Bonsoir,
Dans la suite des punchy vidéos des Soulèvements de la Terre, la vidéo de retour sur la manif/action menée à ST-Colomban contre l’extension des carrières de sable et la destruction du bocage par le maraîchage industriel est visible ici :
https://www.youtube.com/watch?v=JxBVu5uZi8s
ça déverse, ça court, ça remue et ça libère, alors faites vous plaisir et partagez la avec vos ami.es !
Pour rappel :
3 Juillet – ST-Colomban- Actions emblématiques face aux carrières de sable et à l’agro-industrie
Dimanche 3 juillet , 700 personnes ont manifesté contre la destruction du bocage par l’extension des carrières de sable et du maraîchage industriel dans les environs de Saint-Colomban. Elles étaient accompagnées d’un convoi paysan de plus de 30 tracteurs. Cette mobilisation répondait à l’appel de la Tête dans le sable, du mouvement national des Soulèvements de la Terre et d’une trentaine d’autres organisations et syndicats. C’était la plus grosse manifestation à ce jour pour stopper le déploiement des industriels Lafarge et GSM sur ce terroir. Pourtant, une fois encore, la préfecture avait essayé de décourager la venue des manifestant.es par un arrêté préfectoral lunaire autorisant fouilles et contrôles au nom d’arguments aussi improbables que le « transport d’armes de destructions massives » ou les menaces de « terrorisme » pour criminaliser les défenseurs/euses de la paysannerie et du vivant..
Pendant le pique-nique a eu lieu une série de prise paroles – de diverses luttes voisine – Bassines non merci, cordination anti-carrières du 44, collectifs anti-méthaniseurs mais aussi de déserteuses d’AgroParisTech, associations naturalistes ou d’élu.es locaux, dont une députée de Loire-Atlantique. Un cortège s’est alors dirigé vers l’entrée de la carrière GSM où les tas de sable et convoyeurs étaient lourdement gardiennés par les forces de l’ordre.
Deux tracteurs se sont alors postés devant la grille où ils ont déversé des bennes de légumes industriels puants et pourris. Ces légumes avaient été prélevés peu de temps auparavant sur un énorme tas de déchêts et surplus du plus gros producteur de mâche et muguet d’Europe, l’industriel Vinet.
Cette première action visait à dénoncer le lien entre l’extension des carrières de sable et les maraîchers industriels voisins. Ceux-ci utilisent jusqu’à 30% de la production de sable et leur installation autour de ces sites contribuent lourdement à l’accaparement et à l’artificialisation de terres devenues mer de plastique. L’action mettait aussi en avant l’ampleur du gaspillage massif induit par ce système de production.
Le cortège est reparti peu de temps après en longeant la carrière de sable avant de prendre un tournant inattendu. Débordant le dispositif policier, quelques centaines de personnes ont alors promptement traversé un champs jusqu’à rejoindre le Redour, un cours d’eau dont l’écoulement était obstrué par une écluse. Cette écluse utilisée par Vinet détournait le ruisseau en vue de remplir des retenues pour irriguer ses cultures intensives. L’écluse avait déjà fait l’objet de mise en demeure de services de l’État car non-conforme sans, pour autant que Vinet ne la démonte. L’écluse a donc été disquée puis complètement démontée grâce à un exercice collectif de tir à la corde par une joyeuse foule de tous âges et sous les applaudissements. Cette action visait en effet à rendre l’eau au bocage mais aussi à dénoncer les conséquences critiques de l’implantation croissante de Vinet et de l’agro-industrie sur ce territoire : pollutions des nappes, destruction des haies et de leurs habitant.es et artificialisation des terres, accaparement de l’eau, exploitation de travailleurs étrangers dans des conditions indignes, implantation de méthaniseurs et de mini-centrales à gaz pour chauffer des serres avec des conséquences écologiques délétères, L’extension des carrières de sable est pour eux nécessaire…. Vinet et l’ensemble des champs sur lequel il se déploie est absolument emblématique du pire modèle agro-industriel et de ce à quoi il est urgent de faire obstacle. pour illustrer et documenter ses méfaits a été distribué. L’écluse arrachée a ensuite été tirée jusqu’au groupe de gendarmes restés médusés le long de la route. Pour les collectifs appelants, cette manifestions a été un succès et démontre à la fois l’urgence et les possibilités de passer collectivement à l’action face au désastre écologique, et ce alors que les institutions locales et nationales se montrent incapables d’y répondre.
En septembre, la demande de dérogation au SCOT, le schéma d’aménagement local censé protéger les terres agricoles, va être soumis au vote des élu.es du pays de Retz. Ce vote pourrait donner le feu vert à l’extension des carrières. Inutile de dire que nous ne les laisserons pas faire ! De nouvelles mobilisations s’annoncent.
Tête dans le sable, Mouvement national des Soulèvements de la Terre et d’une trentaine d’autres organisations et syndicats.