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Les hordes de loups ( extrême Droite )sont bien entrés, mais pas uniquement dans PARIS… une sacrée prophétie….
Les loups sont entrés dans Paris
Chanson de Serge Reggiani

 

Et si c’était une nuitComme on n’en connut pas depuisDepuis cent mille nuitsUne nuit de fer, une nuit de sangUne nuit, un chien hurleRegardez bien, gens de Denfert, regardez-leSous son manteau de bronze vertLe lion, le lion tremble
Les hommes avaient perdu le goûtDe vivre, et se foutaient de toutLeurs mères, leurs frangins, leurs nanasPour eux, c’était qu’du cinémaLe ciel redevenait sauvageLe béton bouffait l’paysage, d’alors
Les loups, ouh-ouh, ouh-ouuhLes loups étaient loin de ParisEn Croatie, en GermanieLes loups étaient loin de ParisJ’aimais ton rire, charmante ElvireLes loups étaient loin de Paris
Mais ça fait ces cinquante lieuesDans une nuit à queue leu leuDès que ça flaire une ripailleDe morts sur un champ de batailleDès que la peur hante les ruesLes loups s’en viennent la nuit venue, alors
Les loups, ouh-ouh, ouh-ouuhLes loups ont regardé vers ParisDe Croatie, de GermanieLes loups ont regardé vers ParisTu peux sourire, charmante ElvireLes loups regardent vers Paris
Et v’là qu’il fit un rude hiverCent congestions en fait diversVolets clos, on claquait des dentsMême dans les beaux arrondissementsEt personne n’osait plus le soirAffronter la neige des boulevards, alors
Deux loups, ouh-ouh, ouh-ouuhDeux loups sont entrés dans ParisL’un par Issy, l’autre par IvryDeux loups sont entrés dans ParisOh, tu peux rire, charmante ElvireDeux loups sont entrés dans Paris
Le premier n’avait plus qu’un œilC’était un vieux mâle de KrivoïIl installa ses dix femellesDans le maigre square de GrenelleEt nourrit ses deux cents petitsAvec les enfants de Passy, alors
Cent loups, ouh-ouh, ouh-ouuhCent loups sont entrés dans ParisSoit par Issy, soit par IvryCent loups sont entrés dans ParisCessez de rire, charmante ElvireCent loups sont entrés dans Paris
Le deuxième n’avait que trois pattesC’était un loup gris des CarpatesQu’on appelait Carême-PrenantIl fit faire gras à ses enfantsEt leur offrit six ministèresEt tous les gardiens des fourrières, alors
Les loups ouh-ouh, ouh-ouuhLes loups ont envahi ParisSoit par Issy, soit par IvryLes loups ont envahi ParisCessez de rire, charmante ElvireLes loups ont envahi Paris
Attirés par l’odeur du sangIl en vint des mille et des centsFaire carouss’, liesse et bombanceDans ce foutu pays de FranceJusqu’à c’que les hommes aient retrouvéL’amour et la fraternité, alors
Les loups ouh-ouh, ouh-ouuhLes loups sont sortis de ParisSoit par Issy, soit par IvryLes loups sont sortis de ParisTu peux sourire, charmante ElvireLes loups sont sortis de ParisJ’aime ton rire, charmante ElvireLes loups sont sortis de Paris
Les loupsLes loupsLes loupsLes loups, les loups, les loupsLes loups, les loups

Sergio Reggiani, dit en français Serge Reggiani, né le 2 mai 1922 à Reggio d’Émilie (Italie) et mort le 22 juillet 2004 à Boulogne-Billancourt (France), est un acteur et un chanteur français d’origine italienne.

Venu du théâtre, il tourne au cinéma sous la direction de plusieurs générations de réalisateurs et s’impose comme une figure marquante du cinéma français. Venu tardivement à la chanson (à 42 ans), il est considéré comme l’un des grands interprètes de la chanson française. Exigeant dans le choix des auteurs, il chante aussi bien Charles Baudelaire que Georges Moustaki, ou encore Arthur Rimbaud, Jean-Loup Dabadie ou Boris Vian. Dans les années 1980, il se découvre une passion tardive pour la peinture, ce qui l’amène, en 1991, à exposer pour la première fois. Durant cette décennie, il publie également deux ouvrages autobiographiques.

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