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Projection Ciné-Débat  avec  le film documentaire  « la séparation »  sur les églises et  l’État,  et la  « la Laïcité » sur les 10 mois et  qui occupa 48 séances à la Chambre des Députés.

Projection publique du film « La séparation », film documentaire sur la séparation des églises et de l’Etat, à l’occasion la semaine de la laïcité 2023 (du 4 au 10 décembre).

le samedi 9 décembre à 18h00, Salle Communautaire du Palais Social, 3 Place de l’évêché à Die

Attention la date, l’heure et le lieu ont changé !

La séparation, documentaire  de 1 heure 20 minutes

De François Hanss

Par Bruno Fulugini

Avec Pierre Arditi, Claude Rich, Jean-Claude Drouot

1905 / 2005, la loi de Séparation des Églises et de l’État célèbre son centième anniversaire : l’occasion de redécouvrir un des moments-clés de l’histoire républicaine, une histoire humaine et politique, passionnée et passionnante, consignée dans de nombreux volumes à l’Assemblée nationale.

Pour feuilleter cette grande aventure parlementaire,  » La Séparation « , entre fiction et documentaire, invite les téléspectateurs à un voyage inédit au cœur d’un débat  » fleuve  » qui dura plus de 10 mois et occupa 48 séances à la Chambre des Députés.

Film, réalisé par François Hanss dans l’hémicycle du Palais Bourbon, grâce à une autorisation exceptionnelle accordée par Jean-Louis Debré, Président de l’Assemblée nationale, ce film met en scène le débat parlementaire de l’époque. Interprétés par de grands noms du cinéma français, les textes, écrits par Bruno Fuligni, s’inspirent directement des comptes rendus officiels des débats. Au banc des commissions, Pierre Arditi prête sa  » voix de violoncelle  » à Aristide Briand, rapporteur du texte. Au perchoir, Michael Lonsdale alias Paul Doumer déploie toute son autorité pour présider une Chambre dans laquelle s’affrontent Claude Rich (l’abbé Gayraud , qui siège en soutane), Jean-Claude Drouot (incarnant un Jaurès olympien), Pierre Santini (Maurice Allard, député anticlérical du Var) et Jacques Gallo (Baudry d’Asson, député royaliste de Vendée).

Au-delà de la fiction,  » La Séparation  » met en perspective les débats dans l’hémicycle. Un prologue, des intermèdes et un épilogue permettent de mieux appréhender les enjeux de l’époque et de mieux comprendre la portée de cette loi sur la laïcité aujourd’hui. Au fil des décennies, la laïcité s’est affirmée, renforcée, pour devenir une valeur incontournable de la République française  » indivisible, laïque, démocratique et sociale « .

Intéressante reconstitution historique qui a le mérite de s’appuyer sur des propos et personnages réels pour donner une illustration réaliste des combats politiques de l’époque sur la question religieuse dans la république (car il s’agit bien de ça, au fond). Ce film montre les débats parlementaires lors de la séparation de l’église et de l’état, sujet essentiel pour la République. On y voit bien les fanatismes s’exprimer et finir par aboutir à une loi qui garantit au mieux les intérêts des uns et des autres, à défaut d’une réconciliation impossible. Voilà un film exemplaire !

Michel Luna

michel.louna@free.fr

Délégué Départemental de l’Education Nationale : Depuis plus d’un siècle, l’histoire des DDEN est liée à celle de l’École Publique.

Avec  la Chaîne parlementaire (LCP) et la LDH -Dioise et Crestoise

L’Histoire aboutit en 1905 à la Loi de séparation des Églises et de l’État, qui a marqué l’aboutissement d’une laïcisation affirmée. Ce processus n’est pas sans créer des conflits au sein du camp républicain, une partie de celui-ci privilégiant un contrôle de la religion par l’État – une stratégie dès cette époque régulièrement comparée à une nouvelle forme de gallicanisme – plutôt qu’une séparation. En atteste le projet avorté de séparation proposé par Émile Combes en 1904, renforçant les pouvoirs de l’État sur les clercs, qualifié à l’époque de « concordat sans le Pape » et suscitant l’indignation de plusieurs partisans d’une séparation nette, comme l’Association nationale des libres-penseurs, craignant l’instauration d’un « arbitraire administratif » dans le domaine spirituel.

La laïcité suppose la séparation de l’État et des organisations religieuses. L’ordre politique est fondé sur la seule souveraineté du peuple des citoyens, et l’État —qui ne reconnaît et ne salarie aucun culte— ne régit pas le fonctionnement interne des organisations religieuses.

C’est donc la loi du 9 décembre 1905 qui codifie les principes de la laïcité en France. Elle confirme dans son article 1er (Titre 1er Principes) la liberté de conscience, déjà présente dans l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, et le libre exercice des cultes :

« La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »

Enfin, selon l’article 2 du même Titre 1er :

« La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. »

La loi de 1905, séparant les cultes et la République, instaure ainsi, en matière de religion, un régime libéral. Selon son rapporteur, Aristide Briand, « toutes les fois que l’intérêt de l’ordre public ne pourra être légitimement invoqué, dans le silence des textes ou le doute sur leur exacte interprétation, c’est la solution libérale qui sera la plus conforme à la pensée du législateur. […] Le principe de la liberté de conscience et du libre exercice du culte domine toute la loi ».

L’affirmation de la France comme « République laïque », séparée des cultes, est constitutionnalisée par la Constitution de 1946.  Elle est reprise par la Constitution de 1958 :

« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. » (article 1er de la Constitution de 1958).
LDH

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