Valence : « La censure nous met dans le mur » : le siège du Rassemblement national de la Drôme emmuré par les agriculteurs LR
Ils l’avaient annoncé, ils l’ont fait. Des agriculteurs du CDJA et de la FDSEA ont emmuré le siège drômois du Rassemblement national, situé rue François-Pie à Valence. Après avoir déposé du fumier devant la permanence du député (PS/NFP) de l’Ardèche Hervé Saulignac à Privas dimanche 8 décembre, les Jeunes agriculteurs et la FDSEA se sont attaqués à l’autre pan de l’échiquier politique.
Le message tagué sur les parpaings de béton et de brique est sans ambiguïté : “La censure nous met dans le mur”. Des agriculteurs mécontents reprochent au Rassemblement national d’avoir voté la motion de censure. Selon eux, l’absence de budget va retarder les avancées qu’ils avaient obtenues de la part du gouvernement.
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Plus surprenant murer une députée qui refend « bec et ongles » les paysannes et paysans drômois ?

Des agriculteurs du CDJA et de la FDSEA ont emmuré le siège drômois des écologistes à Crest avec des bottes de paille. Les Jeunes agriculteurs et la FDSEA se sont attaqués à un autre pan de l’échiquier politique. Surprenant car la députée de la Drôme Marie Pochon, dont la mère est viticultrice, et qui défend sans relâche les agricultrices et agriculteurs de la Drôme et de France.
A la rencontre quasi hebdomadaire dans les fermes drômoise des agricultrices et agriculteurs de la Drôme, elle défend aussi à l’Assemblée Nationale le monde rural et la paysannerie.
Cette attaque marque clairement une mobilisation pour LR et le centre macroniste qui n’a pas voté la Censure du Gouvernement Barnier.
Pour Marie Pochon, « Ursula von der Leyen “conclut” un accord opaque, dont ne connaissons rien du contenu exact, un accord commercial qui échange produits agricoles contre bagnoles, aux normes sanitaires dévoyées, qui ne peut que conduire à la destruction environnementale et à une concurrence déloyale pour nos agriculteurs. Cette décision de la présidence de la commission européenne montre l’échec d’Emmanuel Macron à peser sur la scène européenne et internationale et l’échec d’une passivité de plusieurs années sur ce projet d’accord.
Pourtant, cet accord va contribuer à enfoncer un peu plus l’agriculture française dans une impasse économique et notamment l’élevage, puisque les prix de notre agriculture, que nous voulons vertueuse pour l’environnement et notre santé, ne seront jamais compétitifs. Les importations entreront en concurrence directe avec les productions agricoles françaises, qui respectent des normes environnementales et sociales plus exigeantes. Il nuirait ainsi grandement à la souveraineté alimentaire des peuples en Europe comme en Amérique du Sud ; et nous ferait courir le risque de l’importation de produits comprenant des pesticides interdits ici !
D’un côté comme de l’autre, les entreprises qui pourraient bénéficier d’un accord sont des multinationales qui fonctionnent sans ancrage territorial. Leurs profits ne serviront pas au développement local ni en Europe, ni en Amérique latine.
Enfin, c’est notre santé qui est en jeu. On ne peut pas avoir d’un côté une Europe qui dit vouloir protéger ses citoyens, et de l’autre ouvrir les vannes aux pesticides les plus dangereux pour la santé publique, interdits sur notre sol.
La balle est maintenant dans le camp des États membres et du Parlement européen. Il est impératif qu’Emmanuel Macron trouve des alliances avec les autres pays réfractaires à l‘accord. Je le réaffirme : un tel accord, qui plongerait les paysannes et les paysans dans une précarité encore plus grande, qui ouvrirait la porte à des produits dangereux pour la santé non conformes à nos normes sanitaires et environnementales, et qui favoriserait la malbouffe au détriment de l’excellence agricole française, ne peut pas être accepté.”
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Savoie Les agriculteurs demandent la libération des membres de la Confédération paysanne arrêtés à Paris
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Samedi 7 décembre en début de soirée à Chambéry, une cinquantaine de personnes se sont réunies à l’appel de la Confédération paysanne en soutien à cinq de leurs membres arrêtés à Paris.
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Pour Marie Pochon, “Ursula von der Leyen “conclut” un accord opaque, dont ne connaissons rien du contenu exact, un accord commercial qui échange produits agricoles contre bagnoles, aux normes sanitaires dévoyées, qui ne peut que conduire à la destruction environnementale et à une concurrence déloyale pour nos agriculteurs. Cette décision de la présidence de la commission européenne montre l’échec d’Emmanuel Macron à peser sur la scène européenne et internationale et l’échec d’une passivité de plusieurs années sur ce projet d’accord.
Pourtant, cet accord va contribuer à enfoncer un peu plus l’agriculture française dans une impasse économique et notamment l’élevage, puisque les prix de notre agriculture, que nous voulons vertueuse pour l’environnement et notre santé, ne seront jamais compétitifs. Les importations entreront en concurrence directe avec les productions agricoles françaises, qui respectent des normes environnementales et sociales plus exigeantes. Il nuirait ainsi grandement à la souveraineté alimentaire des peuples en Europe comme en Amérique du Sud ; et nous ferait courir le risque de l’importation de produits comprenant des pesticides interdits ici !
D’un côté comme de l’autre, les entreprises qui pourraient bénéficier d’un accord sont des multinationales qui fonctionnent sans ancrage territorial. Leurs profits ne serviront pas au développement local ni en Europe, ni en Amérique latine.
Enfin, c’est notre santé qui est en jeu. On ne peut pas avoir d’un côté une Europe qui dit vouloir protéger ses citoyens, et de l’autre ouvrir les vannes aux pesticides les plus dangereux pour la santé publique, interdits sur notre sol.
La balle est maintenant dans le camp des États membres et du Parlement européen. Il est impératif qu’Emmanuel Macron trouve des alliances avec les autres pays réfractaires à l‘accord. Je le réaffirme : un tel accord, qui plongerait les paysannes et les paysans dans une précarité encore plus grande, qui ouvrirait la porte à des produits dangereux pour la santé non conformes à nos normes sanitaires et environnementales, et qui favoriserait la malbouffe au détriment de l’excellence agricole française, ne peut pas être accepté.”
Marie Pochon, députée de la Dôme