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Stalingrad

31 janvier 1943 : Capitulation des Nazis à Stalingrad

À la tête de la VIe armée allemande, le maréchal Friedrich Paulus capitule face aux forces de l’URSS à Stalingrad, connue aujourd’hui sous le nom de Volgograd. Cette défaite allemande, extrêmement coûteuse en vies humaines pour les deux camps (près d’un million de morts en six mois) marque un tournant majeur de la Seconde Guerre mondiale.

En 1962, le soviétologue Michel Garder publiait “L’agonie de Stalingrad” dans la Revue des Deux Mondes. L’auteur y comte une des batailles le plus meurtrières de l’Histoire dans les moindres détails. “Près de Rastenbourg, au G.Q.G. du Führer, c’était la consternation. Le 31 janvier, l’homme du destin avait eu une véritable crise nerveuse. Il ne pouvait pas admettre la reddition de von Paulus. Pour lui, le devoir du Maréchal (il regrettait amèrement de lui avoir conféré cette dignité) était de se suicider. Cette “trahison” lui paraissait bien plus grave que la perte de centaines de milliers d’hommes. Pour une fois, la majeure partie du haut commandement allemand, imbu des vieilles traditions militaires, partageait ce point de vue.”

Retrouvez l’intégralité de cet article dans les archives de la Revue.

MICHEL GARDER

(Image : La fontaine Barmaleï, Stalingrad, Emmanuel Ievzerikhine, 23 août 1942 / Wikipedia)

Elle fait partie des événements qui ont marqué la seconde guerre mondiale. Ce qu’il faut retenir de la bataille de Stalingrad

La ville de Stalingrad représentait un enjeu stratégique majeur

Située sur les bords de la Volga, Stalingrad est alors une puissante ville industrielle : on y fabrique entres autres des armes et des chars militaires. C’est un lieu stratégique dans le contrôle des gisements pétroliers du Caucase et un carrefour ferroviaire et fluvial central pour la fluidité des communications est-ouest. La cité représente aussi le symbole de l’URSS de Staline.

Pour l’armée d’Hitler, la prise de Stalingrad aurait permis une progression vers le Caucase, mais aussi d’affaiblir Moscou en l’isolant de l’aide de ses alliés. Aujourd’hui, la ville se nomme Volgograd.

La bataille de Stalingrad a duré plus de 6 mois

La bataille de Stalingrad regroupe en réalité une succession de combats qui se sont tenus entre le 17 juillet 1942 et le 3 février 1943 dans la ville du même nom et à ses alentours. Elle a opposé les forces russes à l’armée du IIIème Reich et ses alliés, commandée par le Maréchal Friedrich Paulus.

Après des mois d’affrontements, les Allemands sont acculés et peinent à tenir leurs positions. Le 31 janvier, ils ne résistent pas à la tactique d’encerclement des Russes. Paulus est capturé par les soviétiques et contraint de signer la capitulation de ses troupes.

Elle a fait basculer la seconde guerre mondiale

Bon nombre d’historiens s’accordent sur ce point : la bataille de Stalingrad est l’un des événements décisifs du dénouement de la seconde guerre mondiale et un élément clé de la défaite allemande. Elle marque le début de la contre-offensive de l’armée de Staline vers l’Allemagne. L’issue de cette bataille pousse la plupart des dirigeants des pays de l’Axe à se désengager peu à peu de l’Allemagne nazie.

Si la victoire de l’armée rouge dope le moral des soviétiques, pour les Allemands, la défaite est un vrai choc pour les civils comme pour les militaires.

C’est l’une des batailles les plus sanglantes de l’Histoire

Stalingrad est devenu le théâtre d’une véritable boucherie. Dans les décombres de la ville, les deux armées se battent au corps à corps. Au total, on estime que les pertes humaines s’élèveraient à près de 2 millions de morts, ce qui représente un bilan humain de 4000 à 9000 victimes par jour pendant toute la durée de la bataille, civils et militaires confondus.

Pour aller plus loin : Le grand tournant, de Paul Kennedy (éd. Perrin) et La seconde guerre mondiale, au coeur des batailles, de Philippe Faverjon (éd. Acropole)

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