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TotalEnergies continue de se goinfrer avec un bénéfice de 6,4 milliards d'euros sur les trois derniers mois
Patrick Pouyanné, le patron de TotalEnergies, a obtenu la suppression d’une taxe exceptionnelle sur les raffineurs.

TotalEnergies continue de se goinfrer avec un bénéfice de 6,4 milliards d’euros sur les trois derniers mois

L’ange s’est envolé

Magazine Marianne

Le pétrolier français TotalEnergies continue d’enregistrer des profits faramineux. La major publie ce jeudi 26 octobre un bénéfice de 6,4 milliards d’euros au troisième trimestre et accorde par la même occasion un nouvel acompte sur dividende à ses chanceux actionnaires.

Elle est de retour. La major française TotalEnergies a enregistré un nouveau bénéfice confortable de 6,4 milliards d’euros au 3e trimestre, dans un contexte global de recul des prix des hydrocarbures après une année record en 2022 pour le secteur pétrolier. Ce bénéfice est en hausse de 1,5 % par rapport au même trimestre de l’année 2022.

« Tout en mettant en œuvre sa stratégie de transition équilibrée entre pétrole et gaz d’une part et électricité et renouvelables d’autre part, TotalEnergies démontre à nouveau ce trimestre sa capacité à tirer parti d’un environnement favorable », a déclaré dans un communiqué le P.-D.G. de la major française Patrick Pouyanné. Se félicitant de « la pertinence de sa stratégie », l’entreprise a d’ailleurs annoncé à ses actionnaires la distribution d’un troisième acompte sur dividende de 0,74 €/action au titre de l’exercice 2023, en hausse de plus de 7 % par rapport à 2022, selon son communiqué.

« Avec une production proche de 2,5 millions de barils par jour », les activités de pétrole et de gaz du groupe ont affiché une croissance de production de 5 % sur un an, grâce au démarrage de plusieurs projets pétroliers notamment au Brésil et en Irak, a souligné le groupe, qui poursuit par ailleurs sa croissance et ses investissements dans l’électricité bas carbone.

Taxe enterrée

Les résultats de l’entreprise restent historiquement hauts dans un contexte des prix de l’énergie toujours soutenus mais bien moins élevés que lors de l’année 2022 marquée par la flambée exceptionnelle des cours du gaz et du pétrole. Sur le plan international, les cours du pétrole ont été portés ces derniers jours par les inquiétudes que la guerre entre Israël et le Hamas ne se propage jusqu’aux pays voisins.

L’Opep, le cartel des exportateurs de pétrole, a déclaré récemment que le monde aurait encore besoin d’énergies fossiles pendant de nombreuses années. Les associations écologistes dénoncent cette tendance et l’ONG Greenpeace a accusé mercredi TotalEnergies de participer à 33 projets de gaz et de pétrole « super-émetteurs » en gaz à effet de serre, dans une étude visant à démontrer une « logique d’expansion fossile » en contradiction avec les objectifs climatiques.

En parallèle, TotalEnergies a obtenu que la taxe exceptionnelle sur les raffineurs ne soit pas retenue dans le budget de l’État pour 2024, contre l’avis de nombreux députés, dont des élus macronistes. Le pétrolier menaçait d’arrêter de plafonner ses prix – à 1,99 euro à la pompe dans ses stations-service – en cas de prolongation de cette mesure fiscale qui n’aurait pas beaucoup amputé ses profits…

Magazine Marianne

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