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Urgence climatique : ces jeunes qui disent non aux « jobs destructeurs »

Fin avril, des élèves d’AgroParisTech ont appelé à « bifurquer » pour l’environnement et à quitter les « jobs destructeurs ». Un appel qui est l’une des dernières manifestations d’un mouvement de fond chez les étudiants et les jeunes diplômés de grandes écoles, de plus en plus nombreux à délaisser les carrières auxquelles les préparent leurs études pour aller vers des métiers en phase avec l’urgence écologique. Portraits de plusieurs de ces « bifurqueurs »

Noémie Calais, ancienne élève de Sciences Po aujourd’hui reconvertie dans l’élevage de cochons bio.

Noémie, éleveuse de cochons noirs : « Je me suis dit : je vais faire du bio, sortir de la logique de production et nourrir les gens sainement »

« Je n’avais plus envie de mettre ma force de travail au service d’entreprises qui ne sont pas vertueuses », confie Noémie. Cette ancienne étudiante à Sciences Po Paris a quitté en 2018 le poste qu’elle occupait dans un cabinet de conseil en développement international à Londres, au sein duquel elle travaillait notamment pour la Commission européenne. À 32 ans, elle vit désormais avec d’autres « bifurqueurs » dans une ferme coopérative près d’Auch, dans le Gers, où elle élève en plein air des cochons noirs bio. « Maintenant je milite contre les normes de la commission européenne faites par et pour les lobbys de l’agro-industrie »,…

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