Police officers detain a man in Moscow on September 21, 2022, following calls to protest against partial mobilisation announced by President Vladimir Putin. - President Vladimir Putin called up Russian military reservists on September 21, saying his promise to use all military means in Ukraine was
Au moins 364 personnes ont été arrêtés à travers la Russie, comme ici à Moscou, ce mercredi 21 septembre, lors de manifestations improvisées contre la mobilisation partielle des réservistes annoncée le matin même par Vladimir Poutine.

INVASION – La décision de Vladimir Poutine de mobiliser les réservistes russes pour soutenir l’offensive de l’armée en Ukraine est fraîchement accueillie par la population. Outre l’afflux de réservations pour quitter la Russie par les airs, des manifestations improvisées contre la mobilisation partielle ont eu lieu dans au moins 38 villes du pays ce mercredi 21 septembre, selon l’ONG russe OVD-Info.

Spécialisée dans le décompte des arrestations, l’organisation a dénombré au moins 1 332 interpellations. Il s’agit des plus importantes protestations en Russie depuis celles ayant suivi l’annonce de l’offensive de Moscou en Ukraine fin février.

Les journalistes de l’AFP à Moscou ont vu au moins 50 interpellations sur l’une des artères centrales de la capitale. À Saint-Pétersbourg, la deuxième ville de Russie, un bus entier de personnes arrêtées a été emmené par la police dans le centre.

« Je suis pour la paix »

Les manifestants scandaient « Non à la guerre ! » et « Pas de mobilisation ! ». « Tout le monde a peur. Je suis pour la paix et je ne veux pas avoir à tirer. Mais c’est très dangereux de sortir maintenant, sinon il y aurait eu beaucoup plus de gens », a expliqué un manifestant à Saint-Pétersbourg, Vassili Fedorov, étudiant qui arbore un emblème pacifiste sur sa poitrine.

Alexeï Zavarki, 60 ans, regrette pour sa part la réponse policière immédiate aux rassemblements. « Je suis venu participer, mais il semble qu’ils ont déjà embarqué tout le monde », dit-il, avant d’ajouter : « Je ne sais pas où nous allons, ce régime a signé son arrêt de mort, détruit la jeunesse ».

« Pourquoi servez-vous Poutine ? Un homme assis sur son trône depuis vingt ans ! », crie un autre manifestant en direction de la police. « J’ai peur pour moi, pour mon frère, qui a 25 ans et qui a fait son service militaire. Il peut être appelé », explique Oksana Sidorenko, étudiante. « Pourquoi mon avenir est-il décidé à ma place ? »

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