Après un an et demi de maturation et une proposition lors de « Rencontres de Die et de la Biovallée » , l’Association » Écologie au Quotidien » lance à Die la « Sécurité sociale de l’alimentation »…
Et moult actions : Films, débats, expositions, marchés tous les mardis rue Saint Marcel de Die, échanges de plants et de semences, Repas de quartier, plantations de fruitiers ( 5000 à ce jour sur 110 lieus différents et 2000 bénévoles), ateliers pratiques, visites de fermes, ouverture des jardins privés et partagés, familiaux et ouvriers ( fête des jardins ), création de mares pédagogiques, carte de sécurité sociale alimentaire de 150 €, préservation des terres vivrières, aides aux apprentis jardiniers, entraide et mutualisation sur matériel agricole, création de Haies bocagères et apicoles, mutualisation d’espaces et de matériaux, recyclage d’invendus, ateliers de conserverie et stockage des céréales, retouvrance des gestes paysans, culture sans eau, autonomie alimentaire familiale, apprentissage de cuisine locale, plantation de forêts alimentaires sous fruitiers, spectacles ( Il faut cultiver son jardin ce 9 juillet à Die ), lecture d’un paysage rural et alimentaire, repas en conscience ( parfois en silence ), jeûne et randonnées, participation au Programme Alimentaire Territorial, Action « Sous les arbres rejoignons nous », etc… Pour une alimentation de qualité, de saison, locale, bio et à un coût conscient et consciencieux…
Aide alimentaire : la crise sanitaire a fragilisé les plus précaires
Si le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire n’a pas augmenté de façon significative durant la crise sanitaire, l’arrêt de l’activité économique a en revanche dégradé encore plus les conditions de vie de celles et ceux qui y avaient déjà recours.

Les files d’attente interminables devant les points de distribution d’aide alimentaire ont marqué les esprits au plus fort de la crise sanitaire. Pourtant, rien ne permettait jusqu’à aujourd’hui de savoir si la pandémie de Covid-19 avait contraint davantage de Français à avoir recours à une aide pour se nourrir.
C’est désormais chose faite. Dans une enquête publiée le mardi 28 juin, l’Insee a dévoilé pour la première fois les conséquences de la crise sur la vie des 2 à 4 millions de personnes (voir encadré) qui avaient recours à une aide alimentaire à la fin de l’année 2021.
Ce dispositif, attribué aux plus démunis sur décision d’un ou une assistant.e social.e, peut prendre plusieurs formes. Il désigne autant la distribution de repas chauds que certaines aides financières directes aux ménages (bons d’achat par exemple), l’octroi de paniers alimentaires et l’accès aux épiceries sociales, où le prix des produits est limité entre 10 % et 30 % de leur valeur marchande.
Un cumul de difficultés
Contre toute attente la crise sanitaire n’a pas entraîné, selon l’Insee, de hausse massive du nombre des bénéficiaires.
« Si la moitié des bénéficiaires d’une aide alimentaire y a recours depuis moins de 2 ans, seuls 10 % des recourants actuels déclarent l’avoir sollicitée du fait de l’arrêt de l’activité économique liée au Covid-19 », écrivent Agnès Brun, Thomas Lellouch et Aliocha Accardo, co-auteurs de la note.
44 % des recourants disent avoir constaté une baisse de leurs revenus entre le début de la crise sanitaire et la fin 2021
La crise a toutefois dégradé les conditions d’existence de ses habitués, en particulier au niveau financier. « 44 % des recourants disent avoir constaté une baisse de leurs revenus entre le début de la crise sanitaire en mars 2020 et l’enquête en novembre-décembre 2021, tandis que 50 % ont constaté une hausse de leurs dépenses et 27 % mentionnent l’une et l’autre », établit l’institut national des statiques.
Si les difficultés financières s’accumulent pour les bénéficiaires de l’aide alimentaire, c’est en partie parce que les ménages des recourants perçoivent trois fois moins souvent des revenus d’activité que la population générale. Dans le détail, ces foyers sont deux fois plus souvent allocataires des aides au logement et quatre fois plus souvent du revenu de solidarité active (RSA) « que la moyenne des ménages résidant en logement ordinaire », relève la note de l’Insee.
La détérioration des conditions de vie de ces personnes pauvres a de fortes conséquences sur leur santé. Elle se manifeste notamment dans la difficulté d’accès aux soins médicaux (pour 26 % d’entre eux), à l’alimentation (30 %) ou aux services d’aides sociales (24 %), faute de moyens.
Des profils spécifiques
L’onde de choc de la pandémie se propage bien au-delà de l’aspect matériel. La moitié des bénéficiaires de l’aide alimentaire remarquent ainsi un déclin de leur santé psychique et 30 % une fragilisation des relations avec leur entourage, depuis leur entrée dans ce dispositif. Près d’un recourant sur cinq (19 %) dit également souffrir d’isolement social, principalement des hommes ou des mères seules avec enfants.
50 % des recourants à l’aide alimentaire sont des personnes immigrées
Dans son étude, l’Insee a également identifié les différents publics concernés par au moins une forme d’aide alimentaire pour dessiner avec finesse les visages de la précarité. La moitié des bénéficiaires (52 %) ont entre 25 et 49 ans, pour un âge moyen qui s’élève à 44 ans. Surtout, 50 % des recourants à l’aide alimentaire sont des personnes immigrées.
L’Insee a également remarqué que les « caractéristiques socio-démographiques » diffèrent selon le type d’aide sollicité. Les femmes (dont 40 % élèvent seules un ou plusieurs enfants) privilégient la réception de colis ou les achats dans des épiceries sociales. À l’inverse, les participants à des distributions de repas sont à 77 % des hommes.
Les étudiants particulièrement vulnérables
Si ces publics sont des habitués des dispositifs d’aide alimentaire, les étudiants semblent eux avoir particulièrement souffert de la crise sanitaire, basculant dans la précarité. Au total, un cinquième des étudiants recourants indiquent avoir sollicité un dispositif d’aide alimentaire du fait de la crise sanitaire, soit deux fois plus que dans l’ensemble de la population recourante.
Parmi eux, c’est une particularité, les femmes et les hommes sont présents dans des proportions très proches. Surtout, les étrangers sont là encore massivement sur-représentés, puisqu’ils représentent plus de 80 % des étudiants recourants. Parmi eux, plus des trois quarts sont arrivés seulement en 2021. Ne pouvant prétendre aux bourses, ils ont formé un public particulièrement vulnérable.

Film- Débat : La part des autres (1h20mn) du 1er vendredi du mois de Novembre 2022
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Un film écrit et réalisé dans le cadre du projet « Accessible » . Il pose un regard sur l’appauvrissement tant des producteurs que des consommateurs et interroge les conditions d’un accès digne pour tous à une alimentation de qualité et durable. Le film a été conçu pour être un support de débat. Les réalisateurs et protagonistes du film, ainsi que plusieurs administrateurs civam et partenaires peuvent être mobilisés dans le cadre d’une projection-débat dans votre région, n’hésitez pas à nous contacter pour en savoir plus ! De nombreuses personnes se déclarent insatisfaites de leur alimentation. Pour les plus précaires d’entre elles, l’aide alimentaire est devenue la seule réponse et s’installe dans la durée, mettant à mal les fonctions sociales, conviviales, citoyennes de l’alimentation. Dans un même temps, le système agricole ne parvient pas à faire vivre tous ses producteurs, tout en surproduisant.
Les pieds dans les champs céréaliers de Quentin ou la garrigue de Nathalie, au détour d’une discussion sur la bonne nourriture avec David, dans le quartier de Keredern à Brest ou auprès des bénévoles et dans les files d’attentes de l’aide alimentaire, La Part des autres pose le regard sur une multitude de situations vécues. Ces situations réunies permettent de questionner le système agricole dans son ensemble, jusqu’à imaginer une sécurité sociale de l’alimentation…
Le filrn a été écrit et réalisé dans le cadre du projet « Accessible : initiatives pour un accès de tous à une alimentation de qualité et durable » (2016-2019) financé par le Ministère de l’agriculture (AAP Casdar 2015) et la Fondation Carasso.
Le vendredi 4 novembre 2022 dès 19h, l’équipe ‘renforcée’ du ciné-débat questionne les différentes facettes de l’accès alimentation -de la réalité du métier de producteur agricole à la précarité de certain-e-s consommateur-trices. Avec le documentaire Jean-Baptiste Delpias et Olivier Payage, « La Part des Autres » (2019 – 1h20), un film produit par le Réseau CIVAM.
Au-delà du constat, la soirée entend faire découvrir au public les alternatives mise en place et lui proposer un regard systémique sur la question… De nombreuses personnes se déclarent insatisfaites de leur alimentation. Pour les plus précaires d’entre elles, l’aide alimentaire est devenue la seule réponse et s’installe dans la durée, mettant à mal les fonctions sociales, conviviales, citoyennes de l’alimentation. Dans un même temps, le système agricole ne parvient pas à faire vivre tous ses producteurs, tout en surproduisant.
Les pieds dans les champs céréaliers de Quentin ou la garrigue de Nathalie, au détour d’une discussion sur la bonne nourriture avec David, dans le quartier de Keredern à Brest ou auprès des bénévoles et dans les files d’attentes de l’aide alimentaire, “La Part des Autres” pose le regard sur une multitude de situations vécues. Ces situations réunies permettent de questionner le système agricole dans son ensemble, jusqu’à imaginer une sécurité sociale de l’alimentation…
« C’est un double appauvrissement que l’on observe aujourd’hui, celui des producteur-trice-s et celui des consommateur-trice-s. Plus que jamais l’alimentation, au cœur des échanges humains, possède cette capacité à inclure et à exclure. Elle trace une frontière intolérable entre celleux qui ont le choix et celleux pour qui l’alimentation est source d’angoisse et de honte… »
Intervenant-e-s :
En cours d’élaboration, Laboratoire de la transition, Écologie au quotidien, Biovallée, Paysannes et paysans e la Drôme, mediascitoyensdiois, Jardins nourriciers, Sources et Racines, Association Drômoise d’agroforesterie, Codyter, Communauté des Communes du Diois.
Intéressé·e par le sujet ? Viens débattre avec l’équipe Ecologie au quotidien, faits appel à ton sens critique, dans une ambiance conviviale !
Déroulé de la soirée
19h30 : accueil & présentation
20h : film
21h30 : rencontre et échanges avec les intervenant-e-s
Coût ? Prix libres en conscience et 0€ pour les I.M.M.E.N.S.E (Individus dans une merde monumentale et non sans exigences)
Réservation plus que vivement recommandée (Merciiii!)…
Ecologie au Quotidien Rhône-Alpes
3 rue Saint Marcel, 26150 DIE, France
Tel : 04 75 21 00 56
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