Guerre en Ukraine : La Russie confirme une frappe contre Kiev pendant la visite de Guterres (ONU )
La Russie envahit l’Ukraine….
La Russie a confirmé vendredi avoir effectué la veille une frappe avec des armes de «haute précision» contre Kiev, la capitale ukrainienne, en pleine visite du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.
«Les forces russes ont détruit avec des armes de haute précision de longue portée les ateliers de l’entreprise spatiale Artiom dans la ville de Kiev», a indiqué le ministère russe de la Défense, lors d’un briefing.

Il s’agit du premier bombardement à Kiev depuis la mi-avril. Il est intervenu après un déplacement jeudi du patron de l’ONU à Boutcha et d’autres banlieues de Kiev – théâtres d’exactions présumées imputées par les Ukrainiens aux forces russes qui démentent leur implication.
L’armée russe a également détruit jeudi avec des «missiles de haute précision» «trois centrales électriques situées près de noeuds ferroviaires», notamment à Fastov dans la région de Kiev, selon le ministère.
Environ 8000 soldats britanniques participeront cet été à des exercices en Europe de l’Est aux côtés de soldats de l’Otan, dans une «démonstration de solidarité et de force» alors que l’invasion de l’Ukraine se poursuit.
Des dizaines de chars et 120 véhicules de combat blindés seront déployés de la Finlande à la Macédoine du Nord cet été dans le cadre de ce projet prévu de longue date et renforcé depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février.

«La sécurité de l’Europe n’a jamais été aussi importante», a déclaré le ministre britannique de la Défense Ben Wallace dans un communiqué. «Ces exercices verront nos troupes unir leurs forces avec des alliés et des partenaires de l’Otan et la Force expéditionnaire conjointe dans une démonstration de solidarité et de force qui est l’un des plus grands déploiements partagés depuis la guerre froide».
La Force expéditionnaire conjointe (JEF) est une coalition de forces armées du Royaume-Uni et de huit pays partenaires : le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède.
La piscine «Badi Im Moos» à Schlieren (ZH) ne chauffe plus ses bassins afin de ne pas contribuer au financement de l’offensive menée par Vladimir Poutine.
Une «opération» d’évacuation les civils terrés dans l’usine d’Azovstal assiégée par les troupes russes à Marioupol, dans le sud-est de l’Ukraine, est «envisagée» pour ce vendredi, a annoncé la présidence ukrainienne.
«Une opération destinée à sortir les civils de l’usine est envisagée pour aujourd’hui», a indiqué vendredi la présidence dans un communiqué.
Des centaines de militaires et de civils ukrainiens dont des dizaines d’enfants sont bloqués, selon Kiev, dans cette immense aciérie d’Azovstal à Marioupol, avec les derniers combattants ukrainiens de la ville.

Un commandant des militaires ukrainiens retranchés à Azovstal, Serguiï Volynsky avait indiqué jeudi qu’une bombe russe est tombée sur l’hôpital de campagne souterrain mis en place sur le site par les Ukrainiens.
«Toute l’infrastructure médicale, la salle d’opération ont été anéanties. Beaucoup de nos gars ont été tués sur le coup. Beaucoup de blessés ont reçu de nouvelles blessures. La situation devient encore plus critique», a-t-il déclaré dans une interview au site ukrainien Levy Bereg.
La coordinatrice de l’ONU en Ukraine, Osnat Lubrani, avait annoncé jeudi qu’elle partait dans le sud du pays préparer une tentative d’évacuation de Marioupol.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en visite à Kiev jeudi, a assuré de son côté que l’organisation faisait «tout son possible» pour évacuer les civils coincés dans «l’apocalypse» de Marioupol, qui comptait un demi-million de personnes avant l’invasion russe lancée fin février.
Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
Kiev a été la cible de frappes jeudi soir, en pleine visite du secrétaire général de l’ONU. Antonio Guterres «est en sécurité» mais «choqué», a déclaré un porte-parole, tandis que le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé que ces bombardements visaient à «humilier l’ONU».

Le maire de la capitale, Vitali Klitschko, a confirmé «deux frappes» sur le quartier de Chevchenkovsky et le ministre ukrainien des Affaires étrangères a dénoncé «un acte odieux de barbarie».
Un peu plus tôt, Antonio Guterres s’était rendu à Boutcha et Irpin, dans la banlieue de la capitale, théâtres d’exactions imputées à l’armée russe par les Ukrainiens. L’ONU fait «tout son possible» pour évacuer les civils coincés dans «l’apocalypse» de Marioupol (sud), ville ukrainienne détruite par les combats avec les forces russes, a-t-il notamment déclaré.
Appel à la création d’un TPI
L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a appelé jeudi à la création d’un «tribunal pénal international (TPI) ad hoc» afin de juger «les auteurs du crime d’agression contre l’Ukraine».
La procureure générale d’Ukraine a annoncé dans la journée que dix soldats russes avaient été mis en examen pour des crimes de guerre présumés dans la ville ukrainienne de Boutcha, et qu’ils feraient l’objet de recherches afin de les arrêter et de les amener devant la justice.
Et dans un entretien avec le média allemand «Deutsche Welle», Iryna Venediktova a souligné que les enquêteurs ukrainiens avaient identifié «plus de 8000 cas» présumés de crimes de guerre depuis le début de l’invasion russe.

USA: rallonge budgétaire pour Kiev
Joe Biden a accentué jeudi la pression sur Moscou en demandant au Congrès une colossale rallonge budgétaire de 33 milliards de dollars pour livrer toujours plus d’aide militaire à Kiev, et en proposant de liquider les avoirs d’oligarques russes pour compenser les dégâts subis par l’Ukraine.
Les États-Unis «n’attaquent pas» la Russie mais «aident l’Ukraine à se défendre contre l’agression russe», en ayant déjà livré 10 armes anti-char pour chaque blindé russe, a affirmé le président américain lors d’une allocution à la Maison-Blanche.
Washington ne laissera pas Moscou «intimider» l’Europe en coupant les livraisons de gaz, a t-il ajouté.
Un hôpital militaire bombardé à Marioupol
À Marioupol, le bataillon Azov a indiqué sur Telegram qu’un hôpital militaire situé dans le vaste complexe métallurgique Azovstal – où sont retranchés des combattants ukrainiens – avait été bombardé dans la nuit de mercredi à jeudi. La salle d’opération s’est effondrée et des soldats qui y étaient soignés sont morts et d’autres ont été blessés, a précisé Azov.
«J’appelle les organisations internationales de défense des droits humains à réagir au fait que la Russie continue d’essayer d’éliminer même les défenseurs de Marioupol qui ne peuvent plus tenir une arme», a réagi sur Telegram Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains au Parlement ukrainien.
Près de 5,4 millions de réfugiés
Près de 5,4 millions de réfugiés ukrainiens ont fui leur pays depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, selon l’ONU jeudi.
La Commission européenne a versé au total 3,5 milliards d’euros aux 27 Etats membres pour l’accueil des réfugiés fuyant la guerre en Ukraine. Ainsi, la Pologne a reçu quelque 560 millions d’euros pour aider à leur prise en charge, suivie par l’Italie (452 millions d’euros), la Roumanie (450 millions), l’Espagne (434 millions). La France a quant à elle reçu 123 millions d’euros.

Intensification de l’offensive dans l’est
«L’ennemi intensifie son offensive. Les occupants effectuent des frappes pratiquement dans toutes les directions», avec une activité particulièrement intense dans les régions de Kharkiv et dans le Donbass, a souligné l’état-major ukrainien. Selon lui, l’armée russe tente d’empêcher le transfert de forces ukrainiennes du nord vers l’est.
Selon le gouverneur de Kharkiv, Oleg Synegoubov, cinq personnes ont été tuées jeudi dans des bombardements sur la ville et sa région. Les troupes russes, qui tentaient d’avancer depuis Izioum vers «Brazhkivka, Dovhenky et Velyka Komyshuvakha», ont subi «de lourdes pertes et ont été contraintes de battre en retraite», a-t-il assuré sur Telegram.
Dans le Donbass, à Lyman, «la situation est très difficile, toute la commune est encerclée», a indiqué à l’AFP Andriï Pankov, chef de la région administrative de Kramatorsk. Selon lui, près de la moitié du territoire communal est occupé par les chars et colonnes russes, venues du nord par Izioum, capturée précédemment.
Kiev a été victime de bombardements pour la première fois depuis mi-avril lors de la visite d’Antonio Guterres, jeudi. Il y a au moins dix blessés. Lire notre article.

Les États-Unis ne laisseront pas Moscou «intimider» les pays européens en menaçant de les priver de ses ressources énergétiques, a déclaré Joe Biden jeudi, après l’arrêt des livraisons de gaz russe à la Pologne et à la Bulgarie.
«Nous ne les laisserons pas utiliser leurs réserves de pétrole ou de gaz pour éviter les conséquences de leur agression» en Ukraine, a lancé le président américain. «Nous travaillons avec d’autres pays, comme la Corée, le Japon ou le Qatar, pour aider nos alliés européens menacés par ce chantage russe au gaz», a-t-il ajouté.
«D’une certaine manière, la Russie se tire une balle dans le pied», en se privant des revenus de la vente de gaz à ces deux États, a affirmé le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken jeudi. Le secrétaire d’État a aussi mis l’accent sur les exportations accrues de gaz naturel liquéfié des États-Unis vers l’Europe, «afin d’aider à compenser les éventuelles pénuries», dont celles issues du «chantage» de la Russie.

La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes russes jeudi soir, en pleine visite du secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres et pour la première fois depuis mi-avril. L’attaque a fait au moins trois blessés, selon le maire.
Les journalistes de l’AFP ont vu sur place un étage d’un bâtiment en feu avec de la fumée noire s’échappant des fenêtres brisées, tandis que de nombreux policiers et des secouristes étaient présents sur les lieux.
«Dans la soirée, l’ennemi a tiré sur Kiev. Deux frappes sur le quartier de Chevchenkovsky», «sur les étages inférieurs d’un immeuble résidentiel», a confirmé le maire de Kiev, Vitali Klitschko, évoquant «à ce stade, trois personnes hospitalisées». «Les services de secours et les urgentistes travaillent sur place», a-t-il ajouté sur Telegram.
Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, a rapidement dénoncé sur Twitter un «acte odieux de barbarie», indiquant que la capitale avait été frappée par des missiles de croisière. «La Russie démontre une fois de plus son attitude envers l’Ukraine, l’Europe et le monde», a-t-il ajouté.
Priver Moscou de son droit de veto
Le ministre ukrainien de la Défense, Oleksiï Reznikov a, lui, dénoncé sur Twitter une «attaque sur la sécurité du secrétaire général (de l’ONU) et sur la sécurité mondiale».
«Des frappes de missiles dans le centre de Kiev pendant la visite officielle d’Antonio Guterres», a également fustigé sur Twitter Mikhaïlo Podoliak, un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. «Hier, il était assis à une longue table au Kremlin et aujourd’hui, des explosions au-dessus de sa tête», a ironisé M. Podoliak.
«C’est la preuve que nous avons besoin d’une victoire rapide sur la Russie et que tout le monde civilisé doit s’unir autour de l’Ukraine. Nous devons agir rapidement. Plus d’armes, plus d’efforts humanitaires, plus d’aide», a renchéri le chef de l’administration présidentielle, Andriï Iermak. Il a appelé à priver la Russie de son droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU.
Visite à Boutcha
M. Guterres s’était entretenu mardi avec le président russe Vladimir Poutine à Moscou. Jeudi, il est arrivé en Ukraine pour se rendre notamment à Boutcha et Irpin, dans la banlieue de la capitale, théâtres d’exactions imputées à l’armée russe par les Ukrainiens.
Il s’est aussi entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, regrettant que le Conseil de sécurité de l’ONU n’ait pas réussi à empêcher et arrêter la guerre déclenchée le 24 février par Moscou. «L’invasion de l’Ukraine par la Russie est une violation de son intégrité territoriale et de la Charte des Nations unies», a-t-il une nouvelle fois dénoncé.
Intraitable à l’endroit de Moscou, le gouvernement polonais veut sensibiliser toute l’Europe à la cause ukrainienne. Lire notre article.

Quarante-cinq Ukrainiens ont été libérés suite à un nouvel échange de prisonniers avec la Russie, a annoncé Kiev jeudi. Comme d’ordinaire, le gouvernement n’a pas révélé le nombre de Russes qui ont été remis à Moscou.
«Un autre échange de prisonniers a eu lieu. Aujourd’hui, 45 de nos hommes ont été libérés de captivité russe», a indiqué sur Telegram la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk. Il s’agit de 13 officiers et 20 soldats, dont cinq blessés, ainsi que de 12 civils, a-t-elle précisé.
Plusieurs échanges de prisonniers ont eu lieu entre Kiev et Moscou depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie lancée le 24 février. Il y a une semaine, 19 Ukrainiens avaient pu retrouver leur foyer, après un échange concernant 76 personnes trois jours auparavant, selon Kiev.
Les enquêteurs ukrainiens ont identifié «plus de 8000 cas» présumés de crimes de guerre depuis le début de l’invasion russe, a affirmé jeudi la procureure générale d’Ukraine Iryna Venediktova.
«Nous avons maintenant plus de 8000 cas», a-t-elle dit dans un entretien avec le média allemand Deutsche Welle.
«Il s’agit en fait de 8600 affaires concernant uniquement les crimes de guerre et de plus de 4000 affaires qui sont liées aux crimes de guerre», a précisé Mme Venediktova.
Ces crimes présumés comprennent «le meurtre de civils, le bombardement d’infrastructures civiles, les tortures» et les «crimes sexuels» signalés dans le «territoire occupé de l’Ukraine», selon la magistrate. Les procureurs enquêtent également sur «l’utilisation d’armes interdites», a-t-elle ajouté.
Les investigations sont selon elle menées par «plus de 8000» personnes sur le terrain».
«Nous avons créé une équipe d’enquête commune sur la plateforme d’Eurojust (l’agence de coopération judiciaire européenne, ndlr). 14 autres États ont ouvert leurs propres dossiers pénaux en rapport avec l’agression de la Fédération de Russie», a souligné la procureure.
Les enquêteurs ne peuvent en revanche se rendre dans plusieurs zones de l’est de l’Ukraine, comme celles de Marioupol, Donetsk et Lougansk. «Nous n’avons pas accès à ces territoires, mais nous pouvons faire notre travail», a-t-elle assuré.
Le directeur général de l’AIEA, de retour d’Ukraine, s’est dit «préoccupé» par la centrale nucléaire de Zaporijjia contrôlée par les Russes. L’instance onusienne n’a pas pu avoir accès à la centrale depuis l’invasion.
«C’est au sommet de ma liste d’inquiétudes quand il s’agit de la situation des installations nucléaires en Ukraine», a déclaré Rafael Grossi lors d’une conférence de presse au siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) à Vienne.

Le site «est toujours sous contrôle russe, le régulateur ukrainien n’a pas la main, or il faut que nous procédions à un certain nombre de tâches au plus tôt, tant du point de vue des activités d’inspection, de surveillance que de sécurité», a-t-il souligné. «Nous devons retourner à Zaporijjia, c’est extrêmement important», a insisté le chef de l’AIEA.
Dans cette optique, il a eu des entretiens avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky au cours de sa visite. «Nos consultations se poursuivent, avant tout avec l’Ukraine mais aussi avec la Russie», a-t-il précisé, évoquant une rencontre avec des responsables russes «dans quelques jours».
Les Etats-Unis ne peuvent pas «rester à l’écart» du conflit en Ukraine malgré le coût de leur aide militaire à Kiev face aux «atrocités et à l’agression» de la Russie, a assuré jeudi le président Joe Biden. Il a demandé une rallonge de 33 milliards de dollars au Congrès.
Les Etats-Unis «n’attaquent pas» la Russie mais «aident l’Ukraine à se défendre contre l’agression russe», en ayant déjà livré 10 armes anti-char pour chaque blindé russe, a-t-il affirmé lors d’une allocution à la Maison Blanche.

Les Etats-Unis ne laisseront pas Moscou «intimider» les pays européens en menaçant de les priver de ses ressources énergétiques, a-t-il encore déclaré après l’arrêt des livraisons de gaz russe à la Pologne et à la Bulgarie.
«Nous ne les laisserons pas utiliser leurs réserves de pétrole ou de gaz pour éviter les conséquences de leur agression» en Ukraine, a lancé le président américain. «Nous travaillons avec d’autres pays, comme la Corée, le Japon ou le Qatar, pour aider nos alliés européens menacés par ce chantage russe au gaz», a-t-il ajouté.
Les menaces de Vladimir Poutine d’un recours à l’arme nucléaire sont «irresponsables» et illustrent le «sentiment de désespoir» de la Russie face à la tournure prise par son offensive en Ukraine, a également estimé Joe Biden.
«Personne ne devrait faire des commentaires en l’air sur l’utilisation d’armes nucléaires ou la possibilité d’y recourir, c’est irresponsable», a dit le président américain. «Cela montre le sentiment de désespoir ressenti par la Russie confrontée à son misérable échec au regard de ses objectifs initiaux.
Un ressortissant britannique a été tué en Ukraine et un autre est porté disparu, a indiqué jeudi un porte-parole du ministère britannique des Affaires étrangères. Les deux ressortissants combattaient contre les forces russes, selon les médias britanniques.
«Nous pouvons confirmer qu’un ressortissant britannique a été tué en Ukraine et nous apportons notre soutien à sa famille», a précisé ce porte-parole. «Nous sommes informés qu’un ressortissant britannique est porté disparu», a-t-il ajouté, soulignant «chercher urgemment de plus amples informations» à ce sujet.
Le ministère n’a pas donné plus de détails concernant l’identité des deux personnes ni sur ce qu’elles faisaient en Ukraine. Mais selon les médias britanniques, les deux ressortissants combattaient contre les forces russes comme volontaires.
Peu de temps après l’invasion de son pays par la Russie le 24 février, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait appelé à la formation d’une «légion internationale» de volontaires étrangers pour l’aider à défendre l’Ukraine. Les autorités britanniques avaient alors formellement déconseillé à ses ressortissants de se rendre en Ukraine pour combattre, mais certains sont quand même partis au front.
Le président américain Joe Biden va demander au Congrès de débloquer 33 milliards de dollars supplémentaires pour répondre à la guerre en Ukraine, dont 20 milliards en aide militaire, a indiqué jeudi un haut responsable américain.
Cette énorme «assistance militaire et sécuritaire» équivaut à «des armes et des munitions allant au peuple ukrainien», a-t-il ajouté.
Le président américain doit prendre la parole à 10h45 (heure locale, 16h45 en Suisse) pour réaffirmer son «soutien aux Ukrainiens qui défendent leur pays et leur liberté contre la guerre brutale de la Russie», a indiqué la Maison Blanche.
Les députés allemands ont voté jeudi à une large majorité une motion demandant à leur gouvernement, jusqu’ici prudent sur la question, d’accélérer les livraisons d’armes lourdes à l’Ukraine face à la Russie. Le vote a été salué par Kiev.
Intitulée «Défendre la paix et la liberté en Europe – Soutien global à l’Ukraine», la motion a été défendue par les groupes parlementaires des trois partis au pouvoir – sociaux-démocrates, écologistes et libéraux – ainsi que par l’opposition conservatrice.
«Depuis le 24 février, notre monde a changé: une guerre terrible fait rage au coeur de l’Europe, en violation du droit international, avec des crimes de guerre, une brutalité et une cruauté à peine imaginables», a déclaré en ouverture des débats la cheffe du groupe parlementaire des Verts, Britta Hasselmann.
Selon elle, l’Ukraine a un «droit illimité à l’autodéfense». Les députés souhaitent que les futures armes livrées par l’Allemagne restent principalement «de type soviétique ou russe», permettant d’être «utilisées immédiatement».

Pour ce faire, il faut faire appel aux procédures d’échanges dites circulaires: des pays d’Europe de l’Est sont invités à livrer à l’Ukraine des armes de fabrication soviétique avec la promesse en échange de recevoir de l’Allemagne ou d’autres partenaires de l’Otan du matériel occidental de remplacement.
«586 voix pour fournir des armes lourdes à l’Ukraine ! Impressionnante unité du Bundestag», a réagi sur Twitter le conseiller de la présidence ukrainienne Mykhaïlo Podoliak.
«Ce vote restera dans l’histoire comme l’un des derniers clous dans le cercueil du lobbying de Poutine en Europe et comme le retour du leadership», a-t-il salué. L’Ukraine avait à plusieurs reprises reproché à Berlin ces dernières semaines de louvoyer sur la question des armes lourdes.
«Nous sommes très reconnaissants pour le soutien clair que le Bundestag allemand a apporté à la politique du gouvernement que je dirige», a de son côté réagi Olaf Scholz, très critiqué récemment pour ses atermoiements. Il s’exprimait depuis le Japon où il effectue une visite officielle.
Le chancelier a qualifié la volonté de l’Allemagne de livrer des armes lourdes de «décision de grande portée». «Nous continuerons à évaluer la situation en permanence», a assuré le chancelier, qui après avoir refusé pendant des semaines des livraisons d’armes lourdes à Kiev par crainte d’un risque d’engrenage, a fini cette semaine par faire volte-face.

Les parlementaires allemands ont ainsi salué sa décision annoncée mercredi de livrer prochainement à l’Ukraine de blindés de type «Guepard», tout en lui demandant de faire plus. Le chancelier allemand avait jusqu’ici expliqué sa politique prudente en matière d’armements lourds par souci d’éviter une confrontation directe entre l’Otan et la Russie, puissance nucléaire.
Mais la pression à son égard grandit depuis plusieurs semaines, y compris au sein de sa propre coalition gouvernementale où Verts et libéraux jugent insuffisant le soutien apporté à Kiev. Ils exhortent Olaf Scholz à autoriser la livraison de matériel offensif.
Le chef de l’opposition, le conservateur Friedrich Merz, a estimé lui jeudi que la retenue d’Olaf Scholz sur la question des fournitures d’armes lourdes à Kiev «n’est pas de la prudence (…) c’est de l’hésitation, c’est de la procrastination, c’est de la peur».
Dix soldats russes ont été mis en examen jeudi pour des crimes de guerre présumés commis à Boutcha, qui vont être recherchés, a annoncé le procureur général d’Ukraine sur son compte Telegram.
«Dix soldats de la 64e brigade de fusiliers motorisés russe, appartenant à la 35e armée russe, ont été mis en examen, en lien avec le traitement cruel de civils et d’autres violations de la loi et des coutumes de la guerre», a indiqué le procureur.
Selon l’enquête, les militaires russes ont, pendant leur occupation de Boutcha en mars, «pris en otage des civils qui ne participaient pas aux hostilités et n’étaient pas armés. Les occupants ne leur ont donné ni à manger ni à boire», a détaillé le procureur.

«Les suspects les ont faits se mettre à genoux, leur ont bandé les yeux avec du tissu et du papier autocollant, leur ont lié les mains avec des attaches plastiques, et ont menacés de les tuer en tirant délibérément dans leur direction», a-t-il poursuivi.
«Pour obtenir des informations sur la localisation des soldats ukrainiens, et dans un cas sans justification, les militaires russes ont infligé des blessures aux civils. Ils ont reçu des coups de poings, des coups de crosse aux jambes, aux orteils et au torse. Les occupants ont aussi pillé la population locale, s’emparant de leurs affaires personnelles et leur équipement ménager», a-t-il énuméré.
Le procureur a ajouté que les dix hommes feraient l’objet de recherches, afin de les arrêter et de les amener devant la justice.
Cette mise en examen est la première depuis que 20 corps de personnes portant des vêtements civils ont été découverts par l’AFP gisant dans une rue de Boutcha le 2 avril, suscitant une condamnation et un émoi à travers le monde.
Les Ukrainiens ont accusé les Russes de crimes de guerre, mais Moscou a démenti toute responsabilité et parlé de corps «mis en scène» par Kiev.
Depuis un lieu secret des Carpates, une radio aide le pays à garder le moral. Entre petites annonces pour l’armée et contes de fées pour enfants. Lire notre article.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit jeudi à son homologue russe Vladimir Poutine vouloir oeuvrer pour la paix en Ukraine, au lendemain d’un échange de prisonniers entre Washington et Moscou sur le sol turc.
Lors d’un entretien téléphonique, Recep Tayyip Erdogan s’est dit «prêt à prendre l’initiative pour mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine et à servir de médiateur sur la voie de la paix», a précisé la présidence turque dans un communiqué.
Recep Tayyip Erdogan «a exprimé sa volonté d’établir une paix durable dans la région dès que possible en accentuant l’élan pris durant les pourparlers d’Istanbul», selon le communiqué.

Selon la présidence turque, le chef du Kremlin a «remercié» Recep Tayyip Erdogan pour l’échange de prisonniers entre Washington et Moscou annoncé mercredi et qui «a eu lieu en Turquie, sous la coordination et la supervision» des services de renseignement turcs (MIT).
L’ex-Marine américain Trevor Reed, condamné à neuf ans de prison en Russie pour violences, avait été échangé contre Konstantin Iarochenko, un pilote russe incarcéré aux États-Unis depuis 2010. «Le président Vladimir Poutine a exprimé sa gratitude au dirigeant turc pour son aide dans la réalisation» de cet échange, a également indiqué le Kremlin dans un communiqué.
La présidence russe a précisé que les deux dirigeants «ont poursuivi leur dialogue sur les aspects humanitaires» de la guerre en Ukraine, en particulier «dans le contexte des discussions à Moscou avec le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres». Antonio Guterres, qui se trouvait jeudi en Ukraine, avait d’abord rencontré mardi Vladimir Poutine dans la capitale russe.
Membre de l’OTAN et alliée de l’Ukraine, la Turquie s’efforce depuis le début de la guerre de faciliter une médiation entre Moscou et Kiev et a refusé de se joindre aux sanctions occidentales contre la Russie, afin de garder une ligne ouverte avec le Kremlin.
La Turquie a ainsi accueilli par deux fois des négociations directes entre les deux parties, le 10 mars au niveau ministériel à Antalya (sud) et le 29 mars à Istanbul. Recep Tayyip Erdogan a depuis affirmé à plusieurs reprises vouloir accueillir à Istanbul une rencontre entre Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky.
Les réfugiés ukrainiens sont «relativement bien qualifiés», a indiqué jeudi Philipp Berger, chef de section au Secrétariat d’État aux migrations, devant les médias. Tous ne pourront toutefois pas intégrer le marché du travail suisse au niveau de leur formation.
Parmi les réfugiés ukrainiens arrivés en Suisse, plus de 200 ont déjà trouvé un emploi. Les domaines sont très hétérogènes, a précisé Philipp Berger. Les réfugiés ont surtout trouvé des emplois dans les secteurs de l’informatique, de la restauration, de l’agriculture et de l’enseignement.
Tous ne pourront pas intégrer le marché du travail suisse au niveau de leur formation. «Il y aura une certaine déqualification.» Plusieurs facteurs joueront un rôle, comme des compétences linguistiques trop faibles.
Parmi les réfugiés ukrainiens, 80% sont des femmes et 20% sont des hommes, a-t-il précisé, se basant sur un sondage réalisé auprès d’eux. Plus de 1700 dossiers ont été étudiés. En comparaison à d’autres groupes de réfugiés, les Ukrainiens sont mieux qualifiés.
Plus d’un quart d’entre eux viennent du monde académique, a ajouté Philipp Berger. Ils et elles ont occupé des professions intellectuelles et scientifiques. Quasi tout autant ont travaillé dans les services ou de la vente. Plus d’un réfugié sur dix a occupé un emploi administratif. Et 10% étaient artisans ou ouvriers.