Ukraine: à Metz, l’accueil chaleureux de 232 réfugiés fuyant la guerre
Arrivés dans des bus, ces exilés ont eu droit aux applaudissements et à une haie d’honneur d’habitants et bénévoles venus les accueillir en Moselle.
C’est l’un des plus gros convois de réfugiés arrivés en France depuis le début de l’invasion de l’armée russe en Ukraine. Mardi 8 mars, 232 personnes, dont une majorité de femmes et enfants, sont arrivées à Metz (Moselle) à bord de quatre autocars affrétés deux jours plus tôt par la mairie et une entreprise locale de transport à la frontière avec la Pologne.
“Face à la situation, je ne me suis pas posé la question: il fallait agir au plus vite”, a déclaré le maire François Grosdidier, à l’arrivée du convoi. “Nous sommes peut-être un peu plus marqués en Moselle car nos parents et nos grands-parents savent ce qu’est de connaître l’annexion et puis l’exode”, a-t-il ajouté.
Ce sont des gens très courageux. Ils veulent retourner dans leur pays pour reconstruire dès qu’ils le pourront.Tatiana, traductrice et accompagnatrice d’origine ukrainienne
En soirée, la majorité d’entre eux avait déjà trouvé un endroit pour dormir, auprès de familles d’accueil ou au sein d’hébergements collectifs, grâce au dispositif d’accueil mis en place par la mairie, le Centre communal d’action sociale (CCAS) et l’association Échange Lorraine Ukraine.
Depuis le début de la guerre, environ 5000 réfugiés en provenance d’Ukraine sont arrivés en France, sur un total de plus de 2 millions de personnes déplacées en raison de l’invasion russe. Au sein de l’Union européenne, grâce à un accord historique des 27 conclu jeudi 3 mars, ils bénéficient du statut de “protection temporaire”, ce qui les exonère d’une demande d’asile pour se trouver en situation régulière et leur confère des droits d’accès aux soins, au logement et au travail.
Guerre en Ukraine : l’Ukraine regrette l’absence de progrès sur un cessez-le-feu
La Russie envahit l’Ukraine. Suivez en direct l’actualité de ce nouveau bras de fer en Europe.
La Russie a interdit jeudi l’exportation de certaines marchandises et équipements du pays, pour faire face aux sévères sanctions économiques adoptées à son encontre par les Occidentaux pour le conflit en Ukraine.
Selon gouvernement, cette interdiction concerne certaines technologies liées aux télécommunications, à la médecine, des machines agricoles ou encore des équipements électriques. L’exportation de certains types de bois vers des pays «inamicaux» est aussi restreinte.
La moitié de la population de l’agglomération de Kiev a fui depuis le début de l’invasion russe en Ukraine le 24 février, a annoncé jeudi le maire de la capitale ukrainienne Vitali Klitschko.
«D’après nos informations, un habitant de Kiev sur deux a quitté la ville. Aujourd’hui, un peu moins de deux millions d’habitants s’y trouvent», a-t-il affirmé à la télévision ukrainienne.

Le gouvernement français anticipe l’arrivée possible dans les prochaines semaines en France de «50’000, peut-être 100’000» personnes fuyant le conflit en Ukraine et «se prépare» à organiser leur accueil, a annoncé jeudi le coordinateur de la cellule interministérielle de crise (CIC).
«Nous devons anticiper pour être prêts le cas échéant à accueillir 50’000, peut-être 100’000 réfugiés», a déclaré le préfet Joseph Zimet lors d’une conférence de presse au ministère de l’Intérieur, à l’issue de la première réunion de cette cellule de crise.
Une solution à la guerre en Ukraine doit passer par des «négociations entre l’Ukraine et la Russie», ont déclaré au président russe Vladimir Poutine les dirigeants français et allemand lors d’un entretien téléphonique jeudi.

«MM. Macron et Scholz ont insisté sur le fait que toute solution à cette crise devait passer par des négociations entre l’Ukraine et la Russie», a indiqué une source gouvernementale allemande.
Lors de cet entretien, la France et l’Allemagne ont également «exigé de la Russie un cessez-le-feu immédiat».
«La guerre en Ukraine et les prochaines étapes la concernant seront discutées entre chefs d’État et de gouvernement de l’Union européenne lors du dîner de ce soir dans le cadre du Sommet de Versailles», a de son côté indiqué l’Elysée dans un communiqué.
Les trois dirigeants ont également convenu «de rester en contact étroit au cours des prochains jours».
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba a regretté jeudi l’absence de progrès sur un cessez-le-feu dans son pays, lors d’un entretien avec son homologue russe Sergueï Lavrov dans le sud de la Turquie.
«Nous avons évoqué un cessez-le-feu mais aucun progrès n’a été accompli en ce sens», a-t-il déclaré devant la presse, ajoutant cependant qu’il «espérait» pouvoir poursuivre la discussion avec son homologue.
«Nous avons évoqué un cessez-le-feu mais aucun progrès n’a été accompli en ce sens»
Dmytro Kuleba, ministre ukrainien des Affaires étrangères
Selon Dmytro Kuleba, son homologue russe Sergueï Lavrov lui a assuré que la Russie «allait continuer (son) agression jusqu’à ce que nous acceptions leur demande de capituler».
Mais «l’Ukraine ne s’est pas rendue, ne se rend pas et ne se rendra pas», a-t-il martelé face aux journalistes. Elle va «avec dévouement et sacrifice, défendre nos terres, notre peuple, face à l’agression» russe tant qu’il «n’y aura pas de décisions diplomatiques», a-t-il dit.
«Nous avons convenu de continuer nos efforts pour trouver une solution humanitaire sur le terrain», a-t-il toutefois ajouté.

La Russie est disposée à poursuivre les négociations avec l’Ukraine dans le cadre du format existant au Bélarus, a indiqué de son côté jeudi le ministre russe des Affaires étrangères.
«La rencontre d’aujourd’hui a confirmé que le format russo-ukrainien au Bélarus n’a pas d’alternative», a dit Sergueï Lavrov après avoir discuté avec Dmytro Kouleba.
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a justifié le bombardement d’une maternité dans la ville ukrainienne assiégée de Marioupol, dont le bâtiment servait selon lui de base à un bataillon nationaliste.
«Cette maternité a été reprise depuis longtemps par le bataillon Azov et d’autres radicaux, et toutes les femmes en couches, toutes les infirmières et tout le personnel de soutien ont été mis à la porte», a assuré Sergueï Lavrov.
Il a jugé «dangereuses» les livraisons d’armes par les Occidentaux à l’Ukraine. «Ceux qui gorgent d’armes l’Ukraine doivent bien sûr comprendre qu’ils porteront la responsabilité de leurs actes», a déclaré Serguei Lavrov devant la presse, dénonçant en particulier les livraisons de missiles sol-air portables.
Les Prix Nobel de la Paix Nadia Murad et Denis Mukwege appellent à protéger les Ukrainiennes face aux violences sexuelles. Avec leur Fonds mondial pour les survivantes inauguré jeudi à Genève, ils cherchent à apporter réparation aux rescapées de plusieurs conflits.
«Nous suivons de très près la situation en Ukraine», a affirmé à quelques journalistes le docteur Mukwege, qui a reçu le Prix Nobel avec Nadia Murad en 2018. Pour le moment, ils n’ont aucune indication sur des violences sexuelles contre les femmes en lien avec ce conflit.

«Il reste encore une chance d’empêcher» de telles exactions et les dirigeants doivent y contribuer, renchérit de son côté la survivante yézidie, tant cette crise a lieu sous la surveillance des caméras et des photographes. Tout le contraire de ce qu’elle a subi elle-même en Irak, où un génocide, selon la communauté internationale, a été perpétré il y a près de dix ans contre sa minorité.
Nadia Murad a pris des contacts ces derniers jours pour tenter de pouvoir parler aux réfugiés qui fuient l’Ukraine. Elle a évalué notamment la possibilité de se rendre à la frontière de Pologne.
«Sous le choc, les femmes ne parlent pas immédiatement»
Denis Mukwege, docteur et Prix Nobel de la Paix
La crise ukrainienne est «innommable», insiste Denis Mukwege, habitué à réparer les femmes congolaises victimes de violences sexuelles. Il est très inquiet de voir de nombreuses femmes contraintes de partir de chez elles. Il faudra attendre pour en savoir davantage sur de possibles exactions.
«Sous le choc, les femmes ne parlent pas immédiatement», explique-t-il. Et d’appeler les humanitaires à considérer l’assistance en santé reproductive dans le paquet d’aide aux réfugiés, outre les abris, la nourriture et les autres soins. «Ce serait inadapté qu’on soit surpris de ce qui va arriver», affirme-t-il.

Les flux de personnes qui fuient rappellent à Nadia Murad son expérience dans des camps de déplacés pendant un an. «Quand je vois ces Ukrainiennes qui partent, c’est bouleversant», dit-elle parce qu’elle sait qu’«il faudra du temps pour résoudre la situation». Et il faut se confronter aussi à des camps où vie privée, éducation et hygiène ne sont pas garantis.
«Quand je vois ces Ukrainiennes qui partent, c’est bouleversant»
Nadia Murad, Prix Nobel de la Paix
Avec son partenaire ukrainien, le Fonds mondial pour les survivantes avait identifié 340 rescapées et rescapés de violences sexuelles dans les violences de ces dernières années, avant même l’offensive russe. Impossible pour le moment de savoir où se trouvent ces personnes.
Plus largement, le Fonds, lancé en 2019 et opérationnel l’année suivante, a déjà permis la réparation intermédiaire pour plus de 2000 victimes en République démocratique du Congo (RDC), en Centrafrique, en Guinée et en Irak. Un soutien large en termes d’abris, de santé et d’éducation a été apporté en considérant les attentes des victimes.
Le gouvernement britannique a annoncé simplifier à partir de la semaine prochaine la procédure d’entrée au Royaume-Uni pour les Ukrainiens fuyant leur pays en guerre, après de nombreuses critiques sur la complexité des démarches.
«À partir de mardi, je peux annoncer que les Ukrainiens titulaires d’un passeport n’auront plus besoin de se rendre dans un centre de demande de visa pour donner leurs données biométriques avant de venir au Royaume-Uni», a déclaré jeudi la ministre de l’Intérieur Priti Patel à la chambre des Communes.

Elle a précisé qu’ils pourront obtenir en ligne la permission de venir et fourniront leurs données biométriques une fois au Royaume-Uni.
«Cela signifie que les centres de demande de visa en Europe pourront concentrer leurs efforts sur l’aide aux Ukrainiens sans passeports», a-t-elle ajouté.
C’est un changement de cap pour le gouvernement qui était sous pression de l’opposition, de députés conservateurs, ainsi que des gouvernements ukrainien et français, pour simplifier le système de regroupement familial qui permet aux réfugiés ukrainiens de rejoindre des proches au Royaume-Uni.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a qualifié jeudi de «crimes de guerre» le bombardement d’hôpitaux par les forces russes en Ukraine, où une maternité a été touchée mercredi à Marioupol, faisant trois morts, dont une fillette, et 17 blessés.
«Nous voyons comme ils sont en train de bombarder des hôpitaux. Ils s’attaquent précisément à la société civile de manière indiscriminée, violant clairement les droits humains et très probablement commettant des crimes de guerre, et ces crimes de guerre ne peuvent rester impunis», a déclaré Pedro Sanchez lors d’une visite dans un centre d’accueil pour réfugiés ukrainiens à Pozuelo de Alarcon, près de Madrid.
C’est pourquoi «l’Espagne et d’autres pays soutiennent l’enquête de la Cour pénale internationale pour que ces actes criminels ne restent pas impunis», a ajouté le Premier ministre socialiste.

Trois personnes, dont une fillette, ont été tuées dans le bombardement d’un hôpital pédiatrique et d’une maternité à Marioupol (sud-est de l’Ukraine) mercredi, selon la mairie de cette ville portuaire prise en étau entre l’armée russe et les forces séparatistes prorusses du Donbass ukrainien.
Au vu du conflit, la CES annonce des prières spécifiques. Prévue pour les défunts du Covid-19, la messe du 11 avril à l’abbatiale d’Einsiedeln (SZ), proposée par le Conseil des Conférences épiscopales d’Europe, sera aussi donnée à l’intention de la paix en Ukraine, tout comme la célébration du Vendredi Saint dans les pays germanophones.
Trois grands journaux nordiques ont annoncé jeudi la traduction en russe d’une partie de leurs articles sur la guerre en Ukraine, afin de pouvoir atteindre le public en Russie et contrer la «propagande» du Kremlin.
«Notre but est de donner aux Russes un accès à une couverture non partisane et fiable», écrivent les rédacteurs en chef des quotidiens de référence Politiken (Danemark), Dagens Nyheter (Suède) et Helsingin Sanomat (Finlande) dans une tribune commune.
«La tragédie ukrainienne ne doit pas être communiquée au public russe par des canaux de propagande», plaident-ils, en dénonçant la récente fermeture «des derniers médias audiovisuels indépendants en Russie, la radio Echo de Moscou et la chaîne de télévision d’opposition Dojd.

De nombreux médias étrangers ont également décidé de suspendre leurs activités en Russie après l’adoption par la Douma d’une loi sanctionnant lourdement toute «information mensongère» après l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe.
L’accès au réseau social Facebook a également été coupé, signalant selon des experts la volonté du Kremlin d’étouffer toute voix dissonante sur le conflit ukrainien.
Dans le récit officiel russe sur l’invasion de l’Ukraine, celle-ci est présentée comme une opération limitée de maintien de la paix visant à protéger les Ukrainiens russophones d’un «génocide».
Le canton de Berne a annoncé jeudi être prêt à accueillir, à héberger et à prendre rapidement en charge des réfugiés en provenance d’Ukraine. Sur la base d’évaluations, le Conseil-exécutif estime qu’entre 5000 et 30’000 personnes arriveront dans le canton d’ici la fin de l’année.
Comme les hommes âgés de 18 à 60 ans ne sont pas autorisés à quitter l’Ukraine, ce sont avant tout des femmes et des enfants qui fuient leur pays. La prise en charge initiale dans le canton de Berne est donc fortement axée sur cette frange de la population.

La Direction de l’instruction publique et de la culture collabore avec les communes pour que les enfants réfugiés puissent être scolarisés dans les meilleurs délais, souligne le canton de Berne. Il s’agira aussi de soutenir les mineurs non accompagnés.
Les autorités reçoivent continuellement des offres d’hébergement de la part de personnes privées. Les citoyens peuvent transmettre sur un formulaire mis en ligne leurs propositions d’hébergement ou d’autres offres d’aide comme des services d’interprétation. Jeudi, plus de 180 propositions étaient parvenues par ce canal.
Contraints de reprendre la route de l’exil, comme maintes fois dans leur histoire tourmentée, des dizaines de Juifs quittent chaque jour «l’inestimable» Odessa, ville d’Ukraine sur la mer Noire empreinte de culture et d’histoire juives, et pleurent la «désintégration» de leur communauté.
Tous les jours aux aurores, ils se rassemblent devant la gare et embarquent dans des bus, direction la Moldavie, la Roumanie… Certains iront en Allemagne, aux États-Unis, beaucoup en Israël.

Nombre d’entre eux sont des vieux. Ils sont la mémoire de l’histoire juive en Ukraine et ils savent qu’ils ne reviendront pas. Certains ont déjà vécu l’exil, comme Galina Dimievitch, 87 ans, «une enfant de la guerre» ayant fui les nazis avec ses parents en 1942, et qui repart aujourd’hui vers Israël retrouver un de ses fils.
Objectif stratégique et symbolique pour les Russes, Odessa, principale ville portuaire d’Ukraine fondée par l’impératrice russe Catherine II, abritait jusqu’aux années 1940 une très importante communauté juive qui fut décimée par les massacres et les déportations.
Les premiers pourparlers directs entre ministres des Affaires étrangères russe Serguei Lavrov et ukrainien Dmytro Kuleba ont débuté jeudi matin dans le sud de la Turquie, premier succès diplomatique pour Ankara qui a proposé dès le début de la crise sa médiation.
Il s’agit de la première rencontre à ce niveau depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février. Avant le début de la réunion trilatérale à 11h15 (9h15 en Suisse), le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a accueilli et s’est entretenu séparément avec chacun des deux ministres, arrivés la veille au soir et descendus dans des hôtels différents.
Il a d’abord reçu Dmytro Kuleba, souriant, qu’il a salué d’une accolade chaleureuse, puis Serguei Lavrov, apparu le visage fermé. Les deux hommes n’ont d’ailleurs pas échangé de poignée de mains en public, selon les journalistes présents. L’ambiance risque de rester tendue, le ministre ukrainien ayant qualifié récemment sur CNN son homologue russe de «Ribbentrop contemporain», du nom du ministre de Hitler pendant la Seconde Guerre mondiale.

Il s’agit du premier voyage à l’étranger de Lavrov depuis que la Russie a été frappée par le monde occidental de dures sanctions qui l’ont également directement visé.
Dmytro Kuleba, qui a exprimé sa gratitude à ses hôtes turcs, entend insister sur «trois points-clés» lors de la réunion trilatérale, selon un communiqué de son ministère: «un cessez-le-feu immédiat, une amélioration de la situation humanitaire à Marioupol, Kharkiv, Sumy, Volnovakha et d’autres villes ukrainiennes, un retrait des troupes russes du territoire de l’Ukraine».
La société polonaise des chemins de fer PKP a décidé de rendre gratuits pour les citoyens ukrainiens tous les trains reliant plusieurs grandes villes à l’Allemagne, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
À partir de mercredi 9 mars, les voitures 2e classe des neuf trains reliant quotidiennement Varsovie, Przemysl (via Cracovie) et Gdynia à Berlin et Francfort sur Oder sont gratuites pour les citoyens ukrainiens, a-t-elle précisé.

Depuis le début de la guerre en Ukraine et l’afflux de réfugiés, les chemins de fer polonais ont augmenté le nombre de trains au départ de la frontière ukrainienne et rendu le transport gratuit pour les Ukrainiens. Ils estiment que plus de 300’000 Ukrainiens en ont bénéficié à compter du 26 février.
Un vice-ministre polonais des Affaires étrangères, Pawel Szefernaker, a déclaré jeudi matin à la télévision publique que les réfugiés, qu’on voit nombreux camper dans les gares des grandes villes, souhaitent poursuivre leur voyage vers d’autres pays européens.
La Confédération réquisitionne la caserne militaire de Bülach (ZH) pour y héberger provisoirement des réfugiés ukrainiens. Une école de recrues et une école d’officiers seront transférées sur d’autres sites.
La caserne zurichoise a été cédée par l’armée sur demande du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) pour faciliter la gestion de la vague de réfugiés arrivant de l’Ukraine en guerre, indique jeudi à Keystone-ATS le département fédéral de la défense (DDPS).

Le site de Bülach dispose d’environ 650 lits. Il est adapté à un hébergement provisoire de réfugiés, écrit le DDPS. Actuellement, la caserne de Bülach est réservée à un tel accueil d’urgence jusqu’au 22 mars.
Le Kremlin a indiqué jeudi qu’il allait interroger son armée sur le bombardement d’une maternité de la ville ukrainienne assiégée de Marioupol, qui selon les autorités locales a été touchée par une frappe russe.

«Nous allons obligatoirement nous renseigner auprès de nos militaires, car nous, comme vous, n’avons pas une information claire sur ce qu’il s’est passé, et a priori, les militaire nous donnerons des informations», a indiqué lors d’un briefing à la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Le gouvernement britannique a annoncé jeudi de nouvelles sanctions contre sept oligarques russes, dont le propriétaire du club de Chelsea Roman Abramovitch et son ancien partenaire commercial Oleg Deripaska, en représailles à l’invasion russe de l’Ukraine.
Le propriétaire du club de football subit un gel de ses avoirs, une interdiction de transactions avec des particuliers et des entreprises britanniques et une interdiction de voyager.

Le gouvernement précise que «compte tenu de l’impact significatif que les sanctions d’aujourd’hui auraient sur le club de football de Chelsea et de leurs répercussions potentielles, le gouvernement a publié ce matin une licence autorisant la poursuite d’un certain nombre d’activités liées au football à Chelsea».
«Cela inclut les autorisations pour le club de continuer à jouer des matchs et d’autres activités liées au football, ce qui protégera à son tour la Premier League, la pyramide du football au sens large, les supporters fidèles et d’autres clubs», ajoute le gouvernement.
Les pourparlers entre les ministres des Affaires étrangères de Russie Sergueï Lavrov et Dmytro Kuleba d’Ukraine, ont commencé dans le sud de la Turquie en présence de leur homologue turc, a confirmé à l’AFP un diplomate turc.
Il s’agit de la première rencontre à ce niveau depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie le 24 février, il y a tout juste deux semaines. Les pourparlers entre les ministres russe et ukrainien ont débuté dans le sud de la Turquie pour essayer de parvenir à un cessez-le-feu, a indiqué un diplomate turc à l’AFP.
Avant le début de la réunion trilatérale, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu, a accueilli et s’est entretenu séparément avec chacun des deux ministres, arrivés la veille au soir et descendus dans des hôtels différents.
Il a d’abord reçu Dmytro Kuleba, souriant, qu’il a salué d’une accolade chaleureuse, puis M. Lavrov, apparu le visage fermé.
Dmytro Kuleba qui a exprimé sa gratitude à ses hôtes turcs, entend insister sur «trois points-clés» lors de la réunion trilatérale, selon un communiqué de son ministère: «Un cessez-le-feu immédiat, une amélioration de la situation humanitaire à Marioupol, Kharkiv, Sumy, Volnovakha et d’autres villes ukrainiennes, un retrait des troupes russes du territoire de l’Ukraine».
Les villes citées sous toutes sous le feu intensif des forces russes avec de nombreux civils pris aux pièges. Avant son départ, Dmytro Kuleba avait confié dans une vidéo sur Facebook que ses attentes étaient «limitées», car la Russie maintient une campagne de bombardements brutale et un siège des grandes villes d’Ukraine.
La France a décidé de suspendre les procédures d’adoption internationale d’enfants résidant en Russie et en Ukraine en raison de la guerre. Deux arrêtés en ce sens, datés du 7 mars, ont été publiés jeudi au Journal officiel.
Toutes les procédures d’adoption internationale concernant des enfants ayant leur résidence habituelle en Ukraine et Russie par toute personne résidant en France sont suspendues pour une durée de trois mois, énoncent-ils.

Cette mesure de suspension s’applique aux dossiers n’ayant pas donné lieu, à la date de la publication des arrêtés, à une décision des autorités ukrainiennes ou russes compétentes de mise en relation entre l’enfant et les candidats à l’adoption, est-il précisé.
Plus de 2 millions de personnes ont déjà fui les combats en Ukraine pour trouver refuge à l’étranger, depuis le début de l’invasion russe du pays le 24 février, selon les décomptes de l’ONU.