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Un grand petit miracle s’est produit, presque totalement ignoré par les médias : Un grand petit miracle s’est produit, presque totalement ignoré par les médias : des milliers de femmes hébraïques, musulmanes et chrétiennes ont marché ensemble en Israël pour la paix.
Dans la nouvelle vidéo officielle du mouvement Women Wage Peace, la chanteuse israélienne Yael Deckelbaum chante la chanson « Prayer of the Mothers » aux côtés de femmes et de mères de toutes religions, montrant ce que la musique peut changer. Un miracle entièrement féminin qui vaut mille mots. UN
Partagez-le autant que vous le pouvez !
Shalom Salam Paix

https://youtu.be/YyFM-pWdqrY

Dans la nouvelle vidéo officielle du mouvement Women Wage Peace, la chanteuse israélienne Yael Deckelbaum chante la chanson « Prayer of the Mothers » aux côtés de femmes et de mères de toutes religions, montrant ce que la musique peut changer. Un miracle entièrement féminin qui vaut mille mots. UN

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Shalom Salam Paix

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Anne Tesson

anne.tesson(@)gmail.com

Hanna Assouline, la militante sans slogan ni drapeau…

A travers son association, Les Guerrières de la paix, cette jeune documentariste française tente de faire entendre la voix des Israéliennes et des Palestiniennes qui œuvrent pour une issue pacifiste au conflit.

Adélaïde Tenaglia

Hanna Assouline, le 7 juin à Paris.

 Hanna Assouline, le 7 juin à Paris. 

Une militante qui a choisi de ne pas choisir

Hanna Assouline a demandé qu’il n’y ait ni slogan ni drapeau ce dimanche 22 octobre, place du Châtelet, à Paris. Avec son association, Les Guerrières de la paix, cette documentariste télé et militante féministe de 33 ans a appelé à se rassembler pour rendre hommage aux victimes du conflit entre Israël et le Hamas, « sans choisir de camp ». Debout sur un banc, les yeux humides, elle a lu avec les membres de son association un texte pour soutenir les militants israéliens et palestiniens qui luttent pour une issue pacifiste au conflit. « A l’heure où chaque personne est sommée de faire bloc avec les siens, où la moindre nuance est suspecte et apparaît comme une trahison, ce combat pour la paix demande beaucoup de courage », déclare-t-elle devant quelques centaines de personnes.

D’origine juive et maghrébine

L’enfance de Hanna Assouline a suivi le fil des rebondissements du conflit israélo-palestinien. Née à Paris en 1990 de parents d’origine juive algérienne et juive marocaine, elle a baigné dans un mélange de cultures qu’elle revendique. Fille de Brigitte Stora, sociologue, journaliste et militante antiraciste, et de David Assouline, ancien sénateur socialiste, Hanna a toujours entendu parler politique à la maison. « La question des relations entre juifs et arabes m’anime depuis le collège », affirme-t-elle. Mais quand elle rend visite à ses nombreux cousins en Israël, elle préfère éviter de l’évoquer, la jugeant trop explosive. « Certains voient mon engagement pour la paix avec beaucoup de bienveillance. D’autres disent que je leur fais la leçon depuis la France alors que je n’ai aucune idée de ce qu’ils vivent. »

Une documentariste engagée

Après des études d’histoire et de journalisme, Hanna Assouline réalise, en 2018, le documentaire Les Guerrières de la paix pour LCP. Elle y suit les Israéliennes et les Palestiniennes de l’association Women Wage Peace, un mouvement pacifiste et féministe créé après la guerre de Gaza de 2014. C’est notamment pour se faire le relais en France du combat de ces femmes qu’Hanna Assouline crée, quatre ans plus tard, son association qui rassemble des militantes pour la paix de tous pays. Entre-temps, elle réalise un autre documentaire pour France 3, A notre tour, dans lequel elle suit quatre jeunes Français juifs et arabes de l’opération Salam, Shalom, Salut partis à l’initiative de SOS Racisme ­sillonner l’­Hexagone à la rencontre d’autres jeunes pour lutter contre les préjugés racistes et antisémites.

Une pacifiste féministe

Hanna Assouline en est persuadée, c’est par les femmes que la paix se fera entre Israël et la Palestine. « Il ne s’agit pas de défendre un discours cliché selon lequel les femmes seraient plus empathiques, se défend-elle. Mais elles sont plus ancrées dans le réel, plus pragmatiques, moins dans les positions politiciennes et dogmatiques. » Elle prend à témoin la ­résolution 1325 de l’ONU du 31 octobre 2000, selon laquelle les femmes doivent être davantage incluses dans les processus de paix.

Adélaïde Tenaglia

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