Je re-publie ici avec son accord (dont je la remercie chaleureusement) cet article d’Amèle Debey, journaliste et fondatrice de L’Impertinent média. Comme elle l’explique elle-même, alors qu’elle s’apprêtait à rédiger un article fair-play mais critique sur le film, elle a été (comme nombre de citoyennes et citoyens de nos pays) choquée par la campagne de dénigrement, de propagande et même de censure contre ce documentaire puisqu’il s’est retrouvé interdit de diffusion par les plateformes en ligne (Facebook, Instagram, Youtube, LinkedIn, et même Viméo, qui en était le diffuseur commercial, contrat à l’appui).
Tout ceci pour un documentaire dont on peut évidemment (et même doit !) contester les thèses mais qui est irréprochable sur le plan du droit : tout comme le livre de Christian Perronne (« Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? Covid-19 : l’union sacrée de l’incompétence et l’arrogance« ) avait ulcéré les zautorités politiques et sanitaires, absolument rien dans son contenu n’a pu faire l’objet d’une plainte en diffamation tant il est solidement documenté.
La fureur des médias (50 d’entre eux embouchant la même trompette propagandiste dans nos pays francophones au même moment, avec le même jargon hérité des dictatures !) est un autre symptôme somptueux du mal.
Et c’est bien là le principal intérêt du film : dérangeant (à tort ou à raison) au point où il le fait, il révèle par leur mauvaise conduite la partialité et la malhonnêteté des pouvoirs en place comme des médias.
Le Monde (financé par l’oncle Bill) et Libération (aux mains de l’intrigant Patrick Drahi, multimilliardaire qui doit son empire à la montagne de dettes accumulées) ont produit des « débunkages » de qualité médiocre et qui eux aussi vont dans le sens de porter crédit au film ! Pour les amateurs, voici le lien vers un contre-débunkage qui vaut le détour, montrant, dans sa grande sobriété, la médiocrité de la critique – remarque valant chez nous pour le malheureux Heidi News, qui se targue (une fois de plus) d’expliquer aux gens de manière infantilisante, pseudo-journalistique et pédante ce qu’ils doivent penser…
Et donc au fond tout ce ramdam pose la vraie question : sommes-nous encore en démocratie ? Sommes-nous encore attachés à la liberté d’opinion et d’expression ? Est-il normal que les médias, dont la diversité devrait être acquise, annonnant tous les mêmes partitions pré-écrites par les trois grandes agences mondiales, produisent ce qui est, objectivement, une propagande mondiale comme l’analyse du traitement médiatique de l’HCQ le démontre ?
Et l’on a la surprise de constater (à nouveau, ce n’est hélas pas vraiment une surprise) que la gauche est dans l’ensemble encore pire que la droite en matière de défense de la liberté d’expression et des droits fondamentaux.
On me fait le reproche (et je le comprends) d’être parfois excessif dans mes prises de position. J’essaye de le faire toujours de la manière la plus documentée possible – seuls ceux qui refusent de lire mes textes peuvent m’accuser de ne pas connaître mon sujet (!) ou d’avancer des propos invérifiables. Il n’en reste pas moins une part de vérité dans la critique : je suis en effet convaincu qu’il faut parfois franchir certaines lignes pour, grâce aux réactions que cela provoque, pouvoir exposer en pleine lumière la réalité du mensonge.
Je ne le fais pas de gaîté de cœur, connaissant les risques associés et en subissant bien sûr les conséquences, mais parce que je me trouve assez solide à ce stade de ma vie et de mon parcours pour le faire en toute connaissance de cause.
Car la situation est VRAIMENT grave, et bien pire que la plupart des gens peuvent l’imaginer du fait de la collusion d’intérêts massive à laquelle nos autorités sont systémiquement inféodées. Le combat est donc non seulement utile mais absolument nécessaire. Et oui, la provocation (face à la tyrannie) fait aussi partie des quelques armes (pacifiques) que nous avons à disposition dans un combat à forces immensément inégales – Assange et Snowden entre autres pourraient en témoigner.
Le «hold-up» de la liberté d’expression est en marche
par Amèle Debey
Le documentaire Hold-Up, diffusé mercredi dernier sur Vimeo, a eu pour réaction de déclencher les positions qu’il dénonce: conformisme absolu, soumission aveugle, intolérance face aux opinions divergentes, biais médiatique, censure par les tribunaux du Web et assassinat de la liberté d’expression dans les grandes largeurs. Les détracteurs de Hold-Up se rendent-ils compte des conséquences délétères et contreproductives de leur acharnement aveugle sur l’opinion, alimenté par la bienpensance et la pensée unique? Il semblerait que la raison ne soit pas près de rejoindre le débat, puisque débat il n’y a pas.
«L’effet Streisand est un phénomène médiatique au cours duquel la volonté d’empêcher la divulgation d’informations que l’on aimerait garder cachées — qu’il s’agisse de simples rumeurs ou de faits véridiques — déclenche le résultat inverse. Par ses efforts, la victime de l’effet Streisand encourage malgré elle l’exposition d’une publication qu’elle souhaitait voir ignorée».
A la base, j’avais prévu un froid compte rendu du film Hold-Up, dont il y aurait effectivement beaucoup à dire tant il n’est pas dénué de problèmes. Exercice rendu inutile, puisque des journalistes aguerris au milieu scientifique se sont précipités pour faire ce travail de vérification. Des «débunkages» et des alertes à la fake news fleurissent sur internet. Les Décodeurs du Monde se sont fendus d’un article et d’un live chatpour répondre aux questions des internautes. Les moyens mis en place pour démonter le docu de Pierre Barnérias et rétablir certaines vérités ne manquent pas. On peut d’ailleurs saluer l’effort, tout en regrettant la manière et la proportion, puisque ces réactions légitimes et utiles se sont muées en censure.
Suppressions en série
Vimeo, la plateforme qui hébergeait la version payante du documentaire, l’a supprimé sans sommation. Les créateurs sont parvenus à récolter assez d’argent pour couvrir leurs frais et le diffuser gratuitement sur d’autres plateformes, comme Odysée, mais nul ne sait jusqu’à quand. La cagnotte hébergée sur Tipeee (dont l’un des investisseurs est Xavier Niel) a été suspendue. Du côté de Ulule, plateforme de crowdfunding qui a servi en partie à recueillir les dons pour réaliser Hold-Up, on n’assume pas. Son PDG s’est désolidarisé de son contenu dans un long message posté sur Twitter. Tout comme Philippe Douste-Blazy, médecin et homme politique français, qui intervient dans le long-métrage et qui a demandé à en être retiré.
Contacté par téléphone, Pierre Barnérias affirme tomber des nues: «J’ai envoyé le film cinq jours avant à tous les intervenants. Phillippe Douste-Blazy pouvait me dire non. Il a accepté de venir, il a vu le titre, il a vu le sujet, on en a parlé ensemble, je lui ai indiqué l’identité des autres témoins. Pourquoi faire marche arrière maintenant?», s’interroge l’ancien journaliste, qui ne comprend pas la censure dont son film fait l’objet.
L’acharnement de certains internautes, dont des politiciens macronnistes, pour imposer leur vision à la cantonade a, une fois de plus, pris le débat en otage. Exit les interrogations légitimes et les remises en question, les incohérences, les «mensonges d’Etat» et les nombreuses erreurs – volontaires ou pas – qui resteront dans l’histoire. Avec, en toile de fond, la question à trois milliards: jusqu’où ira-t-on dans la négation des libertés individuelles? Tout cela est relégué au second plan.
Pour lire la suite : lien vers l’article sur L’Indépendant média.
extrait site « les blogs » édité par Jean-Dominique Michel. Les propos qui y sont tenus n’engagent que leur auteur.
Je cite: « Y a-t-il une erreur qu’ils n’ont pas commise ? Covid-19 : l’union sacrée de l’incompétence et l’arrogance« ) avait ulcéré les zautorités politiques et sanitaires, absolument rien dans son contenu n’a pu faire l’objet d’une plainte en diffamation tant il est solidement documenté. » Encore faudrait-il comprendre ce qu’est juridiquement la diffamation. On peut raconter les pires mensonges, émettre les pires insultes, voire menacer sans tomber sans diffamer. Zéro sur ce point.
Il est évoqué un « contre-débunkage »- un contre-contre contrôle des faits (étonnants ces anglicismes !) que je suis allé vérifier, qui ne comporte rien d’autre que des affirmations, commentaires, opinions. Double zéro pointé.
Votre argumentation ne porte nullement sur la maladie, mais sur de tous autres points: démocratie et liberté d’opinion à l’agonie, points sur quoi j’agrée parfaitement, sauf si sous prétexte de défendre démocratie, liberté d’opinion, on tombe dans l’obscurantisme, la désinformation, la propagande. Alors oui, on fait le jeu des populistes et démagogues en embuscade qui ont intérêt à agiter les peurs, à manipuler la terreur, si vous voyez où va mon regard. Il y a dans Hold-up des fils qui mériteraient d’être tirés, avec sérieux et probité, calme et pondération. Ainsi cette réflexion selon laquelle l’OMS est l’organisation mondiale de la santé et non pas l’organisation mondiale de la maladie. Oui, les firmes pharmaceutiques ont intérêt à ce qu nous soyons malades. Ce n’est pas une raison d’opposer un irrationnel (prétendre soigner quand on a d’abord empoisonné) à un autre irrationnel, comme lorsque le charlatanesque Raoult se dispense d’études en double-aveugle et tire des conclusions sur un échantillon de 24 malades. Mention spéciale pour ce type qui dit qu’il a arrêté la recherche parce que « lorsqu’on a trouvé, on n’a plus besoin de chercher ». ça fait frémir: certains détiendraient donc la vérité. Si cette vérité est vérité, alors il est légitime de l’imposer. Ces scientifiques en sont-ils d’ailleurs, ou plutôt des hyper-spécialistes, voyant chacun la globalité humaine par le petit bout de leurs lorgnettes ?
On pourrait aussi estimer, à juste titre, que les sommes allouées à la protection sociale, plutôt que d’engraisser de grands laboratoires qui aiment la maladie (ce qui est dit dans Hold-up) seraient mieux utilisés à prévenir la maladie, à pourchasser la malbouffe et la cigarette ou l’alcool, les perturbateurs endocriniens, etc. On pourrait affirmer que la santé passe par le démantèlement des méga-firmes criminelles et proposer des mesures, fiscales par exemple, pour les faire dépérir. On pourrait aussi estimer que la recherche médicale devrait s’orienter vers des voies différentes: des études éthologiques en cours montrent que les grands singes « savent » éviter l’accoutumance pharmaceutique, celle qui rendra bientôt les antibiotiques inefficaces et nous promet à court terme des pandémies encore plus violentes. Bref on pourrait PROPOSER de nombreuses idées, notamment pour améliorer la démocratie, via le tirage au sort, l’élection n’étant que le moyen de reproduction des oligarchies perverse. Mais ce n’est certainement pas en succombant à l’effroi, à la panique, aux forces noires ou brunes, à l’irrationnel, à l’infondé, qu’on servira la démocratie et la liberté d’opinion, et je crains qu’au contraire on prépare tout le contraire .
La « complosphère » est un spectre à différents niveaux d’intensité – tout n’y est pas délirant. Il y a parfois l’expression d’un simple scepticisme à l’égard de la parole officielle, ce qui semble sain. Quels mécanismes poussent à croire dur comme fer à des fadaises?
De la même manière je ne suis pas d’accord non plus avec la thèse qui qualifie de complotistes celles et ceux qui n’adhèrent pas sans réfléchir aux infos qui leurs sont servies dans les médias traditionnels.
Dans toute cette histoire, l’étonnant, ce n’est pas l’arrivée du film Hold-up, pour qui la pandémie de COVID-19 résulte d’une tentative de :
« dématérialiser l’argent au travers de nanoparticules activées par le biais du déploiement de la 5G, et injectées par des vaccins contre le Covid-19 (ou des épidémies futures) chez les citoyens, dont les libertés individuelles seraient par conséquent supprimées ». (Vous conviendrez avec moi que ce pourrait être un sujet de film fiction un peu tordu certe).
Il est à noter que ce film imitant les codes de l’investigation journalistique n’est pas un documentaire.
L’étonnant, c’est que Hold-up ne soit pas arrivé plus tôt. Après tant de ratages du gouvernement français, après tant de mensonges pour masquer ces ratages, cet « Absurdistan » administratif français, comment ne pas chercher un vaste complot ?
Que l’on trouve rassemblés dans Hold-up la poignée habituelle d’illuminés est attendu. Il est plus étonnant, et accablant, que l’on y retrouve, dans differentes interventions des personnes comme la sociologue Monique Pinçon-Charlot parlant « d’holocauste ».
Sur le fond, le film mélange dans un premier temps vrais scandales et failles, formulés à sa façon, et fake news déjà connues et décryptées maintes fois sur l’épidémie de Covid, et tant pis si tout cela se contredit parfois.
Un montage sur les revirements du gouvernement français sur le port du masque. On retrouve les doutes sur les « faux positifs » des tests PCR, le mythe d’une prime décès Covid dans les hôpitaux, la négation d’une deuxième vague…
Il y a enfin, bien sûr, l’increvable hydroxychloroquine, et l’étude du Lancet, en effet très problématique, mais faussement présentée comme la machination qui a empêché l’utilisation du remède miracle.
Mais les questions récurrentes de la voix off (« Qui dirige ? » « Qui sont les charlatans ? » « Comment expliquer cette décision absurde de l’OMS ? ») et ses teasings (« [cette épidémie] était attendue, pire, elle était souhaitée ») laissent attendre d’autres révélations. Derrière tout cela, il y a un complot des élites mondialistes, le tout dans une optique transhumaniste, via les GAFAM.
Pêle-mêle sont cités, 1h20 après le début du film, Bill Gates, l’immunologue américain Anthony Fauci, Jacques Attali et même David Rockefeller, pourtant mort en 2017.
Comment des hommes peuvent-ils imaginer des scénarios aussi tordus ? » s’interroge Pierre Barnérias(réalisateur du film). On se le demande bien et on lui poserait bien la question à propos de Hold-up…..
Est-il encore possible de s’exprimer librement sur MCD. J’ai posté des commentaires sur cet article qui n’apparaissent pas. C’est bizarre et j’ai des doutes vu le titre de l’article
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