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Site ORANO des Bois Noirs : 1,4 millions de tonnes de résidus radioactifs non confinés , des déchets miniers radioactifs laissés dans le domaine public. Le coup de gueule du Collectif des Bois Noirs et de la CRIIRAD

Site ORANO des Bois Noirs : 1,4 millions de tonnes de résidus radioactifs non confinés , des déchets miniers radioactifs laissés dans le domaine public. Le coup de gueule du Collectif des Bois Noirs et de la CRIIRAD

Les activités d’extraction de l’uranium sur le site des Bois Noirs (1955-1980) sur la commune de Saint-Priest-La-Prugne (Loire) laissent un héritage empoisonné :

– un site avec des résidus radioactifs (déchets radioactifs non confinés, les uns au fond d’un lac artificiel dans l’ancien lit de la rivière la Besbre, les autres dans les galeries minières jusqu’à 440 m de profondeur)
– des rejets radioactifs insuffisamment traités qui induisent une contamination chronique des milieux aquatiques,
– des stériles radioactifs dispersés en dehors du site minier et qui vont exposer les riverains à des radiations à très long terme.

Depuis des années, le Collectif des Bois Noirs et la CRIIRAD se battent pour que des mesures soient prises. Quelques progrès ont été obtenus, mais, ORANO, gestionnaire actuel[1] du site, bloque sur des points essentiels.

ORANO refuse de réaliser une expertise hydrogéologique approfondie, pourtant réclamée depuis des années et qui permettrait de déterminer si des eaux contaminées en profondeur par les résidus d’exploitation sont susceptibles d’impacter des zones distantes.

ORANO refuse également d’assainir un chemin conduisant au site touristique de la Pierre des Fées. Pourtant des déchets miniers radioactifs y induisent des taux de radiation plusieurs dizaines de fois supérieurs à la normale.

Pour protester contre cette situation, le Collectif des Bois Noirs et la CRIIRAD ont décidé de ne pas siéger à la Commission de Suivi de Site (CSS) qui se tiendra à la sous-préfecture de Roanne, mardi 22 novembre 2022, à 9 h.

Un courriel a été adressé à Monsieur le Sous-Préfet de Roanne, président de la CSS, (voir document joint).

Les media intéressés sont conviés, le 22 novembre :

  • Devant la porte de la sous-préfecture de Roanne , à 11 h 30 où nous serons présents pour montrer notre mécontentement.
  • Aux abords de l’ancien site minier de Saint-Priest-La-Prugne, à partir de 14H30 pour la réalisation de mesures de radioactivité.

Contact presse :

pour le Collectif des Bois Noirs : Arlette Maussan, tel : 04 70 59 73 50
pour la CRIIRAD : Bruno Chareyron tel 06 27 27 50 37

Après le CEA, COGEMA, puis AREVA

[1] Après le CEA, COGEMA, puis AREVA

Commission de Suivi de Site ORANO Bois Noirs Le Collectif Bois Noirs et la

CRIIRAD ne participeront pas à la réunion du 22 novembre 2022
A l’attention de Monsieur le sous
préfet de Roanne Texte à intégrer au compterendu de la CSS :
Après examen d
es documents préparatoires transmis de la part d’ORANO, le Collectif Bois Noirs et
la CRIIRAD ont décidé de ne pas siéger à cette réunion de la Commission de Suivi de Site.

L’ordre du jour est très dense, la durée de la réunion est trop limitée, nous serio
ns contraints
d’écouter sans disposer de temps d’intervention suffisant.

Nous ne voulons pas être complices de ces présentations dans lesquelles ORANO a manifestement

refusé de répondre aux demandes qui lui ont été faites :

Expertise hydrogéologique.
ORANO propose un dossier de compilations, ce qui revient à reproduire le rapport de L’École des

Mines de Paris (2006). Cette dernière s’appuyait déjà sur des archives et sur les relevés COGEMA

AREVA.

ORANO ne répond pas à la demande de l’Arrêté Préfector
al de 2017 (relancé par l’Arrêté de Mise
en Demeure de 2022)
: « Réalisation d’une étude hydrogéologique permettant d’identifier les
masses d’eau (souterraines et de surface) situées en aval hydraulique du site et leurs interactions

avec les travaux minier
s notamment souterrains et les stockages de déchets et de résidus »
Seules quelques données piézométriques sont proposées.

ORANO n’envisage pas de conduire de réelles recherches sur la circulation des eaux souterraines et

sur les relations entre les faille
s géologiques et les déchets stockés dans les anciennes galeries.
Pourtant ce point est essentiel dans le contexte géologique de l’ancien site minier (440 m de
profondeur)
Chemin de la Pierre des Fées.
ORANO revient toujours avec les mêmes valeurs et se
retranche derrière un usage « chemin ».
Ce n’est plus supportable !

Nous contestons les résultats fournis par ORANO
:
valeurs moyennes sur 1,6 km alors que 9 zones sont particulièrement radioactives
3 de ces zones sont des terrepleins où les promeneurs, les forestiers et les cueilleurs de
champignons et/ou myrtilles s’installent pour pique
niquer. Des familles viennent y passer des
journées au frais pendant l’été

non prise en compte du risque que des enfants ne ramènent à domicile des morceaux de minerai radioactif
il n’y a pas de plan d’eau certes, mais un pôle d’intérêt touristique avec les rochers de la
« Pierre des Fées »,
répertoriés dans les guides de la région. A ce titre, un scénario de type « loisirs »
est à retenir et non le scénario « chemin ».

Cet atout touristique est à prendre en compte pour la réputation de la région des Bois Noirs et

des Monts de la Madeleine
.
Nous vous remercions de bien vouloir demander à ORANO d’engager les travaux de

décontamination de ce lieu emblématique de la région d
es Bois Noirs.
Sinon, une contre
expertise pourrait alors s’avérer nécessaire.

Par ailleurs, nous demandons la mise en place de réunions spécifiques sur les points suivants :
Statuts des sites miniers de SaintPriestlaPrugne.

ORANO présente des
généralités sur les sites et ne répond pas aux situations des terrains relatives :
aux taux de radioactivité résiduelle élevés et à l’évolution dans le futur (érosion travaux divers),
aux risques d’effondrements au droit des anciennes galeries,
à l’établissement des responsabilités en cas d’accident (exploitant, propriétaires, communes).
Traitement des eaux et des effluents.
Dès les
années 2000, les systèmes de traitement ont connu de nombreuses pannes et
dysfonctionnements.

De 2005 à 2017, ont eu lieu d
es débordements des eaux contaminées du grand bassin et leur rejet
dans la Besbre, sans aucun traitement préalable.

Suite aux mises en demeure en 2017, ORANO a entrepris des rénovations et de nouveaux

aménagements après plusieurs années d’études préalable
s.
Mais depuis sa création (2020), la STE (Station de Traitement des Eaux) spécifique pour les eaux

du grand bassin a nécessité plusieurs réparations et transformations. L’accumulation de substances

radioactives dans le dispositif de filtration a entraîné
en outre une augmentation du niveau de
radiation à proximité de la station comme en atteste la nouvelle signalisation («
trèfle radioactif »
correspondant au critère «
zone surveillée »).
D’après ORANO, cette STE est très efficace pour le traitement du rad
ium 226 des eaux, mais
compte tenu de tous les aléas rencontrés pour sa mise en œuvre, ces résultats doivent être examinés

dans la durée.

Pour le Collectif Bois Noirs
Pour la CRIIRAD
Arlette Maussan
Bruno Chareyron
présidente
directeur du laboratoire
et Gérard Savatier

vice
président

[1] Site CRIIRAD : http://www.criirad.org (y compris nos pétitions)
[2] Site des balises : balises.criirad.org
[3] Site Fukushima : http://www.criirad.org/actualites/dossier2011/japon_bis/sommaire.html
CRIIRAD – 29, cours Manuel de Falla
26000 Valence

 

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