Parc éolien dans les Deux-Sèvres. Une éolienne « rembourse » en un an l’énergie qu’a nécessitée sa fabrication, pour une durée de fonctionnement de plus de vingt ans.

Les énergies renouvelables sont-elles vraiment une « catastrophe écologique » ?

Mauvais bilan carbone, destruction des paysages et de la biodiversité, matériaux non recyclables… A l’approche des présidentielles, les attaques contre les énergies renouvelables, éolien en tête, s’intensifient. Au nom de la sauvegarde de l’environnement et en pratique pour préserver le statu quo. Un discours parsemé de contre-vérités et qui entretient la confusion.

« Madame Pompili, les éoliennes sont une négation de l’écologie ! » Nous sommes le 30 mai et Le Figaro publie sous ce titre une tribune virulente de Stéphane Bern, animateur, journaliste, auteur, mandaté par Emmanuel Macron pour mener une mission de sauvegarde des bâtiments historiques en péril. Sa philippique est aussitôt accueillie par un tweet de Marine Le Pen : « Je partage en tout point le constat alarmiste de Stéphane Bern sur l’escroquerie des éoliennes. » Puis par un autre de Xavier Bertrand, sobre et efficace : « Tout est dit. »

— Marine Le Pen (@MLP_officiel) May 30, 2021Tout est dit : destruction du patrimoine naturel et bâti de la France, pollution grave de la nature, atteintes à la biodiversité, artificialisation des sols, soutien aux énergies fossiles… Si la ministre de l’Environnement a répondu à ces attaques, elle fut bien seule au gouvernement.