Aquaponie : la Ferme intégrale vise l’autosuffisance alimentaire
Située à la Baume d’Hostun (26), la ferme proposera des produits ultra-frais en circuit court, selon un mode de production durable.
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Fournir chaque année 200 000 repas à base de poissons et de légumes à son territoire. C’est l’objectif ambitieux que s’est fixé Gabriel Faysse, le fondateur de la Ferme intégrale, à la Baume d’Hostun (Drôme). Pour y parvenir, il s’appuie sur une technique encore peu développée à grande échelle en France : l’aquaponie.
Le principe ? « Au départ, on élève des sandres dans de grands bacs », explique-t-il. L’eau chargée des déjections des poissons transite vers les bassins, sous serres, où poussent des plantes aromatiques et des légumes feuilles : choux, salades, épinards. Les excréments des poissons nourrissent les végétaux, installés sur des radeaux flottants, qui purifient l’eau à nouveau utilisable pour l’élevage des poissons.
Opérationnel depuis le mois de novembre, ce démonstrateur industriel de haute technologie a nécessité un investissement de 700 000 €. Mais pour Gabriel Fraysse, le jeu en vaut la chandelle. « En France, les villes les plus avancées sur le chemin de l’autosuffisance alimentaire arrivent à produire 10% des denrées consommées sur leur territoire. Les plus en retard, moins de 0,5%. Il est temps d’accélérer. » En veillant bien sûr à respecter l’environnement. « Avec cette méthode, on réduit notre impact au maximum », assure le jeune entrepreneur. « Il n’y a pas de traitement chimique, pas de rejets. Juste un peu de consommation énergétique. »
APPIS