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Onze fausses pistes sur le climat

On trouve dans les divers discours sur le climat un grand nombre de lieux communs, mille fois répétés sur tous les tons, qui constituent des fausses pistes. Celles-ci conduisent, volontairement ou pas, à ignorer les vrais enjeux, ou à croire à des pseudo-solutions.

On trouve dans les divers discours sur le climat un grand nombre de lieux communs, mille fois répétés sur tous les tons, qui constituent des fausses pistes, qui conduisent, volontairement ou pas, à ignorer les vrais enjeux, ou à croire à des pseudo-solutions. Je ne me réfère pas ici aux discours négationnistes, mais à ceux qui se prétendent “verts” ou “soutenables”. Ce sont des affirmations de natures très diverses : certaines sont des vraies manipulations, des fake news, des mensonges, des mystifications ; d’autres sont des demi-vérités, ou un quart de vérité. Beaucoup sont pleines de bonne volonté et de bonnes intentions – matériel dont est pavé, comme l’on sait, la route vers l’enfer. C’est d’ailleurs sur cette route que nous nous trouvons : si l’on continue avec le business as usual -même peint en vert – d’ici quelques décennies nous nous trouverons dans une situation bien pire que la plupart des cercles de l’enfer décrits par Dante Alighieri dans sa Divine Comédie.

Les onze exemples suivants ne sont que quelques-uns de ces lieux communs à éviter.

Il faut sauver la planète

On le rencontre partout : dans des panneaux, dans la presse, dans les magazines, dans les déclarations de dirigeants politiques, etc. En fait, c’est un non-sens : la planète Terre n’est nullement en danger ! Quel que soit le climat, elle continuera tranquillement à tourner autour du soleil dans les prochains millions d’années. Ce qui est menacé par le réchauffement global, ce sont des multiples formes de vie sur cette planète, y compris la nôtre : l’espèce Homo Sapiens.

“Sauver la planète” donne la fausse impression qu’il s’agit de quelque chose qui nous est extérieur, qui se trouve quelque part ailleurs, et qui ne nous concerne pas directement. On ne demande pas aux gens de s’inquiéter pour leur vie, ou celle de leurs enfants, mais pour une vague abstraction, “la planète”. Pas étonnant que les personnes les moins politisées réagissent en se disant : je suis trop occupée avec mes problèmes pour m’inquiéter de “la planète”.

Faites un geste pour sauver la planète

Ce lieu commun, infiniment ressassé, est une variante de la formule antérieure. Il contient une demi-vérité : il faut que chacun contribue personnellement à éviter la catastrophe. Mais il véhicule l’illusion qu’il suffit d’accumuler les “petits gestes” – éteindre les lumières, fermer le robinet, etc – pour éviter le pire. On évacue ainsi – consciemment ou pas – la nécessité de profonds changements structurels dans le mode de production et consommation actuels ; changements qui mettent en question les fondements même du système capitaliste, fondé sur un seul critère : la maximisation du profit.

L’ours polaire est en danger

C’est une photo qu’on trouve partout, répétée à satiété : un pauvre ours polaire qui essaye de survivre au milieu de blocs de glace à la dérive. Certes, la vie de l’ours polaire – et de beaucoup d’autres espèces des régions polaires – est menacée. Cette image peut susciter la compassion de quelques âmes généreuses, mais pour la plupart de la population, c’est une affaire que ne les concerne pas.

Or, la fonte des glaces polaires est une menace non seulement pour le brave ours polaire, mais à terme, pour la moitié, sinon plus, de l’humanité qui vit dans des grandes villes au bord de la mer. La fonte des immenses glaciers du Groenland et l’Antarctique peut faire monter le niveau de la mer de quelques dizaines de mètres. Or, il suffit de quelques mètres pour que des villes comme Venise, Amsterdam, Londres, New York, Rio de Janeiro, Shanghai, Hong-Kong soient submergées. Certes, cela ne va pas arriver l’année prochaine, mais les scientifiques ne peuvent que constater que la fonte de ces glaciers s’accélère…Il est impossible de prévoir à quelle rapidité elle aura lieu, beaucoup de facteurs sont pour le moment difficiles à calculer. En mettant en avant uniquement le pauvre ours polaire, on occulte qu’il s’agit d’une affaire terrifiante qui nous concerne tous…

Le Bangladesh risque de souffrir beaucoup avec le changement climatique

Il s’agit d’un semi-vérité, pleine de bonne volonté : le réchauffement global va affecter surtout les pays pauvres du Sud, qui sont les moins responsables des émissions de CO2. C’est vrai que ces pays seront les plus atteints par les catastrophes climatiques, les ouragans, la sécheresse, la réduction des sources d’eau, etc.. Mais il est faux que les pays du Nord ne seront pas affectés, dans une très grande mesure, par ces mêmes dangers : n’a t-on pas assisté à des terribles incendies de forêts aux USA, au Canada, en Australie ? Les vagues de chaleur n’ont elles pas fait de nombreuses victimes en Europe ? On pourrait multiplier les exemples.

Si l’on entretient l’impression que ces menaces ne concernent que les peuples du Sud, on ne pourra mobiliser qu’une minorité d’internationalistes convaincus. Or, tôt ou tard c’est l’ensemble de l’humanité qui sera confrontée à des catastrophes sans précédent. Il faut expliquer aux populations du Nord que cette menace pèse sur eux aussi, très directement.

Vers l’année 2100, la température risque de monter à 3,5 degrés ( au-dessus de la période pré-industrielle)

C’est une affirmation qui se trouve, hélas, dans beaucoup de documents sérieux. Cela me semble une double erreur. Du point de vue scientifique : on sait que le changement climatique ce n’est pas un processus linéaire : il peut connaître des “sauts” et des accélérations soudaines. Beaucoup de dimensions du réchauffement ont des retroactions, dont les conséquences sont imprévisibles . Par exemple : les incendies de forêts émettent des énormes quantités de CO2, qui contribuent au réchauffement, intensifiant ainsi les incendies de forêts. Il est par conséquent très difficile de prévoir ce qui se passera dans 4 ou 5 années. Comment prétendre prévoir à un siècle de distance ?

Du point de vue politique : à la fin du cycle, nous serons tous morts, ainsi que nos enfant et petits enfants. Comment mobiliser l’attention et l’engagement des gens pour un avenir qui ne les concerne pas, ni de près, ni de loin ? Il faudrait donc s’inquiéter pour les générations à venir ? Noble pensée, longuement argumentée par le philosophe Hans Jonas : notre devoir moral envers ceux qui ne sont pas encore nés. Une petite minorité de gens très respectables pourraient être touchés par cet argument. Pour le commun des mortels, ce qui se passera en 2100 n’est pas une affaire qui les intéresse beaucoup.

En 2050, nous allons atteindre la neutralité carbone

Cette promesse de l’Union Européenne et de divers gouvernements en Europe et ailleurs ne relève pas de la demi-vérité, ni de la naïve bonne volonté : c’est une pure et simple mystification. Pour deux raisons :

À la place de s’engager maintenant, immédiatement, pour les changements urgents exigés par la communauté scientifique (le GIEC) pour les 3 à 4 prochaines années, nos gouvernants promettent des merveilles pour 2050. C’est évidemment beaucoup trop tard. D’ailleurs, comme les gouvernements changent toutes les 4 ou 5 années, quelle garantie pour ces engagements fictifs dans 30 années ? C’est une façon grotesque de justifier l’inaction présente par une vague promesse lointaine.

En outre, la “neutralité carbone” ne signifie pas une réduction drastique des émissions, bien au contraire ! C’est un calcul trompeur fondé sur les offsets, les “mécanismes de compensation” : l’entreprise XY continue à émettre du CO2, mais plante une forêt en Indonésie, censée absorber l’équivalent de ce CO2 – sî elle ne prend pas feux. Les ONG’s écologiques ont déjà suffisamment dénoncé la farce des offsets, je n’insiste pas. Mais cela montre la parfaite mystification contenue dans la promesse de “neutralité carbone”.

Notre banque (ou entreprise pétrolière, etc) finance les énergies renouvelables et participe ainsi à la transition écologique

Ce lieu-commun du green-washing relève lui aussi de la tromperie et de la manipulation. Certes, les banques et multinationales investissent aussi dans les énergies renouvelables, mais des études précises d’ATTAC et autres ONG’s ont montré qu’il s’agit d’une petite – parfois minuscule – partie de leurs opérations financières : le gros continue d’aller vers le pétrole, le charbon, le gaz…C’est une simple question de rentabilité et de compétition pour des parts de marché.

Tous les gouvernements “raisonnables” – contrairement à Trump, Bolsonaro et cie – jurent aussi, sur tous les tons, qu’ils se sont engagés dans la transition écologique et les énergies renouvelables. Mais dès qu’il y a un problème de fourniture d’une énergie fossile – le gaz récemment, à cause de la politique russe agressive – on se réfugie dans le charbon, en réactivant les centrales électriques à lignite, ou on implore la (sanglante) famille royale d’Arabie Saoudite d’augmenter la production de pétrole.

Les beaux discours sur la “ transition écologique” occultent une désagréable vérité : il ne suffit pas de développer les énergies renouvelables. Tout d’abord, celles-ci sont intermittentes : le soleil ne brille pas toujours en Europe du Nord… Certes, des avancées techniques existent sur ce terrain, mais elles ne peuvent pas tout résoudre. Et surtout, les renouvelables exigent des ressources minières qui risquent de s’épuiser. Si le vent et le soleil sont des biens illimités, ce n’est pas du tout le cas des matériaux nécessaires pour les utiliser ( lithium, terres rares, etc). Il faudra donc envisager une réduction de la consommation globale d’énergie, et une décroissance sélective : mesures inimaginables dans le cadre du capitalisme.

Grâce aux techniques de capture et séquestration du carbone, on évitera la catastrophe climatique

C’est un argument de plus en plus utilisé par les gouvernements, et qu’on trouve même dans certains documents sérieux (p.ex. du GIEC). C’est l’illusion d’une solution technologique « miracle », qui sauverait le climat, sans besoin de changer quoi que ce soit dans notre mode de production (capitaliste) et dans notre mode de vie.

Hélas, la triste vérité c’est que ces techniques miraculeuses de capture et séquestration du carbone atmosphérique sont loin d’être une réalité. Certes, quelques tentatives ont eu lieu, quelques projets sont en cours ici ou là, mais pour le moment on ne peut pas dire que cette technologie soit efficace et opérationnelle. Elle n’a pas encore résolu les difficultés ni de la capture, ni de la séquestration (dans des régions souterraines imperméables à des fuites). Et il n’y a aucune garantie que à l’avenir elle pourra le faire.

Grâce à la voiture électrique, on va réduire substantiellement des émissions de gaz à effets de serre

C’est encore un exemple de demi-vérité : certes, les,voitures électriques sont moins polluantes que les thermiques (à la gasoline ou au diesel), et donc moins ruineuses pour la santé des habitants des villes. Cependant, du point de vue du changement climatique, leur bilan est bien plus mitigé. Elles émettent moins de CO2, mais contribuent à un désastreux “tout à l’électricité”. Or, l’électricité, dans la plupart des pays est produite avec…des énergies fossiles (charbon ou pétrole). Les émissions réduites des voitures électriques sont “compensées” par l’augmentation des émissions résultant de la plus grande consommation d’électricité. En France, l’électricité est produite par l’énergie nucléaire, une autre impasse. Au Brésil, ce sont les mega-barrages destructeurs de forêts et donc responsables d’un bilan carbone peu reluisant.

Si l’on veut réduire drastiquement les émissions, on ne peut pas échapper à une réduction significative de la circulation des voitures privées, grâce à la promotion de moyens de transport alternatifs : transports publics gratuits, zones piétonnes, voies cyclables. La voiture électrique entretient l’illusion qu’on peut continuer comme avant, en changeant de technologie.

C’est par des mécanismes de marché, comme les taxes carbone, ou les marchés de droits d’émission, ou encore l’augmentation du prix des énergies fossiles, qu’on arrivera à réduire les émissions de CO2

Chez des écologistes sincères, c’est une illusion ; dans la bouche des gouvernants, c’est encore une mystification. Les mécanismes de marché ont partout démontré leur parfaite inefficacité à réduire les gaz à effets de serre. Ce sont non seulement des mesures anti-sociales, qui veulent faire payer aux classes populaires le prix de la “transition écologique”, mais surtout elles sont incapables de contribuer substantiellement à une limitation des émissions. L’échec spectaculaire des “marchés de carbone” institués par les accords de Kyoto en sont la meilleure démonstration.

Ce n’est pas par des mesures “indirectes”, “incitatives”, fondées sur la logique du marché capitaliste, qu’on pourra mettre un frein à la toute puissance des énergies fossiles, qui font marcher le système depuis deux siècles. Il faudra, pour commencer, exproprier les monopoles capitalistes de l’énergie, créer un service public de l’énergie, qui aura pour objectif la réduction drastique de l’exploitation des fossiles.

Le changement climatique est inévitable, on ne peut que s’adapter

On trouve ce genre d’assertion fataliste dans les médias et chez des « responsables » politiques. Par exemple, Monsieur Christophe Béchu, ministre de la transition écologique du nouveau gouvernement Macron, déclarait récemment : « Puisqu’on n’arrivera pas à empêcher le réchauffement climatique, quels que soient nos efforts, il faut qu’on parvienne à limiter ses effets tout en s’y adaptant ».

C’est une excellente recette pour justifier l’inaction, l’immobilisme, et l’abandon de tout « effort » pour tenter d’éviter le pire. Or, les scientifiques du GIEC ont bien expliqué que si le réchauffement a en effet déjà commencé, il est encore possible de ne pas dépasser la ligne rouge des 1,5 degrés – à condition de commencer immédiatement à réduire de forme très significative les émissions de CO2.

Certes, il faut tenter de s’adapter. Mais si le changement climatique devient incontrôlable et s’accélère, « l’adaptation » n’est qu’un leurre. Comment s’ « adapter » à des températures de 50° ?

On pourrait multiplier les exemples. Tous mènent à la conclusion que si l’on veut éviter le changement du climat, il faut changer le système, c’est à dire le capitalisme, et le remplacer par une autre forme de production et de consommation. C’est ce que nous appelons Ecosocialisme. Mais c’est le sujet d’un autre texte…

Michael Löwy, né en 1938 à São Paulo au Brésil, est un sociologue, philosophe marxiste et écosocialiste franco-brésilien. Il a été nommé en 2003 directeur de recherche émérite au CNRS et enseigne à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Auteur d’ouvrages sur Marx, Lukács, Walter Benjamin et Franz Kafka, il a reçu en 1994 la médaille d’argent du CNRS et en 2020 le prix européen Walter Benjamin.

Il est membre de l’association ATTAC, de la Fondation Copernic et d’Espaces Marx.

Par ailleurs, il fait partie du comité de rédaction des revues Archives de sciences sociales des religions, Actuel Marx, ContreTemps, Écologie et Politique et EcoRev’ ; il est également conférencier régulier à l’Institut international pour la recherche et la formation à Amsterdam.

Publications

  • La Pensée de « Che » Guevara, Paris, Maspero, 1970, 2e édition, éditions Syllepse, 1997, 158 p.
  • La Théorie de la révolution chez le jeune Marx, Paris, Maspero, 1970 (thèse de doctorat du 3e cycle). Traduit en espagnol, italien, portugais, anglais et japonais. Ré-édité aux Éditions sociales en 1997.
  • « Présentation » (avec Sami Naïr), dans Lucien Goldmann, Lucien Goldmann ou la dialectique de la totalité, Paris, Seghers, 1973. Traduit en italien.
  • Dialectique et révolution : essais de sociologie et d’histoire du marxisme, Paris, éditions Anthropos, 1974. Traduit en espagnol, portugais et italien.
  • Pour une sociologie des intellectuels révolutionnaires : l’évolution politique de György Lukacs, 1909-1929, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Sociologie d’aujourd’hui », 1976 (thèse de doctorat d’État). Traduit en espagnol, portugais, italien, anglais, et suédois.
  • Marxisme et romantisme révolutionnaire, Paris, Sycomore, 1979. Traduit en espagnol et grec.
  • The politics of uneven and combined development. The theory of permanent revolution, Londres, Verso Books, 1981. Traduit en allemand et coréen (Séoul).
  • Paysages de la vérité : introduction à une sociologie critique de la connaissance, Paris, Anthropos, 1985. Traduit en portugais et espagnol.
  • Ideologias e Ciencia Social, S. Paulo (Brésil), Editôra Cortez, 1985.
  • Rédemption et utopie : le judaïsme libertaire en Europe centrale : une étude d’affinité élective, Paris, Presses universitaires de France. Rééd. Paris, Editions du Sandre, 2010
  • Sociologie d’aujourd’hui, 1988. Traduit en portugais, anglais, italien, suédois, allemand, espagnol et grec.
  • Marxisme et théologie de la libération, Amsterdam, Institut international de recherche et de formation, 1989. Traduit en anglais, néerlandais, allemand, portugais, turc et chinois.
  • Révolte et mélancolie : le romantisme à contre-courant de la modernité (avec Robert Sayre), Paris, Payot, 1992. Traduit en portugais, anglais et grec3.
  • L’Insurrection des « Misérables » : révolution et romantisme en juin 1832 (avec Robert Sayre), Paris, Lettres modernes, 1992 .
  • Romantismo e Politica (avec Robert Sayre), S.Paulo, Paz e Terra, 1993. Traduit en grec.
  • On Changing the World. Essays in Political Philosophy, from Karl Marx to Walter Benjamin, New Jersey/London, Humanities Press, 1993. Traduit en japonais, persan et turc.
  • The War of Gods. Religion and Politics in Latin America, Londres, Verso Books, 1996. Traduit en français, espagnol et portugais. Prix Sergio Buarque de Hollanda du ministère de la Culture du Brésil pour le meilleur essai de l’année 2000.
  • Patries ou Planète ? : nationalismes et internationalismes de Marx à nos jours, Lausanne, Éditions Page 2, 1997. Traduit en grec, anglais, espagnol, portugais, galicien et allemand.
  • L’Étoile du matin : surréalisme et marxisme, Paris, Syllepse, 2000. Traduit en espagnol, portugais, galicien, italien, grec et bientôt en anglais.
  • Walter Benjamin : avertissement d’incendie. Une lecture des thèses sur le concept d’histoire, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Pratiques théoriques », 2001. Traduit en anglais, italien, portugais, espagnol, turc et grec. Nouvelle édition revue et augmentée, Paris, Éditions de l’éclat, coll. « Philosophie imaginaire », 2014.
  • Franz Kafka, rêveur insoumis, Paris, Éditions Stock, 2004. Traduit en portugais, espagnol, italien et grec.
  • Sociologies et religion : approches dissidentes (avec Erwan Dianteill), Paris, Presses universitaires de France, coll. « Sociologie aujourd’hui », 2006
  • Messagers de la tempête : André Breton et la révolution de janvier 1946 en Haïti (avec Gérald Bloncourt), Paris, Le Temps des cerises, 2007
  • Che Guevara, une braise qui brûle encore, avec Olivier Besancenot, Paris, Mille et une nuits, 2007
  • Sociologies et religion : approches insolites (avec Erwan Dianteill), Paris, Presses universitaires de France, coll. « Sociologie aujourd’hui », 2009
  • Juifs hétérodoxes. Messianisme, romantisme, utopie, Paris, Éditions de l’éclat, coll. « Philosophie imaginaire », 2010
  • Écologie critique de la pub (coord. avec Estienne Rodary), Éditions Syllepse, coll. « Écologie & Politique », 2010
  • Écosocialisme, Paris, Mille et une nuits, 2011
  • Max Weber et les paradoxes de la modernité (dir.), Paris, Presses universitaires de France, coll. « Débats philosophiques », 2012
  • La Cage d’acier : Max Weber et le marxisme wéberien, Paris, éditions Stock, coll. « Un ordre d’idées », 2013
  • Affinités révolutionnaires : Nos étoiles rouges et noires, en collaboration avec Olivier Besancenot, éditions Mille et une nuits, 2014, 260 p. 
  • Le Sacré fictif. Sociologies et religion : approches littéraires (avec Erwan Dianteill), Paris, Éditions de l’éclat, 2017, 172 p.
  • Rosa Luxemburg, l’étincelle incendiaire, Le Temps des cerises, 2018, 220 p.
  • La révolution est le frein d’urgence : Essais sur Walter Benjamin, Éditions de l’éclat, coll. « Philosophie imaginaire », 2019
  • La Lutte des dieux – Christianisme de la libération et politique en Amérique latine, Paris, Van Dieren Éditeur, 2019, 262 p.
  • Romantic Anticapitalism and Nature. The Enchanted Garden, (avec Robert Sayre), New York, Routledge, 2020, 140 p.
  • Kafka, Welles, Benjamin. Éloge du pessimisme culturel Orange, Éditions le Retrait, 2019, 85 p.
  • La Comète incandescente. Romantisme, surréalisme, subversion, Préface d’Alex Januario, illustrations de Guy Girard, Sergio Lima et Penelope Rosemont, Orange, Éditions le Retrait, 2020, 206 p.

Outre ces ouvrages, Löwy a publié deux anthologies thématiques – sur le marxisme et la question nationale, et sur le marxisme en Amérique latine – ainsi que deux cent dix articles ou chapitres d’ouvrages collectifs. Ces travaux sont parus en 29 langues : français, anglais, allemand, néerlandais, italien, espagnol (castillan), portugais, catalan, galicien, danois, suédois, grec, turc, hongrois, roumain, polonais, tchèque, russe, serbo-croate, yiddish, hébreu, arabe, persan, coréen, thaï, japonais, chinois, tamil, kurde.

 

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