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Guerre en Ukraine  : Boris Bondarev, le conseiller russe auprès des Nations Unies à Genève a démissionné. «Je n’ai jamais eu aussi honte de mon pays», affirme-t-il.

La Russie envahit l’Ukraine.

18h56
Kiev envoie sa Première dame à l’OMS dont Moscou dénonce la «politisation»

La Première dame ukrainienne Olena Zelenska a dénoncé lundi à l’Organisation mondiale de la santé les «horreurs» inimaginables causées par les forces russes en Ukraine, tandis que Moscou a dénoncé une «politisation» de cette organisation.

Mme Zelenska s’est exprimé au moment où le président ukrainien Volodymyr Zelensky réclamait des sanctions «maximales» contre la Russie, dans un discours en visioconférence pendant la réunion du Forum économique mondial à Davos.

La guerre livrée par la Russie «a montré des horreurs que nous n’aurions pas pu imaginer», a-t-elle déclaré devant l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit l’ensemble des Etats membres de l’OMS.

Le Première dame ukrainienne Olena Zelenska
Le Première dame ukrainienne Olena Zelenska

«L’OMS s’est engagée à protéger les droits de l’homme les plus essentiels à la vie et à la santé», mais, «aujourd’hui», ceux-ci «sont violés en Ukraine», a-t-elle dit, elle aussi en visioconférence.

Actuellement, a souligné Mme Zelenska, «aucun Ukrainien, qu’il soit adulte ou enfant, ne peut être sûr qu’il se réveillera demain» et qu’un missile n’atteindra pas sa maison. «Les médecins ne peuvent pas être sûrs que leurs ambulances ne seront pas bombardées», a-t-elle dit.

Elle a également évoqué les conséquences à long terme de la guerre, en particulier sur le plan de la santé mentale, un défi que son pays entend relever avec le soutien de l’OMS.

«Je pourrais citer de nombreux exemples terribles, mais je vais en citer un qui montre l’ampleur du phénomène», a poursuivi la Première dame ukrainienne.

18h32
55 personnalités lancent un appel pour la démocratie

Face à l’agression russe en Ukraine, 55 personnalités du monde de l’économie, de la science, de la politique, de la société civile et de la culture ont lancé lundi en Suisse un appel pour la démocratie. Huit anciens conseillers fédéraux, dont Micheline Calmy-Rey et Pascal Couchepin, se sont joints à cette action.

L'ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey
L’ancienne conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey

«Il est de notre responsabilité envers les générations futures de promouvoir ce qui nous unit et de nous opposer à la tyrannie dans le respect de la diversité», indique l’appel. «Levons-nous pour la démocratie. Car elle ne va pas de soi. Aujourd’hui même».

L'ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin
L’ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin

L’appel a été lancé la veille du 24 mai à l’institution culturelle du Stapferhaus de Lenzburg, a indiqué l’association «#StandUp4Democracy». Le 24 février dernier, date du début des hostilités, les initiateurs de cet appel, Michael Hermann et Stefanie Pfändler, avaient spontanément organisé une manifestation anti-guerre à Zurich. Fin février, près de 20’000 personnes s’étaient rassemblées à Zurich.

17h41
Moscou instaure le rouble dans la région conquise de Kherson

Les nouvelles autorités prorusses de la région ukrainienne de Kherson, conquise par Moscou, ont fait lundi de la monnaie russe, le rouble, la devise officielle en parallèle à la hryvnia ukrainienne.

«La région devient une zone à double devise : le rouble va circuler au même titre que la hryvnia. Les sociétés et les entrepreneurs peuvent afficher les prix dans les deux monnaies», a annoncé l’administration civile et militaire prorusse de cette région située dans le sud de l’Ukraine.

«Le cours est de deux roubles pour une hryvnia», a-t-elle poursuivi, dans un communiqué sur son compte Telegram. L’administration ajoute que la première agence d’une banque russe ouvrira «très prochainement» à Kherson, la capitale régionale, et que «tous les entrepreneurs le souhaitant» pourront y ouvrir un compte.

Deux roubles s'échangent pour une hryvnia, la monnaie ukrainienne.
Deux roubles s’échangent pour une hryvnia, la monnaie ukrainienne.

Fin avril, un responsable local avait affirmé que rouble et hryvnia pourraient circuler pendant une période de transition, avant un passage complet à la monnaie russe, une possibilité qui n’a pas été évoquée lundi par l’administration régionale prorusse.

Des responsables locaux et russes ont toutefois fait état de la possibilité que toute la région soit rattachée à terme à la Russie. La ville de Kherson, proche de la Crimée annexée par Moscou en 2014, a été la première ville d’importance prise, le 3 mars, par les Russes après le début de l’offensive qu’ils ont déclenchée contre l’Ukraine le 24 février.

17h27
Vu sur les réseaux sociaux: la Russie aurait perdu 28’000 soldats en Russie

Georges Malbrunot, grand reporter pour «Le Figaro», affirme dans un Tweet que Moscou aurait perdu 28’000 soldats en Ukraine.

17h16
Starbucks quitte définitivement la Russie

Starbucks, qui avait temporairement fermé les 130 établissements portant son nom en Russie après l’invasion de l’Ukraine, a annoncé lundi avoir pris la décision de quitter définitivement le pays, s’inscrivant ainsi dans le sillage d’autres multinationales comme McDonald’s.

La chaîne américaine connue pour ses lattes et frappuccinos avait ouvert son premier café en Russie en 2007 et y opérait via un partenaire, un groupe koweïtien, qui possédait et gérait les établissements sous licence.

«Nous condamnons les attaques non provoquées, injustes et horribles contre l’Ukraine par la Russie», avait écrit début mars le directeur général du groupe d’alors, Kevin Johnson, dans un message aux employés. Il avait quelques jours plus tard indiqué que son partenaire avait accepté de suspendre avec effet immédiat toutes ses opérations dans le pays.

Starbucks va continuer à payer les quelque 2000 employés travaillant en son nom pendant six mois, a souligné l’entreprise dans un message sur son site. Elle n’a pas précisé l’impact financier de cette décision sur ses comptes.

Les grandes entreprises occidentales se sont retrouvées sous une forte pression après le début de la guerre en Ukraine et l’imposition de sanctions économiques, pour prendre leur distance avec Moscou pour des raisons éthiques ou des difficultés à opérer les activités.

Après plus de 30 ans de présence en Russie et près de 850 restaurants, McDonald’s a ainsi annoncé mi-mai son départ définitif du pays et a revendu ses activités, mais pas le nom de la marque, à un homme d’affaires russe.

Le constructeur français Renault, leader dans le pays avec la marque Lada qu’il avait redressée, a aussi cédé ses actifs à l’État russe tandis que le géant pétrolier ExxonMobil a prévu de se retirer de son dernier grand projet dans le pays, Sakhalin-1.

17h06
La Suisse prête à un mandat pour l’Ukraine en Russie et inversement

La Suisse anticipe la situation d’après-guerre entre l’Ukraine et la Russie. «Nous préparons déjà la phase» suivante entre les deux pays, a dit lundi le président de la Confédération Ignazio Cassis à la presse suisse à Davos (GR).

«Une fois que la guerre sera terminée», il faudra que quelqu’un représente les intérêts consulaires ukrainiens en Russie et inversement, a-t-il laissé entendre en marge du Forum économique mondial (WEF).

Cette tâche n’est pas inconnue pour la Suisse dans la région. Depuis 2008, Berne remplit déjà ce mandat de puissance protectrice pour la Géorgie en Russie et pour la Russie en Géorgie.

Ignazio Cassis, le président de la Confédération.
Ignazio Cassis, le président de la Confédération.

En revanche, la Suisse n’est pas associée à une médiation entre les deux parties pour aboutir à un cessez-le-feu, a rappelé le président de la Confédération. «Nous soutenons ceux qui la font», a-t-il également ajouté.

Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) est en contact direct régulièrement avec le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu, qui en a la responsabilité.

16h53
Un ancien ministre des Transports à la tête d’Avtovaz

Le constructeur automobile russe Avtovaz a nommé lundi PDG l’ancien ministre des Transports russe Maxim Sokolov, après la vente par Renault de ses actifs à l’Etat russe.

Maxim Sokolov succède ainsi au Français Nicolas Maure, qui était à la tête du constructeur russe depuis juin 2021. Cette nomination prend effet dès lundi, précise Avtovaz dans un communiqué.

Maxim Sokolov, 53 ans, a été ministre des Transports entre 2012 et 2018, et était depuis 2019 vice-gouverneur de la région de Saint-Pétersbourg (nord-ouest). Acculé par les sanctions occidentales contre la Russie, Renault, leader dans le pays avec la marque Lada qu’il avait réussi à redresser, a confirmé lundi qu’il vendait ses actifs à l’Etat russe, première nationalisation d’ampleur depuis l’offensive russe en Ukraine.

Renault a vendu ses actifs à l’Etat russe.
Renault a vendu ses actifs à l’Etat russe.

Le groupe au losange a cédé sa participation majoritaire (67,69%) dans le groupe Avtovaz, une pièce essentielle de l’industrie automobile russe avec la marque Lada, au NAMI, l’institut russe de recherche et de développement des automobiles et des moteurs.

Renault s’était engagé en 2008 dans Avtovaz, qui fabrique des voitures notamment dans sa gigantesque usine à Togliatti (Sud-ouest, sur le fleuve Volga). Le groupe en était devenu l’actionnaire majoritaire en 2014 sous la direction de Carlos Ghosn.

Le géant automobile a alors redressé un groupe russe en grande difficulté. Il en partageait l’actionnariat avec le conglomérat militaro-industriel russe Rostec. Après de lourds investissements, et des partages de technologie avec Dacia, la marque économique de Renault, Avtovaz commençait à rendre des bénéfices.

La Russie était le deuxième marché du groupe Renault dans le monde derrière l’Europe, avec près de 500.000 véhicules vendus en 2021.

16h46
En Roumanie, l’urgence et le long terme au menu des forces de l’Otan

Il y a l’impact à 30 ans sur la géopolitique et les risques immédiats inhérents à l’invasion russe de l’Ukraine. En Roumanie, les forces de l’Otan, dont la France est la nation-cadre, jonglent entre l’urgence et le long terme.

Américains, Polonais, Italiens, Belges, Néerlandais bientôt, quelques officiers bulgares, une compagnie mécanisée polonaise et 500 Français dépêchés d’urgence fin février travaillent ensemble sur le sol roumain. Soit en tout quelque 3000 soldats de l’Alliance atlantique, qui partagent cette double perspective de l’immédiateté et du temps long.

«Les responsables russes peuvent décider de renverser la table en prenant des initiatives qui nous entraîneraient dans une spirale guerrière. Un incident de frontières (…) pourrait dégénérer», relève le chef d’état-major de l’armée de terre française, le général Pierre Schill, en visite pour 24 heures en Roumanie.

Mais «l’hypothèse la plus probable est (…) un conflit gelé à l’est de l’Ukraine. L’ours russe qui a attaqué ira panser ses plaies, reconstruire son armée et il faudra des années pour cela». Et d’ajouter : «vous êtes en train de construire un dispositif qui durera des années».

Les hommes du 126e régiment d’infanterie et du 27e bataillon de chasseurs alpins n’ont pourtant eu que trois jours pour arriver à Mihail Kogalniceanu, à quelques kilomètres des rives de la mer Noire, fin février.

A leur descente d’avion sous la neige, ils ne savaient pas grand-chose de leur mission lorsqu’ils ont dressé les tentes blanches dans lesquelles ils se sont installés. Aujourd’hui, certains d’entre eux préparent le camp en dur pour leurs successeurs.

Sur un terrain vague de 71’000 mètres carrés parfaitement aplani par les machines s’élèveront des bâtiments, à côté d’un dépôt de munitions et d’un aéroport militaire. Il faut bâtir pour la durée mais dans l’urgence. Une fois le matériel nécessaire livré, «bien énervé, je peux commencer à loger du monde en un mois», assure le capitaine Eric, ingénieur et maître d’oeuvre.

En attendant, Français, Roumains et Belges – qui alterneront avec des Néerlandais – partagent leur vision de la situation et leurs méthodes de travail. Les Belges affichent cent pour cent de matériel disponible et font des jaloux. Plus de 80% de leurs effectifs ont moins de 35 ans. «C’est le premier déploiement pour eux» souligne – en anglais – un officier belge.

Ce mélange des nationalités a toutefois ses limites. Les chefs se parlent et se comprennent mais, sur le terrain, il faut faire simple. «Les unités homogènes, autonomes, sont celles qui gagnent. C’est le retour d’expérience qu’on a de l’Ukraine», explique le colonel Vincent Minguet, le commandant du 27e BCA en France et de la Force opérationnelle interarmées (VJTF) en Roumanie.

A priori, la France en a pris les rênes pour quatre ou cinq ans. «Avec les Hollandais, ça va être un peu plus compliqué. Il va falloir parler anglais. On pourra difficilement mixer les sections», admet-il.

«Imprévisibilité russe»

Avec, toujours, le besoin de voir loin et près à la fois. «On classe les menaces en dangereuses/moins dangereuses, probables/moins probables», explique le colonel. «Généralement, on se prépare au plus probable et au plus dangereux. Mais il ne faut pas que nos objectifs fassent oublier la menace actuelle».

Peu à peu, une culture commune se créé. Celle des procédures de l’Otan, du pays hôte, du conflit de l’autre côté de la mer Noire. «En trois mois, on a fait ce qu’on n’aurait peut-être jamais fait» en termes de déploiement si la Russie n’avait pas envahi l’Ukraine, estime un officier français.

Les Roumains, de leur côté, apportent une proximité géographique avec le théâtre ukrainien et un héritage de l’ère soviétique. A Cincu, un camp d’entraînement planté au pied des Carpates, un général roumain explique sous le couvert de l’anonymat être entré à l’Ecole militaire en 1987, deux ans avant la chute du Mur de Berlin.

«On sait comment se servir du matériel de type soviétique», explique-t-il à l’AFP. «Les vieux comprennent un peu ce qu’ils ont dans la tête. On est habitué à l’imprévisibilité russe». Et il insiste pour que l’Alliance atlantique conserve son positionnement défensif. «Nous devons être sûrs de ne tourner personne contre l’Otan» en devenant plus agressifs, comme le souhaiteraient par exemple certains officiers polonais.

En sortant d’un bref entretien privé avec le général Schill, son homologue roumain Iulian Bardila loue l’énergie des jeunes officiers envoyés par ses partenaires de l’Otan. «Dans 20 ou 30 ans, la région sera évidemment différente de ce qu’elle est aujourd’hui», dit-il à l’AFP. Cet avenir-là se prépare aujourd’hui. «Les soldats, quand ils s’entraînent ensemble et deviennent interopérables, sont invincibles».

15h15
Plus de 50’800 réfugiés ukrainiens enregistrés en Suisse

Un diplomate russe basé à Genève et opposé à la guerre contre l’Ukraine a annoncé avec fracas sa démission. Il affirme dans une lettre rendue publique que «jamais» il n’avait eu «autant honte» de son pays, selon plusieurs sources concordantes.

Boris Bondarev, conseiller auprès de la Représentation permanente russe, a envoyé un courriel à des collègues diplomates pour annoncer sa décision, qui a été révélée par l’ONG UN Watch et confirmée par plusieurs sources diplomatiques.

«Durant les 20 ans de ma carrière diplomatique j’ai vu différents tournants dans notre politique étrangère mais jamais je n’ai eu autant honte de mon pays que le 24 février de cette année» quand la Russie a envahi l’Ukraine, écrit M. Bondarev.

M. Bondarev – dont le nom apparaît bien dans l’annuaire officiel des diplomates auprès de l’ONU à Genève – dit avoir travaillé au ministère russe des Affaires étrangères depuis 2002 et depuis 2019 au bord du Léman.

Un Z barrant tous nos espoirs

«La guerre agressive déclenchée par Poutine contre l’Ukraine, et de fait contre le monde occidental, n’est pas seulement un crime contre le peuple ukrainien mais aussi, peut-être le plus grave crime contre le peuple russe, avec une lettre Z en caractère gras barrant tous nos espoirs et perspectives d’une société libre et prospère dans notre pays», peut-on lire dans cette lettre, publiée par l’ambassadeur des Pays-Bas au désarmement, Robert Gabrielse, accompagné d’un «Courageous! ».

Cette démission qui, selon plusieurs sources, n’est pas la première d’un diplomate russe pour les mêmes raisons, mais est sans doute la plus publique, devrait encourager d’autres collègues à suivre l’exemple, a souligné le directeur d’UN Watch, Hillel Neuer.

«Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et l’UE devraient prendre la tête du monde libre et créer un programme pour encourager plus de diplomates russes à faire défection en offrant protection et sécurité financière et un endroit où s’installer à ces diplomates et leur famille», a-t-il ajouté.

14h29
Le conseiller russe auprès des Nations Unies à Genève a démissionné

Boris Bondarev, le conseiller russe auprès des Nations Unies à Genève a démissionné. «Je n’ai jamais eu aussi honte de mon pays», affirme-t-il.

United Nations Watch appelle les autres diplomates russes aux Nations Unies et dans le monde à suivre son exemple moral et à démissionner.

13h30
Après Schröder, une ex-ministre autrichienne quitte Rosneft

L’ancienne ministre autrichienne des Affaires étrangères Karin Kneissl, qui avait dansé une valse avec le président russe Vladimir Poutine en 2018, a quitté le conseil d’administration de Rosneft, a annoncé lundi le géant pétrolier russe.

Vendredi, le groupe avait déjà annoncé le départ de l’ex-chancelier allemand Gerhard Schröder, sous le feu des critiques avec l’offensive russe en Ukraine en raison de sa proximité avec le président russe, ainsi que de Matthias Warnig, qui avait débuté sa carrière dans les sphères du pouvoir en RDA communiste.

Selon Rosneft, Mme Kneissl, qui avait été nommée en mars 2021 au conseil d’administration de la compagnie puis confirmée dans ses fonctions en juin de la même année, a présenté une lettre de démission prenant effet dès vendredi dernier.

Désignée par le parti d’extrême droite FPÖ à la tête de la diplomatie autrichienne où elle est restée entre décembre 2017 et mai 2019, elle avait convié M. Poutine à ses noces alors que son pays assurait la présidence tournante de l’Union européenne (UE).

L’ancienne ministre autrichienne des Affaires étrangères Karin Kneissl.
L’ancienne ministre autrichienne des Affaires étrangères Karin Kneissl.

Les médias proches du Kremlin s’étaient fait une joie de publier des images, ayant fait le tour du monde, de la mariée valsant avec le président russe, qu’elle gratifia d’une profonde révérence.

En mars dernier, la presse autrichienne a révélé que M. Poutine, en remerciement de l’invitation à son mariage, avait offert à Mme Kneissl des boucles d’oreilles en or blanc ornées de saphirs, estimées à 50.000 euros.

Les bijoux en question se trouvent désormais dans les réserves du gouvernement qui les a récupérés en février 2020, avait alors indiqué à l’AFP une porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

Vendredi, l’ancienne ministre a indiqué à l’AFP ne pas avoir quitté Rosneft dès mars pour «respecter» ses obligations de mandat d’un an. «En mars, je n’ai pas démissionné car ce n’est pas mon style de quitter le bateau en pleine tempête». Mais «la compagnie» a été informée «dès le mois de mars que je n’étais pas disponible pour des prochaines élections», a-t-elle assuré.

12h53
Après l’accueil, le canton du Jura veut favoriser l’intégration

Trois mois après le début de la crise migratoire déclenchée par la guerre en Ukraine, les autorités jurassiennes estiment avoir su gérer l’accueil d’urgence des réfugiés. Il s’agit maintenant de favoriser leur intégration. Actuellement, 420 personnes ayant fui l’Ukraine sont hébergées dans le canton.

«Nous avons relevé le défi à satisfaction et tout est sous contrôle», a souligné lundi la ministre jurassienne Nathalie Barthoulot. La réussite de cette phase est due en bonne partie à la forte mobilisation de la société civile, ont insisté les autorités et la cellule de coordination cantonale.

«Nous avons relevé le défi à satisfaction et tout est sous contrôle», a souligné lundi la ministre jurassienne Nathalie Barthoulot.
Nous avons relevé le défi à satisfaction et tout est sous contrôle», a souligné lundi la ministre jurassienne Nathalie Barthoulot.

Cet élan de générosité de la population a permis d’accueillir de nombreux réfugiés chez des particuliers. «Durant cette première phase, notre priorité a été de s’assurer que toutes les personnes puissent être hébergées de façon convenable,», a ajouté la responsable du département de l’Intérieur.

Hébergement collectif

«Les semaines à venir peuvent être appréhendées sereinement», a affirmé la présidente de la cellule de coordination cantonale et cheffe du Service de l’action sociale Muriel Christe Marchand. Au 1er juin, le canton du Jura disposera de 150 places dans des centres collectifs, a précisé Pierluigi Fedele, directeur de l’Association jurassienne des migrants (AJAM).

Outre la question de l’hébergement, cette première phase a porté sur la garanti de l’accès des soins médicaux, sur l’aide sociale et sur la scolarisation. Aujourd’hui, une centaine d’élèves ukrainiens sont scolarisés dans le canton du Jura.

Le canton du jura a accueilli actuellement 420 personnes ayant fui l’Ukraine. (Photo d'illustration)
Le canton du jura a accueilli actuellement 420 personnes ayant fui l’Ukraine. (Photo d’illustration)

Mesures d’intégration

Une nouvelle phase s’ouvre désormais avec comme objectif de favoriser l’intégration des réfugiés. Pour la ministre socialiste Nathalie Barthoulot, le séjour dans le canton doit être une étape au cours de laquelle les réfugiés peuvent entrevoir une perspective.

Cette seconde phase comporte plusieurs objectifs: l’apprentissage du français, la formation professionnelle et l’accès au marché du travail. Des classes pour dispenser des cours intensifs de français et de préparation au préapprentissage seront ouvertes à la rentrée.

Même si le rythme des arrivées a ralenti quelque peu, des femmes et des enfants principalement vont continuer à affluer ces prochains mois en Suisse, ont estimé les autorités cantonales jurassiennes.

12h12
Le soldat russe jugé en Ukraine est condamné à la prison à vie

Première condamnation pour crimes de guerre en Ukraine depuis le début de l’offensive de Moscou: un soldat russe a été condamné lundi à Kiev à la prison à vie.

Le soldat russe, âgé de 21 ans, était accusé d’avoir tué, au début de l’offensive russe, un civil de 62 ans qui poussait son vélo tout en téléphonant.

Lors du procès la semaine dernière, Vadim Chichimarine avait reconnu avoir abattu le sexagénaire mais s’était dit «sincèrement désolé» et avait «demandé pardon» à la veuve de la victime, justifiant son acte par les «ordres» reçus à ce moment-là.

Le soldat russe, gé de 21 ans, était accusé d’avoir tué, au début de l’offensive russe, un civil de 62 ans qui poussait son vélo tout en téléphonant.
Le soldat russe, agé de 21 ans, était accusé d’avoir tué, au début de l’offensive russe, un civil de 62 ans qui poussait son vélo tout en téléphonant

Des arguments balayés par l’accusation qui avait réclamé la réclusion à perpétuité. «Il exécutait un ordre criminel et en était bien conscient», a lancé un des procureurs. Le soldat fera appel de sa condamnation, selon son avocat.

Selon le parquet ukrainien, le pays a ouvert plus de 12’000 enquêtes pour crimes de guerre depuis le début du conflit.

11h36
Cassis veut lancer la reconstruction de l’Ukraine à Lugano

Ignazio Cassis veut faire de la conférence de Lugano en juillet «le lancement international de la reconstruction de l’Ukraine». Au début du WEF lundi à Davos (GR), le président de la Confédération a dit que 40 Etats et 18 organisations internationales ont été invités.

Tous les acteurs qui pourraient oeuvrer à l’objectif de reconstruire l’Ukraine se retrouveront en Suisse «pour la première fois», s’est félicité Ignazio Cassis dans son discours d’ouverture du Forum économique mondial (WEF). «Les guerres ont toujours leurs conséquences» et «il serait impardonnable d’attendre davantage», a-t-il ajouté.

Pendant plusieurs minutes, le Tessinois a à nouveau expliqué pourquoi la neutralité suisse n’était pas incompatible avec les sanctions contre la Russie. «Le droit international est plus fort que l’assujettissement, le droit l’est davantage que la force», a-t-il également insisté.

Il ne peut y avoir de neutralité face aux violations de valeurs fondamentales qui sont «une menace pour la Suisse» aussi. Ignazio Cassis a défendu une approche de «neutralité collaborative» conforme aux intérêts de son pays.

Ignazio Cassis, le président de la Confédération, s'exprimant lors du Forum économique mondial (WEF).
Ignazio Cassis, le président de la Confédération, s’exprimant lors du Forum économique mondial (WEF).

Selon lui, la guerre en Ukraine ou encore la pandémie de coronavirus ont achevé de mettre un terme à la «sécurité apparente» qui était «trompeuse» depuis l’après-Guerre froide. Celle-ci «nous pousse à sous-estimer nos vulnérabilités», a-t-il également ajouté.

Défense du multilatéralisme

Le président de la Confédération voit trois scénarios possibles pour la scène internationale. La Suisse préfère évidemment celle du renforcement «ciblé» du multilatéralisme. Celui-ci doit se resserrer sur des questions comme la pandémie, le changement climatique, les crises économiques ou les conflits, insiste aussi Ignazio Cassis.

Un scénario provisoire pourrait voir en revanche un «recul pondéré» de l’hyper-mondialisation. Les renationalisations de ressources critiques, de productions et de filières d’approvisionnement pourraient s’accompagner d’augmentations des prix, aussi selon le président.

Il met en garde contre les effets d’une mondialisation «sectorielle» qui provoquerait une nouvelle «Guerre froide commerciale» et une atténuation des règles internationales.

11h25
En Ukraine, un barrage stratégique sous contrôle russe

C’était une cible prioritaire: dès les premières heures de son attaque contre l’Ukraine, fin février, l’armée russe s’est emparée d’un barrage et d’une centrale hydraulique clé pour alimenter en eau la péninsule annexée de Crimée.

Trois mois plus tard, les turbines du site, situé à Nova Kakhovka, dans la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, fonctionnent et vrombissent dans un brouhaha incessant.

L’installation est intacte, l’eau s’écoule et se jette dans le fleuve Dniepr. L’AFP a pu se rendre sur place le 20 mai, lors d’une visite de presse organisée par le ministère russe de la Défense, sous la surveillance permanente de soldats cagoulés et armés de mitraillettes.

De nombreux responsables russes ont signifié que la Russie avec pour objectif d’annexer les régions ukrainiennes de Kherson et Zaporijjia, constituant ainsi un pont terrestre, reliant le territoire russe à la Crimée.

Et la centrale, toujours peinte aux couleurs ukrainiennes, est considérée comme un «objet stratégique» sensible. Elle est située assez loin du front, plus au nord, mais les Russes, qui occupent la zone, craignent des «sabotages».

Construit en 1956, pendant la période soviétique, le barrage hydroélectrique de Kakhovka permet d’envoyer de l’eau dans le canal de Crimée du Nord, qui part du sud de l’Ukraine et traverse toute la péninsule.
Construit en 1956, pendant la période soviétique, le barrage hydroélectrique de Kakhovka permet d’envoyer de l’eau dans le canal de Crimée du Nord, qui part du sud de l’Ukraine et traverse toute la péninsule.

«Il y a eu des tentatives (de saboteurs) d’y amener des charges explosives, mais elles ont toutes été déjouées», assure Vladimir Léontiev, un prorusse nommé responsable par Moscou de l’administration civile et militaire du district de Kakhovka.

Vladimir Léontiev ne détaille pas ces accusations et souligne seulement qu’une rupture du barrage entraînerait un «grand malheur» et des inondations dévastatrices.

Sur le barrage, une grande brèche perce la barrière de sécurité de la route, comme si un véhicule l’avait traversée. Pas d’explication des autorités.

«Beaucoup d’eau» pour la Crimée

Construit en 1956, pendant la période soviétique, le barrage hydroélectrique de Kakhovka permet d’envoyer de l’eau dans le canal de Crimée du Nord, qui part du sud de l’Ukraine et traverse toute la péninsule.

Mais après l’annexion de 2014, Kiev a coupé le robinet. Une mesure qui a engendré d’importants problèmes d’irrigation et d’accès à l’eau en Crimée. Les nouvelles autorités pro-russes affirment que les livraisons d’eau en Crimée via le canal ont repris début mars et que, désormais, 1,7 million de mètres cubes sont envoyés chaque jour vers la péninsule.

«Il y a beaucoup, beaucoup d’eau qui part en Crimée. Pour l’instant, nous procédons sans demander de paiement, c’est notre contribution pour compenser les pertes subies par les Ukrainiens et les Russes pendant huit ans», proclame M. Léontiev.

Il indique que «tout le personnel» de la centrale est resté sur place et travaille sans interruption depuis le 24 février. Les civils, après avoir été contrôlées par les soldats russes, peuvent continuer d’emprunter la route sur le barrage qui traverse le Dniepr.

La centrale continue de produire de l’électricité qui rejoint le réseau ukrainien unifié et alimente à la fois les zones toujours sous contrôle de Kiev et celles conquises par Moscou. «On ne peut pas arrêter la production d’énergie et son envoi dans le réseau (ukrainien) unifié», note Vladimir Léontiev. Pour l’instant, «c’est physiquement impossible».

11h15
Dalkia, filiale d’EDF, cède ses activités en Russie

Dalkia, filiale d’EDF spécialisée dans les services énergétiques, a annoncé lundi la cession de l’ensemble de ses activités en Russie au management local.

«Présent en Russie depuis 2016, Dalkia y réalisait une activité limitée, inférieure à 5 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel», a précisé l’entreprise dans un bref communiqué.

«Dalkia fournissait des services essentiels, tels que la production d’air comprimé ou le traitement d’effluents à des industriels principalement d’origine française», a ajouté la filiale d’EDF.

En Russie depuis 2016, Dalkia y réalisait moins de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.
En Russie depuis 2016, Dalkia y réalisait moins de 5 millions d’euros de chiffre d’affaires annuel.

Selon le site internet de Dalkia, l’implantation de sa filiale russe Dalkia Rus remonte à 2016 et cette entité est l’une des pionnières du secteur des services énergétiques en Russie. Elle propose un large panel de prestations à ses clients industriels, afin d’optimiser l’efficacité énergétique de leurs installations: chauffage, air comprimé, biogaz, etc.

A la suite de l’invasion Russe en Ukraine, de nombreuses entreprises occidentales ont quitté le marché russe.

11h10
Dans Marioupol, la vie en ruine des rescapés

Les carcasses d’immeubles calcinés se dressent dans le ciel bas et pluvieux de la ville martyre ukrainienne de Marioupol. Alors que les derniers défenseurs ukrainiens se rendent aux Russes, de rares passants pleurent leur avenir perdu.

Trois mois de combats ont laissé un paysage apocalyptique dans de nombreux quartiers, mis en fuite des centaines de milliers d’habitants et fait un nombre inconnu, mais sans doute énorme, de morts.

Ici, les avenues appartiennent aux militaires russes et leurs alliés séparatistes, qui les ont conquises au prix de la destruction d’une cité portuaire qui comptait plus d’un demi-million d’habitants avant la bataille. Des journalistes de l’AFP ont constaté l’ampleur des dégâts lors d’un voyage de presse organisé par le ministère russe de la défense.

En ce 18 mai, on n’entend plus les incessantes canonnades des semaines précédentes, car sur le site sidérurgique d’Azovstal, les derniers soldats ukrainiens se rendent. L’armée russe n’a cependant pas permis aux médias d’approcher l’immense aciérie, devenue le symbole de la farouche résistance ukrainienne.

Une station balnéaire

Les autorités pro-russes ont promis de faire de Marioupol une station balnéaire. Le projet est difficile à imaginer dans cet enchevêtrement de tôles et de débris, de barres d’immeubles éventrées par les missiles et les obus.

Avec la fin des combats, des habitants osent sortir en quête de victuailles. Ceux qui parlent affichent leur désespoir pour cette cité que Moscou dit avoir «libérée» d’un joug néonazi.

Angela Kopytsa, cheveux décolorés, presse le pas devant une patrouille militaire. Puis, elle répond à l’AFP dans un russe teinté de l’accent caractéristique de la région ukrainienne de Donetsk, que la Russie considère comme une république indépendante.

Les derniers soldats ukrainiens se sont rendus à la Russie.
Les derniers soldats ukrainiens se sont rendus à la Russie.

«Que puis-je encore espérer? Que dire quand la maison est détruite, quand la vie est détruite?», dit l’ancienne puéricultrice de 52 ans. «Il n’y a ni travail, ni nourriture, ni eau. Avec les enfants, le petit-fils, on se partageait une cuillère» de nourriture, poursuit-elle, pleurant les nouveau-nés «qui mouraient de faim dans les maternités».

«Je n’espère plus rien»

«Quel avenir? Je n’espère plus rien», conclut-elle, avant de verser des larmes et de repartir au pas de course.

Elena Ilina, 55 ans, travaillait, elle, comme professeure à l’université technique de Marioupol, dans le département informatique. Son appartement a brûlé, «rien n’y reste». Elle vit désormais chez sa fille et son gendre.

Son seul souhait: retrouver sa vie d’avant. «J’aimerais pouvoir vivre dans mon appartement, en temps de paix, bavarder avec mes enfants», dit-elle. Sa voix se brise dans un sanglot.

L’armée russe emmène ensuite les journalistes au zoo de la ville. Des lions, des ours et d’autres bêtes s’y dressent dans des cages sinistres, mais semblent en bonne santé. Oksana Krichtafovitch, qui fut cuisinière dans un hôtel de Marioupol, explique avoir été recrutée pour s’occuper des animaux. A 41 ans, une nouvelle vie.

Elle donne à manger aux bestiaux, trait des vaches et se sait mieux lotie que d’autres, car elle est nourrie en échange de ce travail.

«Le peuple ukrainien»

«Le restaurant dans lequel je travaillais sur la rive gauche est détruit. J’y étais cuisinière. Maintenant, mes clients, ce sont eux», dit-elle en portant une gamelle dans la cage des ratons laveurs.

Affichant un tout petit peu d’optimisme, elle relève que si Marioupol «manque de tout, on s’habitue, on s’adapte, on survit».

Sergueï Pougatch, 60 ans, travaille au zoo comme gardien. Avant les combats, il travaillait sur les voies ferrées du complexe industriel d’Azovstal, à l’époque principal employeur de la ville, aujourd’hui largement détruit.

A la fin février, lorsque la Russie a lancé son offensive, il ne lui restait que deux mois avant sa retraite après 30 ans de service. Maintenant, il ne sait pas s’il touchera un jour sa pension.

Mais pas question de se lamenter. «Le peuple ukrainien, ce ne sont pas des flemmards. Dès que cela a arrêté de tirer, les gens sont sortis des caves et ont cherché du travail. Certains travaillent déjà», proclame fièrement Sergueï.

10h59
426 enfants ukrainiens sont scolarisés à l’école obligatoire à Fribourg

Plus de 1800 personnes sont arrivées depuis l’Ukraine dans le canton de Fribourg depuis le mois de mars. Quelque 426 enfants ukrainiens ont pu rejoindre les classes ordinaires de l’école obligatoire, avec les soutiens nécessaires.

Des cours de langue seront organisés dans le cadre scolaire durant les vacances d’été pour permettre aux élèves ukrainiens de commencer l’année scolaire «de la meilleure des manières possibles», a indiqué lundi le canton. «A ce jour, il n’a pas été nécessaire d’ouvrir des classes de préscolarisation en maisons collectives», a-t-il ajouté.

Pour les jeunes âgés entre 16 et 21 ans, 53 d’entre eux suivent des cours de français et d’allemand dans les quatre classes d’accueil spécialement ouvertes pour eux. Les élèves, qui ont les compétences requises, pourront rejoindre dès que possible les écoles du secondaire 2 comme auditeurs.

Photo prétexte

Certains jeunes, notamment des musiciens ou des étudiants, peuvent bénéficier du soutien des Hautes Ecoles et de l’Université, en particulier via le programme Hérodote. Des cours de français ont démarré le 16 mai pour les 16 à 25 ans et dureront six semaines. Ces classes accueillent actuellement 25 personnes de cette catégorie d’âge.

Pour les jeunes domiciliés dans les communes germanophones, une vingtaine d’entre eux est inscrite aux cours d’allemand depuis le début du mois de mai.

08h27
La Russie «doit payer un prix à long terme» pour son invasion de l’Ukraine

Le président américain Joe Biden a déclaré lundi, à Tokyo, que la Russie «doit payer un prix à long terme» pour sa «barbarie en Ukraine» en termes de sanctions imposées par les États-Unis et leurs alliés.

Joe Biden
Joe Biden

«Il ne s’agit pas seulement de l’Ukraine», a dit Joe Biden. Car si «les sanctions n’étaient pas maintenues à de nombreux égards, alors quel signal cela enverrait-il à la Chine, sur le coût d’une tentative de prise de Taïwan par la force?», s’est-il interrogé.

07h07
L’Ukraine admet souffrir «de plus en plus» dans le Donbass

La situation devient «de plus en plus difficile» pour les Ukrainiens dans le Donbass, où les troupes russes bombardent Severodonetsk «24 heures sur 24», selon le gouverneur de Lougansk. Moscou continue à intensifier sa puissance de feu en y regroupant ses forces.

On y trouve les unités retirées de la région de Kharkiv (nord-est), les assaillants du siège de Marioupol (sud-est), les milices des républiques séparatistes de Donetsk et Lougansk, les forces tchétchènes et des troupes mobilisées en renfort de la Sibérie et l’Extrême-Orient russe, a indiqué sur Telegram Serguiï Gaïdaï, gouverneur de la région de Lougansk.

Un homme passe devant un bâtiment résidentiel endommagé lors d'un bombardement à Severodonetsk, au nord-ouest de Luhansk, en Ukraine, le 16 avril 2022. (Photo d'illustration)
Un homme passe devant un bâtiment résidentiel endommagé lors d’un bombardement à Severodonetsk, au nord-ouest de Luhansk, en Ukraine, le 16 avril 2022.

«Toutes les forces russes sont concentrées dans les régions de Lougansk et Donetsk», a-t-il ajouté. Idem en matière d’armement. «Tout est concentré ici», a poursuivi le gouverneur, y compris les fameux complexes antiaériens et antimissiles S-300 et S-400, équivalent des Patriot américains.

Point crucial de cette bataille du Donbass, Severodonetsk, dans la région de Lougansk, est sous le feu de Moscou «24 heures sur 24», s’est indigné Serguiï Gaïdaï. «Ils utilisent la tactique de la terre brûlée. Ils détruisent délibérément la ville» avec des bombardements aériens, des lance-roquettes multiples, des mortiers ou des chars qui tirent sur les immeubles, a-t-il ajouté.

Une femme passe devant sa maison détruite à Marioupol, le 21 mai 2022. (Photo d'illustration)
Une femme passe devant sa maison détruite à Marioupol, le 21 mai 2022.

L’armée ukrainienne a annoncé dimanche sur Facebook au moins sept civils tués et huit autres blessés dans des bombardements sur 45 communes de la région de Donetsk. Le sort de Severodonetsk ressemble à celui de Marioupol, qui présente aujourd’hui un paysage apocalyptique après plusieurs semaines de siège.

A Kiev, le verdict dans le premier procès pour crimes de guerre doit être rendu lundi. Un soldat russe de 21 ans est accusé d’avoir tué un civil de 62 ans qui poussait son vélo tout en téléphonant.

Lors du procès la semaine dernière, le soldat s’est dit «sincèrement désolé» et a «demandé pardon» à la veuve de la victime, justifiant son acte par les «ordres» reçus à ce moment-là. Le procureur a requis la prison à vie.

Etonam Ahianyo, Sonia Imseng, Arnaud Mittempergher, Auriane Page, Nora Foti, ATS/APPIS
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