Fondée en 2013 par Serge Latouche, l’un des principaux théoriciens français de la décroissance, la collection des « précurseur·ses de la décroissance » est aujourd’hui dirigée par l’historien François Jarrige et l’économiste Hélène Tordjman. Elle a pour ambition de donner une visibilité à cette réflexion en cours et à ses racines.
À toutes les époques, des esprits lucides et critiques ont en effet fustigé la croissance infinie et se sont levés contre l’idéologie du Progrès. À travers la présentation de certaines de ces figures de la pensée humaine et de leurs écrits, célèbres ou plus confidentiels, les petits ouvrages de cette collection livrent ainsi à un large public aussi bien qu’à un lectorat averti des clés théoriques et pratiques pour mieux penser notre époque et réenchanter le monde qui est le nôtre.
Une collection qui veut montrer que le projet de décroissance n’est pas un retour à l’âge de pierre ! Une collection qui souhaite surtout contribuer au développement de l’un des rares courants de pensée capables de faire pièce à l’idéologie productiviste qui structure aujourd’hui nos sociétés.
En 128 pages, pour un prix modique, un contenu didactique rédigé par un·e spécialiste Une première partie pour découvrir le ou la précurseur·se, son parcours et sa pensée Une seconde partie pour lire des extraits de ses oeuvres Des encadrés pour se repérer dans son oeuvre et son parcours Des pistes pour « aller plus loin »
Historien, enseignant-chercheur à l’université de Bourgogne, François
Jarrige s’intéresse depuis longtemps à l’histoire des pensées critiques et à la décroissance. Il est notamment l’auteur de Technocritiques (La découverte, 2014), La contamination du monde (avec Thomas Le Roux, Seuil, 2017) et Face à la puissance. Une histoire des énergies alternatives (avec Alexis Vrignon, La découverte, 2020).
Économiste, enseignante chercheuse à l’université Sorbonne Paris Nord, Hélène Tordjman s’intéresse aux chemins par lesquels l’économie modèle le vivant et à la décroissance. Elle a récemment publié La croissance verte contre la nature. Critique de l’écologie marchande (La découverte, 2021).
« Certes, il y a une crise de l’énergie, mais la vraie crise est la crise de la sagesse humaine. »
Le fondateur de la bioéconomie, une approche qui met l’accent sur l’épuisement inéluctable des ressources naturelles
Un auteur qu’on redécouvre à l’heure des débats autour de la transition écologique
Un livre de vulgarisation pour appréhender une pensée
complexe mais une oeuvre
visionnaire
128 pages · 13 x 18 cm · 12 €
À paraître le 22/03/2023
Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994) est un économiste et mathématicien né en Roumanie, dont l’oeuvre s’impose comme incontournable pour concilier économie et écologie.
Dès le début des années 1960, il appelle à une réforme profonde de la science économique pour prendre en compte l’épuisement des ressources. Il fonde alors la bioéconomie, qui invite à poser un cadre novateur pour appréhender le fonctionnement des économies au sein de la biosphère : face aux limites planétaires, il nous faut cheminer vers
une économie de suffisance guidée par la sobriété.
Sylvie Ferrari met ici en lumière ce penseur singulier, économiste écologiste avant l’heure, qui peut offrir à la décroissance un cadre conceptuel et théorique pour accompagner un changement de société aujourd’hui plus que nécessaire !
Sylvie Ferrari est professeur d’économie à l’université de Bordeaux. Ses travaux s’inscrivent dans une démarche portée par l’ouverture interdisciplinaire vers la physique, la thermodynamique ou encore la philosophie et l’éthique environnementale. L’étude des liens qu’elle envisage dans ses travaux entre l’économie, l’environnement
et le temps s’est fortement nourrie de l’oeuvre de Georgescu-Roegen.
Né en Roumanie en 1906, Nicholas Georgescu-Roegen est un économiste mathématicien, considéré comme l’un des fondateurs de la décroissance. Son ouvrage majeur The Entropy Law and the Economic Process (La loi de l’entropie et le processus économique) publié en 1971, révolutionne la science économique en proposant les fondations d’une nouvelle approche de l’économie, la bioéconomie.
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