Nouveau gouvernement français : Macron nomme une diplomate chevronnée aux Affaires étrangères
Quatre jour après avoir été nommée première ministre, Elisabeth Borne va dévoiler les noms des nouveaux ministres vendredi après-midi.
Voici la liste des ministres du gouvernement:
- Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté économique et numérique : Bruno Le Maire
- Ministre de l’Intérieur : Gérald Darmanin
- Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères : Catherine Colonna
- Garde des Sceaux, ministre de la Justice : Éric Dupond-Moretti
- Ministre de la Transition écologique : Amélie de Montchalin
- Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse : Pap Ndiaye
- Ministre des Armées : Sébastien Lecornu
- Ministre de la Santé et de la Prévention : Brigitte Bourguignon
- Ministre du Travail : Olivier Dussopt
- Ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées : Damien Abad
- Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : Sylvie Retailleau
- Ministre de l’Agriculture : Marc Fesneau
- Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques : Stanislas Guerini
- Ministre des Outre-mer : Yaël Braun-Pivet
- Ministre de la Culture : Rima Abdul Malak
- Ministre de la Transition énergétique : Agnès Pannier-Runacher
Isabelle Rome, une spécialiste de la cause des femmes à l’Égalité femmes-hommes
Magistrate engagée dans la cause des femmes battues et pour les droits des détenus, elle a été nommée ministre déléguée au sein du gouvernement d’Élisabeth Borne
POLITIQUE – Spécialiste du sujet, elle franchit le fossé et se lance en politique. Isabelle Rome, nommée ce vendredi 20 mai ministre déléguée auprès de la Premier ministre Elisabeth Borne en charge de l’Égalité Femmes-Hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, est une magistrate engagée pour la défense des femmes battues et les droits des détenus.
Avant d’être nommée à 59 ans pour remplacer Elisabeth Moreno, elle a été Haute fonctionnaire chargée justement de l’égalité femmes-hommes au Ministère de la Justice, après une longue carrière de magistrate du siège.
Plus jeune juge de France, Isabelle Rome n’a que 23 ans lorsqu’elle est nommée en 1987 juge de l’application des peines à Lyon. Elle a ensuite occupé divers postes dans la magistrature: juge d’instruction, secrétaire générale de la présidence, puis juge des libertés et de la détention à Pontoise. Impliquée dans plusieurs associations d’aide aux détenus, aux toxicomanes et aux réfugiés, elle rejoint quelques années la Délégation interministérielle à la ville.
Un choix salué
Conseillère technique de la garde des Sceaux socialiste Marylise Lebranchu en 2001, elle a collaboré à un ouvrage sur la militante révolutionnaire anarchiste Louise Michel. Isabelle Rome est aussi l’autrice de “Liberté égalité, survie” (2020) sur les violences faites aux femmes et de “Dans une prison de femmes, une juge en immersion” (2018), préfacée par l’ancien Garde des Sceaux Robert Badinter.
Elle a écrit “Vous êtes naïve, Madame le juge”, apostrophe d’un commissaire de police à la jeune juge d’application des peines qu’elle était, “coupable” aux yeux du policier “d’avoir accordé trop légèrement une liberté conditionnelle”.
La magistrate a siégé au Haut conseil à l’Égalité Hommes-femmes de 2015 à 2019. Au ministère de la Justice, elle avait été nommée en juillet 2018 Haute fonctionnaire en chargé de l’Égalité entre les hommes et femmes. Sa mission était d’améliorer “l’accès des femmes aux plus hautes responsabilités”, de “favoriser un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle”, de “veiller à une plus grande féminisation des titres, grades et fonctions”. Un parcours qui a suscité plusieurs messages de satisfaction à l’annonce de sa nomination
Elle est mariée avec Yves Rome, ex-président socialiste du conseil général de l’Oise.
Retrouvez-ci dessous dans notre diaporama l’intégralité du gouvernement d’Elisabeth Borne:
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Élisabeth Borne – Première ministre
Élisabeth Borne, 61 ans, est une habituée des ministères. Conseillère dans les ministères de Jack Lang et de Jospin, elle quitte la politique en 2002 pour devenir cadre à la SNCF. Deux fois préfète, elle prend la direction du cabinet de Ségolène Royal à l’écologie. Après deux ans à la tête de la RATP, elle devient ministre déléguée chargée des Transports en 2017. Malgré deux mois de grève, elle mène à son terme la controversée réforme de la SNCF qui acte la fin du statut des cheminots, l’ouverture à la concurrence et le changement de statut de l’entreprise. En 2019, elle devient ministre de la Transition écologique puis du Travail, de l’Insertion et de l’Emploi lors du remaniement de juillet 2020. Elle est nommée Première ministre le 16 mai 2022.
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Bruno Le Maire – ministre de l’Économie, des Finances et de la souveraineté industrielle et numérique
Pur produit de l’administration française, Bruno Le Maire remplit toutes les cases. Normalien, énarque, directeur de cabinet de Dominique Villepin, puis secrétaire d’Etat et ministre de l’Agriculture sous les gouvernements Fillon, Bruno Le Maire échoue à la primaire de la droite en 2016. Opposé au projet d’Emmanuel Macron pendant la campagne de 2017, il se propose ensuite de rejoindre la majorité présidentielle et s’attire les foudres des Républicains. Nommé ministre de l’Économie et des Finances en 2017 à l’âge de 48 ans, il est maintenu à la tête du ministère pendant tout le quinquennat. Son mandat est marqué par des réformes sociales importantes telles que la fin de l’ISF, ou encore la mise en place du prélèvement à la source. Il est aussi pertubé par des crises de grande ampleur, telles que celle des Gilets jaunes puis la crise économique liée à la pandémie de Covid-19.
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Gérald Darmanin – ministre de l’Intérieur
Issu des Républicains et maire de Tourcoing, Gérald Darmanin est nommé ministre de l’Action et des Comptes publics en 2017 à l’âge de 35 ans avant de prendre du galon sous le gouvernement de Jean Castex. Sa nomination au ministère de l’Intérieur lui attire les foudres de l’opposition et notamment des associations féministes, alors que le nouvel homme de Beauvau est visé par une enquête pour accusation de viol. En janvier 2022, le Parquet requiert un non-lieu dans cette affaire qui n’est pas encore définitivement close.
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Catherine Colonna – ministre des Affaires Étrangères
Catherine Colonna est une ancienne de la présidence Chirac, habituée de la diplomatie française. Porte-parole du gouvernement entre 1995 et 2004, puis ministre déléguée aux Affaires européennes de 2005 à 2007 pendant le gouvernement Villepin, elle sera ensuite nommée ambassadrice de France en Italie puis auprès de la République de Saint-Marin. Depuis septembre 2019, elle est ambassadrice de la France au Royaume-Uni.
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Éric Dupond-Moretti – Garde des Sceaux
Avocat star de nombreux procès médiatiques, Éric Dupond-Moretti a 56 ans lorsqu’il succède à Nicole Belloubet au sein du gouvernement de Jean Castex. Sa nomination surprise au ministère de la Justice suscite une levée de boucliers de la part de la magistrature qui y voit une “déclaration de guerre”. Principal chantier de son ministère, la loi pour la confiance dans l’institution judiciaire permet notamment l’autorisation de caméras de télévisions dans certaines salles d’audience. Il élève aussi le budget de la Justice de 8%.
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Amélie de Montchalin – Ministre de la Transition écologique et cohésion des territoires
À 36 ans elle est l’incarnation de la société civile fraîchement débarquée en politique avec Emmanuel Macron. Issue du privé, Amélie de Montchalin est élue députée LREM de l’Essonne en juin 2017. Elle monte vite en grade, devient vice-présidente du groupe LREM à l’Assemblée puis cheffe du groupe à la commission des finances. En 2019, elle entre au gouvernement pour remplacer Nathalie Loiseau comme secrétaire d’État chargée des affaires européennes avant d’obtenir son propre ministère de la Transformation et de la Fonction publiques en 2020.
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Pap Ndiaye – ministre de l’Éducation nationale
L’universitaire Pap Ndiaye, 56 ans, agrégé d’Histoire et directeur du musée de l’Histoire de l’immigration a été choisi pour être ministre de l’Éducation nationale, succédant à Jean-Michel Blanquer (photo prise en mars 2021 devant le palais de la Porte dorée où se trouve le musée de l’immigration).
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Sébastien Lecornu – ministre des Armées
Il est l’une des figures de l’aile droite de la Macronie. Ancien maire de Vernon et président du Conseil départemental de l’Eure, Sébastien Lecornu, 35 ans, a rejoint LREM dès 2017 dans la foulée du fiasco Fillon chez LR. Il se fait rapidement une place dans les ministères: d’abord comme secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique, puis ministre délégué chargé des Collectivités territoriales. Il obtient enfin son propre portefeuille en juillet 2020, avec les Outre-mer.
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Brigitte Bourguignon – ministre de la Santé et de la prévention
À 63 ans, elle était ministre déléguée chargée de l’Autonomie. En 2012, députée du Pas-de-Calais investie par le PS, puis par LREM à partir de 2017. Elle a dirigé la prestigieuse commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale de 2017 à 2020, avant d’entrer au gouvernement.
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Olivier Dussopt – ministre du Travail et de l’Insertion
Ancien socialiste de 43 ans, Olivier Dussopt quitte l’opposition pour le secrétariat d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics en novembre 2017. Trois ans plus tard, il est promu ministre délégué chargé des Comptes publics au sein du gouvernement Castex. Caution gauche de la Macronie, il prend la tête en 2021 à la tête de “Territoire de progrès”, l’aile gauche de la majorité qui entend défendre les valeurs de la social-démocratie.
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Damien Abad – ministre des Solidarités, de l’autonomie et du Handicap
Damien Abad, pillier des Républicains et président de leur groupe à l’Assemblée, s’est mis en retrait du parti la veille de l’annonce du gouvernement. Député en 2012, il a été le premier élu handicapé à siéger dans l’hémycicle. Soutien de Bruno Le Maire lors de la primaire de 2016 avant la présidentielle, il avait ensuite fait campagne pour François Fillon. Damien Abad a aussi été vice-président de LR sous Laurent Wauquiez.
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Sylvie Retailleau – ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Sylvie Retailleau, présidente de l’Université Paris-Saclay, devient ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
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Marc Fesneau – ministre de l’Agriculture
Marc Fesneau est le nouveau ministre de l’Agriculture, après avoir été ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne à partir de 2018. Méconnu du grand public, il a auparavant eu plusieurs mandats électoraux comme conseiller régional de la région Centre-Val de Loire ou encore en tant que Secrétaire général du Mouvement démocrate, puis comme président du groupe MoDem à l’assemblée nationale. Il a 51 ans.
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Stanislas Guérini – ministre de la Transformation et fonction publique
Le marcheur numéro 1 intègre le gouvernement. Stanislas Guériné, délégué général d’En Marche, devient ministre de la Fonction Publique.
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Yaël Braun-Pivet – ministre des Outre-mer
Présidente de la Comission des Lois pendant le premier quinquennat, députée des Yvelines.
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Rima Abdul-Malak – ministre de la Culture
Contrairement à Roselyne Bachelot qu’elle remplace, le visage de Rima Abdul-Malak est inconnu du grand public. Pourtant, cela fait deux ans qu’elle orchestre dans l’ombre pour la culture, en tant que conseillère Emmanuel Macron. À 44 ans, née au Liban, Rima Abdul-Malak a su se faire une place auprès du président: « On sent dans la façon dont il parle d’elle qu’il lui accorde beaucoup d’importance », confiait à L’Obs un habitué de l’Élysée. Décrite comme une ministre de l’ombre, et pressentie lors d’un remaniement précédent pour prendre la tête de la rue de Valois, elle aura finalement dû patienter quelques années avant d’y être nommée.
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Agnès Pannier-Runacher – Ministre de la Transition énergétique
Issue de la société civile. Nommée ministre déléguée auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, chargée de l’Industrie en octobre 2018. 47 ans.
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Amelie Oudéa-Castera – ministre des Sports

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Olivier Véran – ministre délégué, chargé des relations avec le Parlement
Neurologue de 42 ans, député de l’Isère PS réélu en 2017 sous étiquette LREM, Olivier Véran succède à Agnès Buzyn au ministère de la Santé en février 2020. Pour les Français, son visage reste synonyme de la crise Covid-19, des conférences de presse quotidiennes et de la campagne pour la vaccination.
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Isabelle Rome – ministre déléguée à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, à la Diversité et à l’Égalité des chances

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Gabriel Attal – ministre délégué aux Comptes Publics
“Un os à ronger pour le jeune Gabriel”, avait décelé Jean Castex quand il a pris la tête du gouvernement en juillet 2020. Propulsé alors porte-parole du gouvernement à 31 ans, l’ancien conseiller parlementaire de Marisol Touraine sous François Hollande est l’une des révélations de la Macronie. Il a été secrétaire d’Etat à la jeunesse (2018-2020) et député LREM des Hauts-de-Seine.
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Christophe Béchu – ministre délégué aux Collectivités territoriales

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Franck Riester – ministre délégué au Commerce extérieur
Ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité. Ministre de la Culture de 2018 à 2020. Président d’Agir. Député UMP à partir de 2007 puis LR, et UDI et Indépendants jusqu’en 2018. Il a 48 ans.
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Clément Beaune – ministre délégué de l’Europe
Clément Beaune, 40 ans, est très identifié sur les questions européennes. Avant de devenir secrétaire d’État chargé des Affaires européennes en juillet 2020, il était déjà conseiller d’Emmanuel Macron sur ce même dossier à l’époque de Bercy. .
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Olivia Grégoire – Porte-parole du gouvernement
Olivia Grégoire fait ses armes en politique au sein du cabinet du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, puis comme collaboratrice de Xavier Bertrand à la Santé. Elle devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable en juillet 2020. Elle a 43 ans.
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Justine Bénin – Secrétaire d’État auprès de la Première ministre, chargée de la mer
Députée de la 2e circonscription de Guadeloupe
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Charlotte Caubel – secrétaire d’État auprès de la Première ministre, chargée de l’Enfance
Charlotte Caubel
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Chrysoula ZACHAROPOULOU – secrétaire d’État auprès de la ministre des Affaires Étrangères, chargée du développement

Jean-Michel Blanquer a débuté le discours de passation au prochain ministre de l’Education nationale et la jeunesse, Pap Ndiaye.
«Cette maison, c’est la maison de la vie. (…) L’école est un endroit d’effort, de travail. Et ce n’est pas incompatible avec le bonheur», annonce Jean-Michel Blanquer.
Sébastien Lecornu, ancien ministre de l’Outre-mer et nommé ministre des Armées, remplace Florence Parly au ministère des Armées. Le discours de passation aura lieu dans peu de temps.
Roselyne Bachelot-Narquin revient sur ses dernières années en tant que ministre de la Culture.
Rima Abdul Malak, conseillère culture d’Emmanuel Macron, a été nommée vendredi ministre de la Culture en remplacement de Roselyne Bachelot.
Le discours de passation se déroule actuellement. «Nous avons tous ensemble sauvé la culture», annonce Roselyne Bachelot.
L’intellectuel Pap Ndiaye, spécialiste d’histoire sociale des États-Unis et des minorités, succède à Jean-Michel Blanquer à la tête d’un ministère à vif, traversé par des tensions sociales.
Entre «déception» et «félicitations» après l’annonce du maintien d’Eric Dupond-Moretti au poste de garde des Sceaux, les acteurs du monde de la justice ont souligné «l’immense tâche» à relever pour renouer le «dialogue» avec les magistrats et redonner des «moyens» à la justice.
Les deux principaux syndicats de magistrats ont accueilli ce maintien avec circonspection. «Reconduction du garde des Sceaux: une mauvaise nouvelle pour la justice», a ainsi réagi sur Twitter l’Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), se disant «inquiète» de cette annonce.
«Incompréhension et déception du monde judiciaire qui espérait un changement de ministre», a aussi commenté auprès de l’AFP Kim Reuflet, présidente du Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche). «Nous ne savons pas comment le maintien d’Eric Dupond-Moretti à la tête du ministère permettra la reprise du dialogue, totalement rompu, avec les professionnels», s’est-elle interrogée.
«Je serai le ministre du dialogue, de la concertation et de l’action», a toutefois assuré sur Twitter le garde des Sceaux, après l’annonce de sa reconduction. Le président du Conseil national du barreau (CNB), Jérôme Gavaudan, a lui adressé ses «félicitations» au ministre dans un communiqué, assurant avoir «appris (…) à travailler dans le respect mutuel».
Quatrième dans l’ordre protocolaire du nouveau gouvernement d’Elisabeth Borne, Eric Dupond-Moretti avait été nommé garde des Sceaux en juillet 2020, en remplacement de Nicole Belloubet.
Ses 22 premiers mois à la Chancellerie ont été marqués par une hausse «historique» du budget de la Justice, mais aussi une grogne sans précédent des magistrats à son encontre et une mise en examen pour «prise illégale d’intérêts», une première pour un ministre en exercice.
Marc Fesneau fait un discours lors de la passation de pouvoir. Olivier Véran prend en charge les Relations avec le Parlement.
Olivia Grégoire, nouvelle porte-parole du gouvernement, exprime sa fierté d’être nommée.
Gabriel Attal est envoyé aux Comptes publics. Olivia Grégoire lui succède au porte-parolat.
Le centriste Marc Fesneau a été nommé vendredi ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, où il succède à Julien Denormandie, a annoncé l’Elysée.
Figure du MoDem, élu du Loir-et-Cher, celui qui est présenté comme l’un des bras droits de François Bayrou occupait jusqu’alors le ministère des Relations avec le Parlement.
Rima Abdul Malak, conseillère culture d’Emmanuel Macron, a été nommée vendredi ministre de la Culture en remplacement de Roselyne Bachelot, a annoncé le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler.
Conseillère culture et communication du président de la République depuis décembre 2019, cette Franco-libanaise de 43 ans a eu à gérer la crise sanitaire qui a particulièrement malmené les artistes. Spécialiste du spectacle vivant, elle a aussi été conseillère culture de l’ex-maire de Paris Bertrand Delanoë et est forte d’une expérience dans l’humanitaire.
Brigitte Bourguignon a été nommée vendredi ministre de la Santé et de la Prévention, a annoncé L’Elysée.
Cette ex-socialiste ralliée à En Marche pendant la présidentielle de 2017, était jusqu’à présent la ministre déléguée chargée de l’Autonomie. Elle reprend le poste de son ex-ministre de tutelle Olivier Veran. Agée de 63 ans, elle est aussi candidate aux législatives dans le Pas-de-Calais.
La nouvelle Première ministre Elisabeth Borne sera l’invitée du journal de 20h de TF1 ce vendredi, quelques heures après l’annonce de la composition de son gouvernement, a annoncé la chaîne de télévision.
«Quatre jours après sa nomination» et pour sa «toute première interview», elle «répondra en exclusivité aux questions d’Anne-Claire Coudray en direct sur le plateau de TF1», a indiqué la première chaîne dans un communiqué.
Sébastien Lecornu, ancien ministre de l’Outre-mer, a été nommé ministre des Armées en remplacement de Florence Parly, a annoncé vendredi le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler.
Cet ancien militant des Républicains âgé de 35 ans est devenu un fidèle soutien d’Emmanuel Macron dont il a activement animé la campagne présidentielle de 2022. Inconnu du monde des armées, le nouveau locataire de l’Hôtel de Brienne va prendre la tête d’un ministère qui bénéficie depuis 2017 d’une forte remontée en puissance de son budget mais qui craint de futurs arbitrages défavorables au vu de la dégradation des finances publiques.
L’ex-patron des députés LR Damien Abad a été nommé vendredi ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées, a annoncé l’Elysée.
Cette nomination confirme les spéculations qui couraient depuis plusieurs jours concernant un rapprochement du député de la majorité présidentielle. Damien Abad, 42 ans, avait annoncé jeudi qu’il quittait sa fonction de président du groupe LR à l’Assemblée et qu’il se mettait «en congés» de son parti, devant l’insistance du patron de LR Christian Jacob.
Olivier Dussopt, ex-ministre des Comptes Publics, a été nommé ministre du Travail, du Plein emploi et de l’Insertion, dans le gouvernement d’Élisabeth Borne dévoilé vendredi.
A 43 ans, l’ancien socialiste compte parmi ses missions l’ambitieux objectif de «plein emploi» en 2027 fixé par Emmanuel Macron pour son second quinquennat.
L’historien Pap Ndiaye a été nommé ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse vendredi, a annoncé le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, en remplacement de Jean-Michel Blanquer resté cinq ans à la tête de la rue de Grenelle.
Cet universitaire français de 55 ans, spécialiste de l’histoire sociale des États-Unis et des minorités était jusqu’ici à la tête du Musée national français de l’histoire de l’immigration. L’école est l’un des trois grands chantiers du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron.
L’ancienne ministre chiraquienne Catherine Colonna, qui était jusqu’alors ambassadrice de France au Royaume-Uni, a été nommée vendredi ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, a annoncé l’Elysée.

Clément Beaune, ministre délégué chargé de l’Europe, conserve ses fonctions, ainsi que Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité.


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