Guerre en Ukraine : Bombardements russes massifs en Ukraine…
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La Russie sous-entend qu’elle ne prévoit pas d’utiliser d’armes biologiques, réfutant des «spéculations» selon elle. Elle «honore ses obligations» liées à la Convention sur cet armement, affirme son ambassadeur à l’ONU à Genève Guennadi Gatilov.
«Nous avons entendu souvent ce type de spéculations», a-t-il dit vendredi à la presse, au dernier jour des trois semaines de la conférence de suivi de la convention des armes biologiques. Son numéro deux Konstantin Vorontson s’est lui voulu plus clair encore.
«Nous n’avons pas de programme d’utilisation militaire d’agents pathogènes», affirme-t-il. Des accusations mutuelles entre les Etats-Unis et Moscou sont lancées régulièrement depuis le début de l’offensive russe en février dernier.
«C’est pourquoi nous appelons à un mécanisme d’investigation» dans le cadre de la Convention, a affirmé Guennadi Gatilov. Il reproche aux Etats-Unis et à leurs alliés occidentaux de bloquer toute avancée. Tout comme sur un protocole contraignant pour des vérifications, thématique sur laquelle aucune discussion n’a pu être menée depuis plus de 20 ans.

Contrairement aux armes nucléaires et chimiques, aucun format n’est prévu. Le scénario est plus difficile sur les armes biologiques, selon le président de la conférence de suivi.
La Russie accuse souvent depuis quelques mois Washington d’avoir financé des armes biologiques dans des laboratoires en Ukraine, renvoyant à des centaines de pages publiées sur le site de la Convention. Des allégations rejetées fermement par les autorités américaines. Une demande d’investigation russe avait été refusée par le Conseil de sécurité de l’ONU.
Moscou n’a pas été plus entendue depuis trois semaines à Genève. «Nous allons insister tant que nous n’aurons pas reçu de réponse substantive des Etats-Unis», explique l’ambassadeur, sans en dire davantage. Interrogé sur la possibilité d’un dialogue informel avec Washington sur cette question, M. Gatilov s’est contenté de dire que la Russie allait poursuivre ses efforts.
La Russie souhaiterait aussi l’établissement d’un comité scientifique et technologique. Malgré les blocages, la Convention «continue d’être utile», dit l’ambassadeur.
Une salve de frappes s’abattait vendredi matin sur plusieurs villes d’Ukraine. Les attaques russes ont tué au moins 2 civils ukrainiens, tandis que les forces d’occupation russes ont dénoncé des attaques ukrainiennes ayant causé 8 morts.
«Un missile russe a touché un immeuble résidentiel de Kryvyï Rig (sud) . (…) Deux personnes sont décédées», a annoncé sur Telegram le gouverneur régional Valentin Reznitchenko. «Au moins cinq personnes ont été blessées, dont deux enfants. Toutes sont à l’hôpital», a-t-il ajouté.
De leur côté, les autorités d’occupation russe de la région ukrainienne de Lougansk (est) ont accusé les forces ukrainiennes de tirs d’artillerie sur la ville de Stakhanov et le village de Lantratovka. «Huit personnes sont mortes, 23 des nôtres ont été blessés», a indiqué le dirigeant régional russe, Leonid Passetchnik.

«Environ 40 missiles» se sont abattus sur Kiev vendredi matin, ont estimé les autorités régionales.
Les maires de Kharkiv (nord-est) et Poltava (centre-est) ont quant à eux annoncé que leurs villes étaient privées d’électricité à la suite de bombardements matinaux. C’était également le cas de la ville de Krementchouk (centre), tandis que des frappes multiples visaient la région de Zaporijia, ont indiqué leurs autorités respectives.
En raison de ces frappes, «les trains électriques» roulant dans les régions de Kharkiv, Kivograd, Donetsk et Dnipropetrovsk «vont circuler avec des locomotives de réserve», ont indiqué les chemins de fers ukrainiens.
Confrontée à une série de revers militaires d’ampleur dans le Nord-Est et le Sud du pays cet automne, la Russie a opté en octobre pour une tactique de frappes massives visant la destruction des réseaux et transformateurs électriques de l’Ukraine, plongeant des millions de civils dans le froid et l’obscurité en plein hiver.
Le métro de Kiev, la capitale ukrainienne, sera à l’arrêt toute la journée de vendredi du fait des coupures de courant dues à une nouvelle salve de bombardements russes plus tôt dans la matinée.
«Du fait de dégâts sur le système énergétique et du fait des coupures de courant en urgence, les rames du métro ne vont pas circuler jusqu’à la fin de la journée», a annoncé l’administration de la ville sur Telegram.
La Russie a tiré «environ 40 missiles» vendredi matin sur Kiev, provoquant notamment des coupures d’eau, ont annoncé les autorités régionales de la capitale ukrainienne.

«Environ 40 missiles ont été enregistrés dans l’espace aérien de la capitale. 37 d’entre eux ont été détruits par les forces de défense aérienne», a indiqué sur Telegram l’administration militaire de la région de Kiev, disant avoir «résisté à l’une des plus grandes attaques de missiles» depuis le début de l’invasion russe fin février.
Les autorités d’occupation russe de la région ukrainienne de Lougansk (est) ont accusé les forces ukrainiennes de tirs d’artillerie sur deux localités, faisant huit morts et 23 blessés vendredi matin.

«Aujourd’hui tôt le matin, les tirs d’artillerie des nationalistes ont visé la ville de Stakhanov et le village de Lantratovka dans le district de Troïtski. Huit personnes sont mortes, 23 des nôtres ont été blessés», a indiqué le dirigeant régional russe, Leonid Passetchnik.
Au moins deux personnes ont été tuées et cinq autres blessées dans une frappe russe vendredi sur un immeuble d’habitation à Kryvyï Rig dans le sud de l’Ukraine, a annoncé le gouverneur régional Valentin Reznitchenko.

«Un missile russe a touché un immeuble résidentiel. (…) Deux personnes sont décédées», a annoncé sur Telegram Valentin Reznitchenko. «Au moins cinq personnes ont été blessées, dont deux enfants. Tous sont à l’hôpital», a-t-il ajouté.
La capitale ukrainienne Kiev était confronté vendredi à des coupures d’eau après une nouvelle vague de frappes russes, a indiqué son maire, qui a aussi mis à l’arrêt le métro pour que les stations puissent servir d’abris.

«À cause des dégâts causés à l’infrastructure énergétique, il y a des interruptions de l’approvisionnement en eau dans tous les quartiers de la capitale», a indiqué Vitali Klitschko sur Telegram.
Une salve de frappes russes s’abattait vendredi matin sur plusieurs villes d’Ukraine, avec des explosions entendues dans le centre de Kiev et des coupures de courant signalées dans plusieurs localités du pays.

«Ne quittez pas les abris ! L’attaque contre la capitale est encore en cours!», a écrit sur Telegram le maire de Kiev, Vitali Klitschko. Ses homologues de Kharkiv (nord-est) et Poltava (centre-est) ont quant à eux annoncé que leurs villes étaient privées d’électricité à la suite de bombardements matinaux.
Le président russe Vladimir Poutine se rendra lundi prochain au Bélarus, son allié dans le conflit en Ukraine, annoncé vendredi le service de presse présidentiel bélarusse.
Vladimir Poutine s’entendra avec son homologue Alexandre Loukachenko au Palais de l’Indépendance à Minsk lors de «sa visite de travail au Bélarus», précise le service de presse.
Le président français Emmanuel Macron a déclaré jeudi qu’il comptait appeler son homologue russe Vladimir Poutine à propos des bombardements et attaques de drones russes en Ukraine et lorsqu’il faudra finaliser un accord sur la sécurité de la centrale nucléaire de Zaporijjia.
«Le sujet aujourd’hui le plus urgent c’est de continuer à appeler à une trêve des bombardements et des attaques par drone», a-t-il souligné lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.
«Je compte appeler sur ce sujet le président Poutine parce que très clairement ces attaques (..) pour une bonne partie d’entre elles ce sont des crimes de guerre, elles (visent) des infrastructures civiles, des civils eux-mêmes», a-t-il dit. «Ca n’est pas la nature de l’opération spéciale qu’il avait lancée, de la guerre qu’il avait lancée au début, qui était une conquête territoriale», a-t-il ajouté.
Le président français est aussi impliqué dans les négociations, autour de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), pour sécuriser cinq centrales nucléaires d’Ukraine, y compris celle de Zaporijjia occupée par l’armée russe.
La société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale spécialisée dans le soutien aux investisseurs privés, a annoncé jeudi mettre en place un paquet d’aides à destination du secteur privé ukrainien pour un montant de deux milliards de dollars.
Ces aides doivent «répondre aux besoins immédiats du secteur privé, qui a été dévasté par la guerre, et aider à la préparation de la reconstruction», a précisé la SFI dans un communiqué. Le paquet sera financé pour moitié en fonds propre par la SFI, l’autre moitié reposant sur des garanties fournies par des gouvernements donateurs.

Selon les données de la banque centrale ukrainienne, 11% des entreprises ukrainiennes ont dû baisser le rideau depuis le début de l’invasion russe, et la moitié tourne au ralenti. Par ailleurs, cinq millions d’emplois ont été détruits depuis le début du conflit, selon le ministère ukrainien de l’Economie.
Les États-Unis vont développer à partir de janvier leur programme de formation des militaires ukrainiens, avec pour objectif de former davantage de soldats et de leur transmettre des compétences plus larges, au moment où Kiev s’attend à une nouvelle offensive russe, a annoncé jeudi le Pentagone.

Alors que les États-Unis limitaient jusqu’ici la formation des militaires ukrainiens aux armements qu’ils fournissaient à Kiev, ils vont désormais organiser des manoeuvres conjointes et leur apprendre à coordonner les manoeuvres de l’infanterie avec le soutien de l’artillerie, a indiqué à la presse le porte-parole du ministère américain de la Défense, le général Pat Ryder.
Cette formation sera menée en Allemagne et s’ajoutera aux formations spécifiques dédiées aux multiples armements livrés à l’Ukraine, et à l’entraînement plus complet mené depuis plusieurs mois déjà par les alliés, notamment l’armée britannique. Quelque 3100 militaires ont déjà été formés par les États-Unis aux armes qu’ils fournissent à Kiev, et les alliés en ont formé 12’000 de plus.
Les 27 Etats membres de l’UE se sont entendus jeudi soir pour adopter de nouvelles sanctions contre la Russie, en réponse à la guerre engagée par Moscou en Ukraine, a annoncé la présidence tchèque de l’UE.
La Commission européenne avait présenté le 7 décembre ce nouveau paquet de sanctions, proposant d’ajouter près de 200 individus et entités sur la liste noire de l’UE, dont les forces armées de Russie et trois banques du pays.
Bruxelles avait également recommandé d’interdire tout nouveau investissement dans le secteur minier russe et de durcir les restrictions sur le commerce des biens à double usage, civil et militaire, en ciblant les substances chimiques, agents neurotoxiques et composants électroniques et informatiques.
L’exécutif européen proposait également de bannir l’exportation vers la Russie de composants permettant de fabriquer des drones, ainsi que la suspension de quatre nouveaux médias russes accusés de participer à la propagande du Kremlin.
A l’unanimité
L’accord sur ce 9e paquet de sanctions européennes contre Moscou a été conclu à l’unanimité entre les ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles, en marge d’un sommet des dirigeants européens.
Il devra désormais être entériné par procédure écrite, a indiqué sur Twitter la présidence tchèque de l’UE, sans livrer dans l’immédiat de détail sur ce qu’ont approuvé les Etats.
Deux pays, la Pologne et la Lituanie, s’étaient ouvertement inquiétés de certaines possibilités de dérogations ménagées par Bruxelles dans le cadre des ces nouvelles sanctions.
Selon une source diplomatique, le texte finalement approuvé maintient la possibilité de déroger aux sanctions au nom de la sécurité alimentaire et des besoins d’approvisionnements en engrais, en cas de risque pour l’un des Etats membres.
L’inscription sur liste noire entraîne un gel des avoirs et une interdiction d’entrée sur le territoire de l’UE. Entamée en 2014 après l’annexion de la Crimée, cette liste comprend déjà 1.241 individus et 118 entités.
Ces nouvelles sanctions s’ajouteront notamment à l’embargo total sur les importations de pétrole russe transporté par voie maritime, entré en vigueur début décembre parallèlement à un plafonnement mondial du prix du brut russe décidé avec le G7 et l’Australie.
Kherson, grande ville du sud de l’Ukraine récemment reprise par Kiev, s’est retrouvée jeudi de nouveau sous d’intenses frappes russes qui y ont fait deux morts et provoqué une coupure généralisée de l’électricité en plein hiver.
Plusieurs bombardements ont secoué jeudi cette ville située sur le fleuve Dniepr, à environ 500 km de Kiev à vol d’oiseau, touchant notamment son centre.
«L’ennemi a de nouveau frappé le centre de la ville, à 100 mètres du bâtiment de l’administration régionale» déjà bombardée la veille, a indiqué sur Telegram le chef adjoint de l’administration présidentielle ukrainienne Kyrylo Tymochenko, faisant état de «deux morts».
La frappe a «touché un bâtiment utilisé par les autorités locales, des groupes de bénévoles et des organisations humanitaires pour distribuer de l’aide aux habitants de Kherson», a indiqué la coordinatrice humanitaire de l’ONU en Ukraine, Denise Brown, dans un communiqué.
Elle s’est dite «choquée» par cette attaque «tragique» qui a notamment coûté la vie à une femme «qui travaillait comme ambulancière pour la Croix-Rouge ukrainienne».
Sur Twitter, la cheffe du Comité international de la Croix Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric a appelé les belligérants à «épargner le personnel et les biens» de la Croix-Rouge.
De son côté, le gouverneur régional Iaroslav Ianouchevytch a indiqué quelques heures plus tard qu’un nouveau «fort bombardement» a visé un «site d’infrastructure essentielle». Depuis, «Kherson est totalement sans électricité», a-t-il indiqué sur Telegram.
Depuis octobre et une série de revers humiliants, la Russie cible avec ses missiles et drones en priorité les infrastructures énergétiques à Kherson comme dans le reste du pays.
Des millions d’Ukrainiens ne disposent désormais que de quelques heures d’électricité par jour, et souffrent de coupures de chauffage et d’eau au moment même où l’hiver s’installe.
Libérée par l’armée ukrainienne il y a un mois, la ville de Kherson est depuis la cible quasi-quotidienne de frappes russes.
«Des morts pratiquement tous les jours»
«Nous avons des blessés pratiquement tous les jours et des morts pratiquement tous les jours. Et cette situation durera encore», a constaté un responsable régional Iouri Sobolevsky cité jeudi par le site de la télévision publique Suspilné.
Face à des frappes régulières et des conditions de vie très difficiles, environ 11.000 habitants ont quitté Kherson depuis l’annonce des évacuations volontaires par les autorités ukrainiennes à la suite de la reconquête de la ville le 11 novembre, selon la vice-Première ministre Iryna Verechtchouk.
«Malheureusement, des bombardements permanents empêchent la capitale régionale de retrouver pleinement une vie normale», a-t-elle regretté.
Les forces russes ont occupé la ville de Kherson qui comptait alors presque 300.000 habitants et la quasi-totalité de la région éponyme peu après le début de leur invasion de l’Ukraine lancée le 24 février.
Sa reprise par l’armée ukrainienne a entraîné un repli des forces russes vers la rive gauche du fleuve Dniepr. Mais avant cette retraite, les Russes ont détruit des infrastructures de services publics de base de la ville, selon les autorités locales.
La situation sur le front dans l’est de l’Ukraine reste très tendue et des combats acharnés se poursuivent.
Dans la région de Donetsk, «les directions de Bakhmout et d’Avdiïvka demeurent l’épicentre des combats», a indiqué jeudi la vice-ministre ukrainienne de la Défense Ganna Maliar.
Dans celle de Zaporijjia (centre-est), un homme de 65 ans a été tué dans un bombardement russe à Marganets, qui a également fait trois blessés dans cette ville située à l’est de Nikopol, le long du fleuve Dniepr, a annoncé l’administration régionale.
Bombardement «massif» à Donetsk
De leur côté, les autorités séparatistes prorusses ont fait état d’un bombardement ukrainien sur Donetsk, «le plus massif depuis 2014», année où cette ville est passée sous le contrôle de ces rebelles soutenus par Moscou.
Au moins un civil y a été tué et neuf blessés, a indiqué Alexeï Koulemzine, le chef de l’administration russe de Donetsk.
Sur le plan international, l’ONU a annoncé avoir enregistré 441 exécutions sommaires de civils pendant les premiers mois de l’invasion par les forces russes, dans les régions de Kiev, Tcherniguiv et Soumy, ce qui constitue de «probables crimes de guerre».
«Les vrais chiffres sont vraisemblablement plus élevés», a ajouté le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk, en présentant un rapport à Genève.
Enfin, le Parlement européen a reconnu jeudi comme génocide l’Holodomor, famine en Ukraine provoquée par les Soviétiques il y a 90 ans qui a entraîné la mort de plusieurs millions de personnes. Moscou rejette ce qualificatif de génocide.
Les Etats-Unis ont annoncé jeudi imposer des sanctions financières contre Vladimir Potanine, ancien vice-Premier ministre de Vladiminir Poutine et l’un des hommes les plus riches de Russie, ainsi qu’à l’encontre de dizaines de responsables russes du gouvernement et d’entreprises du secteur financier.

La banque Rosbank, achetée par Vladimir Potanine cette année, est ainsi ciblée en premier lieu par ces sanctions, ainsi que d’autres établissements. «Nous continuons à renforcer l’isolement de la Russie par rapport aux marchés mondiaux», a déclaré le sous-secrétaire américain au terrorisme et au renseignement financier, Brian Nelson, cité dans le communiqué du département américain au Trésor.
Le chef de la police polonaise, Jaroslaw Szymczyk, a été hospitalisé pour blessures mineures causées par l’explosion d’un cadeau reçu de la part d’un haut responsable ukrainien, a indiqué jeudi le ministère polonais de l’Intérieur.
«Hier à 7h50, une explosion a eu lieu dans une pièce adjacente du bureau du chef de la police», selon un communiqué officiel.
«L’un des cadeaux que le commandant de la police a reçus lors de sa visite de travail en Ukraine, les 11 et 12 décembre, a explosé», ajoute ce texte.
Blessures «légères»
M. Szymczyk avait rencontré des responsables de la police et des services des situations d’urgence ukrainiennes, au cours de cette visite, et «le cadeau était celui de l’un des chefs des services ukrainiens», a précisé le ministère.
Le communiqué décrit les blessures du chef de la police comme «légères» et indique qu’il reste à l’hôpital en observation.
Un employé civil du quartier général de la police nationale a également subi des blessures mineures mais qui n’ont pas nécessité son hospitalisation.
«La partie polonaise a demandé à la partie ukrainienne de lui présenter des explications», indique le ministère.
Le géant de l’armement Rheinmetall va créer une nouvelle ligne de production en Allemagne pour fabriquer notamment des munitions pour chars Guépard, a-t-il annoncé jeudi, après le refus des autorités suisses d’autoriser l’exportation des produits du groupe vers l’Ukraine.
«Rheinmetall a décidé d’ouvrir en Allemagne une nouvelle ligne de fabrication de munitions de calibre moyen pour les calibres 20-35 mm», nécessaires notamment aux canons des blindés, a indiqué la société dans un communiqué transmis à l’AFP.
La ligne de production sera prête dès «janvier 2023», et la fabrication des munitions «débutera en juin» prochain, a ajouté Rheinmetall, sans préciser la localisation de l’usine concernée par cet agrandissement.
«Combler les lacunes»
La nouvelle ligne aidera à «restaurer la capacité de défense de l’armée allemande» et de «combler les lacunes créées par le soutien à l’Ukraine», a ajouté Rheinmetall.
Dans le cadre de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le gouvernement allemand fournit des chars «Guépard» à Kiev, ainsi que des munitions, quitte à vider ses stocks.
Or, l’Allemagne ne dispose pas de suffisamment de capacités de productions pour munitions sur son sol, l’obligeant à importer cette production.
La Suisse, qui abrite une partie des munitions nécessaires aux blindés Guépard produits par Rheinmetall, a toutefois refusé d’autoriser l’Allemagne à exporter ces éléments à l’Ukraine, au nom de sa neutralité.
La «responsabilité d’aider»
Rheinmetall n’y fait pas directement allusion, mais affiche sa «volonté de rétablir l’approvisionnement en munitions en Allemagne, indépendamment des sites de production étrangers».
Plus généralement, le groupe estime avoir la «responsabilité d’aider le gouvernement fédéral à restaurer la capacité de défense nécessaire de la Bundeswehr».
L’invasion russe de l’Ukraine a constitué un tournant pour la politique allemande de la Défense, entraînant la création d’un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour mettre à niveau l’équipement de l’armée ainsi qu’un renouveau stratégique.
Le chancelier Olaf Scholz a affirmé fin septembre vouloir que l’Allemagne dispose ainsi de la «force armée la mieux équipée d’Europe».
Plus de 14 millions de tonnes de céréales ont été exportées depuis les ports ukrainiens grâce à l’Initiative de la mer Noire, selon une haute responsable de l’ONU par ailleurs «prudemment optimiste» sur la question des exportations d’engrais russes.
Lors d’une conférence de presse jeudi à Genève, la secrétaire générale de la Cnuced, Rebeca Grynspan, très impliquée dans les discussions, a souligné l’impact de cet accord entre l’Ukraine et la Russie qui a permis de réduire depuis sept mois consécutifs les prix mondiaux des produits alimentaires.
«Nous avons dépassé les 14 millions de tonnes (…) qui ont été distribuées grâce à l’Initiative de mer Noire en faveur des céréales», des volumes «très importants pour le marché», a-t-elle dit.
L’accord, signé le 22 juillet pour 120 jours par l’ONU, l’Ukraine, la Russie et la Turquie, a permis de soulager la crise alimentaire mondiale provoquée par la guerre, et a été reconduit pour quatre mois.
Mme Grynspan a balayé les accusations de ceux qui affirment que les exportations de céréales depuis l’Ukraine finissent avant tout dans les pays riches; et a expliqué l’importance de différencier les exportations de céréales pour le bétail de celles destinées aux humains.
Engrais russes Belgique, Estonie et Lettonie
«Soyons clairs, les aliments pour animaux ne sont jamais allés en majorité dans les pays en développement», a-t-elle indiqué.
En revanche, «les pays en développement ont largement bénéficié de l’Initiative sur les céréales de la mer Noire» en ce qui concerne les denrées alimentaires destinées à la consommation humaine, a-t-elle soutenu. Ainsi, deux tiers des exportations de blé sont destinées aux pays en développement, a-t-elle dit en guise d’exemple.
Mais l’ancienne vice-présidente du Costa Rica a reconnu que les volumes de céréales exportés restaient inférieurs à ceux de 2021. «Il y a encore du chemin à parcourir», a-t-elle dit.
Comme à d’autres occasions, elle a également dit craindre une pénurie d’engrais l’an prochain. Or le temps presse, car la saison des semailles n’est pas extensible. «C’est pour cela que nous faisons tant d’efforts pour pouvoir résoudre ce problème le plus rapidement possible», a-t-elle dit.
La Russie dénonce la non application d’un deuxième accord signé également le 22 juillet avec l’Ukraine pour permettre ses propres exportations de céréales et d’engrais. Moscou se plaint de ne pas pouvoir vendre sa production et ses engrais en raison des sanctions occidentales touchant notamment les secteurs financiers et logistiques.
«Il reste des obstacles»
Mme Grynspan s’est dite «prudemment optimiste» quant au fait que des progrès pourraient «bientôt» être réalisés sur la question des engrais, sans toutefois donner de détails sur les négociations.
«Il reste des obstacles», a-t-elle dit.
Dans le cadre des efforts déployés par l’ONU pour lutter contre l’insécurité alimentaire mondiale grâce à la mise en oeuvre des deux accords signés le 22 juillet, le Programme alimentaire mondial entend faciliter le don de 260.000 tonnes d’engrais par la société russe d’engrais Uralchem-Uralkali aux pays les plus nécessiteux en Afrique.
Ces engrais se trouvaient dans les ports des Pays-Bas, de Belgique, d’Estonie et de Lettonie, a détaillé Mme Grynspan, et «ces quatre pays ont accepté de libérer les engrais».
Quelque 20.000 tonnes d’engrais chimiques NPK – fabriqués à partir d’azote, de phosphore et de potassium – sont parties le 29 novembre à destination du Malawi, via le Mozambique. Ce premier chargement n’est pas encore arrivé à destination, selon la responsable onusienne.
Des experts ont déjà inspecté les engrais se trouvant en Belgique, en Estonie et en Lettonie, et l’ONU attend encore les résultats avant de pouvoir les envoyer vers les pays d’Afrique de l’Ouest, a-t-elle indiqué, en précisant que ces exportations allaient se faire dans le cadre d’un programme établi par la Banque mondiale avec ces pays.
À l’approche de l’hiver et alors que les températures chutent, une entreprise lituanienne transforme des pièces automobiles usagées en petits poêles pour réchauffer l’Ukraine déchirée par la guerre.
Cette initiative est une aubaine pour ce pays, où les frappes russes sur l’infrastructure électrique plongent la population dans le froid et l’obscurité pendant des heures.

L’entreprise Kalvis fabrique des poêles à partir de vieilles jantes de roues et les envoient aux civils et soldats en Ukraine.
«Nous faisons ce que nous savons faire le mieux, juste pour que les Ukrainiens se sentent un peu mieux», a déclaré à l’AFP Rokas Utakis, cocréateur du projet et employé chez Kalvis.
Jusqu’à présent, l’entreprise a produit près de 100 poêles, dont la moitié est déjà utilisée en Ukraine, notamment à Bakhmout ou Izioum, près de la ligne de front.
Chaque poêle se compose de trois jantes empilées les unes sur les autres et soutenues par des pieds et comprend également deux chambres pour le bois de chauffage et les cendres, ainsi qu’un couvercle, une cheminée et un crochet en fonte.
«Il peut être utilisé comme une cuisinière, un séchoir, ou simplement comme pour chauffer», a déclaré M. Utakis.
Fabrication de poêles
Plus d’une vingtaine d’employés consacrent leur temps libre à la fabrication de ces poêles dans la ville de Siauliai, dans le nord de la Lituanie. Des habitants leur donnent également un coup de main.
«C’est agréable de travailler avec un groupe de personnes aussi enthousiastes», a témoigné M. Utakis. «Les émotions que vous voyez chez les gens qui apprécient les poêles compensent la fatigue que vous ressentez en les fabriquant», a-t-il ajouté.
La Lituanie et ses voisins baltes, l’Estonie et la Lettonie, ont exprimé une solidarité sans faille avec l’Ukraine depuis son invasion par la Russie en février.
Ces trois pays ont passé des décennies sous l’occupation soviétique avant de déclarer leur indépendance en 1991 et de rejoindre ensuite l’OTAN et l’Union européenne.
Le géant suédois de l’habillement H&M a annoncé jeudi avoir fermé ses derniers magasins en Russie et au Bélarus à la suite de son désengagement progressif du pays après l’invasion de l’Ukraine.
«Le groupe H&M a liquidé ses activités en Russie et au Bélarus ce trimestre, le stock restant ayant été vendu et les derniers magasins ayant été fermés le 30 novembre», a précisé le groupe dans un communiqué.

Après la mise à l’arrêt de ses ventes en Russie en mars du fait de l’invasion de l’Ukraine par Moscou, le numéro deux du secteur avait annoncé en juillet se désengager de Russie, pour un coût de 2,1 milliards de couronnes (environ 190 millions de francs).
2 milliards de couronnes
Sixième plus gros marché du groupe à la fin 2021, la Russie représentait plus de 2 milliards de couronnes de chiffre d’affaires au dernier trimestre 2021.
La fermeture des magasins H&M en Russie, au Bélarus et en Ukraine a affecté de quelques pourcentages la progression du chiffre d’affaires de l’enseigne suédoise cette année. Sur l’exercice annuel (décembre 2021-novembre 2022), les ventes ont augmenté de 12% à 223,6 milliards de couronnes et de 6% à taux de changes constants.