Portrait de Christophe Guétat, artiste diois, par Anna Blum…

Voici le portrait de monsieur Hyk (allias Christophe Guétat) et sa passion pour le Yi Jing (ou Yi King), le plus ancien livre divinatoire connu. Le défi proposé à Christophe est d’autant plus piquant que le sujet est vaste : parler de sa passion au travers de 5 mots, parmi lesquels obligatoirement un verbe et un objet. Cette histoire de divination vous titille ? Vous voulez expérimenter un tirage Yi Jing ? N’hésitez pas à prendre contact avec Christophe ! (lien vers son site sur le blog)
http://annelauwersblum.wixsite.com/blogdeannablum/mr-hyk-et-le-yi-jing
Dans la rubrique « Saveurs d’amour », je vous propose la Spéculation, fantasme de l’imagination débridée !

http://annelauwersblum.wixsite.com/blogdeannablum/la-speculation

Et enfin, à ceux qui aiment découvrir et/ou partager des joies littéraires, suivez le lien vers « Dans la forêt » de Jean Hegland !

http://annelauwersblum.wixsite.com/blogdeannablum/dans-la-foret

De mensuelle, cette lettre continuera de vous parvenir (ou pas!), mais de façon plus aléatoire. Elle vous em…n…combre ? Un mail retour et promis, vous ne serez plus importunés !Bons baisers de la part de

Anna Blum.

Le Blog de Anna Blum

 
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Christophe Guétat

Monsieur Hyk et le Yi Jing ( le livre des changements )

Lyonnais d’origine, Monsieur Hyk (allias Christophe),vit à Die depuis une dizaine d’années. Il est comédien de formation, metteur en scène et… bidouilleur de mots, comme il aime le dire ! Sa compagnie « Les Veilleurs», s’est distinguée dans les arts de la rue grâce à son personnage Manuel, le laveur de mains. Depuis une douzaine d’années, Manuel (alias Christophe), propose des oracles poétiques qui semblent s’adresser à chacun en particulier. La relation est en effet au cœur de ce « non-théâtre » de proximité, qui s’efforce d’effacer la notion de représentation. Ses oracles poétiques l’ont amené à explorer la voie de la divination chinoise, le Yi Jing. Rien d’étonnant à ça, puisqu’il pratique le taï ji quan, et baigne dans la pensée chinoise depuis plus de trente ans ! Le Yi Jing est le fondement de la pensée chinoise, le premier des cinq classiques de cette culture, qui a donné naissance à l’écriture.

Ses pictogrammes, devenus idéogrammes, figurent une pensée, un objet. Christophe (allias Monsieur Hyk) y a vu une matière fantastique à explorer, au service de ce voyage essentiel qui mène au cœur de nous-mêmes. Il s’est alors formé auprès de Pierre Faure, érudit en la matière, et continue l’apprentissage par ses lectures, formations et pratiques. http://lesveilleurs.com/les-veilleurs/

Les 5 mots choisis par Christophe Guétat pour nous parler du Yi jing

Nature

La pensée chinoise est très liée à l’observation de la nature. Le Yi Jing nous invite à nous mettre en adéquation avec notre environnement. Environnement social, culturel, mais aussi et surtout naturel. L’observation de la nature nous renseigne sur le mouvement à l’oeuvre dans l’instant : repli ou déploiement, yin ou yang ? L’observation de la nature nous invite à remettre en question la linéarité du temps tel que nous le vivons ; nous ouvre à la perception des cycles. L’hiver correspond au repli, le printemps les choses sortent, en été elles se déploient, en automne elles retournent dans les racines. On peut tout à fait s’inspirer de cette notion de cycle dans les événements qu’on traverse. Le cycle qui représente le Yi Jing : après la pluie vient le beau temps ! La nature on peut s’en inspirer à chaque instant.

photo Anna Blum

Hasard

Pour interroger le Yi Jing, on s’en remet au hasard. En lançant des pièces (moi j’utilise des os de dragon!), on accepte que quelque chose dépasse notre conscience raisonnée. S’en remettre au hasard, ce n’est donc pas perdre la raison, au contraire, on crée un élargissement de son champ de conscience. Pour les Chinois, le hasard signifie deux choses qui vont ensemble, ou l’appariement de deux choses, deux êtres, qui ne sont pas sensées aller ensemble, mais se rencontrent quand même. Pour eux, l’oiseau symbolise le hasard. Plus que le vol où chacun peut voir l’image de la liberté, ce qui les intéresse est le moment où le vol change de nature, le moment où l’oiseau se pose. « Pouvant se poser là où il veut, il se pose là où il se sent bien !» Voilà ce que signifie le hasard dans la pensée chinoise.

Photo Philippe Lamotte

Table

La table… déjà parce que j’aime bien être à table, j’aime bien manger ! La table est un objet de rassemblement, de convivialité. Pour le spectacle des « oracles culinaires de monsieur Hyk »,

j’ai construit une table manège assez ludique, avec six sièges qui tournent autour de la table. J’aime à dire que chez monsieur Hyk on ne fait pas tourner les tables comme chez les spirites, mais ce sont les tables qui nous font tourner. La divination nous fait tourner autour des objets, tandis que le spiritisme tend à modeler les objets à notre bon vouloir. La table de monsieur Hyk invite à ce qu’on visite les trois dimensions qui nous constituent : le mental (les préoccupations du moment), l’esprit ou le spirituel (la divination), le corps (l’aspect ludique, la sensation du corps qui tourne dans l’espace).

Photo Philippe Lamotte

Marcher

Le Yi Jing révèle le mouvement qui est à l’oeuvre. Le mouvement des choses plutôt que les choses elles-mêmes. Marcher, c’est aller d’un point à un autre tout en sachant que la ligne droite n’est pas toujours la plus intéressante ! J’aime marcher, apprendre mes textes en marchant. Un hexagramme du Yi Jing parle de la marche : « Celui qui marche sur la queue du tigre et ne se fait pas mordre ». Ceci évoque notre capacité à être curieux, audacieux, à aller voir le tigre de près quitte à lui marcher sur la queue. On s’approche de la puissance, on s’en inspire et en même temps on la respecte. Le tigre symbolise aussi l’acuité. C’est l’oeil du tigre qui nous intéresse. Si on veut éviter que le tigre nous morde, il nous faudra être aussi malins et humbles qu’audacieux !

Valise jeu de l’oie et Yi jing. Photo Philippe Lamotte

Acier

J’ai cherché un mot que je ne maitrisais pas du tout. Pour ce faire, je m’en suis remis au hasard. Les yeux fermés, j’ai pris un livre dans ma bibliothèque, l’ai ouvert et pointé mon doigt. Il était posé sur le mot « Acier », dans le livre « Fortune », de Robert Desnos. L’ancienne traduction du Yi Jing de Richard Wilhelm (le fameux livre jaune!), désigne par « fortune », une chose favorable ou défavorable. La roue de la Fortune. L’acier ou le métal est un des cinq éléments dans la culture chinoise, mais on ne le trouve pas en tant que tel dans le Yi Jing. Le poème où apparaît le mot acier, s’intitule « Camarade » :

« …Voici ce qu’était le paysage avant le fameux événement. Quelques mouches volaient en bourdonnant au-dessus d’une plaie d’où l’acier coulait mieux que le sang. Le son d’un marteau part de loin, il part il vole avec son petit chapeau de paille… ». L’acier coulait mieux que le sang… Ce n’est pas tendre ! Même si j’essaye de voir le bon côté des choses, je n’oublie pas qu’on vit dans un monde violent !

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