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Hello à toutes et tous,

D’abord bravo à toutes et tous nos contributeurs.trices depuis 10 mois  ( 4500 heures de bénévolat )
Et leurs visions, gestations, innovations, explorations, expérimentations et incubations que nous (et vous)  portons depuis un an…
Un beau programme 2023
12 jours, 120 rendez-vous, 25 films, 250 invités… Et Vous
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« Après une année imprévisible…
 
C’est dans l’air. Comme la fumée d’un incendie voisin qui vient déposer ses cendres sur les perrons et ses odeurs de fin des temps dans l’air de Romeyer. C’est dans l’air, cette chaleur qui est venue nous tabasser non pas une fois, non pas deux fois, mais trois fois cet été, par vagues écrasantes qui ont maquillé les Alpes en gros tas brunâtre privés de névés, assoiffé nombre de villages, fauché les récoltes avant la moisson, rendu exsangues les centrales nucléaires. C’est dans l’air, aussi, ce virus qu’on feint d’oublier et que les écologues annonçaient depuis une décennie à force de voir les habitats naturels entaillés. Et vous le sentez certainement ce parfum de rationnement, le froid qui va pénétrer les maisons des démunis qui devront choisir entre se chauffer à des coûts anormaux ou se procurer une nourriture plus chère. À raison : un pan du rideau se lève finalement sur ce à quoi vont ressembler nos conditions d’existence. Et ce n’est pas la chaleur ou le froid qui nous serrent le plus les tripes, ni le manque ou l’excès, ni même l’incertitude ou les contraintes nouvelles, mais bien de sentir qu’à ce rythme, il ne faudra pas longtemps pour que la vie s’achemine vers la sobriété. « L’anxiété ne permet pas d’avoir une action utile, je suis pour l’éco-lucidité. » Il a bien raison, notre président de la République, si seulement ce n’était pas là le comble du cynisme. Une fois n’est pas coutume, il tient les mêmes propos que des figures de la gauche radicale. Ainsi Frédéric Lordon : « L’anxiété, l’angoisse, viennent de pressentir un péril mais dont on ne sait pas exactement d’où il vient, quelles en sont les causes, donc a fortiori comment s’en défendre. » On peut rester songeur, car même lorsqu’on se considère parfaitement lucide quant aux causes et aux agents de la catastrophe, on ne peut s’arracher totalement au sentiment d’angoisse qui nous saisit à intervalles irréguliers. D’ailleurs, on voit mal pourquoi, pour reprendre les mots de la pédopsychiatre et sociologue Laelia Benoit, il faudrait choisir entre se changer soi-même et s’attaquer au grand capital. Mais passons : il est clair que l’anxiété ne peut être qu’un point de départ, certainement pas un point de chute. C’est le pressentiment sensé de l’imminence des catastrophes qui nous guettent, et pas la patho­logie de jeunes qu’il faudrait soigner.

Mais au-delà du constat posé, la question reste : comment ? Comment faire pour que l’angoisse accouche d’affects plus féconds, fertiles, plus politiques, en mesure de changer radicalement de société… Il faut bien saisir déjà que dans  la bataille qui est dorénavant livrée, il est vital de comprendre contre quoi on se bat. Ce ne sont pas les sceptiques, espèce en voie de disparition, qui nous menacent, ou même les relativistes , mais bien en premier lieu ceux qui protègent les intérêts économiques qui nous traînent vers l’abîme. Et puis il y a les autres, les idiots utiles, tout aussi nocifs bien malgré eux. Ceux qui veulent croire que tout peut continuer comme avant si seulement on verdit un peu tout ça, s’en remettre aux entreprises et aux collectivités pour amorcer la « transition », qui veulent la mobilité individuelle, la clim’ renouvelable, du nucléaire vert et la quiétude sociétale. Changer les comportements sans stigmatiser les prédateurs. Les nouveaux fronts qui s’ouvrent ne sont pas entre action et inaction, mais entre les tenants de deux ordres sociaux et économiques incompatibles.

Et il est trop tard pour être pessimiste ou seulement angoissé. « 
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EaQ.  : avril 2022

le programme est   icihttps://www.ecologieauquotidien.org/

belle soirée
Pour communiquer sur vos réseaux…
Anne T., Estelle G., Bruno C., David C., Élisabeth B., Fabienne S., Jean Louis V., Marie D., Océane B., Raymond Z.,  les deux Valérie A. et B. , Gilbert D., Hélène B., Thierry B., Cécile L., Élisabeth M., Pascal D., Michèle G., Jacques M., François G., Denis A., Claude V., Tao C., Noémie G., Catherine A.R.,  Joëlle V., Lyne E., Henri-Pascal J., Alain D., Christiane D., Raphaël D., Françoise V., Agathe B., et tous ces bénévoles et militants sur une vingtaine de réunions. ( RDV de Boulc entre autres) . Et la salariée Estelle. Merci aussi aux centaines d’adhérent.es, bénévoles, de militant.es, de sympathisant.es, de voisin.es, d’accompagnant.es, de Dioises et Diois qui chaque jour nous encouragent…. à persévérer  !
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Association Écologie au Quotidien Rhône-Alpes
3 Rue saint Marcel , Die 26150
       ==> Tél : 04 75 21 79 16
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Edito : « Choisir la sobriété solidaire »  du 20 janvier  au  4 février 2023
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« On retrouve derrière la sobriété solidaire le refus du gaspillage, l’envie de ralentir, le besoin de lien social et de partage, le désir de plus de justice sociale, la prise de conscience du drame écologique… Le souhait d’aller à contre-courant du rythme de vie imposé par la surconsommation qui nous entraine dans une course folle, se résumant souvent à « travail-consommation » sans prendre le temps de s’arrêter à l’essentiel.

Tous les philosophes depuis l’Antiquité n’ont cessé de l’affirmer : il n’y a pas de lien entre le fait d’avoir et le bonheur. Ce qui procure le bonheur, c’est de savoir quand on a assez. La satisfaction, bien plus que l’argent, est source de bonheur. Aimer et être aimé·e, avoir des ami·es, être reconnu·e et accepté·e pour ce que l’on est, avoir une place juste dans la société, dans sa famille, voilà autant de motifs réels de joie et d’épanouissement. La simplicité volontaire, en nous menant vers le désencombrement ou le non-encombrement, nous propose de goûter à tout cela, de ressentir cette satisfaction et de jouir pleinement de l’essentiel dans nos vies.

La sobriété solidaire nous propose de combler le vide matériel généré par le fait d’acheter moins et de débarrasser ses armoires, par du temps pour soi, de l’entraide, de la culture, de l’acquisition de savoirs. Et tout cela, assez rapidement, nous procure un bien-être inégalé ! Le souvenir des sourires rencontrés, la richesse des paroles échangées, le plaisir d’une lecture assidue, la satisfaction d’apprendre réchauffent le cœur de manière inouïe. C’est ce qui s’appelle « vivre mieux avec moins ».

La sobriété solidaire apparaît comme une réponse à de nombreuses préoccupations contemporaines.

D’un point de vue écologique, elle permet de ralentir la destruction des ressources naturelles et de préserver l’environnement.

D’un point de vue sociologique, elle peut être un moyen d’action contre l’endettement, le stress professionnel, l’absence parentale, la disparition du lien social puisqu’elle propose de consacrer une bonne partie de notre énergie et de notre temps à « la jouer collectif » plutôt qu’individuel.

D’un point de vue économique : en prônant la croissance du bien-être, plutôt que la croissance de la production et du PIB, la Sobriété Solidaire touche à la vache sacrée de notre système économique. Quoi de plus urgent que de remettre en cause la croissance infinie dans un monde fini ? La Sobriété Solidaire propose à notre économie de renaître sous une forme positive (plutôt que destructrice) en relocalisant l’emploi, les services et les productions ; en développant les filières vertes et en ré-hiérarchisant les valeurs de notre société : le travail, la famille, l’épanouissement individuel, la citoyenneté, le « vivre ensemble », les échanges, la communauté, la société civile…

La sobriété solidaire propose de mettre en place une réflexion et des comportements pour rectifier nos modes de vie, boulimiques en temps et en biens. De plus, elle permet d’agir immédiatement sans devoir attendre des décisions gouvernementales. C’est la somme de toutes les actions individuelles qui permettra de créer un monde meilleur. La Sobriété Solidaire nous propose un chemin privilégié vers ce monde meilleur désirable. »

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EaQ.   : Novembre 2022

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