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Guerre en Ukraine

Manque d’effectifs : La Russie recrute des commandos afghans pour les envoyer en Ukraine
Les forces spéciales de l’armée afghane lors de la cérémonie de fin de formation à Kaboul en juillet 2021.
18h45
Électricité: des restrictions «sans précédent» prévues dans la région de Kiev

Des restrictions d’électricité «sans précédent» sont prévues «ces prochains jours» dans la région de Kiev, en raison d’importants dégâts infligés au système énergétique du pays par des récentes frappes russes, a annoncé vendredi l’opérateur ukrainien DTEK.

«Malheureusement, des coupures plus sévères et plus longues seront mises en place ces prochains jours», a annoncé le département régional de ce groupe privé sur Facebook.

18h38
Manifestation à Prague contre la hausse des prix et le gouvernement

Des milliers de personnes ont manifesté vendredi à Prague à l’appel d’un mouvement lié à l’extrême droite, dénonçant la politique du gouvernement de centre droit et la hausse des prix.

Les manifestants, au nombre de «quelques dizaines de milliers» selon la police, ont réclamé la démission du gouvernement, dont les membres étaient qualifiés sur des pancartes de «dilettantes».

Le rassemblement était organisé sur la place Wenceslas dans le centre de Prague, à l’initiative du mouvement «La République tchèque d’abord», lié à l’extrême droite.

La date du 28 octobre avait été choisie pour coïncider avec l’anniversaire de l’indépendance de la Tchécoslovaquie en 1918.

«Notre gouvernement est le pire dans l’histoire de la République tchèque», a affirmé une manifestante, Eva Frantova.

Elle a reproché au Premier ministre Petr Fiala d’avoir permis la hausse des prix de l’énergie, et de porter davantage d’attention à l’Ukraine qu’à son propre pays.

La République tchèque, qui exerce actuellement la présidence tournante de l’Union européenne, a fourni une aide humanitaire et militaire substantielle à l’Ukraine depuis que ce pays a été agressé par la Russie en février dernier.

Le pays de 10,5 millions d’habitants est en proie à l’inflation, qui a atteint 18% en septembre.

Une manifestation à l’initiative du même mouvement politique avait déjà réuni environ 70’000 personnes en septembre.

18h13
Kiev somme Téhéran d’arrêter de fournir des armes à Moscou

Le chef de la diplomatie ukrainienne, Dmytro Kouleba, a demandé vendredi à son homologue iranien d’arrêter «immédiatement» de fournir des armes à Moscou, lors du premier appel téléphonique entre les deux dirigeants depuis que Kiev a accusé la Russie de frapper des villes ukrainiennes à l’aide de drones iraniens.

«Aujourd’hui, j’ai reçu un appel du ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir-Abdollahian, au cours duquel j’ai demandé à l’Iran de cesser immédiatement l’envoi d’armes vers la Russie (qui sont ensuite) utilisées pour tuer des civils et détruire des infrastructures essentielles en Ukraine», a indiqué M. Kouleba sur Twitter.

17h24
La Norvège révèle l’identité d’un agent illégal russe

Les services de contre-espionnage norvégiens (PST) ont révélé vendredi l’identité véritable, selon leurs informations, d’un agent illégal russe suspecté d’espionnage au profit de la Russie en se faisant passer pour un chercheur brésilien.

Il pourrait s’agir d’un officier supérieur du renseignement militaire russe, selon un chercheur du site d’investigation Bellingcat.

Admis au cours de l’automne 2021 comme conférencier à l’université norvégienne de Tromsø dans la région stratégique de l’Arctique, l’individu a été arrêté lundi et placé, dans un premier temps, en internement pour violation des lois sur l’immigration, en vue d’une expulsion.

L’enquête a depuis été élargie pour couvrir des soupçons d’»espionnage illégal dirigé contre des secrets d’Etat de nature à nuire aux intérêts fondamentaux de la nation », des faits passibles en Norvège de trois ans de prison.

Vendredi, le PST a identifié le suspect comme étant Mikhaïl Mikouchine, un Russe né en 1978, alors que l’intéressé, qui possède un passeport brésilien, se présente comme étant un Brésilien de 37 ans nommé José Assis Giammaria.

Le suspect a été admis au cours de l’automne 2021 comme conférencier à l’université norvégienne de Tromsø.
Le suspect a été admis au cours de l’automne 2021 comme conférencier à l’université norvégienne de Tromsø.

Selon Christo Grozev, chercheur de Bellingcat, derrière ce nom de Mikhaïl Mikouchine se cache un officier du renseignement militaire russe.

«Bon boulot, la Norvège. Vous avez mis le grappin sur un colonel du GRU», a-t-il tweeté, sur la foi de sa domiciliation enregistrée au sein de l’académie du GRU. L’intéressé, dont plusieurs médias norvégiens publient des photos, rejette les accusations portées contre lui.

Un tribunal d’Oslo a prononcé vendredi sa mise en détention provisoire pour quatre semaines, les deux premières en isolement total pour éviter la disparition de preuves.

Un «agent illégal» est un espion qu’il est extrêmement difficile et rare de débusquer car il tente de se fondre durablement dans un pays étranger pour y tisser un réseau de contacts, mettre en place des canaux d’information et s’introduire dans des milieux disposant d’informations sensibles.

Au sein de l’université de Tromsø, le chercheur travaillait sur la politique norvégienne dans le Grand Nord –où la Norvège partage 198 km de frontière avec la Russie– et sur les menaces hybrides, selon le PST.

«Le seul fait de s’introduire dans des milieux de chercheurs qui sont les fournisseurs des autorités pour la définition de leur politique est d’un véritable intérêt national», a fait valoir un responsable du PST Thomas Blom lors d’une conférence de presse vendredi.

Sur fond de tensions aiguës entre Moscou et l’Occident du fait de la guerre en Ukraine, l’ambassade de Russie en Norvège a de son côté dénoncé «l’espionnite» qui a cours selon elle dans le pays scandinave.

16h25
41’000 réservistes russes sont déjà déployés en Ukraine

La Russie a achevé la mobilisation de 300’000 réservistes en un peu plus d’un mois, a annoncé vendredi le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, lors d’un échange télévisé avec le président Vladimir Poutine.

«La tâche de recruter 300’000 personnes a été accomplie», a déclaré sur la télévision russe M. Choïgou, assis face à M. Poutine, précisant que 41’000 d’entre elles sont déjà déployées dans des unités militaires en Ukraine.

«Aucune tâche supplémentaire n’est prévue», a-t-il dit, indiquant donc que la Russie ne prévoit pas de mobilisation supplémentaire de réservistes, des civils, dans l’immédiat.

Il a cependant ajouté que la Russie continuait de recruter des volontaires et des soldats sous contrat.

Selon le ministre, 218’000 réservistes sont en train d’être formés dans des bases militaires russes, 41’000 sont déployés dans des unités militaires combattant en Ukraine, et 41’000 autres sont dans la zone de conflit mais sont encore en formation.

«Je veux remercier tout ceux qui ont rejoint les rangs des forces armées», a dit M. Poutine: «Merci pour cette loyauté envers le devoir, pour ce patriotisme».

Le président russe, comme son ministre, ont une nouvelle fois admis les ratés de cette mobilisation, qui a vu de nombreuses personnes en soi non-appelables se retrouver incorporées ainsi que des pénuries d’équipement.

Mais M. Choïgou a assuré vendredi que tous les problèmes d’équipements étaient désormais «réglés».

Le président russe avait annoncé le 21 septembre la mobilisation de 300’000 réservistes, des civils donc, pour consolider ses lignes, alors que l’armée ukrainienne a forcé à la retraite les forces russes dans plusieurs zones du front, en particulier dans le nord-est et dans le sud.

L’annonce avait conduit à une exode d’une foule difficile à quantifier de Russes qui ont fui le pays de peur d’être envoyés au combat. La Russie a aussi revendiqué l’annexion des quatre régions de l’est et du sud ukrainien où se trouvent la quasi-totalité de la ligne de front.

14h29
La Banque centrale russe maintient son taux directeur à 7,50%

La Banque centrale russe (BCR) a maintenu vendredi son taux directeur à 7,50%, conformément aux attentes des marchés et des analystes, a-t-elle annoncé dans un communiqué.

C’est la première fois depuis le début de l’offensive russe en Ukraine que le taux directeur reste inchangé à l’issue d’une réunion des dirigeants de la Banque centrale russe.

Le taux directeur reste ainsi au niveau annoncé mi-septembre, loin du seuil atteint fin février quelques jours après le lancement de l’offensive des troupes de Moscou en Ukraine.

Dans la foulée des premières sanctions internationales, la Banque centrale avait drastiquement relevé son taux à 20%, avant de procéder à plusieurs baisses ces derniers mois, rassurée par les indicateurs macro-économiques du pays.

Les marchés misaient donc depuis plusieurs jours sur un maintien du taux directeur à 7,50%.

Le siège de la Banque centrale russe.
Le siège de la Banque centrale russe.

La Banque centrale russe a dit vendredi noter «le ralentissement de l’inflation» depuis plusieurs mois, malgré un niveau qui devrait atteindre «entre 12 et 13%» en fin d’année, et les «tensions géopolitiques croissantes» qui affectent toujours la consommation des ménages, plus enclins à «épargner » selon la BCR.

«La Banque de Russie estime que la mobilisation partielle aura un effet dissuasif sur la demande des consommateurs et l’inflation dans les prochains mois», a-t-elle ajouté, soulignant que «des entreprises sont encore confrontées à des difficultés de production et de logistique».

«Les restrictions sur le marché du travail se multiplient également, notamment du fait de la mobilisation partielle», a poursuivi la Banque centrale russe dans son communiqué, plus d’un mois après l’annonce de Vladimir Poutine à ce sujet le 21 septembre.

La Banque centrale russe a enfin indiqué prévoir une contraction de «3% à 3,5% » du produit intérieur brut (PIB) en 2022.

14h25
Fuites de Nord Stream: nouvelle inspection de la justice suédoise

La justice suédoise va procéder à une nouvelle inspection près des gazoducs Nord Stream 1 et 2, touchés par quatre fuites en septembre lors d’un sabotage présumé, a indiqué vendredi le parquet.

«J’ai décidé de mener avec le service de sécurité (Sapo) un certain nombre d’inspections complémentaires» sur le site des fuites, a déclaré le procureur Mats Ljungqvist dans un communiqué.

Les forces armées suédoises vont apporté leur aide à l’enquête, comme cela leur a été demandé, a ajouté le procureur, sans donner de détails sur l’expertise qu’elles pouvaient apporter.

La marine suédoise avait de son côté annoncé mercredi avoir engagé une nouvelle inspection près des gazoducs touchés.

«Nous avons ressenti le besoin de compléter l’enquête que nous avons menée précédemment», a déclaré à l’AFP le chef de la communication de la marine Jimmie Adamsson, sans donner plus de détails sur les objectifs de l’initiative ou leur raison.

Un sabotage présumé a entraîné quatre fuites du gazoduc en septembre dernier.
Un sabotage présumé a entraîné quatre fuites du gazoduc en septembre dernier.

Le consortium Nord Stream a pour sa part envoyé un navire civil sous pavillon russe pour procéder à une nouvelle inspection. Le 26 septembre, quatre vastes fuites avaient été détectées sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 au large de l’île danoise de Bornholm, deux dans la zone économique suédoise et deux dans celle du Danemark.

Les inspections préliminaires sous-marines avaient renforcé les soupçons de sabotage, les fuites ayant été précédées d’explosions.

Depuis l’invasion de l’Ukraine par Moscou, les deux pipelines, qui relient la Russie à l’Allemagne ont été au coeur de tensions géopolitiques, attisées après la décision de Moscou de couper les livraisons de gaz à l’Europe en représailles présumées contre les sanctions occidentales.

Hors-service, ils contenaient cependant du gaz au moment où ils ont été endommagés.

14h12
Moscou place un Russe arrêté en Italie sur la liste des personnes recherchées

Moscou a placé vendredi sur la liste des personnes recherchées un Russe, fils d’un gouverneur sibérien, qui avait été arrêté en Italie à la demande des Etats-Unis pour une affaire de contournement des sanctions.

La Russie accuse de blanchiment d’argent Artiom Ouss, fils du gouverneur de la région sibérienne de Krasnoïarsk Alexandre Ouss. Il avait été interpellé à l’aéroport Malpensa de Milan le 17 octobre. La justice américaine l’accuse d’avoir vendu illégalement des technologies américaines à des entreprises d’armements en Russie.

Le nom de cet homme de 40 ans apparaît depuis vendredi sur la liste officielle russe des personnes recherchées par la police russe. Un tribunal de Moscou a indiqué à l’agence TASS qu’Artiom Ouss était accusé de blanchiment d’argent en groupe organisé, une offense passible de sept ans de prison.

Ces accusations offrent la possibilité pour les autorités russes de demander son extradition.

La justice russe accuse de blanchiment d’argent Artiom Ouss, fils du gouverneur de la région sibérienne de Krasnoïarsk Alexandre Ouss. (Photo d'illustration)
La justice russe accuse de blanchiment d’argent Artiom Ouss, fils du gouverneur de la région sibérienne de Krasnoïarsk Alexandre Ouss.

Le Kremlin avait condamné l’arrestation d’Artiom Ouss en Italie, promettant de «tout faire» pour le défendre. Un autre suspect dans cette affaire, Iouri Ourekhov, avait été interpellé la semaine dernière en Allemagne.

Washington les accuse, avec trois autres Russes et deux courtiers en pétrole vénézuéliens, d’avoir acheté aux Etats-Unis des composants électroniques destinés à équiper des avions, des radars ou des missiles, et de les avoir revendus à des entreprises d’armement russes, en contournant les sanctions en vigueur.

Certains de ces équipements, selon les Etats-Unis, se sont ensuite retrouvés utilisés sur le champ de bataille en Ukraine. Ce réseau est soupçonné d’avoir utilisé la même société écran pour transférer des centaines de millions de barils de pétrole vénézuélien en Russie et en Chine.

09h48
La Russie dit avoir fini d’évacuer les civils de la région de Kherson

L’évacuation des civils de la région de Kherson, dans le sud de l’Ukraine, occupée par la Russie, et qui fait face à une offensive ukrainienne, est achevée, a annoncé un responsable pro-russe.

«Le travail organisant le départ des habitants de la rive gauche du (fleuve) Dnipro vers des régions sûres en Russie est achevé», a déclaré jeudi soir, Sergueï Aksionov, le dirigeant de la Crimée, péninsule avoisinante de Kherson annexée en 2014 par Moscou, alors que l’Ukraine qualifie ces transferts de population de «déportations».

00h52
L’AIEA va mener «une vérification indépendante» après les accusations russes de «bombe sale»

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) va visiter «cette semaine» deux sites ukrainiens à la demande de Kiev, selon un communiqué, alors que le président russe Vladimir Poutine accuse l’Ukraine d’effacer les preuves de préparation d’une «bombe sale».

«Les inspecteurs vont procéder à une vérification indépendante (…) pour détecter tout détournement de matière nucléaire», a expliqué jeudi le directeur général de l’instance onusienne, Rafael Grossi. Après s’être exprimé à huis clos devant le Conseil de sécurité de l’ONU à New York, il a précisé devant les journalistes que les conclusions de ces inspections seraient «très rapides», évoquant quelques «jours».

L’AIEA avait annoncé en début de semaine une inspection «dans les prochains jours», sans plus de détails. L’Agence a réaffirmé jeudi avoir inspecté un des deux lieux «il y a un mois», soulignant qu’«aucune activité nucléaire non déclarée n’y avait été trouvée».

Malgré tout, «nous allons visiter à nouveau», en cherchant d’autres types de matière, a précisé Rafael Grossi à New York. «Normalement, nos inspections se concentrent sur de la matière nucléaire directe, uranium enrichi, plutonium, thorium. Dans ce cas, il a été mentionné certains isotopes, césium et strontium» qui auraient pu être «reconvertis», a-t-il ajouté.

Hier, 23h22
La Russie s’expose à «une grande colère» si elle met fin à l’accord sur les céréales ukrainiennes

La Russie s’expose à «une grande colère» de la part de nombreux pays si elle se retire de l’accord sur les exportations de céréales ukrainiennes qui arrive à échéance à la mi-novembre, a prévenu jeudi le secrétaire d’État américain Antony Blinken.

«Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour maintenir l’accord», a indiqué Antony Blinken lors d’un déplacement à Ottawa. Il a notamment soutenu qu’une décision de la Russie de mettre fin à cet accord serait accueillie «avec une profonde inquiétude» et «beaucoup de colère par les pays du monde entier qui profitent des céréales ukrainiennes».

L’accord dit de la mer Noire, signé le 22 juillet sous l’égide de l’ONU, a mis en place pour 120 jours des procédures pour permettre l’exportation des céréales ukrainiennes bloquées par la guerre. Le secrétaire d’État a également tenu à saluer le travail des Nations Unies dans la signature de cet accord et les effets bénéfiques qu’il a eu à travers le globe, notamment dans «les pays du Sud, en Afrique, en Asie et ailleurs où le besoin s’en faisait cruellement sentir».

Hier, 22h24
Les États-Unis dénoncent à l’ONU une «pure invention» de la Russie

Les accusations de la Russie sur l’implication de Washington dans le développement présumé d’armes biologiques en Ukraine sont «une pure invention», a déclaré jeudi l’ambassadrice américaine à l’ONU devant le Conseil de sécurité.

«Nous savons tous que ces affirmations sont une pure invention, mise en avant sans l’ombre d’une preuve», a déclaré Linda Thomas-Greenfield. «Mais je dois saisir cette occasion pour mettre les choses au clair: l’Ukraine n’a pas de programme d’armes biologiques (…) Les États-Unis n’ont pas de programme d’armes biologiques».

Hier, 21h38
L’ONU n’est «pas au courant» d’un programme d’armes biologiques en Ukraine

L’ONU n’est «pas au courant» d’un programme d’armes biologiques en Ukraine, sur lequel la Russie vient de demander une enquête des Nations Unies, a indiqué Adedeji Ebo, haut représentant adjoint chargé des questions de désarmement.

«Nous sommes au courant de la plainte officielle de la Russie (…) concernant des accusations de programme d’armes biologiques en Ukraine», a-t-il déclaré devant le Conseil de sécurité.

«Comme la Haute représentante Izumi Nakamitsu en a informé le Conseil en mars et en mai, l’ONU n’est pas au courant d’un tel programme d’armes biologiques. C’est toujours le cas aujourd’hui», a-t-il ajouté, notant que l’ONU n’avait pas de mandat ni de «capacités techniques» pour enquêter.

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) va visiter «cette semaine» deux sites ukrainiens à la demande de Kiev, selon un communiqué. «Les inspecteurs vont procéder à une vérification indépendante (…) pour détecter tout détournement de matière nucléaire», a expliqué jeudi l’instance onusienne.

Hier, 21h32
Moscou demande une enquête de l’ONU sur de présumées «armes biologiques»

La Russie a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de lancer une enquête internationale sur l’implication de Washington dans le développement présumé d’armes biologiques en Ukraine, a indiqué jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.

«La Russie n’a pas eu d’autre choix que d’adresser une plainte au président du Conseil de sécurité de l’ONU pour demander de lancer une enquête internationale» sur des «activités militaires biologiques des Etats-Unis sur le territoire ukrainien», affirme-t-il dans un communiqué, en précisant que cette plainte a été accompagnée d’un projet de résolution approprié.

Peu après le début de son offensive en Ukraine fin février, la Russie a accusé les Etats-Unis d’avoir financé un programme d’armes biologiques en Ukraine, affirmant avoir trouvé des preuves en ce sens dans des laboratoires ukrainiens.

Moscou a avancé ces accusations à plusieurs reprises lors des réunions du Conseil de sécurité de l’ONU (archives)
Moscou a avancé ces accusations à plusieurs reprises lors des réunions du Conseil de sécurité de l’ONU

Accusations répétées

Selon le ministère russe de la Défense, l’objectif de ces recherches était de «créer un mécanisme de propagation furtive de pathogènes meurtriers».

Moscou a avancé ces accusations à plusieurs reprises lors des réunions du Conseil de sécurité de l’ONU.

Pour leur part, les Etats-Unis comme l’Ukraine ont démenti l’existence de laboratoires destinés à produire des armes biologiques dans le pays.

La Russie avait déjà accusé en 2018 les Etats-Unis de mener secrètement des expérimentations biologiques dans un laboratoire de Géorgie, une autre ex-république soviétique qui, comme l’Ukraine, ambitionne de rejoindre l’Otan et l’UE.

Pour justifier son offensive, Moscou a aussi estimé que l’Ukraine avait l’ambition de se doter de l’arme nucléaire, idée qu’elle a pourtant volontairement abandonnée dans les années 1990.

Hier, 19h10
Washington «fera rendre des comptes» à Moscou en cas d’attaques sur des satellites

Les Etats-Unis répondront de manière «appropriée» à toute attaque russe sur des satellites commerciaux américains, a affirmé jeudi la Maison Blanche, après les déclarations d’un haut responsable russe les désignant comme de potentielles cibles légitimes.

«Toute attaque sur une infrastructure américaine verra une réponse appropriée», a déclaré à la presse le porte-parole du Conseil de sécurité nationale John Kirby.

Les Etats-Unis feraient «rendre des comptes à la Russie pour une telle attaque, si elle devait se produire», a-t-il ajouté.

Les satellites de l’entreprise SpaceX d’Elon Musk jouent un rôle prépondérant dans les communications des forces armées ukrainiennes face à l’invasion russe (archives)
Les satellites de l’entreprise SpaceX d’Elon Musk jouent un rôle prépondérant dans les communications des forces armées ukrainiennes face à l’invasion russe

Le porte-parole répondait aux déclarations d’un responsable du ministère russe des Affaires étrangères, Konstantin Vorontsov, qui a affirmé mercredi aux Nations unies que l’utilisation par les pays occidentaux de satellites commerciaux «à des fins militaires», représentait une «tendance extrêmement dangereuse».

«Ces Etats ne se rendent pas compte que de tels agissements constituent en réalité une participation indirecte aux conflits armés», a déclaré le responsable russe.

«Des infrastructures quasi-civiles pourraient devenir des cibles légitimes pour une riposte», a-t-il ajouté.

M. Vorontsov n’a pas spécifié à quels satellites commerciaux il faisait référence, mais les satellites Starlink de l’entreprise SpaceX d’Elon Musk jouent un rôle prépondérant dans les communications des forces armées ukrainiennes face à l’invasion russe.

Selon John Kirby, «la seule chose provocante et dangereuse, actuellement, c’est la guerre que la Russie mène en Ukraine, et la manière dont ils mènent cette guerre».

Hier, 17h20
Le monde entre dans sa décennie «la plus dangereuse», selon Poutine

Le monde entre dans sa décennie «la plus dangereuse» depuis la Seconde Guerre mondiale, a estimé jeudi le président russe Vladimir Poutine. L’Occident cherche à maintenir selon lui sa domination sur la planète.

«Nous sommes à un moment historique. Nous sommes sans doute face à la décennie la plus dangereuse, la plus importante, la plus imprévisible» depuis 1945, a indiqué le dirigeant russe, devant le forum de discussion de Valdaï à Moscou.

«L’Occident n’est pas en mesure de diriger le monde, mais il essaye désespérément, et la plupart des peuples du monde ne peuvent l’accepter», a-t-il affirmé, jugeant dès lors la planète en «situation révolutionnaire».

Selon lui, l’assaut contre l’Ukraine s’inscrit dans ce «changement tectonique de tout l’ordre mondial».

«Combat pour la survie»

Peu avant, il avait décrit ainsi sa confrontation avec l’Occident, notamment dans le contexte de son offensive lancée contre l’Ukraine, comme un combat pour la survie même de la Russie.

«La Russie ne défie pas l’Occident, la Russie défend juste son droit à exister», a-t-il encore affirmé, accusant Américains et Occidentaux de vouloir «détruire, effacer (la Russie) de la carte» dans un nouveau réquisitoire contre ses rivaux géopolitiques qui soutiennent et arment l’Ukraine pour faire face à l’armée russe.

Hier, 14h53
Dilemme du Conseil fédéral – L’Allemagne veut livrer des munitions suisses à l’Ukraine

Kiev affirme que ce matériel de guerre est nécessaire pour protéger ses exportations de céréales. Le Conseil fédéral se retrouve sous pression.

Hier, 13h32
Moscou accuse Kiev de s’être retirée des pourparlers «sur ordre» des Etats-Unis

Le Kremlin a accusé jeudi l’Ukraine de s’être retirée des négociations de paix en mars avec la Russie «sur ordre» des Etats-Unis, alors qu’«un équilibre très, très difficile avait été atteint» entre Kiev et Moscou.

«Le texte était en fait prêt. (…) Et puis, tout à coup, la partie ukrainienne a disparu des radars, (elle) a déclaré qu’elle ne voulait plus poursuivre les négociations», a déploré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, disant que Vladimir Poutine avait jugé «évident» qu’«un tel rejet des accords déjà convenus se soit clairement produit sur ordre de Washington».

«C’est tout à fait évident», a-t-il martelé à la presse.

Dmitri Peskov a évoqué une «totale réticence de la part de l’Ukraine» (archives)
Dmitri Peskov a évoqué une «totale réticence de la part de l’Ukraine»

La Russie est «prête à garantir ses intérêts»

Mercredi, le Bissau-guinéen Umaro Sissoco Embalo, président en exercice de la Cédéao, avait affirmé à Kiev que Vladimir Poutine, à qui il avait rendu visite la veille, «avait exprimé l’idée qu’il était prêt à négocier avec le président Zelensky».

Interrogé sur ces propos, M. Peskov a assuré que la Russie était «prête à garantir ses intérêts à la table des négociations».

«Nous le voulons, mais dans ce cas précis, nous parlons d’une totale réticence de la part de l’Ukraine», a-t-il regretté, précisant qu’«il n’y avait pas de message spécifique» en plus à destination de la présidence ukrainienne.

Volodymyr Zelensky avait, lui, rapidement balayé toute possibilité de discussions avec Moscou, dénonçant «la rhétorique préparée» de Vladimir Poutine.

Il avait été encore plus catégorique fin septembre, assurant que l’Ukraine ne négocierait pas avec la Russie tant que Vladimir Poutine est président.

Les pourparlers entre Kiev et Moscou sont au point mort depuis le mois de mars, les deux parties se rejetant mutuellement la responsabilité de cette impasse.

Hier, 10h35
Le Parlement russe vote en première lecture le durcissement de la loi sur la «propagande LGBT»

Les députés russes ont voté en première lecture jeudi un durcicement de la loi controversée réprimant la «propagande LGBT», nouveau signe du renforcement de la ligne conservatrice dans le pays en pleine offensive en Ukraine.

«Lors de la session plénière, les députés de la Douma d’État ont adopté à l’unanimité la première lecture des amendements à la législation interdisant la promotion des relations sexuelles non traditionnelles», a indiqué le Parlement sur son site internet.

Hier, 08h56
Une centrale électrique en Crimée visée par une attaque de drone

Les autorités de la péninsule de Crimée annexée par la Russie ont annoncé jeudi, qu’une centrale électrique y avait été visée dans la nuit par une attaque de drone, qui n’a pas provoqué de gros dégâts.

«Aujourd’hui dans la nuit il y a eu une attaque de véhicule aérien sans pilote sur la centrale thermique de Balaklava», a indiqué le gouverneur de Sébastopol, Mikhaïl Razvojaïev, sur Telegram. «Le transformateur a subi des dégâts minimes. Il n’y a pas eu de victime», a-t-il ajouté.

Auriane Page, Sonia Imseng, Arnaud Mittempergher, Etonam Ahianyo, ATS/APPIS
Nos informations ne proviennent pas de pays de l’OTAN, ni de pays de l’Union Européenne.

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