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Bonjour à tous et toutes

Il y a tout juste deux mois nous étions dans l’effervescence des Rencontres Hommage à Die dans cet été brûlant.

Aujourd’hui c’est l’automne qui s’annonce, c’est le moment de pouvoir se retrouver pour prendre le temps de vous remercier d’avoir participé à l’organisation, au soutien de ces trois journées denses, emplies de rencontres, musique, voix, partage, échanges, création, etc.

Nous vous invitons à un moment de retrouvailles à Die pour partager la soupe du passage de l’été à l’automne.

samedi 8 octobre – 18h30

salle de la Cure

rue St Vincent

(juste à côté de la salle St Vincent)

26 Die

Pour ceux qui le souhaitent à 17h Retrouvons nous autour du tilleul – Chemin de Chastel et Bassette.

Merci de nous faire un signe pour nous dire si vous serez là le 8 octobre et combien vous serez …

c’est pour la taille de la marmite !!!

Thierry, Sofido et Joëlle

06 30 40 85 66

Contribution du RéDAR à cette journée

A vous tous,
Depuis sa création en 2016, Le Redar -Réseau Diois d’Accueil des Réfugiés – s’est donné comme mission
principale d’accueillir des familles venant de pays où il y a la guerre, où il y a danger.
Ces familles sont accueillies dans des logements indépendants mis à disposition dans un premier temps, puis,
les papiers obtenus et les allocations ouvertes, elles peuvent assurer leur loyer et démarrer le chemin vers
leur autonomie.
C’est un des nombreux éléments des étapes successives lié à leur arrivée dans le Diois…
Mais accueillir une famille ? Quel challenge !
En avril 2020 Morice nous envoie ce petit mot en exergue de son texte et de sa chanson « famille source »
Je célèbre aujourd’hui la « famille » en tant que « passerelle »… Celle qui a pour mission de nous accompagner, de
nous aider à nous « élever », au-dessus des lieux communs et des ignorances. Elle est rare ?… Oui, dans son
« idéal » ! Peu importe : Sortons du manichéisme : Même si la famille reste le lieu privilégié de tous les égoïsmes,
les trahisons, les non-dits, elle demeure ce socle primordial, vital et parfois si… joyeux !
« Protégeant ces anges qu’on nous a confiés… »  Dit la chanson Morice…
Alors oui, avec ce que chacun d’entre nous peut y mettre d’énergie, d’envie, de compétences, de temps
passé, d’idées nouvelles et j’en passe, nous essayons d’accueillir des familles et de leur ouvrir la porte vers
une vie plus sécure…Avec ce que nous sommes, avec nos propres histoires, nos vécus et nos sensibilités qui
nous façonnent, nous essayons d’agir…
Il s’agit pour nous alors d’apporter une vigilance non seulement à un ou l’autre, mais à un et l’autre au sein
de sa famille.
Nous essayons d’apporter à chacun la possibilité de son chemin propre et en même temps d’apporter à la
cellule familiale la possibilité d’être en sécurité…. :
C’est immense, c’est fou, c’est parfois décourageant, souvent même, et tout pareillement, c’est réjouissant, du
bonheur simple…
La complexité des relations surtout dans ces grandes familles Yésidies qui sont arrivées d’Irak, nous fait
porter une attention toute particulière à chaque moment de vie. La santé, la scolarité, l’emploi, les loisirs, les
nombreux papiers administratifs, la compréhension des codes d’un nouveau pays d’attachement….
Une petite cellule familiale de trois personnes est arrivée le 9 juin dernier de Syrie, depuis plusieurs années
en attente au Liban. Ce sera peut être moins compliqué, car moins nombreux.
La fraternité en action est là : Agir dans les nombreuses étapes d’accompagnement de ces familles et de
chacun de ses membres. Fraternité au sein d’une famille, fraternité au sein de l’association, d’un territoire,
mais très certainement aussi, fraternité au sein d’une humanité toute entière en mouvement.
Il s’agit donc d’accueillir les différences, d’être humble et simple dans la confrontation parfois douloureuse
avec d’autres façons de faire, d’autres façons de voir la vie, d’autres définitions des choses, d’autres valeurs.
Nous devons nous poser la question : où est ma capacité d’action ?, où est ma capacité de fraternité?
Ne pas se sentir si facilement dans le vrai, dans l’évidence, dans la justesse….
Ouvrir les bras à nos frères, ouvrir le cœur et notre pensée à cette différence qui nous enrichi mutuellement,
et nous fait inventer la vie.
Et c’est difficile…
Et s’ouvrir aussi à cette différence de chacun d’entre nous œuvrant au sein du RéDAR, dans cette action
d’accueil dans laquelle tant reste à faire en permanence…
Alors, merci à vous d’être là, merci à tous les bénévoles œuvrant ce week-end et le reste du temps, merci à
Fairooz pour ce bon repas à venir, merci à vous d’entendre ces récits, et merci à vous de nous rejoindre pour
que continue l’aventure, d’une façon ou d’une autre, aujourd’hui ou demain…ou
quand ça vous chante !! dirait Morice.
 L’équipe coordinatrice du Réseau Diois d’Accueil des Réfugiés.

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