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On ne freine pas, on accélère

Il y a 50 ans :

René DUMONT, prédisait des pénuries d’eau et l’épuisement des ressources naturelles, les gouvernements n’ont jamais tenu compte de ses prémonitions. Les scientifiques annonçaient depuis 1980 une hausse des températures liée aux émissions de CO2 vers 2°, or elle risque de dépasser 4° en 2100. Ajoutez à cela la mort d’une partie de la bio-diversité liée aux pesticides et aux déchets chimiques divers qui sont disséminés dans la nature. Mais cela ne suffit pas des dictateurs font régner une terreur nucléaire sur le monde, ou des pays se font une guerre économique pour dominer un peu plus ses voisins et oublient que la planète a besoin d’écologie pour nous permettre de vivre longtemps sur elle.

Depuis 50 ans :

Le système capitaliste est un système où le capital, qu’il soit fournit par des actionnaires ou des banques, doit rapporter des intérêts. Quand il n’y a pas d’actionnaires les banques peuvent créer ce capital (prêt), à travers une ligne d’écriture, l’argent sera «détruit» après remboursement, car cet argent n’existait pas au moment de sa création. Si tout l’argent créé par les banques était d’un coup complètement remboursé, soit disparition du capital, il n’y aurait plus d’argent dans l’économie. La masse d’argent de l’économie se régule plus ou moins bien en fonction des nouveaux prêts qui emmènent de l’argent frais et des remboursements qui en enlèvent, mais il reste à trouver l’argent nécessaire pour payer les intérêts ou les dividendes qui récompensent les préteurs ou les actionnaires. C’est l’exploitation de la planète qui va fournir la nourriture et les biens matériels pour vivre, et donner aussi par leur valeur, la plus-value liée au capital. Certaines entreprises échappent à cette nécessité : La coopération, alternative au capitalisme.

Les banques fournissent le capital «0» qui sera remboursé mais nécessitera l’intérêt «1» pris sur la planète ou trouvé suite à d’autres prêts. Les actionnaires prendront à l’économie les dividendes qui les rémunèrent. Pour combler ces trous, il faudra des prêts qui vont attaquer la tranche 2 de la planète. Là encore, entre dividendes et intérêts il faudra creuser la planète sur la tranche 3, mais combler ce que le capital aura retiré de l’économie réelle, par des prêts ou une autre tranche de planète.

Ce système oblige tout le monde à s’activer par du travail pour vivre un minimum, et se constituer un capital pour pallier à l’incertitude du système quand on ne pourra plus travailler. Donc chaque mois 10-20% de la masse salariale de milliards d’humains va chercher une retraite à travers le système boursier, ce qui induit une inflation du prix des actions, et crée des bulles spéculatives qui peuvent réduire à zéro le prix d’une action et obliger le retraité à reprendre le chemin de l’usine.

On peut voir sur la courbe ci-dessous que le système croît depuis 50 ans et doit croître encore, sinon il s’écroule (crise), mais jamais il ne sera plat, l’économie croît ou s’écroule. La croissance verte nécessite de produire toujours plus de voitures électriques, d’énergie électrique, et de devenir obèse, mais avec du bio, mais on arrive à la même surexploitation de la planète. Ce système induit le comportement de milliards d’humains qui rament à contre courant de cette économie que les gouvernements soutiennent. Un tiers des humains, pauvre, est condamné à l’écologie forcée et travaille contre, un tiers d’autres s’agitent entre bio et greenwashing, et le dernier tiers fait le dos rond et vit de cette économie. Cette analyse personnelle peut être contestée, n’hésitez pas à en faire un commentaire.

En 50 ans :

Le néolibéralisme a multiplié par 104 la capitalisation boursière du Monde, alors que la population du monde passait de 4 à 8 milliards d’humains, ce qui fait une multiplication de 8 pour le PIB.

La finance avec l’aide de l’Intelligence Artificielle (85% des transactions financières) a fait croître le capital et les émissions de CO2 avec la complicité des gouvernements, qui défendent l’économie au détriment de la planète, et condamnent les salariés à travailler plus longtemps, tout en s’endettant pour faire tourner les services de l’état, privatisant des biens publics pour rembourser les dettes dont profite la finance. Malgré les milliards crées il y a encore plus de pauvreté, car même au-dessus du seuil de pauvreté des salariés ont du mal à vivre. Cette répartition inéquitable de l’argent, défait le lien social, et crée une anxiété sur nos conditions de vie et le futur. La finance triche pour gagner plus car les sanctions sont ridicules, et les états complaisants la sauve (16.000 M$) et trahissent les peuples, et mettent en danger le semblant de démocratie, et leur vision à court terme nous conduit vers les pires catastrophes. Les gouvernements envoient des milliers de policiers contre toutes les manifestations écologiques ou anti restrictions budgétaires, et moins contre l’évasion et la fraude fiscale qui coûte 100M€ à la France chaque année.

Le capitalisme veut du profit, il n’a jamais respecté la planète et les humains, en exigeant toujours plus pour dominer, il ne sera jamais une association à but non lucratif, ne reconnaîtra jamais le mot décroissance et mettra fin à l’humanité avec l’armée de gens à son service (1 million au Royaume-Uni), très bien payée, qui étouffe toute pensée écologique. Lors de gros crashs écologiques il faudra attaquer les gouvernements irresponsables en justice.

Durant 50 ans, l’écologie est moquée par une économie qui s’enrichit sur le dos des plus faibles, et chaque état courre après une balance commerciale positive pour rembourser ses dettes, la course à la croissance détruira la planète. Des millions d’entreprises survivent malgré cette économie, souvent des petites entreprises, et font leur travail sans vouloir s’agrandir, sans enrichir un patron qui fait vivre des salariés, quand d’autres grosses entreprises font de la compétition, et que quelques 628 milliardaires européens ne sont pas sollicités pour que 12 millions d’européens aient un revenu pour se nourrir.

La transition écologique néolibérale :

L’objectif de réduction du CO2 de 55% pour 2030, vise les émissions de 1975, mais les énergies carbonées ne baissent pas alors que le renouvelable croît énormément, l’économie oblige à une activité qui ne diminue pas le CO2, celui-ci est multiplié par 1200 en 200 ans, et les prévisions sur le climat sont plutôt pessimistes >3 degrés.

On demande la sobriété aux peuples en leurs imposant des normes écologiques que beaucoup ne pourront pas payer, sans remettre en cause l’avidité du capitalisme, où la finance folle spécule et détruit des entreprises, alors qu’il faudrait un juste nécessaire pour vivre sans porter préjudice aux générations futures. La majorité des économistes s’extasient sur les cours des marchés et les profits et sont écoutés des gouvernements, les scientifiques n’ont pas une telle considération. Quand à la croissance verte, c’est un conte de fée pour écolos des villes quand on voit la pression qu’exerce le capitalisme sur le Monde.

La technologie seule ne sauvera pas le Monde, elle s’est souvent retournée contre les humains, et la solution à court terme peut devenir un problème (les pesticides en sont la preuve) et l’urgence actuelle augmente les risques de technique négative à long terme. L’homme a détruit en 2 siècles un équilibre écologique, s’il réduisait de plus 50% «le besoin de croissance» la pompe à CO2 mettrait un bon millénaire à résorber les excés de l’économie capitaliste.

Si l’humanité passait avant l’économie :

C’est le prêt bancaire qui crée l’argent (ligne d’écriture) et va démarrer le circuit économique, ce capital injecté peut être remboursé, mais l’argent de l’intérêt n’existant pas, l’emprunteur doit le trouver dans d’autres poches (salaire, commerce ou autre dette). La BCE ne prête pas aux états membres mais aux banques qui à leur tour rachètent les dettes publiques, pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer, la BCE fabrique de quoi faire travailler les marchés financiers, sur le dos des peuples.

Mais au fil du temps, tous ces prêts (par millions) demandent des intérêts inexistants dans la masse monétaire, qui devront être trouver par une création de valeur (travail, production). Les investisseurs initient ces activités, et réclament des dividendes, et plus le capital augmente, plus la machine à créer du dividende doit exploiter le Monde. Dit autrement, on a créé une économie obèse qu’on doit rendre toujours plus obèse, et même en la nourrissant de vert, la planète ne suffira pas… La notion d’intérêt et de dividende, où l’obligation de faire plus de profit pour trouver cet argent doit disparaître, c’est la première condition pour la sauvegarde de la vie sur terre, nous exploitons «1» planète nous ne pourrons pas rembourser «1,30» planète.

Chaque état doit, «sans intérêts», créer et maintenir une masse d’argent proportionnelle à sa démographie, dont il faudra calculer la bonne quantité, car elle devra donner un revenu minimum à chaque citoyen, de sa majorité à sa mort, car l’activité du Monde doit baisser.

L’intelligence artificielle liée à la décroissance peut-être positive et écologique, en automatisant des productions qu’on lancera à la demande, en réduisant des activités sans intérêts. La répartition et ré-organisation du travail peut limiter les déplacements, le nombre d’usines, et comme l’impact écologique des sociétés capitalistes doit baisser de 55%, du début l’extraction à la fin la décharge, on divise réellement la demande d’énergie et donc les émissions de CO2.

Vu sous un angle capitaliste, on pourra supprimer 300 millions d’emplois, augmenter la productivité et la rentabilité, et donc la croissance, mais rien sur le CO2, et rien sur les chômeurs. Des experts estime que l’IA est dangereuse, l’avantage sur l’homme est qu’il y a un bouton «Marche/Arrêt».

Les états devront gérer toutes les ressources de la planète et remplacer l’économie du laisser-faire et de la compétitivité par une planification de la consommation au juste nécessaire, écologique, où on produit (durable) pour tout le monde. On pourra s’enrichir par son travail et payer des taxes écologiques pour mieux vivre, mais pour que le circuit financier soit circulaire, l’héritage ira à la communauté (donation taxée possible). La bourse avec le 1% le plus riche accumule une immense fortune peu taxée par des états qui s’endettent, et dont l’intérêt payé accroît ce capital en oubliant l’écologie.

Comme le revenu minimum éloignera beaucoup de gens de travaux peu motivants, un service civique rémunéré pour tous, permettra à chaque jeune citoyen de participer à la vie de la société en favorisant la mixité sociale, car actuellement les pauvres ont la même prédestination que les intouchables en Inde pour les travaux les plus insalubres.

Ce revenu minimum «assuré» chaque humain vivra sans peur du lendemain face aux aléas de la vie, au lieu d’une série d’aides liées à des critères différents, souvent non utilisées par les intéressés, et dont d’autres abusent. La retraite n’aura aucune raison d’être grâce à ce revenu, chacun pourra épargner un complément.

La démocratie représentative a créé des partis d’élus professionnels déconnectés du peuple, et plus enclins à conserver leurs sièges en étouffant les divergences. Il faudrait lui adjoindre un même nombre de citoyens tirés au sort n’ayant aucun siège à conserver et qui seront plus libres de leurs idées, cela est important pour ajuster les règles d’une économie écologique.

Pour le moment, les gouvernements continueront à courir après la croissance en ignorant les avertissements du passé et des milliers de scientifiques sur les problèmes à venir, il faudra combien de catastrophes pour que les états commencent à bouger. Nous devons arrêter cette économie capitaliste avant que la planète ne déraille durablement.

JP.Rougier

Prévisualiser la vidéo YouTube Nous sommes dans une situation de danger extrême – Julia K. Steinberger

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