Malgré l’amélioration des données sanitaires, Emmanuel Macron ne veut pas avancer la 3e étape du déconfinement
Emmanuel Macron assure veut « s’en tenir au calendrier » et alerte sur « le risque de revenir en arrière » si on déconfinait trop vite
Pas de déconfinement prématuré. En visite officielle dans la Drôme ce mardi 8 juin, Emmanuel Macron a assuré que la réouverture des restaurants en salle, prévue ce mercredi, se passera “dans de bonnes conditions”.
“Demain c’est une grande nouvelle pour la nation: la réouverture de nos restaurants, de notre art de vivre à la française, c’est une formidable nouvelle pour 68 millions de Français”, s’est-il félicité devant la presse, après avoir échangé dans un lycée hôtelier de Tain-l’Hermitage avec des acteurs de la restauration sur le grave manque de main-d’œuvre après la crise du Covid-19.
Face à “l’enjeu” d’une “réouverture dans de bonnes conditions”, il a dit sa “confiance absolue dans le secteur” dont les protocoles sont “clairs” et dont la réouverture des terrasses en mai a été “un vrai succès”.
Il a néanmoins une fois de plus appelé à la prudence et à “la vigilance” face au virus, et à poursuivre la vaccination, ajoutant qu’il fallait s’en “tenir au calendrier qu’on s’est donné” pour assouplir progressivement les restrictions.
“Quand j’ai annoncé cette réouverture en trois phases on m’a dit que ça n’était pas raisonnable et qu’il fallait faire attention, a expliqué Emmanuel Macron. Je pense qu’on a eu raison (…) et qu’il faut continuer à adopter cette optimisme un peu précautionneux”.
Et d’ajouter: “Si nous perdons toute vigilance, le risque est de revenir en arrière”.
Déjeuner avec les acteurs de la gastronomie locale
Emmanuel Macron, qui a déjeuné avec des acteurs de la gastronomie locale et nationale, était notamment accompagné de l’ancien chef de l’Elysée, Guillaume Gomez, devenu en février son “représentant personnel” au service de “la gastronomie française”, avec comme mission de lancer dans l’été “l’année de la gastronomie”, “symbole de l’excellence française”.
Outre le manque de cuisiniers et de serveurs, souvent reconvertis pendant la crise, les restaurateurs, qui devront respecter à partir de mercredi une jauge de 50% de tables de six personnes au maximum en salle, s’inquiètent de la fin programmée des aides de l’Etat.
Emmanuel Macron doit terminer son déplacement à Valence par une visite de l’Institut des vocations pour l’emploi (Live), créé par le groupe LVMH pour les jeunes adultes de 25 à 30 ans n’ayant ni formation, ni diplôme, ni emploi, et soutenu par son épouse Brigitte, qui accompagne sa visite.
Après deux jours dans le Lot la semaine dernière, où il a discuté avec des retraités, le chef de l’Etat effectue dans la Drôme la deuxième étape de son “tour de France” destinée à “prendre le pouls du pays”, selon l’Elysée.
MCD avec Le HuffPost
Pourquoi Emmanuel Macron a choisi la Drôme avant la réouverture des restaurants
Ce déplacement est la deuxième étape du “tour de France” lancé par le président pour “accompagner la relance” après la crise du Covid-19.
Emmanuel Macron est attendu ce mardi 8 juin dans la Drôme pour une journée consacrée à la restauration et à la gastronomie, à la veille de la réouverture des salles de restaurants, qui peinent à trouver de la main d’œuvre.
Ce déplacement est la deuxième étape, après celle dans le Lot la semaine dernière, du “tour de France” lancé par le président pour “accompagner la relance” après la crise du Covid-19 et “prendre le pouls du pays”, selon l’Élysée.
Dans un lycée hôtelier à Tain l’Hermitage puis dans un restaurant de Valence, Emmanuel Macron va ”échanger avec des restaurateurs, des distributeurs et des producteurs sur les défis auxquels ils font face à la veille de la réouverture des salles”, après celle des terrasses, à l’issue de sept mois de fermeture, a expliqué l’Élysée. “L’un des enjeux majeurs est la tension sur la main d’œuvre” pour embaucher des cuisiniers ou des serveurs, selon la présidence.
Selon l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (Umih), près de 140.000 salariés de l’hôtellerie-restauration ont changé de métier depuis le début de la crise sanitaire, dont plus de 30.000 uniquement en 2021.
Les professionnels du secteur, qui devront respecter une jauge de 50% de tables de six personnes au maximum en salle, s’inquiètent également de la fin programmée des aides de l’État alors qu’ils manquent de visibilité, en particulier sur le retour des touristes étrangers.
Emmanuel Macron sera accompagné par l’ex-chef de l’Élysée, Guillaume Gomez, qui est devenu en février son “représentant personnel” au service de “la gastronomie française”. Avec comme mission de lancer cet été “l’année de la gastronomie”, “symbole de l’excellence française”.
La Drôme, “un haut lieu de la gastronomie”
Le président doit aussi débattre “avec des lycéens, apprentis et leurs encadrants, afin d’aborder les sujets du recrutement, de la formation, et du retour à l’emploi, au moment de la reprise du secteur”.
La Drôme a été choisie pour cette visite car ce département “est un haut lieu de la gastronomie dans la vallée du Rhône”, “est en pointe dans la formation, notamment en œnologie”, et est “le deuxième de France pour l’agriculture biologique”, selon la présidence.
Valence est en particulier réputé pour le restaurant La Maison Pic, de la cheffe triplement étoilée Anne-Sophie Pic.
Emmanuel Macron terminera son déplacement par une visite de l’Institut des vocations pour l’emploi (Live), créé par le groupe LVMH pour les jeunes adultes de 25 à 30 ans n’ayant ni formation, ni diplôme, ni emploi, et soutenu par son épouse Brigitte, qui sera présente. Cette dernière y a donné un cours de culture générale en avril après l’ouverture de cette deuxième antenne de Live après celle inaugurée en Seine-Saint-Denis en 2019.
“Dès le début du mois de juin, grâce au retour à une vie aussi normale que possible, je veux reprendre mon bâton de pèlerin et aller dans les territoires pour prendre le pouls du pays, aller au contact”, avait annoncé Emmanuel Macron à la presse régionale le 29 avril.
Avec ce “pèlerinage”, comme le surnomment des conseillers, à l’instar de son “itinérance mémorielle” dans le Nord et l’Est en 2018 et de son “Grand débat” en 2019, Emmanuel Macron tente à nouveau d’établir un dialogue personnel, sans intermédiaire, avec un pays qu’il sait divisé.
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