« La recherche océanographique française est menacée »
Le fonctionnement de la Flotte océanographique française en 2023 est menacé par le renchérissement du carburant. Faute de rallonge budgétaire, une partie des missions pourrait être mise en péril, s’inquiètent les chercheurs du domaine
L’océan constitue le plus grand espace de la vie sur notre planète, il recouvre environ 70 % de sa surface et sa biodiversité reste encore en grande majorité à découvrir. La machine océan régule le climat mondial grâce à ses échanges continuels avec l’atmosphère et atténue le changement climatique en cours. L’océan est le puits majeur de carbone par absorption et stockage du dioxyde de carbone (CO2) atmosphérique par des processus physiques et biologiques et un lieu extraordinaire de diversité et de richesse du vivant dont les subtils équilibres et l’importance pour notre survie doivent encore être explorés.
Pour couvrir les besoins de son fonctionnement de 2023, la FOF a besoin d’une rallonge budgétaire de l’ordre de 9 millions d’euros
La recherche océanographique se révèle cruciale à l’heure du changement climatique et des velléités d’exploitation des ressources minérales des grands fonds marins par des sociétés privées internationales, dont les potentielles conséquences restent mal connues. Traversés par des voies d’échanges anciennes, les espaces océaniques font partie intégrante de nombreuses sociétés humaines qui ont depuis des siècles développé des usages et des savoirs les concernant. L’océan nourrit les imaginaires tout en constituant une source primordiale de ressources alimentaires.
Depuis les premières expéditions du XIXe siècle, les océanographes français contribuent grandement aux connaissances biologiques, physiques, chimiques, géologiques de cet immense domaine, avec une reconnaissance à l’international qui les place au cœur des grands programmes internationaux. Les scientifiques français (CNRS, universités, Ifremer, IRD, MNHN, SHOM…) disposent en effet de l’une des trois plus grandes flottes océanographiques d’Europe pour réaliser un ensemble de programmes de recherche, d’observation, d’expérimentation et de formation des futurs chercheurs et experts sur tous les océans du globe.
Missions de la marine nationale
La Flotte océanographique française (FOF) est une infrastructure de recherche dépendant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESR). Cette flotte comprend quatre navires pour la haute mer (Pourquoi Pas ?, L’Atalante, Thalassa, Marion-Dufresne), deux semi-hauturières (Antea, Alis), cinq navires côtiers (L’Europe, Côtes-de-la-Manche, Téthys-II, Thalia, Haliotis) et sept navires de station (Antédon-II, Néréis-II, Sépia-II, Sagitta-III, Neomysis, Planula-IV, Albert-Lucas).
Ses navires hauturiers, outre les 25 à environ 50 personnels scientifiques et techniques, peuvent également embarquer de nombreux équipements scientifiques, comme des engins sous-marins téléopérés (par exemple le ROV Victor 6000), ou habité (le sous-marin Nautile), des véhicules sous-marins autonomes (comme l’AUV UlyX, qui peut atteindre 6 000 mètres de profondeur), des outils d’imagerie du fond de mer et du sous-sol, des engins de carottage, des drones, etc.
En moyenne 155 missions cumulant environ 1 400 jours sont réalisées chaque année (navires hauturiers et côtiers cumulés) permettent d’approfondir la connaissance des océans, de la biosphère marine, du plancher océanique et des profondeurs de la lithosphère terrestre. La formation représente 10% de ce temps navire. En plus de ces expéditions scientifiques, certains navires de la FOF sont utilisés (en temps cumulé environ 320 jours/an) pour des missions de la marine nationale, des missions de service public, comme l’évaluation des stocks de poissons, et des campagnes hydrographiques contribuant à la mise à jour des cartes marines.
Aujourd’hui, alors que le contexte international (Décennie de l’océan de l’Unesco, One Ocean Summit, Assises de la mer, objectif 10 de France 2030) souligne l’urgence de mieux comprendre les océans, la recherche océanographique française est en danger ! Elle ne peut se projeter sereinement pour les années à venir. La FOF a engagé un travail sur son empreinte carbone, et la communauté des océanographes s’engage dans cette initiative par une réflexion collégiale sur l’impact environnemental de leurs recherches.
Toutefois, pour couvrir les besoins de son fonctionnement de 2023, la FOF a besoin d’une rallonge budgétaire de l’ordre de 9 millions d’euros (pour un budget moyen annuel de 70 millions d’euros) qui est due au surcoût du prix du carburant et aux augmentations associées (salaires, services…).
Aucune visibilité
A ce jour, le MESR ne s’est toujours pas prononcé sur ce besoin urgent pour 2023 et pour les années à venir. La communauté souhaite voir dans les annonces concernant le fond d’intervention pour l’énergie de 275 millions d’euros annoncé jeudi 27 octobre par la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Sylvie Retailleau, l’amorce d’une solution pérenne pour la FOF.
Actuellement, seules les missions jusqu’à fin avril sont confirmées ; après, aucune visibilité. Notre travail de connaissance de l’océan, dont les dimensions de recherche et de formation bénéficient à la société, ne pourra plus être mené à bien. Pour la première fois, seul un appel à projets restreint à une partie des navires et à quelques zones géographiques a été émis pour les missions de recherche hauturières de 2024.
Dans ce contexte de réduction drastique de la capacité de recherche, comment les scientifiques peuvent-ils préparer leurs expéditions, qui sont l’aboutissement de plusieurs années de réflexion et de longs mois de préparation ? Quels seront les impacts sur nos collaborations nationales et internationales ? Et comment la France pourra-t-elle maintenir son leadership dans ce domaine ?
Au-delà, comment des outils de travail-clés de la recherche nationale et internationale sur des défis d’avenir tels que l’océan, les ressources, le climat, la biodiversité ou les changements globaux, pourront-ils être maintenus s’ils ne peuvent plus être utilisés en raison d’un manque de financement ? Comment pourrons-nous maintenir le recrutement et l’excellence des jeunes chercheurs, futurs experts de ces recherches fondamentales pour l’avenir de notre planète ?
Il est urgent que les moyens donnés à la recherche soient à la hauteur des ambitions et engagements internationaux de la France et que les pouvoirs publics proposent une vision claire sur les court, moyen et long termes pour la recherche océanographique française. Seul un fort engagement de l’Etat au service de la recherche océanographique pourra permettre de maintenir la France dans les premiers rangs internationaux.
Premiers signataires :
Mathilde Cannat, directrice de recherche, CNRS ; Marie-Anne Cambon, chercheuse, Ifremer ; Valérie Chavagnac, directrice de recherche, CNRS ; Javier Escartin, directeur de recherche, CNRS, Ecole normale supérieure de Paris ; Anne Godfroy, chercheuse, Ifremer ; Cécile Guieu, directrice de recherche, CNRS ; Benoît Ildefonse, directeur de recherche, CNRS ; Catherine Jeandel, directrice de recherche, CNRS ; Dominique Lefèvre, chercheur, CNRS ; Pascale Lherminier, chercheuse, Ifremer ; Boris Marcaillou, enseignant-chercheur, université Côte d’Azur ; Laurent Memery, directeur de recherche, CNRS ; Géraldine Sarthou, directrice de recherche, CNRS ; Christian Tamburini, directeur de recherche, CNRS ; Virginie Thierry, chercheuse, Ifremer.
L’ensemble de la liste de signataires est consultable sur https://sites.google.com/view/signataires-oceanographes
Signataires (par ordre alphabétique) :
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Elia d’Acremont, Professeure, directrice adjointe de l’Institut des Sciences de la Terre de Paris, cheffe de mission de campagnes côtières et hauturières, depuis 2011.
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Karine Alain, Directrice de Recherche CNRS, Laboratoire de Biologie et d’Ecologie des Écosystèmes marins Profonds, Plouzané.
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Giovanni Aloisi, Directeur de Recherches CNRS, Institut de Physique du Globe de Paris, Paris.
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Louis Amand, ingénieur d’études, Sorbonne Université, UMR BOREA. Participation à 4 campagnes hauturières.
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Jean-Paul Ampuero, Directeur de Recherche, Institut de Recherche pour le Développement; Chaire d’Excellence, Université Côte d’Azur.
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Ann Andersen, Maître de Conférences Sorbonne Université, Station Biologique de Roscoff.
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Muriel Andreani, Professeure, Université Lyon 1, Laboratoire de Géologie de Lyon.
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Daniel Aslanian, Chercheur Ifremer, Geo-Ocean, REM, Plouzané
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Rémy Asselot, PostDoc, Ifremer, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale, Plouzané.
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Jean-Christophe Auguet, Chargé de recherche CNRS, Directeur adjoint de l’UMR MARBEC, Montpellier.
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Sakina-Dorothée Ayata, Maîtresse de conférences, Sorbonne Université, LOCEAN, Paris.
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Charles Bachy, post-doctorant, FR2424, Sorbonne Université, Station Biologique de Roscoff.
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Pascal Bailly du Bois, Professeur titulaire de la chaire de sciences et techniques de la mer, directeur du Cnam-Intechmer, chef de mission d’environ 100 campagnes côtières et hauturières.
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Julien Balestra, Ingénieur de Recherche, Observatoire Éducatif Méditerranéen, Université Côte d’Azur.
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Valérie Ballu, Directrice de Recherche CNRS, Directrice du laboratoire LIENSs, Littoral Environnement et Sociétés, La Rochelle. 26 campagnes en mer dont 9 en cheffe ou co-cheffe de mission sur des navires de la Flotte Océanographique Française.
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Daniela Banaru, Maître de Conférences HC, Institut Méditerranéen d’Océanologie, Aix-Marseille Université.
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Philipson Bani, Chargé de Recherche IRD, Laboratoire Magmas et Volcan, Nouméa, Nouvelle Calédonie.
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Albane Barbero, Ingénieure Recherche – Projet, (CDD), IGE Grenoble.
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Alexandre Barboni, Doctorant, LMD-SHOM-LOPS, Ecole Polytechnique, Palaiseau
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Edouard Bard, Professeur au Collège de France, chaire de l’évolution du climat et de l’océan, Membre de l’Académie des sciences
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Guilhem Barruol, Directeur de Recherche CNRS, Institut des Géosciences de l’Environnement, Grenoble.
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Annachiara Bartolini, Professeur MNHN, Centre de Recherche en Paléontologie – Paris UMR 7207 MNHN CNRS SU.
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Maria-Angela Bassetti, Professeur, CEFREM UMR5110 Université de Perpignan Via Domitia
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Franck Bassinot, Directeur de Recherche au CEA, Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement LSCE (CEA-CNRS-UVSQ-UPS). Co-chef de mission IMAGES1 (1995), chef de mission IMAGES IV (1998), WEPAMA (2001), MONOPOL (2011) et DIPOMOUSS (2024 ?).
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Anne-Claire Baudoux, Chargé de Recherche CNRS, UMR7144, Station Biologique de Roscoff
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Chloé Baumas, Doctorante, Aix Marseille Université, Institut Mediterranéen d’Océanologie
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Luc Beaufort, Directeur de Recherche CNRS, CEREGE, Université Aix Marseille, plusieurs fois chef de mission à bord du Marion-Dufresne
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Mar Benavides, chargée de recherche, IRD, Institut Mediterranéen d’Océanologie
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Moustafa Belhadj, Assistant ingénieur CNRS, Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales, Toulouse.
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Emma Bent, doctorante en océanographie physique, Ifremer, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale, 2 campagnes océanographiques dont 1 avec la FOF (N/O L’Atalante et NGCC Amundsen, 2021)
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Arnaud Bertrand, Directeur de Recherche à l’IRD, UMR MARBEC, chef de mission à bord de l’Antea, campagnes ABRAÇOS1 en 2015, ABRAÇOS2 en 2017 et AMAZOMIX en 2021.
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Yann Bertrand, Ingénieur d’études CNRS, IGE (Grenoble), missions à bord du Marion Dufresne (secteur îles subantarctiques).
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Romain Besso, Assistant-ingénieur, Laboratoire Géoazur, Université Côte-d’Azur.
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Nagib Bhairy, Ingénieur CNRS, Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO), Marseille.
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Tristan Biard, Maître de conférences, Laboratoire d’Océanologie et de Geosciences, CNRS-UMR LOG 8187.
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Nicolas Bierne, Directeur de recherche CNRS, UMR 5554 ISEM, Montpellier.
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Lucie Bittner, Maîtresse de conférences, Sorbonne Université, UMR 7205 Institut de Systématique, Evolution Biodiversité, MNHN.
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Stéphane Blain, océanographe, Professeur Sorbonne Université, chef de projet/mission Marion Dufresne, KEOPS 2005, KEOPS2 2011, SOCLIM 2016.
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Anne Boiron,Technicienne halieute, IFREMER, PMMLT La Tremblade,embarque sur de nombreuses campagnes et différents navires (Gwendrez,Thalassa, Côte de la manche et Antéa) depuis 1993.
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Clara Bolton, paléocéanographe, Chargée de Recherche CNRS, CEREGE, Aix-en-Provence, embarquante sur plusieurs missions passées et prévues à bord du Marion-Dufresne.
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Bruno Bombled, Ingénieur Océanographe CEA, Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement (LSCE), Gif sur Yvette (91)
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Sophie Bonnet, Directrice de recherche IRD, Marseille, Membre CNFH, Cheffe et co-cheffe de mission VAHINE, OUTPACE, TONGA
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Yves Cherel, Directeur de recherche CNRS, 14 campagnes à la mer (en majorité dans l’océan Austral), dont deux en tant que chef de mission
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Carole Berthod, physicienne adjointe à l’Institut de Physique de Globe de Paris, Observatoire Volcanologique et Sismologique de Guadeloupe, Gourbeyre. Co-cheffe de mission de la campagne SCRATCH (2021) à bord du Marion Dufresne.
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Marie Bonnin, Directrice de recherche IRD, Laboratoire des sciences de l’environnement marin, Plouzané.
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Denis Bourras, Chargé de Recherche CNRS, Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO), chargé d’estimer les flux turbulents air-mer à partir des mesures du mât flux, Marseille
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Viviane Bout-Roumazeilles, Directeur de Recherche CNRS, Laboratoire d’Océanologie et de Géosciences (LOG) Lille
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Jean-François Bourillet, géologue, Ifremer, directeur adjoint du Département REM, représentant Ifremer à la CNFH, co-animateur du GT-Océan de l’alliance AllEnvi, chef de mission de 13 campagnes océanographiques, directeur scientifique du Pourquoi pas ?
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Bernard Bourlès, Directeur de Recherche IRD, Directeur de l’UAR IMAGO, Brest/Plouzané, chef de mission de 17 campagnes de 2000 à 2022 (Equalant, Pirata, Egee/Amma) sur les navires hauturiers de la FOF.
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Clément de Boyer Montégut, Chercheur Ifremer, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale (LOPS, UMR 6523), Brest/Plouzané
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Pierre Brasseur, Directeur de recherche CNRS, Institut des Géosciences de l’Environnement (UMR IGE), Grenoble, membre du Comité des Programmes Scientifiques du CNES.
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Matthieu Bressac, Chargé de recherche, CNRS, UMR7093, Laboratoire d’Océanographie de Villefranche.
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Elsa Breton, Ingénieur de recherche, Laboratoire d’Océanologie et de Geosciences, CNRS-UMR LOG 8187.
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Didier Brunel, Ingénieur de recherche, CNRS, UMR 7329, Laboratoire Géoazur, Valbonne.
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Thibaut Caley, CNRS, Université de Bordeaux, UMR EPOC. Participation à différentes campagnes sur navires FOF.
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Marie-Anne Cambon, chercheure IFREMER, Ecologie microbienne grands fonds marins, responsable PPR LIFEDEEPER, cheffe de mission BICOSE (2014), BICOSE2 (2018), BICOSE3 fin 2023?
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Gilbert Camoin, Directeur de Recherche CNRS, CEREGE, Directeur de l’ECORD (European Consortium for Ocean Research Drilling) Managing Agency (EMA) représentant la participation européenne et canadienne au Programme IODP (International Ocean Discovery Program) chef de mission et participants à des campagnes océanographiques de la FOF et du Programme IODP.
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Mathilde Cannat, Directrice de Recherche CNRS, IPG Paris, Cheffe ou co-cheffe de mission de 16 campagnes océanographiques sur les navires hauturiers de la FOF.
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Xavier Capet, Directeur de Recherche CNRS, LOCEAN, chef ou co-chef de mission de 3 campagnes océanographiques sur les navires hauturiers de la FOF.
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Damien Cardinal, Professeur en chimie marine et biogéochimie à Sorbonne Université au LOCEAN-IPSL
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Anaïs Cario, Chargée de recherche CNRS, microbiologiste des environnements profonds, Institut de Chimie de la Matière Condensée de Bordeaux (ICMCB), Pessac.
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François Carlotti, Directeur de Recherche CNRS, Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO), Marseille.
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Matthieu Carré, Chargé de recherche CNRS, paléoclimatologue, Laboratoire d’océanographie et du Climat, LOCEAN-IPSL
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Hélène Carton, Maître de Conférences en géophysique, équipe Géosciences Marines, Institut de Physique du Globe de Paris – Université Paris Cité
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Xavier Carton, Professeur UBO, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale, chef de mission de 9 campagnes océanographiques.
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Roberto Casati, Directeur de Recherche CNRS (InSHS), Directeur d’Études EHESS, Institut Jean Nicod, Paris
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Cécile Cathalot, Chercheure Ifremer, UMR Géo-Océan, co-cheffe de mission (2021, 2022, N/O Pourquoi Pas?)
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Nicolas Chamot-Rooke, Chargé de recherche CNRS, Laboratoire de Géologie, Ecole normale supérieure, Paris
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Thomas Changeux, ingénieur de recherche IRD, Institut méditerranéen d’océanologie (MIO), Marseille.
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Jérôme Chappellaz, Directeur de recherche CNRS et ancien Directeur de l’Institut polaire français IPEV
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Bénédicte Charrier, Directrice de recherche CNRS (INSB), Station Biologique de Roscoff
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Jean-Benoît Charrassin, Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle, Directeur du Laboratoire d’Océanographie et du Climat, LOCEAN-IPSL
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Laurent Chauvaud, Directeur de Recherche au CNRS. Laboratoire des sciences de l’environnement marin
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Valérie Chavagnac, Directrice de recherche CNRS, GET, Toulouse, Membre de la commission nationale de la flotte hauturière. Ambassadrice France 2030 Défi grands fonds marins.
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Mathilde Chemel, Doctorante, UMR8222 LECOB, Banyuls-sur-Mer.
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Urania Christaki, PR, Laboratoire d’Océanologie et des Geosciences, CNRS-UMR LOG 8187.
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Joachim Claudet, DR CNRS, CRIOBE UAR 3278.
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Hervé Claustre, Directeur de Recherche au CNRS, chef de projet et co-chef mission de la campagne BIOSOPE (Atalante, 2004).
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François Colas, Directeur de Recherche IRD, LOCEAN-IPSL, Paris.
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Julien Collot, Chercheur au Service Géologique de Nouvelle-Calédonie, 9 campagnes hauturière de la FOF dont 3 en tant que chef ou co-chef de mission sur les N/O L’Atalante (2015) et Alis (2012, 2018)
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Laurent Coppola, Physicien adjoint CNAP, coordinateur SNO MOOSE, coordinateur IR EMSO-France, chef de mission des campagnes MOOSE depuis 2010
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Laure Corbari, Maître de Conférence, Muséum National d’Histoire Naturelle (MNHN, Paris), UMR 7205, membre CNFH, 15 campagnes océanographiques dont 8 en tant que Cheffe ou co-cheffe sur les navires de la FOF.
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Cédric Cotté, Maître de conférences, Muséum National d’Histoire Naturelle, LOCEAN, Paris.
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Wolfgang Cramer, Directeur de Recherche CNRS, Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie marine et continentale (IMBE), Aix-en-Provence, Membre d’Académie d’Agriculture de France
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Sophie Cravatte, Directrice de Recherche IRD, LEGOS, Nouméa, Nouvelle-Calédonie, océanographe physicienne, vice présidente de la Commission Nationale de la Flotte Hauturière.
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Wayne Crawford, Directeur de Recherche CNRS, Institut de Physique du Globe de Paris, UMR 7154, chef ou co-chef de mission de 5 campagnes océanographiques sur les navires hauturiers de la FOF.
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Xavier Crosta, Directeur de Recherche CNRS, Université de Bordeaux, UMR 5805 EPOC, Chef de mission de la campagne MD218 CROTALE.
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Anne-Laure Daniau, Chargé de Recherche de Classe Normale, Université de Bordeaux, UMR 5805 EPOC.
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Isabelle Daniel, Professeure, Université Claude Bernard Lyon 1, LGL-TPE UMR 5276.
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Xavier de Montaudouin, Professeur en écologie marine, Université de Bordeaux, UMR EPOC 5805.
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Bruno Deflandre, Enseignant-Chercheur, Université de Bordeaux, UMR 5805 EPOC, Chef de mission des campagnes BIOMIN, JERICObent et MAGMA.
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Casimir de Lavergne, Chargé de recherche CNRS, LOCEAN, Paris.
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Yolanda Del Amo, Maître de Conférences, Université de Bordeaux, UMR EPOC 5805
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Pierre De Mey-Frémaux, Directeur de recherche CNRS, LEGOS, Toulouse.
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Matthias Delescluse, Maître de Conférences, Géophysicien marin, Ecole normale supérieure de Paris, UMR 8538.
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Bernard Dennielou, chercheur, IFREMER, UMR Geo-Ocean, participation à 42 campagnes océanographiques dont 6 comme chef de mission
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Damien Desbruyères, Chercheur, Ifremer, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale, responsable projet et campagnes CROSSROAD (Thalassa 2024, 2025).
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Pierre Deschamps, Chargée de Recherche IRD, CEREGE, Aix-en-Provence
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Anne Deschamps, Directrice de recherche CNRS émérite, Géoazur, Nice.
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Jean-Xavier Dessa, Maître de Conférences, Géophysicien marin, Sorbonne Université, Géoazur/CNRS/IRD/OCA.
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Valentin Deteix, Doctorant en biogéochimie marine, Laboratoire d’Océanographie et du Climat : Expérimentations et Approches Numériques [LOCEAN-IPSL – Sorbonne Université], participation et implications aux campagnes MOOSE (2021) et SOCARB (2023).
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Morgane Didry, Technicienne AMU, Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO), Marseille.
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Mathieu Doray, Chercheur, UMR DECOD Ifremer, Laboratoire Ecologie et Modèles pour l’Halieutique, Nantes, co-responsable campagnes PELGAS (>2000, N/O Thalassa), membre comité scientifique Système Information Halieutique Campagnes.
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Andrea Doglioli, Maître de Conférences, Université d’Aix-Marseille, OSU-Pytheas.
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John Dolan, Directeur de Recherche émerite CNRS, Laboratoire d’Océanographie de Villefranche-sur-Mer, Villefranche-sur-Mer
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Fabrizio D’Ortenzio, Directeur de recherche CNRS, LOV, Villefranche-sur-Mer. Co-responsable campagnes PERLE (2019-2021) . Coordinateur GdR OMER.
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Catherine Dreanno, Chercheure en R&D technologiques, Ifremer, Laboratoire Détection, Capteurs et Mesures.
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Kévin Drouet, Post-doc, Institut méditerranéen d’océanologie (MIO), Marseille.
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Erwan Duhamel, technicien halieute, IFREMER, Unité Halieutique Grand Ouest (HALGO), UMR DECOD, Lorient. co-responsable et chef de mission campagne PELGAS (depuis 2010, N/O Thalassa), et chef de mission campagne EVHOE (depuis 2014, N/O Thalassa)
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Thomas Duhaut, ingénieur CNRS, Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales, Toulouse.
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Rémi Dulermo, chercheur en microbiologie, biochimie et génétique à Ifremer, UMR Biologie et Ecologie des Écosystèmes marins Profonds 6197 UBO-CNRS-Ifremer, Laboratoire de Microbiologie des Environnements Marins Profonds, Plouzané – France.
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Sébastien Duperron, Professeur du Muséum national d’Histoire naturelle, UMR7245 Molécules de communication et Adaptation des Micro-organismes, Paris.
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Lucile Durand, Ingénieure de recherche en microbiologie, Ifremer, UMR Biologie et Ecologie des Écosystèmes marins Profonds 6197 UBO-CNRS-Ifremer, Laboratoire de Microbiologie des Environnements Marins Profonds, Plouzané – France.
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Xavier Durrieu de Madron, Directeur de recherche CNRS, CEFREM, Perpignan, Co-responsable des campagnes DEWEX (N/O Suroit 2013) et PERLE (N/O Pourquoi Pas? 2019, 2020, N/O Atalante 2021), Chef de mission campagne CASCADE (N/O Atalante 2011).
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Jérôme Dyment, Directeur de Recherche CNRS, Institut de Physique du Globe de Paris, Chef de mission des campagnes Magofond 2 (1998), Gimnaut (2000), Magofond 3 (2005), Momar 08 Leg 2 (2008), Magofond 3b (2008), Tact 1 (2012), Tact 2 (2016), et Magofond 4 (2017).
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Vincent Echevin, Chargé de recherche IRD, LOCEAN, Sorbonne Université.
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Laurent Emmanuel, Maître de Conférences HC, Institut des Sciences de la Terre de Paris, UMR 7193, Sorbonne Université.
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Gaël Erauso, Professeur, Institut Méditerranéen d’Océanologie, Aix-Marseille Université.
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Javier Escartin, Directeur de recherche CNRS, Ecole Normale Supérieure de Paris, Co-responsable des campagnes Arc-en-Sub (2022), Subsaintes (2017), ODEMAR (2013), Momarsat (2010), Bathyluck (2008, 2009), sur les N/O L’Atalante et Le Pourquoi Pas ?
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Johan Etourneau, Maître de Conférences, EPHE, UMR 5805 EPOC, CNRS, Université de Bordeaux, co-chef de mission Astrolabe, mission Marion Dufresne.
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Maud Fabre, Doctorante en géologie marine, Ifremer-équipe-Aléas-Marins et Université de Perpignan-laboratoire Cefrem.
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Robin Faillettaz, Chercheur Ifremer, Unité Halieutique Grand Ouest (HALGO), UMR DECOD, Lorient.
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Cécile Fauvelot, Directrice de Recherche IRD, UMR ENTROPIE, Villefranche-sur-mer.
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Nathalie Favretto-Cristini, Directrice de Recherche CNRS, Laboratoire de Mécanique et d’Acoustique UMR7031, Marseille.
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Camila Fernandez, Chargé de Recherche CR1, Laboratoire d’Océanographie Microbienne UMR7621, Banyuls/mer.
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Bruno Ferron, Chercheur CNRS, Laboratoire d’Océanographie Physique et Spatiale, Plouzané.
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Nathalie Feuillet, Physicienne des observatoires, responsable de l’équipe de géosciences marines de L’Institut de Physique du Globe de Paris, cheffe et co-cheffe de 12 campagnes à la mer sur les navires de la flotte française.
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Michèle Fieux, ancienne Ingénieur de Recherche HC CNRS, Laboratoire d’océanographie et du Climat, LOCEAN-IPSL, dirigea de très nombreuses campagnes à la mer.
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Sara Fleury, Ingénieur de Recherche IRHC CNRS, Laboratoire d’Etudes en Géophysique et Océanographie Spatiales (LEGOS) UMR5566, Toulouse
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Marion Fourquez, Post-doc Marie-Curie, Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO), Marseille. 11 campagnes polaires en océan Austral et Arctique (R/V Marion Dufresne, L’Astrolabe etc.)
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Marine Fourrier, Post doctorante en océanographie, Laboratoire d’Océanographie de Villefranche (LOV), Sorbonne Université, Villefranche-sur-Mer.
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Audrey Galve, Chargée de recherche CNRS, Université Côte d’Azur, IRD, OCA, Géoazur, PI de l’ANR FLUID2SLIP dont une partie des données dépend de la campagne SUPER (2023 ?) dans le Pacifique. Cheffe de mission HIPER.
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Nicole Garcia, Ingénieure de recherches CNRS, Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO), Marseille.
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Théo Garcia, Doctorant, Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO), Marseille.
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Véronique Garçon, Directrice de Recherches CNRS, LEGOS, Toulouse
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Laurence Garczarek, Directrice de Recherche CNRS, UMR7144, Station Biologique de Roscoff
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Marc Garel, Ingénieur de recherches CNRS, Institut Méditerranéen d’Océanologie (MIO), Marseille.
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Thibault de Garidel-Thoron, chercheur CNRS au Centre Européen de Recherche et d’Enseignement en Géosciences de l’Environnement, président de la commission spécialisée océan-atmosphère (Institut National des Sciences de l’Univers).
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Gilles Garric, responsable service innovation du département océanographie opérationnelle, Mercator Océan International.
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