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Guerre en Ukraine : La Russie envahit l’Ukraine,  la lutte pour Severodonetsk se poursuit

20h37
Le président du Sénat français se rendra «prochainement» en Ukraine

Le président du Sénat français Gérard Larcher (opposition de droite) se rendra «prochainement» à Kiev, à l’invitation du président de la Rada (parlement ukrainien) Rouslan Stefantchouk, a-t-il annoncé mardi lors d’une conférence de presse conjointe à Paris. M. Larcher a précisé qu’il rendrait «naturellement» compte de cette visite au président de la République Emmanuel Macron «parce qu’il y a des moments où la France doit parler d’une voix».

Le président du Sénat a réaffirmé son soutien à l’Ukraine dans sa demande de statut de candidat à l’adhésion à l’Union européenne. «Je le dis en mon âme et conscience et en toute responsabilité, l’Ukraine a écrit en lettres de sang plusieurs des conditions exigées pour obtenir le statut de candidat», a déclaré M. Larcher, affirmant que «l’Union européenne ne peut tourner le dos à l’Ukraine en lui refusant» ce statut.

De son côté le président de la Rada, en tenue kaki et s’exprimant en ukrainien, a exhorté l’Union européenne à «ouvrir la porte» à son pays. «Le chemin de l’Ukraine est uniquement en direction de l’Europe», a-t-il affirmé. Il a souligné que si l’Ukraine souhaitait «aller vite» dans la procédure d’adhésion, elle ne demande pas de «faveurs». La demande de l’Ukraine doit être examinée lors d’un sommet européen les 23 et 24 juin.

Le président du Sénat français Gerard Larcher.
Le président du Sénat français Gerard Larcher.

Interrogé sur l’appel controversé d’Emmanuel Macron à «ne pas humilier la Russie», M. Stefantchouk a affirmé que «les Ukrainiens ne sont pas en train d’humilier les Russes, les Ukrainiens, sur leur terre, résistent et se défendent». Pour le président de la Rada, «personne ne pourra humilier les Russes davantage que ce que fait déjà Vladimir Poutine».

A la question de savoir à quelles concessions serait prête l’Ukraine, M. Stefantchouk a indiqué que son pays «ne cèdera jamais» sur sa «souveraineté nationale», son «indépendance», ni son «intégrité territoriale». «La Crimée et le Dombass sont partie intégrantes de l’Ukraine comme la Provence ou la Bourgogne font partie de la France», a-t-il ajouté.

20h31
Berlin prête à renforcer sa présence militaire dans les pays baltes

Le chancelier allemand Olaf Scholz a déclaré mardi que son pays était prêt à déployer davantage de troupes en Lituanie. Il a ainsi fait écho aux demandes des pays baltes.

Avant l’invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Allemagne qui dirige un groupement tactique multinational de l’Otan en Lituanie a déjà porté de 550 à plus de 1000 le nombre de ses soldats stationnant dans ce pays.

Méfiants à l’égard de la Russie après 50 ans de régime soviétique au siècle dernier, les États baltes craignent d’être les prochains dans le collimateur de Moscou si sa campagne en Ukraine est couronnée de succès. Depuis le début de la guerre, ils demandent l’augmentation du nombre de soldats de l’Otan sur leur territoire et la création de brigades pour remplacer les unités actuelles.

«Nous sommes prêts à renforcer notre engagement et à le faire évoluer vers une brigade de combat robuste qui puisse organiser conjointement la dissuasion et la défense d’une agression en Lituanie», a déclaré M. Scholz à Vilnius lors d’une conférence de presse conjointe avec les dirigeants baltes. Une brigade compte environ 4000 soldats.

«La menace ne disparaîtra pas»

«Ce qui est également très important pour nous, c’est de discuter de la manière dont nous réagissons à l’attaque russe, en faisant tout pour que la Russie ne puisse pas gagner cette guerre». «Je crois que personne ne se fait d’illusions sur la Russie aujourd’hui. Nous devons comprendre que la menace russe ne disparaîtra pas», a déclaré pour sa part le président lituanien Gitanas Nauseda.

«Il ne peut y avoir ni dialogue, ni coopération, ni apaisement envers cette nation qui continue de caresser ses ambitions impériales», a-t-il ajouté. «Nous devons faire comprendre à l’agresseur que l’Otan a non seulement la volonté mais aussi la capacité de défendre chaque centimètre de son territoire», a déclaré la Première ministre estonienne Kaja Kallas.

Ces dernières années, les Alliés ont déjà rehaussé la présence avancée de l’Otan sur son flanc oriental. En 2017, quatre groupements tactiques multinationaux de niveau bataillon ont été déployés en Lituanie, en Estonie, en Lettonie et en Pologne. Ils sont dirigés respectivement par l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Canada, et les États-Unis.

À la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022, les Alliés ont décidé de mettre en place quatre nouveaux groupements tactiques en Bulgarie, en Hongrie, en Roumanie et en Slovaquie. Un sommet de l’Otan est prévu du 29 au 30 juin à Madrid.

20h14
Pour le HCR, la guerre en Ukraine ne doit pas éclipser les déplacés au Sahel

La guerre en Ukraine ne doit pas faire oublier aux Européens la nécessité d’aider les déplacés et réfugiés au Sahel qui fuient les violences et sont exposés à l’insécurité alimentaire, a plaidé mardi la directrice du bureau régional du HCR pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.

Présente à Bruxelles pour rencontrer des responsables européens, Millicent Mutuli a alerté sur l’accélération et l’expansion des déplacements de populations dans les pays du Sahel, alors que les attaques de groupes jihadistes se sont étendues.

«Ce qui est inquiétant c’est de voir que (…) les régions du nord du Togo, du Bénin et de la Côte d’Ivoire sont désormais affectées par des attaques sur des cibles comme des postes de police, mais aussi par des déplacements de population», a-t-elle déclaré à l’AFP.

Millicent Mutuli veut obtenir de l’UE «un engagement qu’elle continuera à porter son attention sur la région d’Afrique centrale et du Sahel», et à y consacrer des fonds, même si les yeux sont actuellement tournés vers l’Ukraine, avec plus de huit millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et 6,9 millions réfugiées à l’étranger.

Depuis 2015, les déplacements forcés de population en Afrique de l’Ouest et centrale ont presque quadruplé. Dans cette région 7,4 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur de leur pays et 1,6 million sont réfugiées ailleurs, selon des données du HCR de janvier. Pour le seul Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, et Tchad) les déplacés se montent à 4,7 millions de personnes.

Les populations sont poussées pour des raisons de sécurité à quitter les zones rurales pour s’installer dans des centres urbains, a souligné la responsable, citant comme exemple de ce phénomène les villes de Kaya et Dori, dans le nord du Burkina Faso. A la différence des plus âgés, les jeunes de 20 à 30 ans qui s’installent en ville ne comptent pas revenir dans les villages, a-t-elle indiqué.

L’aide à fournir à ces populations doit donc notamment se concentrer sur la formation professionnelle, afin que les jeunes puissent travailler, a-t-elle dit. Elle a pointé le risque de voir grossir les mouvements migratoires dans la région et vers l’Europe «si aucune réponse n’est apportée aux besoins immédiats de ces populations vulnérables».

Millicent Mutuli a souligné que l’impact de la crise alimentaire qui affecte en particulier le Tchad est encore plus fort pour les réfugiés. «Nous avons besoin de moyens pour la production alimentaire près des camps de réfugiés», a-t-elle dit.

Et le blocus des ports ukrainiens qui empêche les exportations de céréales de ce grand pays producteur menace particulièrement les réfugiés et déplacés, car «dès l’instant où il y a une pénurie, cela crée des tensions avec les populations locales».

Les élus pilonnent Guy Parmelin de questions sur l’Ukraine

Mardi, au Conseil national, le ministre de l’économie Guy Parmelin a dû répondre à de nombreuses questions au sujet de la guerre en Ukraine.

18h19
Trois familles d’accueil ukrainiennes avec 25 enfants s’installent à Gilly (VD)

Trois familles d’accueil ukrainiennes, avec leurs 25 enfants, ont trouvé refuge à Gilly, sur la Côte vaudoise. A l’origine du projet, les associations tipiti et SOS Villages d’Enfants Suisse ont mené fin mars une action similaire à Rehetobel (AR).

Les enfants et les jeunes gens sont arrivés le week-end dernier sur les rives lémaniques. Le groupe comprend 30 personnes en tout: cinq adultes avec leurs six enfants biologiques, plus les 19 enfants, parfois orphelins, qui leur ont été confiés.

Des enfants ukrainiens de la région de Marioupol posent dans la cour de la maison le mardi 7 juin 2022 à Gilly dans le canton de Vaud.
Des enfants ukrainiens de la région de Marioupol posent dans la cour de la maison le mardi 7 juin 2022 à Gilly dans le canton de Vaud.

Les deux ONG ont décidé d’accueillir «des enfants d’Ukraine qui n’ont pas de famille. Des enfants qui autrement n’auraient pas eu la possibilité de sortir de leur pays», a expliqué mardi à Keystone-ATS Rolf Widmer, directeur opérationnel de l’association tipiti.

Les enfants ne seront pas scolarisés avant la rentrée d’août. Mais différentes activités leur seront proposées pour les aider à acquérir des notions de français le plus vite possible et découvrir leur nouvel environnement. Les enfants et adolescents sont âgés entre 3 et 19 ans et sont originaires de Kharkiv, Marioupol et Soumy.

Des enfants et des adultes ukrainiens de la région de Marioupol jouent dans la cour de la maison le mardi 7 juin 2022 à Gilly dans le canton de Vaud.
Des enfants et des adultes ukrainiens de la région de Marioupol jouent dans la cour de la maison le mardi 7 juin 2022 à Gilly dans le canton de Vaud.

«On veut que ces familles aient une vie la plus normale possible. Nous sommes là en soutien pour les aider dans leur nouvelle vie», a poursuivi M. Widmer. Une petite équipe les accompagne.

L’association a engagé un éducateur et mis au concours un second poste. Des bénévoles, dont un groupe de femmes ukrainiennes de la diaspora à Genève, ont offert leur soutien pour l’encadrement.

Les trois familles d’accueil sont logées ensemble dans un ancien centre de rééducation, qui a été brièvement réaménagé. Elles se partageront une grande cuisine, mais auront chacune un salon, des sanitaires et des chambres à disposition.

Des enfants et des adultes ukrainiens de la région de Marioupol jouent dans la cour de la maison le mardi 7 juin 2022 à Gilly dans le canton de Vaud.
Des enfants et des adultes ukrainiens de la région de Marioupol jouent dans la cour de la maison le mardi 7 juin 2022 à Gilly dans le canton de Vaud.

Le projet est soutenu, tant à Rehetobel qu’à Gilly, par les pouvoirs publics et par SOS Villages d’Enfants Suisse. Ce dernier prend en charge l’accueil de jour, les activités extrascolaires, l’aide d’interprètes et le soutien psychologique pour un montant à hauteur de 300’000 francs, précise un communiqué.

Les réactions et l’expérience positive observée à Rehetobel ont encouragé les ONG à étendre le projet en Suisse romande. Fin mars, 40 enfants confiés et leurs familles d’accueil avaient pu être évacués d’Ukraine par l’association tipiti.

Des enfants et des adultes ukrainiens de la région de Marioupol jouent dans la cour de la maison le mardi 7 juin 2022 à Gilly dans le canton de Vaud.
Des enfants et des adultes ukrainiens de la région de Marioupol jouent dans la cour de la maison le mardi 7 juin 2022 à Gilly dans le canton de Vaud.
17h56
La Russie décide de ne plus appliquer les arrêts de la CEDH

Les députés russes ont adopté mardi en troisième et dernière lecture une loi autorisant la Russie à ne plus appliquer les décisions de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Cela après l’exclusion du pays du Conseil de l’Europe en mars.

«La Cour européenne des droits de l’Homme est devenu un instrument de lutte politique contre notre pays dans les mains de politiciens occidentaux», a affirmé Viatcheslav Volodine, le président de la Douma, chambre basse du Parlement russe, dans un communiqué publié à l’issue du vote. «Certaines de ses décisions étaient en contradiction directe avec la Constitution russe, nos valeurs et nos traditions», a-t-il ajouté.

Viatcheslav Volodine
Viatcheslav Volodine

Conséquence de cette loi, la Russie n’appliquera plus les décisions de la CEDH prises après le 15 mars, date à laquelle Moscou a annoncé sa décision de quitter le Conseil de l’Europe dont elle était membre depuis 1996.

Le lendemain, la Russie avait été officiellement exclue du Conseil, en raison de son intervention militaire en Ukraine lancée le 24 février. En quittant le Conseil, la Russie est également sortie de la Convention européenne des droits de l’homme.

La Russie est toutefois officiellement tenue de se conformer à la Convention européenne des droits de l’Homme jusqu’au 16 septembre, date à laquelle elle cessera d’en être une «Haute Partie contractante».

15h26
Vu sur les réseaux: les hélicoptères ukrainiens ont frappé les forces ennemies dans la région de Kherson

Les hélicoptères ukrainiens ont frappé les forces ennemies dans la région de Kherson, d’après le média d’opposition «Nexta». Les forces aériennes ont attaqué les dépôts de munitions dans la région de Mykolaiv.

14h26
Près de 600 Ukrainiens détenus par les Russes dans la région de Kherson

L’Ukraine a accusé mardi l’armée russe d’avoir emprisonné près de 600 personnes, essentiellement des journalistes et militants pro-Kiev, dans la région de Kherson, dans le Sud du pays, entièrement occupée par les forces de Moscou.

«Selon nos informations, environ 600 personnes sont (…) détenues dans des sous-sols spécialement aménagés dans la région de Kherson», a indiqué Tamila Tacheva, représentante du président ukrainien pour la Crimée, péninsule ukrainienne frontalière de Kherson et qui a été annexée par Moscou en 2014.

Un militaire russe vérifie un bâtiment à Kherson, en Ukraine, le 20 mai 2022. (Photo d'illustration)
Un militaire russe vérifie un bâtiment à Kherson, en Ukraine, le 20 mai 2022.

Il s’agit «essentiellement de journalistes et militants» qui ont organisé «des rassemblement pro-ukrainiens à Kherson et dans sa région» après l’occupation de ce territoire par les Russes, a-t-elle précisé.

«Selon nos informations, ils sont détenus dans des conditions inhumaines et sont victimes de tortures», a accusé Tamila Tacheva sans donner de détails.

Une partie des Ukrainiens détenus dans la région de Kherson – des civils mais aussi des prisonniers de guerre – ont ensuite été envoyés dans des prisons en Crimée, selon la même source.

14h21
L’ex-président Medvedev s’en prend aux «dégénérés» voulant la «mort» de la Russie

L’ex-président russe Dmitri Medvedev a exprimé avec virulence mardi sa «haine» des «dégénérés» qui veulent la «mort» de la Russie, des propos qui illustrent le raidissement de certains responsables à Moscou en pleine offensive contre l’Ukraine.

«On me demande souvent pourquoi mes publications sur Telegram sont aussi dures. La réponse est que je les hais. Ce sont des enfoirés et des dégénérés», a lancé sur cette plateforme Dmitri Medvedev, un proche allié du président Vladimir Poutine.

«Ils veulent notre mort, à nous la Russie. Mais tant que je serai en vie, je ferai tout pour les faire disparaître», a ajouté l’ancien dirigeant de 56 ans, sans toutefois préciser qui était la cible de ses déclarations.

Dmitri Medvedev, qui a été président de 2008 à 2012 et Premier ministre de 2012 à 2020, est aujourd’hui vice-président du puissant Conseil de Sécurité russe.

Autrefois considéré comme une figure modérée, il s’est imposé depuis le début de l’offensive russe en Ukraine comme l’un des détracteurs les plus féroces des pays occidentaux qui ont mis en place des sanctions contre Moscou.

Le mois dernier, il avait ainsi dénoncé les «folles» sanctions économiques qui visent la Russie.

14h15
Le prix du blé reste au sommet en raison de la guerre

Le prix du blé reste élevé, alors que les espoirs de détente en mer Noire s’évaporent. Washington a jugé «crédibles» les informations selon lesquelles la Russie «vole» les exportations de céréales ukrainiennes.

Sur Euronext à Paris, une tonne de blé s’échangeait mardi autour de 397 euros (environ 413 francs), après presque 440 euros (environ 460 francs) en mai. Un an plus tôt, elle valait 215 euros (environ 224 francs).

Alors que Kiev exportait chaque mois 12% du blé mondial, le conflit en Ukraine confine les récoltes dans les silos en raison du blocus des ports ukrainiens par la marine russe. La flambée des prix sur les marchés agricoles fait peser un risque de famine dans les pays qui en dépendent, en particulier en Afrique et au Moyen-Orient.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a accusé lundi Moscou de «chantage» à la levée des sanctions internationales par son blocage des exportations de blé de l’Ukraine.

La quantité des céréales destinées à l’exportation et bloquées en Ukraine par les Russes pourrait tripler «d’ici à l’automne» pour atteindre 75 millions de tonnes, a alerté lundi Volodymyr Zelensky. «Nous avons besoin de couloirs maritimes et nous en discutons avec la Turquie et le Royaume-Uni» ainsi qu’avec l’ONU, a poursuivi le président ukrainien. Kiev évoque aussi ce sujet avec la Pologne et les Etats Baltes pour exporter de petits volumes par le rail.

12h38
Kiev refuse que le chef de l’AIEA se rende à sa centrale nucléaire

L’Ukraine s’oppose à ce que le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi se rende à la centrale nucléaire de Zaporijjia (sud) tant qu’elle est occupée par les Russes, a indiqué mardi l’opérateur ukrainien des centrales nucléaires.

«L’Ukraine n’a pas invité Rafael Grossi à visiter la centrale de Zaporijjia et lui a refusé par le passé d’effectuer une telle visite. La visite de la centrale ne deviendra possible que quand l’Ukraine reprendra le contrôle sur le site», a écrit mardi sur Telegram l’opérateur ukrainien, Energoatom.

Rafael Grossi a écrit lundi sur Twitter que l’AIEA était en train de préparer une mission d’experts à la centrale de Zaporijjia, la plus grande d’Europe et occupée par les forces russes depuis le début de l’invasion russe, en assurant que l’Ukraine l’avait «demandé».

«Le directeur général de l’AIEA Rafael Grossi ment de nouveau», a dénoncé Energoatom. «Nous considérons cette déclaration comme une nouvelle tentative d’accéder à la centrale de Zaporijjia pour y légitimer la présence des occupants et approuver leurs actes», poursuit Energoatom.

«La perte de communication» entre l’AIEA et la centrale est due au fait que les Russes ont bloqué l’opérateur mobile ukrainien Vodafone sur le site, selon Energoatom.

«Les données s’accumulent sur les serveurs et seront transmises à l’AIEA quand l’opérateur sera de nouveau opérationnel», ajoute Energoatom.

12h29
Moscou dit avoir «totalement libéré» les zones résidentielles de Severodonetsk

Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou a affirmé mardi que l’armée russe avait «totalement libéré» les zones résidentielles de Severodonetsk, ville de l’est de l’Ukraine et actuel épicentre des combats dans la région.

Des militaires ukrainiens conduisent un véhicule blindé de transport de troupes sur une route endommagée près de la ligne de front dans la ville de Severodonetsk en Ukraine le 2 juin 2022. (Photo d'illustration)
Des militaires ukrainiens conduisent un véhicule blindé de transport de troupes sur une route endommagée près de la ligne de front dans la ville de Severodonetsk en Ukraine le 2 juin 2022.

«Les zones résidentielles de Severodonetsk ont été totalement libérées», a-t-il déclaré durant un briefing diffusé à la télévision, ajoutant que «la prise de contrôle de sa zone industrielle et des localités voisines se poursuit».

10h31
Le chef des séparatistes confirme la mort d’un général russe

Le chef des séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine a confirmé mardi la mort d’un général russe dans cette région où les forces de Moscou mènent une offensive d’envergure contre celles de Kiev.

Dans un message publié sur Telegram, Denis Pouchiline a adressé ses «sincères condoléances à la famille et aux amis» du général Roman Koutouzov, «qui a montré par l’exemple comment servir la patrie».

«Tant que nos généraux combattront aux côtés des soldats, notre pays et notre nation seront invincibles», a ajouté le dirigeant séparatiste en publiant une photo en noir et blanc de l’officier.

La mort du général Koutouzov avait été rapportée dimanche par un correspondant de guerre russe, Alexandre Sladkov, mais n’avait jusque-là pas été confirmée de source officielle.

L’annonce de sa mort intervient alors que les forces russes et leurs alliés séparatistes assaillent le Donbass ukrainien, avec notamment des combats acharnés dans la ville de Severodonetsk.

Plusieurs hauts gradés de l’armée russe ont été tués depuis le début de l’offensive de Moscou en Ukraine, le 24 février. Leur nombre exact n’est pas connu, les autorités russes communiquant rarement sur leurs pertes.

09h28
Vu sur les réseaux: Zelensky récompense des soldats à Lysychansk

Le média d’opposition «Nexta» présente lundi une vidéo du président ukrainien Volodymyr Zelensky récompensant des soldats sur la ligne de front à Lysychansk, dans la région de Luhansk. Des combats y ont lieu en ce moment.

07h37
Lutte pour Severodonetsk, «chantage» au blé de Moscou

Les combats se poursuivaient mardi pour la prise de contrôle de Severodonetsk, ville-clé de l’est de l’Ukraine. La situation y évolue «d’heure en heure» selon Kiev, qui accuse avec Washington la Russie de faire un «chantage» aux exportations de blé.

«Nos héros tiennent leurs positions à Severodonetsk. D’intenses combats de rue se poursuivent», a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans sa dernière adresse vidéo, lundi soir.

Des soldats ukrainiens manœuvrent un tank près de la ligne de front dans la région de Donetsk. (Photo d'illustration)
Des soldats ukrainiens manœuvrent un tank près de la ligne de front dans la région de Donetsk.

«Dans la région de Donetsk, en plus des tirs d’artillerie, l’ennemi tire depuis des avions et des hélicoptères», selon le premier bulletin de l’état-major de l’armée ukrainienne mardi matin, confirmant que Severodonetsk reste «le cœur de cible de l’ennemi».

Kiev peine à faire face à l’afflux de troupes russes sur Severodonetsk, plus grande agglomération encore aux mains des Ukrainiens dans la région de Lougansk.

Les Russes «sont en train de détruire la ville… Comme ils n’ont pas réussi à la prendre en un ou deux jours, ils utilisent des frappes aériennes, de l’artillerie lourde», a témoigné lundi soir Oleksandr Striouk, responsable de l’administration de Severodonetsk, s’inquiétant d’une évacuation des civils rendue «quasiment impossible» désormais.

05h20
La lutte pour Severodonetsk se poursuit

Les combats se poursuivaient mardi pour la prise de contrôle de Severodonetsk, ville-clé de l’est de l’Ukraine soumise à un déluge de feu russe, où la situation évolue «d’heure en heure» selon Kiev.

«Dans la région de Donetsk, en plus des tirs d’artillerie, l’ennemi tire depuis des avions et des hélicoptères», selon le premier bulletin de l’état-major de l’armée ukrainienne mardi matin, confirmant que Severodonetsk reste «le cœur de cible de l’ennemi».

«Nos héros tiennent leurs positions à Severodonetsk. D’intenses combats de rue se poursuivent», a déclaré le président Volodymyr Zelensky dans sa dernière adresse vidéo, lundi soir. Kiev peine à faire face à l’afflux de troupes russes sur Severodonetsk, plus grande agglomération encore aux mains des Ukrainiens dans la région de Lougansk.

Les Russes «sont en train de détruire la ville… Comme ils n’ont pas réussi à la prendre en un ou deux jours, ils utilisent des frappes aériennes, de l’artillerie lourde», a témoigné lundi soir Oleksandr Striouk, responsable de l’administration de Severodonetsk, s’inquiétant d’une évacuation des civils rendue «quasiment impossible» désormais.

Hier, 23h10
Washington accuse Moscou d’«intimider» les correspondants des médias américains

Les États-Unis ont accusé lundi la Russie d’«intimider» les correspondants des médias américains à Moscou, convoqués par la diplomatie russe qui les a menacés de représailles en raison des sanctions américaines.

«Le ministère russe des Affaires étrangères a convoqué vos collègues pour leur expliquer les conséquences de la ligne hostile de leur gouvernement dans la sphère médiatique», a déclaré à la presse à Washington le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price.

«Soyons clairs, le Kremlin mène une attaque en règle contre la liberté de la presse, l’accès à l’information et la vérité», a-t-il affirmé, dénonçant un «effort clair et flagrant pour intimider des journalistes indépendants». Selon Ned Price, Moscou réagit ainsi à l’inscription sur la liste noire américaine, il y a un mois, de trois chaînes de télévision russes, Pervy Kanal, Rossiïa-1, et NTV, dans le cadre des sanctions internationales contre l’invasion de l’Ukraine.

Hier, 22h39
Washington juge «crédible» que Moscou «vole» du blé ukrainien «pour le vendre»

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a jugé lundi «crédibles» les informations selon lesquelles la Russie «vole» les exportations de céréales ukrainiennes, bloquées en raison du conflit, «pour les vendre à son propre profit».

«Tout cela est délibéré», a-t-il dit lors d’une conférence virtuelle sur l’insécurité alimentaire, accusant le président russe Vladimir Poutine de faire du «chantage» pour obtenir une levée des sanctions internationales contre l’invasion de l’Ukraine. Il a estimé que Moscou avait en outre commencé à garder ses propres exportations de nourriture, après avoir imposé un «blocus naval en mer Noire qui empêche les récoltes ukrainiennes d’être acheminées» à travers le monde.

L’ambassadeur d’Ukraine à Ankara avait accusé dès vendredi la Russie de «voler» et d’exporter des céréales ukrainiennes notamment vers la Turquie. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dit lundi que 20 à 25 millions de tonnes de céréales étaient actuellement bloquées en Ukraine en raison de la guerre, un volume qui pourrait tripler d’ici l’automne.

Hier, 19h34
Les États-Unis ordonnent la saisie de deux avions de l’oligarque russe Abramovitch

Le ministère américain de la Justice a ordonné lundi la saisie de deux avions appartenant à l’oligarque russe Roman Abramovitch, affirmant qu’ils avaient été utilisés en violation des sanctions prises contre la Russie après l’invasion de l’Ukraine.

Le ministère a expliqué dans des documents juridiques que les appareils, un Boeing 787-8 Dreamliner et un jet Gulfstream G650ER, avaient volé en territoire russe en mars, en violation des règlements américains sur les exportations.

Hier, 18h52
Plus de 75’000 euros aux familles de certains soldats russes morts en Ukraine ou en Syrie

Les familles de soldats de la Garde nationale russe morts en Ukraine ou en Syrie recevront une compensation de cinq millions de roubles (75’900 euros au taux actuel), aux termes d’un décret signé lundi par Vladimir Poutine.

«En cas de décès de militaires servant dans la Garde nationale (et) ayant pris part à l’opération spéciale (en Ukraine) ou ayant rempli des missions spéciales en Syrie, les membres de leur famille recevront une indemnité de cinq millions de roubles», peut-on lire dans ce décret paru au journal officiel russe.

En avril, un décret similaire avait déjà été signé par le président russe à destination des garde-frontières en poste aux abords du territoire ukrainien, ainsi que des «volontaires» morts dans le cadre de l’offensive russe en Ukraine.

La Garde nationale russe a été créée en 2016. Chargée de s’occuper des tâches normalement dévolues aux forces antiémeutes et aux unités d’élite de la police, telles que le maintien de l’ordre public, elle dépend directement du chef de l’Etat russe.

Les responsables russes sont restés très discrets sur le nombre des morts au sein de la Garde nationale en Ukraine ou en Syrie. Fin mars, le ministère de la Défense avait annoncé que 1’351 soldats avaient été tués sur le sol ukrainien, les experts et les responsables occidentaux estimant que leur nombre réel est beaucoup plus élevé.

Etonam Ahianyo, Sonia Imseng, Arnaud Mittempergher, Auriane Page, Nora Foti, ATS/APPIS
Nos informations ne proviennent pas de pays de l’OTAN ou de pays de l’Union Européenne

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