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les féministes ne détestent pas les hommes

Les conclusions d’une récente étude mettent fin au «mythe de la misandrie».

«Les relations hommes-femmes sont entourées d’un mensonge.»

Contrairement aux stéréotypes répandus, les féministes ne détestent pas les hommes. C’est ce que révèle une étude de psychologie réalisée à grande échelle et publiée dans Psychology of Women Quarterly.

Les scientifiques ont recueilli les réponses de plus de 10.000 participantes de neuf pays différents à des questions telles que: «Les hommes se comportent-ils comme des bébés lorsqu’ils sont malades?» ou «Les femmes cherchent-elles à acquérir plus de pouvoir en contrôlant les hommes?»

Étonnamment, les conclusions étaient globalement les mêmes côté féministe et «non féministe», nous apprend Vice.

La même étude a été menée dans des pays asiatiques comme la Chine, l’Inde, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan. Là aussi, les femmes ont adopté une attitude positive à l’égard des hommes.

«Les féministes sont largement positives à l’égard des hommes»

Depuis l’avènement du mouvement féministe, les défenseuses des droits des femmes ont souvent été accusées de haïr la gent masculine. Ces clichés largement répandus alimentent, à tort, le «mythe de la misandrie».

«Les relations hommes-femmes sont entourées d’un mensonge. Les gens ont tort de rejeter le féminisme à cause de ce mythe», écrit l’équipe de recherche à l’origine de l’étude, avant d’ajouter: «Les attitudes des féministes à l’égard des hommes sont largement positives et similaires aux attitudes des autres personnes à l’égard des hommes. Pourtant, les gens pensent souvent le contraire, ce qui dissuade les femmes de prendre part à la cause féministe et la délégitime.»

Si au Royaume-Uni, la part de femmes s’identifiant au mouvement féministe (70%) est en hausse chez les 18-24 ans, les États-Uniennes semblent plus timides. Là-bas, la question reste polarisée, un grand nombre pensant que le féminisme blâme injustement les hommes pour les problèmes qu’elles peuvent rencontrer dans leur vie quotidienne.

L’étude avance que ses «conclusions peuvent apporter au débat public sur les relations hommes-femmes un cadre plus rationnel et plus éclairé». Les féministes semblent capables d’entretenir des relations positives et saines avec les hommes de leur entourage, tout en conservant une attitude critique à l’égard des inégalités persistantes entre les hommes et les femmes.

 Bénédicte Le Gall

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