ainsi on conforte la présence d’une sous-préfecture. Nous devons retrouver sur ce territoire des façons de discuter (sans agressivité, sans les média interposés). Une petite tyrannie s’est installée qui fait que l’on n’ait pas le droit d’exprimer ses idées. La Communauté promeut ce dialogue républicain avec des gens matures et sereins (allusion aux citoyen-ne-s présents lors du Conseil Communautaire qui ont été très attentifs et courtois, ndlr),  c’est  la condition de la démocratie » . La conclusion venait de Mme Charmet : « savoir transformer la colère en espérance, tous ensemble !»

Claude Veyret

Claude.veyret26@gmail.com

 

 

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