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«Rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie»

Paris veut «rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie»

La Russie a envahi l’Ukraine.

19h32
Des soldats russes se battent dans une caserne près de Moscou

Une bagarre a éclaté sur une base militaire près de Moscou entre des soldats nouvellement mobilisés et d’autres militaires qui servent sous les drapeaux depuis plus longtemps, selon divers médias. «Les nouveaux incorporés ne sont pas accueillis à bras ouverts, au contraire: ils doivent donner leurs vêtements et leurs téléphones portables», selon le site d’information Baza.

Les nouvelles recrues ne l’ont toutefois pas entendu de cette oreille et ont pris le dessus face aux «anciens» qui n’ont dû leur salut qu’en se réfugiant dans un local de l’unité d’où ils ont appelé la police. Le calme n’est revenu qu’à l’arrivée des forces de l’ordre. Aucune plainte n’a été déposée.

Cette bagarre s’inscrit dans une série de conflits qui ont éclaté au cours des deux dernières semaines. La mobilisation partielle décrétée par le président russe Vladimir Poutine se déroule de manière chaotique en de nombreux endroits.

Des hommes sont ainsi appelés en dépit du fait qu’ils sont malades ou dépourvus de qualification quand ils ne sont pas envoyés sur le terrain sans instructeurs. Les soldats manquent souvent aussi de vêtements, d’équipements et de nourriture.

19h03
Hommage au pilote chef des «fantômes de Kiev», tué en mission

Les Ukrainiens ont rendu hommage lundi à l’officier qui commandait les pilotes de 40e brigade d’aviation tactique, surnommés «les fantômes de Kiev», mort en «héros» lors d’une mission au dessus de la mer Noire.

Le colonel Mykhaïlo Matiouchenko est décédé «héroïquement» le 26 juin lors d’une «mission de combat aérien (…) en protégeant le ciel du pays», a écrit sur sa page Facebook Anatoli Fedorouk, le maire de Boutcha où s’est déroulée une cérémonie d’adieu à l’officier.

Le pilote, décédé à l’âge de 60 ans, était originaire de cette ville de la banlieue de Kiev, devenue symbole des atrocités imputées aux forces russes lors de leur occupation des environs de la capitale ukrainienne en mars.

Mykhaïlo Matiouchenko, dont le nom de code était «grand-père», commandait les pilotes de la 40e brigade aérienne tactique, autrement appelés «les fantômes de Kiev», à qui il a transmis son «expérience inestimable», a ajouté le maire.

Environ 300 personnes ont assisté à la cérémonie au cimetière de Boutcha, autour des cendres du défunt, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Un avion de combat ukrainien a survolé plusieurs fois les lieux de la cérémonie en hommage au chef militaire. ( Photo d'illustration)
Un avion de combat ukrainien a survolé plusieurs fois les lieux de la cérémonie en hommage au chef militaire.

Dans le ciel gris, un avion de combat ukrainien a survolé plusieurs fois les lieux. Mykhaïlo Matiouchenko «avait l’habitude de dire à propos de sa participation aux opérations militaires : +J’ai consacré tout ma vie à cela, et malgré le fait que je sois déjà très vieux, j’irai combattre, car je peux le faire mieux que quiconque», a déclaré sa femme à la presse en marge de la cérémonie.

L’expression «fantôme de Kiev» est apparue au début de la guerre, quand les réseaux sociaux ont relayé massivement ce surnom donné à un mystérieux pilote de Mig-29 pour vanter ses supposés exploits dans le ciel ukrainien où il abattait à lui seul de nombreux avions russes.

Certains sites officiels ukrainiens avaient même relayé des images de combat aérien – qui provenaient en fait d’un jeu vidéo – et d’un pilote anonyme, toujours casqué avec une visière noire baissée, pour illustrer ses prouesses.

«Cet as (…) est devenu un cauchemar pour les avions russes envahisseurs», a écrit le ministère de la Défense ukrainien dans un tweet le 27 février, trois jours après le début de l’invasion.

Mais l’armée de l’air ukrainienne a mis fin au mythe le 30 avril, en confessant sur sa page Facebook que «le Fantôme de Kiev est une légende de super-héros créée par les Ukrainiens».

18h13
Le directeur général de la centrale de Zaporijjia a été libéré

Le directeur général de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia, arrêté vendredi par la Russie qui contrôle le site, a été libéré, a annoncé lundi l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui dispose d’experts sur place.

«Je salue la libération d’Igor Mourachov», a tweeté le chef de l’instance onusienne, Rafael Grossi. «J’ai reçu la confirmation qu’il est rentré chez lui sain et sauf». Il avait été interpellé par une «patrouille russe» alors qu’il se rendait depuis la centrale vers la ville d’Ernogodar, contrôlée par les Russes, selon l’opérateur ukrainien Energoadom.

Le véhicule transportant le directeur de la centrale avait été stoppé et ce dernier extrait de la voiture puis «conduit, les yeux bandés, vers une destination inconnue», d’après la même source.

Le ministre des Affaires étrangères ukrainien Dmytro Kouleba avait condamné samedi cette «détention illégale» au motif inconnu. «Ce crime est un nouvel acte de terrorisme d’État de la part de la Russie et représente une grave violation du droit international», avait-il fustigé.

La centrale de Zaporijjia est aux mains des forces russes.
La centrale de Zaporijjia est aux mains des forces russes.

La centrale nucléaire de Zaporijjia, la plus grande d’Europe, est occupée depuis début mars par les troupes russes, mais se trouve non loin de la ligne de démarcation entre les territoires contrôlés par Kiev et ceux occupés par Moscou.

Elle est située dans la région de Zaporijjia, l’un des territoires ukrainiens officiellement annexés vendredi par la Russie. Une délégation de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est rendue début septembre sur place. Deux de ses inspecteurs y sont toujours.

Face aux bombardements réguliers faisant craindre un accident nucléaire majeur, l’agence onusienne prône la mise en place d’une zone de sécurité autour du site.

Dans cette optique, M. Grossi a entamé des consultations avec Kiev et Moscou, où «il devrait se rendre» cette semaine, avait indiqué l’AIEA ce week-end.

17h59
Les crimes de la Russie en Ukraine seront «punis» assure la France

Les crimes commis par la Russie en Ukraine doivent être «documentés, jugés et punis», a déclaré lundi la Première ministre française Elisabeth Borne lors d’un débat à l’Assemblée nationale.

«Nous sommes déterminés à ce que les crimes commis par la Russie soient documentés, jugés et punis. C’est une condition essentielle au retour d’une paix durable», a déclaré la Première ministre française.

«Chaque jour, avec le plus grand cynisme, la Russie repousse les frontières de la barbarie. Elle fait usage des armes sans discernement, en ciblant les civils, en visant des écoles, des hôpitaux, des centres commerciaux, des convois humanitaires», a-t-elle fait valoir.

«Dans les territoires occupés, on assiste à des transferts forcés de population, y compris d’enfants. Leur libération s’accompagne de la découverte de nouvelles atrocités, comme à Boutcha, en avril, ou à Izioum plus récemment. (…) Ce sont autant de violations des lois de la guerre. Autant d’actes qui justifient d’agir. Autant de monstruosités dont la Russie devra répondre», a-t-elle affirmé.

La cheffe du gouvernement a dénoncé la présence «sur le front» de Wagner, «société de mercenaires, qui prend ses ordres directement du Kremlin» et qui «emploie aujourd’hui des criminels russes pour venir combattre sur le front», «dont les méthodes sont bien connues, comme en témoignent ses exactions documentées en République centrafricaine et au Mali».

17h00
La journaliste Ovsiannikova sur la liste des personnes recherchées en Russie

La journaliste Marina Ovsiannikova a été placée sur la liste des personnes recherchées en Russie, selon une notice consultée lundi par l’AFP concernant cette voix critique du conflit en Ukraine. Elle est notamment connue pour avoir brandi une pancarte pacifiste à la télévision.

Le site du ministère russe de l’Intérieur indique que Mme Ovsiannikova, 44 ans, est recherchée dans le cadre d’une affaire pénale. Inculpée en août pour «diffusion de fausses informations» sur l’armée russe – un crime passible de 10 ans de prison – elle était depuis assignée à résidence.

Contacté , son avocat, Dmitri Zakhvatov, a confirmé qu’elle était recherchée car «elle ne se trouve pas à l’endroit où elle devait être jusqu’au 9 octobre» (l’échéance de son assignation à résidence, ndlr). Il n’a toutefois pas donné plus d’informations sur sa localisation actuelle, en Russie ou à l’étranger.

Contacté par l’AFP, Dmitri Zakhvatov,  l'avocat de Marina Ovsiannikova,  a confirmé qu’elle était recherchée car «elle ne se trouve pas à l’endroit où elle devait être jusqu’au 9 octobre».
Contacté, Dmitri Zakhvatov, l’avocat de Marina Ovsiannikova, a confirmé qu’elle était recherchée car «elle ne se trouve pas à l’endroit où elle devait être jusqu’au 9 octobre».

Le 21 septembre, date de l’annonce d’une mobilisation militaire «partielle» en Russie, les soutiens de Marina Ovsiannikova avaient diffusé un message sur ses réseaux sociaux. Elle disait être allée à une audience, dans le cadre des poursuites la visant, avec une pancarte disant «NON A LA MOBILISATION».

Risqué

Mi-mars, quelques jours après le déclenchement de l’offensive en Ukraine, Marina Ovsiannikova avait interrompu le journal télévisé du soir de la grande chaîne russe Pervy Kanal, où elle travaillait comme journaliste depuis près de 20 ans.

Elle avait agité en plein direct une pancarte appelant à la fin des combats et les Russes à «ne pas croire la propagande».

Pour ce geste, elle avait été brièvement interpellée et avait écopé d’une amende. Elle avait ensuite quitté le pays pour travailler pour le média allemand Die Welt.

En juillet, elle était rentrée en Russie pour essayer de conserver la garde de ses deux enfants mineurs, que son ex-mari, vivant toujours en Russie, essayait de lui prendre.

Malgré les risques, elle avait continué à critiquer depuis Moscou le pouvoir et l’offensive, avant d’être à nouveau arrêtée et inculpée pour «diffusion de fausses informations» sur l’armée.

16h43
Paris veut «rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie»

La France entend «rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie», qui a envahi en février l’Ukraine, a déclaré lundi la Première ministre française Elisabeth Borne en ouvrant un débat sur la guerre en Ukraine à l’Assemblée nationale française.

«Notre objectif est le même depuis le début: rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie, frapper durement son économie, pour l’empêcher de financer son offensive», a affirmé la cheffe du gouvernement. «C’est la Russie qui a lancé cette guerre. C’est elle qui nous pousse à agir», a-t-elle rappelé.

«Les sanctions continueront tant que Poutine s’évertuera dans la spirale du conflit et de la confrontation. Abandonner les sanctions, ce serait abandonner l’Ukraine. Ce serait renoncer à nos valeurs. Ce serait nous soumettre à la Russie. La France, le patriotisme, ce n’est pas l’abandon. Ce n’est pas le renoncement. Ce n’est pas la soumission», a ajouté Mme Borne, en s’adressant indirectement aux députés d’extrême droite du Rassemblement national, accusé de proximité avec Moscou et opposé aux sanctions économiques contre la Russie.

La première ministre française Elisabeth Borne.
La première ministre française Elisabeth Borne.

«Et ces sanctions, n’en déplaise à ceux qui masquent leur fascination pour l’impérialisme russe par un prétendu patriotisme : elles fonctionnent», a encore assuré la Première ministre.

«L’économie russe s’est considérablement rétractée, avec une chute de 6% de son PIB pour cette année. L’inflation russe a explosé. Et la Russie a perdu l’accès à des matériels de haute technologie», a-t-elle énuméré.

«Avec les prix élevés de l’énergie, Moscou tente pour l’instant de maintenir l’illusion. Mais les faits sont là. La propagande russe ne doit pas nous berner. L’économie russe est à l’asphyxie», a déclaré Mme Borne.

En matière d’aide humanitaire à l’Ukraine, la cheffe du gouvernement a annoncé «la mise en place, à partir de fin novembre, d’une aide» pour les Français qui «accueillent des déplacés ukrainiens chez eux».

Le préfet Joseph Zimet, qui pilote Place Beauvau la cellule interministérielle de crise sur l’accueil des Ukrainiens, avait indiqué dans un entretien au Monde que cette aide était à l’étude et devait s’élever «de 150 à 200 euros pendant quelques mois», afin d’«éviter que cet accueil ne s’effondre».

16h36
Kiev recommande le retour du port du masque

La capitale ukrainienne Kiev a recommandé lundi le retour au port du masque dans les lieux publics face à une nouvelle vague de Covid-19. Le système de santé est sous pression du fait de l’invasion russe.

«Les autorités de la ville appellent les résidents de Kiev à porter de nouveau les masques» en raison de l’essor des cas de coronavirus, a indiqué la mairie sur la messagerie Telegram.

Au cours de la semaine écoulée, 2515 cas, 242 hospitalisations et 22 décès ont été recensés dans la capitale ukrainienne, selon un décompte officiel.

Photo d'illustration

Les autorités municipales recommandent le port du masque «dans les transports publics, les endroits accueillant de la clientèle et dans les lieux d’enseignement», selon le communiqué.

Entre le 19 et le 25 septembre, 44’137 nouveaux cas de coronavirus ont été enregistrés en Ukraine et 161 personnes sont décédées, selon le ministère de la Santé.

Depuis le début de l’invasion en février, 18 établissements accueillant des patients du Covid ont été détruits, 15 autres partiellement détruits et plus de 100 sont sous occupation.

13h58
Le gaz a cessé de s’échapper de Nord Stream 1

Les bouillonnements provoqués par les fuites de gaz ont cessé au-dessus du gazoduc endommagé Nord Stream 1, mais pas de Nord Stream 2, ont annoncé les gardes-côtes suédois lundi après un survol des deux conduites victimes d’un sabotage présumé en mer Baltique.

L’opérateur des gazoducs sous-marins reliant la Russie à l’Allemagne, Nord Stream AG, avait annoncé samedi la fin des fuites sur Nord Stream 2, sur la base d’une pression insuffisante pour s’échapper du gazoduc.

Un total de quatre vastes fuites libérant des dizaines de milliers de tonnes de méthane ont touché depuis le début de la semaine dernière les deux pipelines, au large de l’île danoise de Bornholm. Elles sont situées dans des eaux internationales mais deux d’entre elles sont dans la zone économique exclusive (ZEE) suédoise, et les deux autres dans la ZEE danoise.

Selon les autorités danoises, les fuites, en net déclin, devaient s’arrêter autour de ce week-end. Côté suédois, la principale fuite affectait Nord Stream 1, tandis qu’une plus petite concernait Nord Stream 2. C’est celle-là qui est encore active lundi, ont précisé les gardes-côtes dans un communiqué.

Lors d’un survol effectué lundi matin vers 08H (heure en Suisse), «la plus grande fuite n’était plus visible mais la petite en revanche avait augmenté de nouveau», avec un diamètre de bouillonnements en mer «d’environ 30 mètres».

Des explosions sous-marines équivalant «à des centaines de kilos» de TNT sont à l’origine des fuites découvertes sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 dans les eaux internationales au large de l’île danoise de Bornholm, et «toutes les informations disponibles indiquent que ces explosions sont la conséquence d’un acte délibéré», ont indiqué la Suède et le Danemark dans un rapport officiel remis aux Nations-Unies.

Soupçonnée d’être à l’origine des fuites, la Russie avait contre-attaqué dès mercredi, pointant du doigt les Etats-Unis et obtenant une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU vendredi.

13h45
Le Kremlin veut «consulter» pour fixer les frontières des régions annexées

La Russie va «consulter» la population pour établir les frontières des régions annexées de Kherson et de Zaporijjia, dans le sud de l’Ukraine, a indiqué lundi à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

«Nous allons continuer à consulter la population de ces régions», a déclaré M. Peskov, interrogé pour savoir si la Russie annexait la totalité de ces régions ou uniquement les parties qu’elle occupe.

Le président russe Vladimir Poutine a formalisé l’annexion de Kherson et de Zaporijjia, ainsi que de deux autres régions ukrainiennes — de Donetsk et de Lougansk –, lors d’une cérémonie vendredi au Kremlin.

Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.
Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

Les régions de Donetsk et Lougansk ont été annexées dans leur totalité, Moscou ayant reconnu la souveraineté de régimes séparatistes prorusses fin février, juste avant l’assaut russe contre l’Ukraine. Mais le Kremlin a indiqué la semaine dernière que les frontières des régions de Kherson et de Zaporijjia avaient besoin d’être «clarifiées».

Selon le groupe de réflexion américain ISW (Institute for the Study of War), Moscou contrôle 72% de la superficie de la région de Zaporijjia. Et quelque 88% de celle de Kherson et sa capitale éponyme sont sous occupation russe, selon la même source.

La Russie avait organisé à la hâte dans les quatre régions ukrainiennes de prétendus référendums, largement dénoncés par Kiev et ses alliés occidentaux, à la suite d’une contre-offensive ukrainienne qui a forcé l’armée russe à céder des milliers de km2 de terrain.

13h39
Le Tchétchène Kadyrov dit envoyer trois fils adolescents sur le front en Ukraine

Le dirigeant de la région russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, a annoncé lundi envoyer trois de ses fils, des adolescents, combattre en Ukraine, où il a demandé l’emploi des armes nucléaires.

M. Kadyrov et ses milices, les «kadyrovtsy», ont été accusés de nombre d’exactions en Tchétchénie. Ses hommes ont également été déployés au côté de l’armée russe en Ukraine.

Dans un message sur Telegram, il a indiqué que ses enfants Akhmat, Eli et Adam, âgés respectivement de 16, 15 et 14 ans, suivaient «depuis longtemps» des entraînements militaires pour apprendre à utiliser «différentes armes».

«Le temps est venu (pour eux) de s’illustrer dans une vraie bataille, je ne peux que saluer leur détermination. Bientôt, ils partiront en première ligne et se trouveront dans les zones les plus difficiles de la ligne de contact», a poursuivi Ramzan Kadyrov.

Le dirigeant tchétchène a 14 enfants, selon son site officiel, mais des médias russes affirment qu’il en a sans doute plus.

«J’ai toujours pensé que la mission principale d’un père était d’enseigner à ses fils la piété et de leur apprendre à défendre leur famille, leur peuple et leur patrie. Qui veut la paix, prépare la guerre!», a-t-il encore écrit lundi.

Le dirigeant de la région russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov
Le dirigeant de la région russe de Tchétchénie, Ramzan Kadyrov, un dictateur  en puissance.

Familier des déclarations outrancières, Ramzan Kadyrov a appelé samedi à utiliser «des armes nucléaires de faible puissance» en Ukraine, alors que l’armée russe éprouve des difficultés et a dû se retirer de la ville stratégique de Lyman.

«À mon avis, des mesures plus drastiques doivent être prises, jusqu’à la déclaration de la loi martiale dans les zones frontalières et l’utilisation d’armes nucléaires de faible puissance», a-t-il déclaré sur Telegram.

Il a également critiqué le colonel-général russe en charge des opérations autour de Lyman, Alexandre Lapine, en jugeant que celui-ci n’avait pas fourni «les communications» et les «munitions nécessaires» aux soldats engagés dans la défense de cette ville de l’est de l’Ukraine.

Pour sa part, le Kremlin a jugé lundi que l’appel de M. Kadyrov à utiliser des armes nucléaires de faible puissance avait été fait sous le coup de l’émotion.

«Dans les moments difficiles, les émotions doivent néanmoins être exclues de toute évaluation (de la situation). Nous préférons faire des évaluations mesurées et objectives», a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.

Il a toutefois loué «la contribution héroïque» de M. Kadyrov dans l’offensive armée en Ukraine, où des centaines voire des milliers de Tchétchènes ont été envoyés combattre.

Ces dernières semaines, le Kremlin a fait planer la menace de l’utilisation d’armes atomiques en Ukraine.

Vendredi, le président Vladimir Poutine a affirmé que les Etats-Unis avaient établi un «précédent» en employant l’arme atomique contre le Japon en 1945.

La prise par l’armée ukrainienne de Lyman pose un problème aux forces d’occupation russe

La capture dimanche par l’armée ukrainienne de la ville de Lyman, un important noeud ferroviaire dans la région de Donetsk (est) annexée par Moscou, pose un grave problème aux forces russe, sur la défensive et obligées d’établir une nouvelle ligne de front.

Dans l’est de la région de Kharkiv (nord-est), le réseau ferroviaire converge à un endroit vers la gare de Koupiansk Vouzloviï, pour ensuite descendre au sud vers Svatové, dans la région de Lougansk, annexée par la Russie.

Pendant les six mois d’occupation russe, les trains ont acheminé par ces rails des approvisionnements aux troupes de Moscou stationnées plus au sud, faisant de cette gare un carrefour logistique vital pour les opérations militaires russes.

Mais la donne a changé ces derniers jours. La contre-offensive ukrainienne a permis à Kiev de reprendre de larges pans de territoires dans la région, forçant les Russes au repli.

La gare, quoique fortement endommagée, est désormais entre les mains de l’armée ukrainienne.

«Ce site a toujours été un important point stratégique. C’est un carrefour pour le fret et pour les trains», explique «Rosomakha», un soldat ukrainien dont le nom de guerre se traduit par «Glouton».

Derrière lui, les fenêtres de la gare sont explosées et le hall désert.

Au moment de la visite de l’unité de «Rosomakha» dans la gare dimanche, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a officiellement annoncé la prise de Lyman, sur le front, dans la région de Donetsk, annexée pourtant par Moscou vendredi.

La ville est «totalement débarrassée» de l’armée russe, a-t-il salué dans une vidéo, marquant une victoire importante pour Kiev, deux jours après que Moscou a formalisé l’annexion de territoires ukrainiens que son armée contrôle totalement ou en partie.

Une femme se tient debout devant un bâtiment détruit lors d'un attaque russe sur Lyman en avril dernier
Une femme se tient debout devant un bâtiment détruit lors d’un attaque russe sur Lyman en avril dernier

L’armée russe obligée de se replier

Koupiansk Vouzloviï se situe à 90 km au nord de Lyman, le long de la rivière Oskil, à quelques encablures de Koupiansk, ville reprise par les Ukrainiens la semaine dernière.

Face à ses échecs, l’armée russe a dû se replier en hâte en direction de Svatové, à mi-chemin vers les villes importantes de Severodonetsk et Lyssytchansk, qu’elle avait eu tant de mal à prendre aux Ukrainiens avant l’été.

Pas de quoi pour autant préoccuper «Rosomakha» et ses frères d’armes, décidés à poursuivre leur marche en avant pour libérer les territoires occupés.

«Ils se sont enfuis en panique et ils avaient déjà redéployés leurs troupes dans d’autres endroits au milieu de l’été», raconte le soldat, qui ajoute que la capture de plusieurs prisonniers russes permet à l’armée ukrainienne de bien connaître les plans de Moscou sur le terrain.

Selon lui, l’armée russe a déjà été renforcé par des réservistes, appelés par centaines de milliers à la hâte il y a moins de dix jours par le président russe Vladimir Poutine, pour endiguer la dynamique de Kiev.

Le soldat se veut confiant et rappelle que «selon la loi ukrainienne, ces territoires font partie de l’Ukraine», dit-il au sujet des régions annexées par Moscou, des rattachements largement condamnés par Kiev et ses alliés occidentaux.

«C’est notre terre», ajoute-t-il, debout à quelques mètres d’un large cratère formé à la suite d’un bombardement de l’armée russe lors de son retrait.

«Je suis originaire de la région de Lougansk», encore largement sous contrôle russe, dit-il. «C’est pour ça que je ne m’arrêterai pas avant que le dernier Russe quitte ces terres».

Près du front, les villageois émergent des caves après la retraite russe

Pour Ludmila Omelchenko, une retraitée de 62 ans habitant un petit village dévasté par les bombes, la reconquête par l’armée ukrainienne de la ville proche de Lyman signifie qu’elle pourra dormir hors de sa cave pour la première fois en sept mois.

«J’ai dormi dans le sous-sol depuis le premier jour de cette guerre infernale (le 24 février), mais hier, les bombardements ont cessé», a raconté dimanche à l’AFP l’habitante de Zakitne, à 10 km de Lyman.

«J’ai osé dormir de nouveau dans mon propre lit la nuit dernière», a-t-elle ajouté, tressaillant au bruit des tirs d’artillerie qui résonnent encore en provenance de la ligne de front de la région de Donetsk.

L’armée ukrainienne a annoncé samedi être entrée dans Lyman, noeud ferroviaire régional stratégique. Le ministère russe de la Défense a indiqué que ses troupes se retiraient «vers des lignes plus favorables».

La reconquête de la ville marque la première victoire des forces ukrainiennes dans un territoire que la Russie considère comme sien après l’avoir annexé.

Après des mois de bombardements, tous les bâtiments de Zakitne, situé sur une hauteur et séparé par une rivière du territoire qui était contrôlé par les Russes jusqu’à samedi, ont été détruits ou endommagés.

Le village a été vidé de ses 200 habitants, et les quelque personnes qui y sont restées hésitaient dimanche à s’aventurer dans les rues.

«Je sortais toujours pour m’occuper de mes fleurs, pendant les répits dans les bombardements, rien ne pouvait m’empêcher de le faire», confie Mme Omelchenko, les larmes aux yeux.

Les roses rouges, le lilas et les pétunias blancs de son jardin sont la seule touche de couleur dans le village en ruine, avec l’éclatant espace de jeux pour les enfants.

Hier, 18h16
L’Ukraine reprend Lyman, la justice russe valide les annexions

L’Ukraine a annoncé dimanche avoir repris la ville de Lyman, dans la région de Donetsk annexée par la Russie. Dans le même temps, la Cour constitutionnelle russe a jugé légaux les traités d’annexion des territoires ukrainiens signés par Vladimir Poutine.

L’annonce est tombée en milieu de journée: «A partir de 12h30 locales (11h30 en Suisse), Lyman est totalement débarrassée (de l’armée russe). Merci à nos militaires», s’est félicité le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

«Je suis optimiste et très motivé. Je vois l’activité sur la ligne de front et les territoires que l’on reprend», s’est réjoui auprès de l’AFP un soldat ukrainien de 33 ans posté près de Lyman, dans l’est de l’Ukraine, et qui se fait appeler par son nom de guerre «Fumée».

Samedi, les soldats ukrainiens étaient entrés dans cette ville stratégique de la région de Donetsk, dont l’annexion vendredi par Moscou a été fermement condamnée par Kiev et les Occidentaux.

Anticipant cette importante victoire tactique, car Lyman est un noeud ferroviaire crucial, M. Zelensky avait assuré samedi soir que la semaine prochaine, «de nouveaux drapeaux ukrainiens [flotteraient] sur le Donbass», où se trouve la région de Donetsk.

Puis il avait lancé, s’adressant aux soldats et aux responsables russes et évoquant le président russe Vladimir Poutine: «Tant que vous tous n’aurez pas résolu le problème de celui qui a tout commencé, qui a déclenché cette guerre insensée contre l’Ukraine, vous serez tués un par un».

La perte de Lyman, dans la région annexée de Donetsk, est un revers de taille pour l’armée russe, incapable à ce stade de contrôler la totalité des territoires qu’elle occupe en Ukraine.

Hier, 17h12
Berlin, Copenhague et Oslo vont fournir des canons d’artillerie à Kiev

L’Allemagne, le Danemark et la Norvège vont fournir à partir de l’année prochaine seize canons d’artillerie automobiles blindés à l’Ukraine, qui cherche à renforcer son arsenal militaire lourd pour repousser la Russie, a déclaré Berlin dimanche.

Cette annonce est consécutive à une visite ce week-end en Ukraine de la ministre allemande de la défense, Christine Lambrecht, une première depuis l’invasion russe déclenchée le 24 février.

Les trois pays fournisseurs se sont accordés pour financer ensemble la livraison de canons Zuzana-2, de fabrication slovaque, pour un coût de 92 millions d’euros, a précisé le ministère de la Défense à Berlin. L’Ukraine devrait commencer à les recevoir en 2023.

Kiev demandait plus, en particulier des chars d’assaut Leopard allemands, que le gouvernement du chancelier Olaf Scholz a refusé de livrer. Ce dernier a en effet déclaré qu’une telle décision n’était pas de son seul ressort et devait au préalable être discutée avec ses alliés occidentaux.

«Nous allons continuer à nous engager de plusieurs manières», a cependant dit Mme Lambrecht sur la chaîne allemande ARD1. Selon elle, Berlin en fait beaucoup pour soutenir Kiev.

«Il est parfaitement clair pour le gouvernement allemand comme pour l’ensemble de l’Otan [que] nous ne deviendrons pas une partie [belligérante] dans cette guerre», a-t-elle poursuivi.

Sa visite samedi à Odessa survenait au lendemain de la proclamation par le président russe Vladimir Poutine de l’annexion de quatre nouveaux territoires ukrainiens (les régions de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), vivement condamnée par les alliés de Kiev, dont l’Allemagne. AFP

Hier, 14h07
Neuf présidents européens dénoncent l’annexion de territoires ukrainiens par Moscou

Neuf présidents de pays d’Europe centrale et orientale membres de l’Otan ont déclaré dimanche qu’ils «ne reconnaîtraient jamais les tentatives russes d’annexer un territoire ukrainien».

«Nous ne pouvons pas garder le silence face à la violation flagrante du droit international par la Fédération de Russie», affirment dans une déclaration commune publiée sur la page internet de la présidence polonaise les présidents de ces neuf pays (République Tchèque, Estonie, Lettonie, Lituanie, Macédoine du Nord, Monténégro, Pologne, Roumanie et Slovaquie). Ils rappellent avoir visité Kiev et «vu de leurs yeux les effets de l’agression russe».

«Nous réaffirmons notre soutien pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de l’Ukraine. Nous ne reconnaissons pas et ne reconnaîtrons jamais les tentatives russes d’annexer un territoire ukrainien», poursuivent les neuf chefs d’État.

Une station de vote à Marioupol, dans la région de Donetsk, le 24 septembre 2022.
Une station de vote à Marioupol, dans la région de Donetsk, le 24 septembre 2022.

La déclaration souligne également que ses signataires soutiennent la décision du sommet de l’OTAN de Bucarest en 2008 concernant l’adhésion future de l’Ukraine à l’alliance atlantique, exigent le retrait des forces russes et invitent tous les alliés à «augmenter substantiellement leur aide militaire à l’Ukraine».

Le président russe Vladimir Poutine a proclamé vendredi l’annexion des régions ukrainiennes de Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson.

Hier, 12h40
La Cour constitutionnelle russe juge légaux les traités d’annexion

La Cour constitutionnelle russe a jugé dimanche légaux les traités d’annexion des territoires ukrainiennes signés vendredi au Kremlin par le président Vladimir Poutine et les dirigeants des régions séparatistes et occupées d’Ukraine.

Vladimir Poutine et les chefs de quatre régions ukrainiennes annexées par la Russie, le 30 septembre 2022 à Moscou.
Vladimir Poutine et les chefs de quatre régions ukrainiennes annexées par la Russie, le 30 septembre 2022 à Moscou.

La cour «reconnaît» les traités signés entre Moscou et les quatre territoires ukrainiens de Kherson, Zaporijjia, Donetsk et Lougansk comme «conformes à la Constitution de la Fédération de Russie», peut-on lire dans un document rendu public.

Hier, 12h29
Le pape «supplie» Poutine d’arrêter «la spirale de violence»

Le pape François a «supplié» dimanche le président russe Vladimir Poutine d’«arrêter» la «spirale de violence» en Ukraine, tout en déplorant profondément les annexions «contraires aux droit international».

Le pape François au Vatican, le 30 septembre 2022.
Le pape François au Vatican, le 30 septembre 2022.

Avant sa prière de l’Angélus place Saint-Pierre, le pape s’est adressé «au président de la Fédération de Russie, le suppliant d’arrêter, également par amour pour son peuple, cette spirale de violence et de mort».

C’est la première fois que le pape désigne directement le président russe lors d’un discours depuis le début du conflit, le 24 février.

«Risque d’escalade nucléaire»

Le pape s’est aussi exprimé pour la première fois sur les annexions de territoires ukrainiens par Moscou, déplorant «de nouvelles actions contraires aux principes du droit international».

«Je déplore profondément la grave situation qui s’est créée ces derniers jours (…) Elle augmente le risque d’escalade nucléaire, au point de faire craindre des conséquences incontrôlables et catastrophiques au niveau mondial», a-t-il estimé.

Le souverain pontife a également lancé «un appel tout aussi confiant au président de l’Ukraine (Volodymyr Zelensky) à être ouvert à des propositions sérieuses de paix».

Le Saint-Siège tente depuis le 24 février de maintenir un délicat équilibre diplomatique avec les deux pays, le pape condamnant une guerre «cruelle et insensée» tout en gardant ouverte une possibilité de dialogue avec Moscou.

Hier, 12h20
Zelensky affirme que Lyman est «totalement débarrassé» de l’armée russe

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé dimanche que la ville de Lyman, un important noeud ferroviaire dans la région annexée de Donetsk par Moscou, était entièrement sous contrôle de l’armée ukrainienne, au lendemain du retrait annoncé des troupes russes.

«À partir de 12h30 locales (11h30 en Suisse), Lyman est totalement débarassé (de l’armée russe). Merci à nos militaires», s’est félicité le président ukrainien dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux.

Hier, 10h51
Les démineurs s’acharnent pour nettoyer les zones libérées avant l’hiver

Dissimulés, petits et mortels, les mines et autres engins explosifs laissés par les forces russes dans l’est de l’Ukraine, dans les districts dont elles se sont retirées, représentent un défi urgent pour les démineurs avant l’arrivée de l’hiver.

«Sans nous, aucune chance de réparer des services comme l’électricité avant l’hiver», souligne Artem, 33 ans, qui dirige une équipe de démineurs s’affairant autour de la ville d’Izioum, récemment libérée par les forces ukrainiennes.

Des habitants d'Izioum reçoivent de l'aide humanitaire, le 25 septembre 2022.
Des habitants d’Izioum reçoivent de l’aide humanitaire, le 25 septembre 2022.

«Nous avons découvert plus de trente mines et obus d’artillerie, aujourd’hui, principalement des obus», ajoute Artem dont l’équipe de dix personnes est chargée de nettoyer les zones autour d’infrastructures essentielles comme les câbles électriques ou les canalisations d’eau et de gaz.

«Chaque jour nous commençons là où nous avons terminé hier», ajoute-t-il, observant des électriciens qui progressent avec précaution derrière un démineur dans un champ de tournesols en direction d’un câble sectionné.

D’autres démineurs empilent les mines découvertes, dont les détonateurs ont été retirés dans des conditions sûres, derrière un camion qui les évacuera en vue de leur destruction.

Les démineurs explorent les bords d’une route jonchée de débris entre Izioum, dont les forces ukrainiennes se sont emparées début septembre après six mois d’occupation par l’armée russe, et la limite de la région de Donetsk, non loin sur cette voie.

Des mines près de Kharkiv, le 11 mai 2022.
Des mines près de Kharkiv, le 11 mai 2022.

Artem, qui ne souhaite pas communiquer son nom de famille, ne semble pas s’émouvoir de la dangerosité du travail de son équipe, qui inspecte les bords de la route et progresse avec précaution dans des champs d’herbes hautes. «C’est notre travail, c’est ce que nous savons faire, mais maintenant plus que jamais, c’est notre devoir», souligne-t-il.

Danger pour les enfants

«Nous disposons de 35 hommes, répartis en sept équipes, venant de différentes régions d’Ukraine», indique Vassyl Maidyk, 42 ans, qui commande l’équipe de démineurs déployée dans le district d’Izioum.

«Personne ne sait combien de temps» prendront les opérations de déminage, déclare-t-il à l’AFP à la base des démineurs d’Izioum.

«En dépit de l’aide des organisations internationales, nous n’avons même pas fini de découvrir les mines abandonnées depuis le début de la première phase du conflit en 2014», ajoute-t-il, évoquant les affrontements avec les séparatistes de l’est de l’Ukraine.

Mais si les démineurs «travaillent rapidement», le district d’Izioum pourra être nettoyé d’ici novembre, ce qui permettrait aux services essentiels d’être de nouveau opérationnels d’ici l’hiver, espère-t-il.

Un Ukrainien désamorce une mine à Irpin, près de Kiev, le 19 avril 2022.
Un Ukrainien désamorce une mine à Irpin, près de Kiev, le 19 avril 2022.

Depuis la libération d’Izioum, ses équipes ont couvert selon lui quelque 100 hectares dans le district, et découvert plus de 5000 mines autour des position occupées précédemment par les Russes.

Les démineurs ont découvert aussi bien des mines antichars, des mines antipersonnel et des obus d’artillerie, que des mines PFM-1, dites mines «papillon», particulièrement destructrices et interdites par un traité international auquel la Russie n’est pas partie.

Ces petites mines de couleur verte dotées d’ailes, connues en Ukraine sous le nom de «pétales», sont d’autant plus dangereuses qu’elles peuvent être ramassées par des enfants, souligne Vassyl Maidyk.

Sur la route, où ne circulent que des véhicules militaires se dirigeant vers le front, l’équipe de Sacha martèle des poteaux sur les bords de la voie, accrochant des panneaux avec une tête de mort et des os entrecroisés signalant «Danger – Mines!»

«Ce n’est pas plus dangereux que de traverser la route en temps normal», assure Sacha, 44 ans, cigarette aux lèvres, commentant la situation d’un haussement d’épaules. «Maintenant, la prochaine mine est deux mètres plus loin, dit-il, donc ici on est en sécurité, plus ou moins», dit-il.

01.10.2022, 23h01
Zelensky assure que son armée reprendra bientôt d’autres villes du Donbass

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a assuré samedi que son armée, qui contrôle désormais la ville stratégique de Lyman, reprendra «dans la semaine à venir» d’autres villes de la région de Donetsk, annexée vendredi par la Russie.

Volodymyr Zelensky à Kiev, le 15 septembre 2022.
Volodymyr Zelensky à Kiev, le 15 septembre 2022.

«Durant la semaine, de nouveaux drapeaux ukrainiens ont flotté sur le Donbass», où se trouve la région de Donetsk, a déclaré Volodymyr Zelensky lors de son allocution quotidienne. «Il y en aura encore plus dans la semaine à venir».

Auriane Page, Sonia Imseng, Arnaud Mittempergher, Etonam Ahianyo, ATS/APPIS
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