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Guerre en Ukraine

15h14
La Suède va demander son adhésion à l’OTAN
Magdalena Andersson
15h08
Trêve à Azovstal pour évacuer les blessés ukrainiens, selon Moscou
Des personnes ayant fui Marioupol, dont certaines de l'usine sidérurgique Azovstal, sont examinées à leur arrivée en bus dans un centre d'accueil pour personnes déplacées à Zaporizhzhia, en Ukraine, dimanche 8 mai 2022. (Photo d'illustration)
14h13
Pour Poutine, l’«élargissement de l’Otan ne constitue pas une menace»
13h15
McDonald’s se retire entièrement de Russie
12h24
«L’entrée de la Suède et la Finlande dans l’Otan ne renforcera pas la sécurité européenne»
11h15
Les forces ukrainiennes reprennent le contrôle près de Kharkiv
Des militaires ukrainiens patrouillent dans un village récemment repris, au nord de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, dimanche 15 mai 2022. (Photo d'illustration)
11h00
Otan: les Parlements finlandais et suédois examinent les candidatures
09h52
Vu sur les réseaux: destruction de points ferroviaires
09h34
Candidatures de la Suède et de la Finlande à l’Otan: une «grave erreur»
Sergueï Riabkov
08h14
Renault dit garder l’option de racheter sa filiale russe Avtovaz, vendue à l’Etat russe
Renault
08h11
Vu sur les réseaux: un militaire chante au son des explosions
07h50
Les actifs de Renault en Russie sont désormais propriété de l’État
07h34
La Russie se concentre sur le Donbass
Un soldat de la Garde nationale ukrainienne vérifie les images d'un drone sur une base temporaire dans un village repris à la périphérie de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, samedi 14 mai 2022. (Photo d'illustration)
Un militaire ukrainien passe devant un véhicule blindé russe explosé près de Kutuzivka, au nord de Kharkiv, dans l'est de l'Ukraine, dimanche 15 mai 2022. (Photo d'illustration)
Jens Stoltenberg
Hier, 19h06
OTAN: une candidature avec la Finlande est le «mieux pour la Suède»
Magdalena Andersson ce dimanche à Stockholm.
Hier, 18h00
Suède: le parti au pouvoir approuve une candidature à l’OTAN
Magdalena Andersson à Bruxelles, le 24 mars 2022.
Hier, 17h46
Poutine banni, Davos met à l’honneur Zelensky et Klitschko
Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, se trouve devant un bâtiment endommagé suite aux frappes russes à Kiev, le 29 avril 2022 (photo d’archives).
Hier, 16h03
Les États-Unis «soutiennent fortement» les adhésions de la Finlande et de la Suède
Hier, 15h50
Adhésion de la Finlande et de la Suède: Stoltenberg «confiant» de trouver un compromis avec la Turquie
Hier, 15h35
La Russie maintient la pression dans l’est
17h23
La rock star Bono chante la paix dans le métro de Kiev

La rock star irlandaise Bono a fait l’éloge du combat de l’Ukraine pour la «liberté» lors d’un spectacle dans une station de métro du centre de Kiev, dimanche, où le leader de U2 a aussi prononcé sa propre prière «pour la paix».

Depuis le quai d’une station de métro de Kiev, l’icône du rock, âgée de 61 ans, a entonné les classiques de U2 «Sunday Bloody Sunday», «Desire» et «With or without you».

«Les gens en Ukraine ne se battent pas seulement pour votre propre liberté, vous vous battez pour nous tous qui aimons la liberté», a déclaré Bono pendant une pause. Le chanteur a aussi fait référence aux conflits passés dans l’Irlande natale du groupe et aux troubles qu’elle a connus avec un voisin plus puissant. «Nous prions pour que vous puissiez bientôt jouir d’une partie de cette paix», a déclaré Bono.

16h00
La Première dame américaine Jill Biden s’est rendue en Ukraine

La Première dame des États-Unis, Jill Biden, s’est rendue en Ukraine dimanche à l’occasion d’une visite surprise, a annoncé son porte-parole, et a rencontré son homologue ukrainienne Olena Zelenska dans une école proche de la frontière slovaque.

«Je voulais venir pour la fête des mères. Je pensais qu’il était important de montrer au peuple ukrainien que cette guerre doit s’arrêter», a-t-elle déclaré devant des journalistes, affirmant que «le peuple américain se tient aux côtés du peuple ukrainien».

Jill Biden (à gauche) reçoit des fleurs de la part d'Olena Zelenska, l'épouse du président ukrainien, ce dimanche à Oujhorod, dans l'est de l'Ukraine.
Jill Biden (à gauche) reçoit des fleurs de la part d’Olena Zelenska, l’épouse du président ukrainien, ce dimanche à Oujhorod, dans l’est de l’Ukraine.

Jill Biden se trouvait en Slovaquie cette semaine, notamment pour rencontrer des familles de réfugiés ukrainiens.

15h49
Vu sur les réseaux: U2 joue un concert dans une station de métro à Kiev

Le célèbre groupe de musique U2 a joué ce dimanche une reprise du tube «Stand by me» de Ben E. King en adaptant légèrement les paroles, qui sont ainsi devenues «Stand by Ukraine» (soutenez l’Ukraine).

Le chanteur Taras Topolia du groupe de pop-rock ukrainien Antytila a participé au concert, a indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères dans un tweet

14h44
À Azovstal, «capituler n’est pas une option»

Les militaires ukrainiens retranchés depuis de nombreuses semaines dans les galeries souterraines de l’immense aciérie Azovstal, dernier bastion de résistance face à l’armée russe dans le port dévasté de Marioupol (sud-est) ont annoncé dimanche qu’ils excluaient de se rendre.

«Capituler n’est pas une option car notre vie n’intéresse pas la Russie. Nous laisser en vie ne leur importe pas», a déclaré Ilya Samoïlenko, officier du rensignement ukrainien au cours d’une conférence de presse diffusée par vidéo.

«Tous nos vivres sont limités. Il nous reste de l’eau. Il nous reste des munitions. Nous aurons nos armes sur nous. Nous nous battrons jusqu’à la meilleure issue de cette situation», a-t-il ajouté depuis les sous-sols du site industriel.

«Nous, personnel militaire de la garnison de Marioupol, avons été témoins des crimes de guerre commis par la Russie, par l’armée russe. Nous en sommes les témoins», a ajouté Ilya Samoïlenko, qui parlait tantôt ukrainien tantôt anglais pendant la conférence.

Le site industriel Azovstal, le 5 mai 2022.
Le site industriel Azovstal, le 5 mai 2022.

Depuis plusieurs semaines, Marioupol est presque entièrement sous contrôle des Russes. Seule lui échappe l’immense aciérie Azovstal que l’armée russe pilonne sans relâche, en plus d’attaques importantes au sol à l’origine de violents combats.

De nombreux civils s’y trouvaient avec les combattants ukrainiens dans des conditions extrêmes, jusque l’évacuation des dernières femmes, des derniers enfants et personnes âgées samedi, selon Kiev.

La prise d’Azovstal permettrait à Moscou de revendiquer le contrôle total de Marioupol, port stratégique à la pointe sud du Donbass qui comptait près d’un demi-million d’habitants avant la guerre mais a été quasiment entièrement détruite par deux mois de siège et de bombardements russes.

14h17
La situation sur le terrain au 74e jour

Des dizaines de personnes étaient portées disparues dimanche à la suite d’un bombardement dans l’est de l’Ukraine, où se concentre l’offensive russe, à la veille des célébrations de la victoire sur l’Allemagne nazie.

Le président russe Vladimir Poutine a promis dimanche à ses militaires la victoire finale «comme en 1945», multipliant les comparaisons avec la Deuxième Guerre mondiale.

Vladimir Poutine, qui pense ne pouvoir «se permettre de perdre» compte tenu des efforts engagés en Ukraine, est «convaincu que redoubler d’efforts lui permettra de progresser», a indiqué samedi Bill Burns, directeur de l’agence de renseignement américaine CIA.

Sur l’ensemble du front au 74e jour de la guerre, les efforts russes pour arracher des succès de prestige avant la date symbolique du 9 mai semblaient infructueux, selon des experts.

Voici un point de la situation à partir d’informations des journalistes de l’AFP sur place, de déclarations officielles ukrainiennes et russes, de sources occidentales, d’analystes et d’organisations internationales.

Le sud

Les derniers combattants ukrainiens étaient retranchés dimanche dans l’aciérie Azovstal, à Marioupol, l’ultime poche de résistance dans ce port stratégique sur la mer d’Azov, après l’évacuation de centaines de civils réfugiés avec eux depuis des semaines dans d’immenses galeries souterraines.

«Nous avons évacué les civils d’Azovstal», a lancé le président ukrainien Volodymyr Zelensky samedi soir, citant le nombre de 300 personnes exfiltrées.

L’état-major ukrainien a fait état dimanche d’«opérations d’assaut russes» contre le site, avec «le soutien de l’artillerie et des tirs de chars».

Le site industriel Azovstal a été la cible de nombreux bombardement russes.
Le site industriel Azovstal a été la cible de nombreux bombardement russes.

L’est

Dans le bassin houiller du Donbass, 60 personnes sont portées disparues après le bombardement aérien samedi d’une école où elles se réfugiaient dans le village de Bilogorivka, dans la région de Lougansk, a indiqué le gouverneur régional, Serguiï Gaïdaï, affirmant qu’elles étaient «très probablement mortes».

Des frappes avaient été signalées samedi autour de Donetsk où quatre personnes ont été tuées et neuf blessées, selon le gouverneur régional, Pavlo Kyrylenko.

«L’ennemi ne cesse pas ses opérations offensives dans la zone opérationnelle orientale afin d’établir un contrôle total sur le territoire des régions de Donetsk, Lougansk et Kherson (sud, NDLR), et de maintenir le couloir terrestre entre ces territoires et la Crimée occupée» (sud) depuis 2014, a indiqué l’état-major ukrainien dimanche.

L’état-major a précisé que dans la région de Donetsk, les troupes russes avaient poursuivi leurs opérations offensives autour de Lyman, Popasnyansky, Severodonetsk et Avdiivka.

«Les forces russes ont revendiqué la prise de Popasna le 7 mai, mais restent largement bloquées dans l’est de l’Ukraine», affirme l’Institut américain d’étude de la guerre (ISW).

Le nord

En revanche, à Kharkiv, la contre-offensive ukrainienne pour mettre la deuxième ville d’Ukraine hors de portée de l’artillerie ennemie continuait à se développer: elle «fait des progrès significatifs et avancera probablement jusqu’à la frontière russe dans les jours ou semaines à venir», selon l’ISW.

«La contre-offensive ukrainienne oblige des unités russes prévues pour un déploiement ailleurs à se redéployer sur le front de Kharkiv pour arrêter les attaques ukrainiennes», ajoute-t-il.

L’armée russe a détruit trois ponts routiers «pour ralentir la contre-offensive» dans la région, a affirmé samedi le ministère ukrainien de la Défense.

Des blindés de l'armée ukrainienne dans la région de Kharkiv, le 7 mai 2022.
Des blindés de l’armée ukrainienne dans la région de Kharkiv, le 7 mai 2022.

Bilan humain

Il n’existe aucun bilan global des victimes civiles du conflit. Rien qu’à Marioupol, les autorités ukrainiennes ont parlé il y a plusieurs semaines de 20’000 morts. Et les enquêteurs ukrainiens affirment avoir identifié «plus de 8000 cas» présumés de crimes de guerre.

Sur le plan militaire, le ministère ukrainien de la Défense évalue les pertes russes à plus de 25’000 hommes, 199 avions et 1130 chars depuis le début de l’invasion le 24 février.

Le Kremlin a récemment admis des «pertes importantes». Certaines sources occidentales évoquent jusqu’à 12’000 soldats russes tués.

Le président Zelensky a déclaré qu’environ 2500 à 3000 soldats ukrainiens avaient été tués et quelque 10’000 blessés.

Aucune statistique indépendante n’est disponible.

Déplacés et réfugiés

Selon le Haut Commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR), plus de 5,4 millions d’Ukrainiens ont fui leur pays. Parmi eux, 90% de femmes et d’enfants, les hommes de 18 à 60 ans, susceptibles d’être mobilisés, n’ayant pas le droit de partir.

Plus de 7,7 millions d’Ukrainiens ont été déplacés à l’intérieur du pays, selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Des refugiés d'Ukraine attendent leur repas dans une structure d'hébergement à Gland gérée par l'Établissement vaudois d'accueil des migrants, le 3 mai 2022.
Des refugiés d’Ukraine attendent leur repas dans une structure d’hébergement à Gland gérée par l’Établissement vaudois d’accueil des migrants, le 3 mai 2022.
12h34
«Comme en 1945, la victoire sera à nous», affirme Vladimir Poutine

Le président russe Vladimir Poutine a assuré que «comme en 1945, la victoire sera à nous», multipliant les comparaisons entre la Seconde Guerre mondiale et le conflit en Ukraine dans ses voeux du 8 mai.

«Aujourd’hui nos militaires, comme leurs ancêtres, se battent au coude à coude pour la libération de leur terre natale de la crasse nazie, avec la confiance que, comme en 1945, la victoire sera à nous», a affirmé Vladimir Poutine dans ses voeux adressés dimanche aux pays de l’ancien bloc soviétique ainsi qu’aux régions séparatistes de l’est de l’Ukraine.

Vladimir Poutine à Moscou, le 6 mai 2022.
Vladimir Poutine à Moscou, le 6 mai 2022.

«Aujourd’hui, le devoir commun est d’empêcher la renaissance du nazisme, qui a causé tant de souffrances aux peuples de différents pays», a-t-il ajouté, souhaitant «que les nouvelles générations soient dignes de la mémoire de leurs pères et grands-pères».

Dans ses voeux, Vladimir Poutine a par ailleurs multiplié les références non seulement aux soldats, mais également aux civils du «front intérieur», «qui ont écrasé le nazisme au prix d’innombrables sacrifices»

«Malheureusement, aujourd’hui, le nazisme relève à nouveau la tête», a déclaré le président russe, dans un passage destiné aux Ukrainiens. «Notre devoir sacré est d’empêcher les héritiers idéologiques de ceux qui ont été vaincus» dans ce que Moscou nomme la «Grande Guerre patriotique», de «prendre leur revanche».

Le président a souhaité «à tous les habitants de l’Ukraine – un avenir pacifique et juste».

Lundi, Moscou va commémorer par une parade militaire la victoire contre l’Allemagne nazie. La Russie justifie l’offensive lancée en Ukraine le 24 février par la volonté de «démilitariser» et «dénazifier» l’Ukraine.

12h04
Embargo sur le pétrole russe: poursuite de discussions difficiles au sein de l’UE

Des négociations difficiles se poursuivent dimanche entre les 27 États membres de l’UE pour lever les obstacles au projet d’embargo européen sur le pétrole russe freiné par plusieurs États membres, notamment la Hongrie.

Les ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles doivent se réunir «à midi», a indiqué un diplomate européen à l’AFP.

Vendredi, ils avaient échoué à trouver un accord sur la mise en oeuvre du 6ème paquet de sanctions contre Moscou présenté mercredi par la Commission européenne. Ce projet prévoit un embargo sur le pétrole russe d’ici à la fin de l’année dont la réalisation soulève des problèmes importants pour certains pays membres.

Bruxelles, le 8 juin 2011.
Bruxelles, le 8 juin 2011.

Le premier ministre hongrois Viktor Orban, dont le pays dépend fortement de la Russie pour son approvisionnement énergétique, avait durci le ton vendredi matin, estimant que la proposition de Bruxelles portait «atteinte» à l’unité de l’Union européenne.

L’unanimité des Vingt-Sept est requise pour l’adoption des sanctions.

«Il n’y a pas de blocage politique, mais la nécessité de garantir des sources alternatives d’approvisionnement aux pays enclavés dépendant du pétrole russe par oléoduc. Et ce n’est pas chose facile», a assuré un diplomate européen.

«Il s’agit de nouvelles infrastructures et de changements de technologies, qui supposent non seulement des financements européens, mais des accords entre plusieurs États membres. On avance mais ça prend mécaniquement un peu de temps», a-t-il ajouté.

La proposition soumise mercredi aux États membres prévoit un arrêt des importations de pétrole brut russe dans les six mois et des produits raffinés d’ici à fin 2022.

Une dérogation d’une année jusqu’à la fin 2023 était prévue pour la Hongrie et la Slovaquie, mais elle a été jugée insuffisante. Elle a été portée jusqu’à fin 2024 dans une nouvelle mouture du projet discutée vendredi et la République tchèque se voit également accorder cette possibilité, selon des sources concordantes.

Le travail continue «pour répondre aux inquiétudes en matière de sécurité d’approvisionnement de certains États», il s’agit de trouver «des mécanismes de solidarité, des solutions et alternatives pragmatiques, ce n’est pas un problème politique», confirme un autre diplomate.

11h49
«Les besoins sont énormes», constate Pierre-Alain Fridez

Le conseiller national Pierre-Alain Fridez (PS/JU) est revenu samedi d’un voyage en Ukraine, qui l’a également conduit en Slovaquie et en Roumanie. Il s’est rendu sur place pour le compte du Conseil de l’Europe, où le Jurassien représente la commission des migrations.

Le but du voyage, qu’il a effectué en compagnie d’une secrétaire du Conseil, était humanitaire, a expliqué Pierre-Alain Fridez dimanche à Keystone-ATS: il s’agit d’établir une liste des besoins des populations déplacées en raison de la guerre en Ukraine, de définir les besoins de l’Ukraine elle-même et des pays voisins.

Au final, des recommandations seront faites aux pays membres du Conseil de l’Europe. Le rapport doit être présenté au plénum en juin.

La situation des millions de réfugiés est très différente selon le pays d’accueil, souligne Pierre-Alain Fridez. Une mère et ses enfants réfugiés en Suisse ne vivent pas la même chose que des Ukrainiens hébergés en Roumanie ou qu’une retraitée déplacée à l’intérieur du pays.

À cela s’ajoute par exemple le problème de Roms ukrainiens qui se retrouvent à la frontière dépourvus de papiers d’identité, ou des personnes LGBT et d’étudiants, notamment africains. Entre 7 et 9 millions d’Ukrainiens sont déplacés à l’intérieur du pays.

Besoins énormes

Les besoins de soutien externe sont énormes, car les ressources manquent et les moyens sur place sont limités. Des soupes populaires sont organisées par endroits, mais il y a aussi le défi des hôpitaux surchargés, du soutien psychologique aux personnes déplacées ou la scolarisation des enfants. «On est dans l’urgence», résume Pierre-Alain Fridez, mais l’agression de l’armée russe aura des portées à long terme.

Concernant les velléités de réarmement souhaité par la droite, Pierre-Alain Fridez estime que, paradoxalement, la Suisse est plus protégée actuellement que jamais. La puissante OTAN s’est réveillée et la Suisse est le «passager clandestin» de l’organisation de défense.

Le danger que représentent les cyberattaques, les missiles ou une arme atomique est bien plus grand que le risque de voir un char russe en Suisse, constate le conseiller national.

11h35
Vu sur les réseaux: une photo de l’école bombardée à Bilogorivka

L’ambassadrice d’Ukraine en Estonie Mariana Betsa a relayé sur Twitter une photo de l’école à Bilogorivka qui a été bombardée samedi.

11h30
Soixante personnes portées disparues après le bombardement d’une école

Soixante personnes sont portées disparues après le bombardement samedi d’une école où elles se réfugiaient dans la région de Lougansk dans l’est de l’Ukraine, a indiqué dimanche le gouverneur régional Serguiï Gaïdaï.

Le village de «Bilogorivka a subi une frappe aérienne. Les bombes ont atteint l’école et, malheureusement, elle a été complètement détruite», a déclaré le gouverneur sur son compte Telegram. «Il y avait au total 90 personnes. 27 ont été sauvées», a-t-il ajouté

«Soixante personnes qui se trouvaient dans l’école sont très probablement mortes», a-t-il encore dit, précisant que la température avait été très élevée sur le site après l’explosion provoquée par la bombe.

«Il a été impossible pendant la nuit aux services de secours de travailler là-bas en raison de frappes. Il leur aurait fallu éclairer le site, ce qui aurait attiré de nouveaux bombardements», a expliqué le responsable.

«A présent les services de secours travaillent et se sont également rendus dans le village voisin de Chepilivka où un obus a atteint une maison dans laquelle se trouvaient 11 personnes.Il y a là plus de chances que les gens aient survécu», a indiqué le gouverneur, expliquant que les gens se trouvaient dans un sous-sol et qu’il s’agissait d’un tir d’artillerie et non d’une bombe larguée par un avion.

11h07
Reprendre les sanctions de l’UE? Pour la Suisse, c’est usuel

Les mesures prises contre le Kremlin enflamment le débat sur la neutralité. Pourtant, dans la pratique, Berne s’aligne presque toujours sur Bruxelles.

C’est à Ignazio Cassis, président de la Confédération, qu’est revenue la tâche d’annoncer que la Suisse allait reprendre les sanctions de l’Union européenne.
C’est à Ignazio Cassis, président de la Confédération, qu’est revenue la tâche d’annoncer que la Suisse allait reprendre les sanctions de l’Union européenne.
09h59
Le PS veut que les avoirs russes gelés aident à reconstruire l’Ukraine

Le parti socialiste exige que la Suisse non seulement gèle les avoirs des personnes et entreprises sanctionnées suite à l’assaut de la Russie en Ukraine, mais les exproprie aussi et remette leurs avoirs à l’Ukraine pour la reconstruction du pays, relate la «SonntagsZeitung».

Une intervention parlementaire allant dans ce sens a été déposée. «La Suisse abrite un nombre supérieur à la moyenne de fortunes d’oligarques russes sanctionnés. Il est juste qu’elles profitent au pays qui est actuellement détruit par [le président russe Vladimir, ndlr] Poutine», déclare dans le journal la coprésidente du PS Mattea Meyer.

Mattea Meyer à Berne, le 25 mars 2022.
Mattea Meyer à Berne, le 25 mars 2022.

Le vice-président du PLR Andrea Caroni soutient l’idée. «Du point de vue du droit international, il est clair pour moi que la Russie doit des dommages et intérêts à l’Ukraine en raison de son agression contraire au droit international».

Selon des estimations, les avoirs russes en Suisse s’élèveraient à 200 milliards de francs. Depuis l’attaque russe contre l’Ukraine, les autorités suisses ont bloqué 7,5 milliards de fonds russes.

09h44
Damien Cottier va enquêter sur des crimes de guerre en Ukraine

Le chef du groupe parlementaire du PLR Damien Cottier va enquêter sur des crimes de guerre en Ukraine, indique le «SonntagsBlick». Le conseiller national neuchâtelois doit mener pour le Conseil de l’Europe une enquête sur des accusations de violations des droits fondamentaux à Kiev et dans ses environs.

Il dirige à Strasbourg la délégation suisse à l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, l’organe législatif de la Convention européenne des droits de l’homme, et il préside la commission des questions juridiques et des droits de l’homme.

Son mandat d’enquête porte sur la collecte d’informations sur des accusations d’atrocités commises par les forces russes et leur documentation, explique au journal Damien Cottier. Cette mission comprend des entretiens avec les victimes et les autorités locales. Les conclusions devront être consignées dans un rapport.

09h34
«La guerre en Ukraine montre que nous ne pouvons pas nous passer des chars de combat»

Des politiciens veulent remettre en service une partie des 96 chars Léopard entreposés depuis des années par l’armée suisse, selon la «NZZ am Sonntag».

Un char Leopard à Zurich, le 17 juillet 2014.
Un char Leopard à Zurich, le 17 juillet 2014.

«La guerre en Ukraine montre que nous ne pouvons pas nous passer des chars de combat», déclare dans le journal Werner Salzmann, sénateur UDC bernois et président de la commission de la politique de sécurité du Conseil des États.

La conseillère nationale Ida Glanzmann-Hunkeler (Centre/LU) est du même avis: «Je soutiendrais le fait que le DDPS examine sérieusement la possibilité de remettre ces chars en service.»

Ida Glanzmann-Hunkeler à Berne, le 9 mars 2022.
Ida Glanzmann-Hunkeler à Berne, le 9 mars 2022.

Ces 96 Léopard ont été mis hors-service à la fin de la guerre froide. Leur remise en service et leur modernisation devraient coûter entre 350 et 450 millions de francs, selon l’armée.

Le Conseil national doit débattre lundi d’une augmentation massive des moyens pour l’armée, avec un budget qui pourrait passer de 5 à 7 milliards de francs par an.

09h02
L’Ukraine au menu d’un G7 avec Zelensky

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky doit participer dimanche à une réunion par visioconférence des dirigeants du G7, au moment où Kiev redoute un assaut final russe contre les derniers combattants assiégés à Marioupol et avant la commémoration lundi à Moscou de la victoire contre l’Allemagne nazie.

Volodymyr Zelensky à Kiev, le 27 avril 2022.
Volodymyr Zelensky à Kiev, le 27 avril 2022.

«Le 8 mai est une date historique marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe qui a occasionné la terreur, la destruction et la mort en Europe», a déclaré vendredi la porte-parole du chancelier allemand Olaf Scholz, estimant que la guerre en Ukraine rendait «la cohésion du G7 (…) plus importante que jamais». Cette troisième réunion depuis le début de l’année sera consacrée «en particulier à la situation en Ukraine», a-t-elle indiqué, sans plus de détails.

L’Allemagne assure cette année la présidence du G7, qui rassemble également le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon.

Le président américain Joe Biden avait évoqué cette réunion quelques jours plus tôt, à propos de possibles sanctions supplémentaires contre la Russie. «Nous sommes toujours ouverts à des sanctions supplémentaires», avait-il déclaré mercredi, ajoutant qu’il discuterait avec les membres du G7 de «ce que nous ferons et ne ferons pas».

Joe Biden à la Maison-Blanche, à Washington, le 5 mai 2022.
Joe Biden à la Maison-Blanche, à Washington, le 5 mai 2022.

La réunion du G7 va se dérouler à la veille de la parade militaire du 9 mai en Russie, qui marque la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne nazie lors de la Seconde Guerre mondiale.

L’armée russe a effectué samedi sur la Place Rouge à Moscou les dernières répétitions pour le traditionnel défilé militaire prévu de jour-là, en présence de soldats ayant participé à l’offensive en Ukraine

Les autorités ukrainiennes mettent en garde depuis plusieurs jours contre une intensification possible des attaques russes à l’approche de cette commémoration. «L’ennemi cherche à achever les défenseurs d’Azovstal, il essaie de faire cela avant le 9 mai pour faire un cadeau (au président russe) Vladimir Poutine», a mis en garde vendredi Oleksiï Arestovytch, un conseiller du président ukrainien.

«Nos unités dans la zone de l’usine d’Azovstal continuent d’être bloquées», a relevé l’état-major ukrainien dans son bulletin matinal dimanche, évoquant des «opérations d’assaut russes» avec «le soutien de l’artillerie et des tirs de chars».

L’aciérie d’Azovstal abrite les derniers défenseurs de Marioupol. Des centaines de civils avaient également trouvé refuge dans ses galeries souterraines très étendues après le lancement de l’invasion russe le 24 février.

08h45
Les combattants ukrainiens résistent toujours à Marioupol

Avec toujours moins de munitions et de nourriture, les derniers combattants ukrainiens retranchés dans l’usine Azovstal à Marioupol luttaient toujours dimanche contre l’armée russe. Selon Kiev, tous les civils qui se terraient avec les soldats ont été évacués.

Le président ukrainien Volodimyr Zelensky a indiqué samedi soir que 300 civils avaient été exfiltrés de l’aciérie. «Nous préparons désormais la seconde phase […] les blessés et le personnel médical».

Et, «bien sûr, nous oeuvrons aussi à évacuer nos militaires. Tous ces héros défendant Marioupol», a-t-il poursuivi, sans donner de chiffre. «C’est extrêmement difficile. Mais c’est très important».

Volodymyr Zelensky à Kiev, le 6 mai 2022.
Volodymyr Zelensky à Kiev, le 6 mai 2022.

«De nombreux soldats se trouvent dans un état grave. Ils sont blessés et n’ont pas de médicaments», a expliqué Ievguenia Tytarenko, infirmière militaire, dont le mari, infirmier et membre du régiment Azov, et ses collègues sont toujours dans l’usine. «La nourriture et l’eau manquent aussi», a-t-elle dit.

«Je me battrai jusqu’au bout», lui a écrit son mari Mykhaïlo, dans un SMS que l’AFP a pu consulter. Ils se sont mariés deux jours avant l’invasion russe.

Les derniers combattants ukrainiens à Marioupol sont retranchés dans les souterrains situés sous l’usine Azovstal.
Les derniers combattants ukrainiens à Marioupol sont retranchés dans les souterrains situés sous l’usine Azovstal.

«L’ordre du président [ukrainien] a été exécuté: toutes les femmes, tous les enfants et toutes les personnes âgées ont été évacués d’Azovstal. Cette partie de la mission humanitaire à Marioupol est accomplie», avait annoncé plus tôt samedi la vice-première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk. Selon Kiev, ces opérations ont permis au total à près de 500 personnes de fuir en une semaine, sous l’égide de l’ONU et du Comité international de la Croix-Rouge.

L’Ukraine a demandé samedi soir à Médecins sans frontières (MSF) d’organiser une mission pour évacuer et soigner les soldats retranchés dans l’aciérie.

08h23
Les pompiers suisses ont envoyé huit chargements en Ukraine

En coordination avec l’ambassade d’Ukraine, casques, équipements, appareils respiratoires et véhicules quittent régulièrement la Suisse. Lire notre article.

La solidarité en marche à Gimel (VD). De gauche à droite, les pompiers Fabrice Duperrex et Xavier Bignens, le président du Conseil communal, Eric Marchese, et Nicolas Golay, fourrier.
La solidarité en marche à Gimel (VD). De gauche à droite, les pompiers Fabrice Duperrex et Xavier Bignens, le président du Conseil communal, Eric Marchese, et Nicolas Golay, fourrier.
Hier, 22h20
Kiev demande à MSF d’organiser une mission à Azovstal

L’Ukraine a demandé samedi à Médecins sans frontières (MSF) d’organiser une mission pour évacuer et soigner les soldats retranchés dans l’aciérie Azovstal de Marioupol, dans un communiqué diffusé quelques heures après l’annonce de l’évacuation des civils.

Une équipe de MSF à Lviv en avril.
Une équipe de MSF à Lviv en avril.

La vice-première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk, a écrit une lettre à Michel-Olivier Lacharité, responsable des programmes d’urgence de l’organisation humanitaire et chef de mission MSF en Ukraine, indique un communiqué du ministère de la Réintégration des territoires temporairement occupés d’Ukraine.

Hier, 21h12
Pas de «preuve concrète» que la Russie envisage d’utiliser des armes nucléaires tactiques

Le président russe Vladimir Poutine est déterminé à poursuivre la guerre en Ukraine mais la CIA, principale agence de renseignement américaine, ne perçoit aucune indication que la Russie se prépare à utiliser des armes nucléaires tactiques dans ce conflit, a déclaré son directeur Bill Burns samedi.

Le président Poutine est «dans un état d’esprit tel qu’il ne pense pas pouvoir se permettre de perdre» et pense «que redoubler d’efforts lui permettra de progresser», a-t-il affirmé lors d’une conférence organisée par le journal «Financial Times» à Washington.

La résistance des Ukrainiens ne l’a pour l’instant pas découragé, «parce qu’il a tellement misé sur les choix qu’il a faits pour lancer cette invasion», a poursuivi Bill Burns.

Bill Burns à Washington, le 10 mars 2022.
Bill Burns à Washington, le 10 mars 2022.

Néanmoins la CIA ne voit à ce stade pas «de preuve concrète montrant que la Russie prépare le déploiement ou même l’utilisation potentielle d’armes nucléaires tactiques», selon lui.

«Étant donné les déclarations va-t-en-guerre que (…) nous avons entendues de la part des dirigeants russes, nous ne pouvons pas prendre ces possibilités à la légère», a-t-il ajouté, précisant que son agence restait «très concentrée» sur cette question.

La Russie avait placé en état d’alerte ses forces de dissuasion, y compris les armes nucléaires, peu après le début de l’invasion de l’Ukraine le 24 février. Vladimir Poutine a aussi formulé des menaces à peine voilées, laissant entendre qu’il était prêt à déployer ces armes nucléaires tactiques.

Le maître du Kremlin a promis une réponse «rapide et foudroyante» en cas d’intervention extérieure dans le conflit.

La Russie dispose de nombreuses armes nucléaires tactiques, d’une puissance inférieure à la bombe d’Hiroshima, conformément à sa doctrine «escalade-désescalade» qui consisterait à faire usage en premier lieu d’une arme nucléaire de faible puissance pour reprendre l’avantage en cas de conflit conventionnel avec les Occidentaux.

Nos informations ne proviennent pas de pays de l’OTAN, ni de l’Union Européenne

 

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