Heureusement les photos de Bruno Lefèvre (la fauvette des Balkans est revenue cette année encore – Bravo Bruno – , je n’ai pas pu toutes les mettre car même réduites cela fait « trop lourd »)
Gilbert DAVID, Vice-Président LPO Drôme-Ardèche
tel : 06.52.63.91.55
CHRONIQUE DE MAI
https://drive.google.com/file/d/1s4Iam2aJSb4WFiXI-NL-f-L7QSgwx7Hk/view?usp=sharing
Bonjour à toutes et tous,
Le printemps est bien entamé, c’est le temps de l’effervescence chez les naturalistes. Désolé si je ne réponds pas à tous les mails que vous avez la sympathie de m’envoyer, je les lis avec plaisir et vous remercie de vos partages.
En ce moment je suis plutôt dehors pour des relevés ornitho et surtout la satisfaction de balader, quand la météo me le permet.
Ainsi fin avril j’étais sur Glandasse, la montagne « mythique » du Diois. Je m’y rends souvent pour apprécier sa rudesse chaleureuse, sa froideur accueillante, comme dirait le poète. Pour la déguster à sa juste valeur il faut partir tôt. Ce jour là je suis arrivé un peu avant 7h du matin à la cabane de Châtillon et, surprise, une harde importante de bouquetins stationnait à proximité du refuge. Soixante cinq, surtout des mâles, occupaient la place. Impressionnant, c’est la première fois que j’en voyais autant à cet endroit (dans la Vanoise ou le Grand Paradis ces regroupements sont plus courants). Un peu à l’écart, des groupes de femelles avec jeunes de l’an dernier observaient le paysage, ne prêtant que peu d’intérêt aux rares affrontements entre jeunes mâles. Affrontements qui consistaient à entrechoquer leurs cornes dans une danse ritualisée et lente où le mot « affrontement » est pris au pied de la lettre, front à front. Ici pas de poursuites effrénées comme chez les chamois, tout se passe au ralenti. En tous cas ce fut «la récompense » à mon effort de grimpette.
Après avoir profité du spectacle, je suis allé faire mon relevé ornitho pour l’Atlas des Oiseaux de France, publication qui sortira dans trois ou quatre ans après le recueil des données et la rédaction des monographies. Ces relevés spécifiques complèteront les autres observations sur « Faune-Drôme », NaturaList et comptages de toutes sortes…
Bien sûr, cette balade a été précédée et suivis de bien d’autres (Grand Barry, Solaure, Combeau, Boulc, Quint…) comme pour tous les naturalistes du Diois et d’ailleurs. Le printemps est la SAISON des prospections ornitho par excellence. Et … celle des photographes nature, nous avons la chance d’en avoir d’excellents dans le Diois. Vous êtes maintenant habitués aux photos de Patrick Labour et de Bruno Lefèvre que je vous envoie régulièrement pour illustrer mes petites chroniques, j’en reçois aussi d’autres qui contribuent ponctuellement à rendre plus digestes mes textes.
J’ai commencé ce texte depuis quelques temps et je n’arrive pas à trouver le temps de le finir je vais vous l’envoyer tel quel.
Demain dimanche 30 mai c’est le jour du comptage des oiseaux des jardins, je voulais le dire plus tôt mais le temps passe trop vite. Si vous lisez ce mél ce soir ou demain vous pouvez participer à ce comptage sympa : 1 heure dans un jardin le votre ou un autre et vous notez tous les oiseaux qu.e vous entendez ou voyez et voilà plus qu’à les rentrer dans faune Drôme dans « oiseaux des jardins ».
Sinon le 10 juin à partir de 17h30 comptage des hirondelles de Die RDV square du lycée
Dans le cadre des Rencontres de l’Ecologie :
Samedi 19 juin 10h sortie forêt enfants et parents à 10h à Valcroissant et l’après midi construction nichoirs avec Denis Aumjaud et moi-même. Inscription obligatoire COVID oblige ( et respect des contraintes sanitaires) et c’est mieux pour l’organisation.
Voilà pour l’instant. J’espère que nous pourrons faire bientôt une vraie programmation des activités du groupe.
Naturalistement vôtre.
Gilbert David

Gilbert David naît en Savoie, dans la vallée de la Maurienne. Comme ses parents sont ouvriers, il ne peut envisager d’entreprendre de longues études. Il décide de suivre la formation de technicien forestier, ce qui l’oblige à quitter ses montagnes pour la Corrèze. Son BTS en poche, il participe à un « Tour de France des forêts » initié par les papetiers français. Le Luberon, la Meuse, la Drôme, les Landes, les Pyrénées, la Vienne… Une année qui lui permet de découvrir les forêts de France et leurs potentiels en bois de papier et bois d’œuvre. Une année de terrain, durant laquelle il réalise des inventaires forestiers, pratique des analyses de sol et apprend à travailler sur les tout premiers ordinateurs ! Après son service militaire en tant qu’éclaireur chez les chasseurs alpins en Savoie, il passe le concours de garde forestier et atterrit dans le Diois. Son objectif est alors de retourner travailler en Savoie. Mais quarante-deux ans plus tard, il y habite toujours !
À ceux qui voudraient devenir des observateurs attentifs de la biodiversité.
« J’avais un slogan à l’époque : pour observer la nature, il faut de la passion, mais aussi de la patience ! Quand j’organise des sorties avec des amateurs débutants, j’ai toujours une petite appréhension. On ne peut jamais être sûr de voir quelque chose. Les naturalistes le savent bien, pour toutes les fois où on a été gratifié de tel ou tel spectacle, il s’est passé des heures d’observation où rien de spectaculaire ne s’est passé. Quelquefois il faut aussi être fainéant. Accepter de s’asseoir et de ne rien faire, simplement les sens en éveil. Laisser les choses venir à soi. On se mouille la chemise pour grimper bien haut et on n’est jamais sûr d’être récompensé par autre chose que de prendre du temps pour écouter et observer, mais c’est déjà une grande satisfaction pour moi!» Gilbert David