Le Pestel : Ville de Die
Le cinéma Le Pestel fête ses 80 ans


Créé en 1943, le cinéma Le Pestel est riche de 80 ans d’histoire. Pour l’occasion, deux films sortis en 1942 et 1943 seront projetés dimanche 11 juin en séance gratuite : Le Corbeau de Henri-Georges Clouzot à 18h15 et To be or not to be d’Ernst Lubitsch à 21h. Et entre les deux (19h45), un apéro concert est offert par la Ville de Die !
Pour fêter ses 80 ans, le cinéma Le Pestel vous propose deux séances gratuites dimanche 11 juin (« Le corbeau » de Henri Georges Clouzot et « To be or not to be » d’Ernst Lubitsch), avec un apéro-concert au milieu, offert par la Ville. Retenez la soirée !
Merci encore à celles et ceux qui sont venus célébrer l’anniversaire du Pestel !
Nous avons eu grand plaisir à vous voir si nombreux·ses et à passer ensemble cette soirée cinématographique et musicale. Ci-dessous la très belle lettre écrite par Sylvie Girard, adjointe aux Cultures, Patrimoine et Éducation Populaire à la Ville de Die :
Cher Pestel, ou peut-être pour l’occasion me permettras-tu de dire Mon cher Pestel. Quelle chance nous avons eu que ta construction soit confiée à un architecte talentueux et intelligent, M. Brunel. Il t’a voulu original (nombreux sont les touristes ou les visiteurs de passage qui te prennent en photo), accueillant avec ton hall, ton bar et ta terrasse. Tu es une invitation douce à la convivialité et aux échanges.
Quelle chance nous avons eu que les personnes, hommes et femmes, qui t’ont fait et te font fonctionner, gérants et employés, aient toujours été et soient toujours enthousiastes, passionnés, engagés voire militants (au point de prendre parfois des risques personnels pour obtenir certains films ou pour reprendre ton flambeau).
Producteurs, réalisateurs, distributeurs, comédiens, critiques, professeurs de cinéma, nombreux sont les professionnels qui viennent chez toi. Tu es célèbre bien au delà de notre ville.
Tu es aussi une petite entreprise mine de rien car ton activité génère de l’emploi. Je te le dis parce qu’on parle rarement de l’économie de la culture, des Arts et du spectacle.
Tu es né en 1943, période de nage en eaux troubles qu’illustrent les deux films parfaitement choisis par Jean-Pierre (merci Jean-Pierre) ton partenaire actuel.
Tu le sais, le cinéma français évolue depuis trois ans dans des eaux incertaines. Les spectateurs sans qui tu ne peux exister, changeraient d’habitude, paraît-il.
Mais toi, mon cher Pestel, tu nages vaillamment toujours dans le fleuve du cinéma de salle, celui des auteurs, celui du grand public, des cinéphiles, des curieux et des amoureux d’aventures, d’émotions, de voyages, de fictions et de documentaires à vivre sur grand écran ensemble.
Ta ligne est celle qui affirme fièrement : le cinéma c’est la vie ! Même si, comme l’a dit Mme La Maire, chacun de tes programmes nous rappelle avec Louis Lumière que le cinéma est une invention sans avenir. Nous verrons bien.
En tout cas, aujourd’hui, nous célébrons les 80 ans que tu as au compteur et nous te promettons que nous ferons tout pour te garder en vie tout d’abord en continuant à venir voir tes films.
Bon anniversaire Mon Cher Pestel, cinéma de Die, cinéma d’Arts et d’essais aux 5 labels! Longue vie à toi !