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Conflit israélo-palestinien : L’armée israélienne dit agir «avec force» dans le sud de Gaza

La branche armée du Hamas a attaqué le territoire israélien le 7 octobre dernier, entraînant une riposte de l’État hébreu. Suivez l’évolution des affrontements.

L’essentiel en bref:

  • Près de 15’900 Palestiniens et 1200 Israéliens ont péri depuis le début de la guerre
  • Plus de 1300 bâtiments ont été détruits à Gaza, selon l’ONU

Nos articles, nos analyses, nos décryptages, le récit de nos correspondants résumés, MCD

Guerre Israël-Palestine : Dans la bande de Gaza, Tsahal étend son offensive et envahit le sud

Des Palestiniens à Rafah après une frappe de l’armée israélienne le 4 décembre 2023.
 Des Palestiniens à Rafah après une frappe de l’armée israélienne le 4 décembre 2023.

PROCHE-ORIENT – C’est un tournant dans la guerre entre Israël et le Hamas. L’armée israélienne Tsahal a annoncé ce lundi 4 décembre étendre ses opérations « dans l’ensemble de la bande de Gaza », quatre jours après la fin de la trêve qui a permis la libération d’une centaine d’otages en échange de prisonniers palestiniens.

Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés dans le sud de Gaza, au niveau de la grande ville de Khan Younès, ont indiqué des témoins à l’AFP. Amine Abou Hola, 59 ans, a raconté que ces véhicules étaient entrés « sur une profondeur de deux kilomètres », dans le village d’al-Qarara, au nord-est de Khan Younès.

« Des chars sont entrés par le checkpoint frontalier militaire de Kissoufim vers l’ouest (…), ils sont maintenant massés dans le secteur d’Abou Hole à l’ouest de la route Salaheddine », a-t-il ajouté. « Les chars sont désormais sur la route Salaheddine », qui traverse du nord au sud la bande de Gaza, a ajouté Moaz Mohammed, 34 ans.

« L’armée opère partout où le Hamas a des bastions », a justifié dès dimanche soir son porte-parole, Daniel Hagari. Israël réaffirme par cette nouvelle offensive son intention de « détruire » le groupe islamiste responsable des attaques du 7 octobre et étend celle qui a débuté dans le nord de Gaza le 27 octobre.

En parallèle, Tsahal a lancé ce lundi des opérations dans différents secteurs de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, notamment à Jénine, où une trentaine de véhicules militaires ont été déployés, selon l’agence palestinienne Wafa.

Khan Younès pilonnée

Dans le sud de la bande de Gaza, les frappes ont visé massivement depuis vendredi Khan Younès et a affirmé ce lundi agir « avec force » dans cette ville du sud de Gaza. Dans cette zone, chaque jour l’armée avertit dans des tracts largués sur certains quartiers qu’une « terrible attaque est imminente », et ordonne aux habitants d’en partir. Dimanche, des habitants ont fui la ville, à pied, entassés dans des charrettes ou en voiture, leurs affaires empilées sur le toit, selon des images de l’AFP.

Depuis le début de la guerre, des centaines de milliers d’habitants de la bande de Gaza se sont massés dans le sud, fuyant les combats ou répondant aux injonctions de l’armée israélienne. Alors que la plupart des hôpitaux du nord sont hors service, ceux du sud sont débordés par le nombre de blessés, sans électricité, et leurs réserves de carburant pour faire tourner les générateurs presque à sec.

À l’hôpital Nasser de Khan Younès, le plus grand du sud de Gaza, de nouveaux blessés et de nouveaux corps, parfois sans personne pour les identifier, affluent après chaque explosion. « Les mots me manquent pour décrire les horreurs qui frappent les enfants ici », a déclaré dimanche dans une vidéo James Elder, un porte-parole de l’Unicef présent à l’hôpital Nasser.

10 000 frappes sur Gaza

Tsahal a annoncé dimanche avoir mené « environ 10 000 frappes aériennes » sur Gaza depuis le début de la guerre. Ces frappes ont détruit ou endommagé plus de la moitié des habitations, selon l’ONU dont le secrétaire général, Antonio Guterres, a évoqué « une catastrophe humanitaire monumentale ».

Le ministère de la Santé du Hamas a affirmé dimanche que 15 523 personnes parmi lesquelles 70 % de femmes et d’enfants ont été tuées depuis le début des bombardements israéliens sur la bande de Gaza. En Israël, l’attaque a fait 1 200 morts, en majorité des civils, selon les autorités.

Gal Gadot : « Le monde a laissé tomber les femmes israéliennes du 7 octobre »

L'actrice israélienne Gal Gadot
L’actrice israélienne Gal Gadot

L’actrice a lancé un appel sur Instagram pour la libération immédiate des 10 femmes toujours retenues par le Hamas à Gaza

L’actrice israélienne Gal Gadot a exprimé sa préoccupation face au silence entourant les rapports de violences sexuelles perpétrées par le Hamas lors de l’attaque du 7 octobre en Israël. Elle a souligné le risque constant encouru par les femmes otages, dont la captivité s’étend désormais à près de deux mois.

« Dans les heures qui ont suivi l’attaque du 7 octobre, la première vidéo glaçante a été diffusée montrant Shani Louk, exposée nue et souillée par ses agresseurs fiers »

« Nous prétendons nous opposer au viol, à la violence contre les femmes. Nous ne laisserons pas les femmes être victimisées puis réduites au silence. Nous disons que nous croyons les femmes, que nous soutenons les femmes, que nous parlons pour les femmes », a écrit l’actrice dans un post sur son compte Instagram dimanche.

Gadot a attiré l’attention sur les remises en question récentes par certains pays occidentaux, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, de la véracité des reportages des médias israéliens concernant les violences sexuelles du Hamas lors de l’attaque du 7 octobre. Elle a également mis en lumière les critiques adressées aux Nations Unies en Israël pour leur silence sur les violences sexuelles subies par les femmes pendant cette attaque, ainsi que pour leur manque de réaction face à la situation précaire des otages féminines toujours détenues par le Hamas

« Dans les heures qui ont suivi l’attaque du 7 octobre, la première vidéo glaçante a été diffusée montrant Shani Louk, exposée nue et souillée par ses agresseurs fiers. Pourtant, deux mois plus tard, les femmes sont toujours otages de ces violeurs et le monde n’a pas su reconnaître cette situation pour ce qu’elle est véritablement : une crise urgente nécessitant une réponse rapide et résolue », a écrit Gadot. L’actrice a ensuite appelé « les femmes et les alliés des femmes à agir », implorant divers groupes, y compris l’ONU, de faire tout leur possible pour assurer la libération des femmes otages afin qu’elles n’aient pas à subir d’autres actes de violence sexuelle. « Ces femmes ne peuvent pas survivre un moment de plus à cette horreur », a conclu Gadot

15h36
L’armée israélienne dit agir «avec force» dans le sud de Gaza

L’armée israélienne a affirmé lundi agir «avec force» autour de la ville de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, soumise à d’intenses bombardements et près de laquelle ses chars ont commencé à entrer.

«Les combats et l’avancée au sol de l’armée israélienne dans la zone de Khan Younès ne permettent pas aux civils de se déplacer sur l’axe (routier) Salaheddine, dans le nord et l’est de la ville», a précisé l’armée dans un communiqué.

Car cette partie de la route qui traverse du nord au sud le petit territoire côtier «constitue un champ de bataille et il est extrêmement dangereux de s’en approcher», a-t-elle ajouté. Les civils fuyant les bombardements et les combats en direction de la frontière égyptienne doivent emprunter la route côtière à l’ouest de la ville, indique-t-elle.

Engagée depuis le 27 octobre dans une offensive terrestre dans le nord du petit territoire, l’armée israélienne a affirmé étendre désormais ses opérations au sol contre le Hamas «dans l’ensemble de la bande de Gaza».

Lundi, des témoins ont indiqué à l’AFP que des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens étaient entrés dans Gaza, au niveau de Khan Younès, proche de la frontière avec l’Egypte.

14h39
Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 15’899 morts

15’899 personnes ont péri à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas.

13h12
Arrivée à Gaza, la cheffe du CICR dénonce les souffrances «intolérables» de la population

La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Mirjana Spoljaric, a annoncé lundi sur le réseau social X (ex-Twitter) être arrivée dans la bande de Gaza, y dénonçant les souffrances «intolérables» de la population.

«Je suis arrivée à Gaza, où les souffrances de la population sont intolérables. Je réitère notre appel urgent pour que les civils soient protégés conformément aux lois de la guerre et que l’aide puisse entrer sans entrave. Les otages doivent être libérés et le CICR autorisé à leur rendre visite en toute sécurité», a-t-elle écrit.

12h38
Berlin demande à Israël de garantir une protection «réelle» aux civils à Gaza

Le gouvernement allemand a exhorté lundi l’armée israélienne à garantir aux centaines de milliers de civils de la bande de Gaza une protection réelle et effective contre les combats qui s’intensifient dans tout le territoire.

«Nous attendons d’Israël de ne pas seulement demander aux civils de quitter la zone de danger, mais qu’ils soient aussi réellement et effectivement en mesure de trouver un abri sûr ailleurs», a déclaré un porte-parole du ministère des Affaires étrangères Sebastian Fischer, assurant que «trop de civils ont déjà été tués dans cette guerre».

12h34
Les corps de 15 Israéliens se trouvent dans la bande de Gaza, selon Israël

Le bureau du Premier ministre israélien a annoncé lundi que les corps de quinze Israéliens, 11 civils et quatre soldats, se trouvent dans la bande de Gaza assiégée et bombardée depuis l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre sur le sol israélien.

Les quatre militaires, dont un officier supérieur, ont été tués lors de cette attaque sans précédent qui a fait 1200 morts, en majorité des civils, dans la région frontalière d’Israël avec le nord de la bande de Gaza.

Parmi les 11 civils figurant sur la liste diffusée lundi, certains avaient déjà été annoncés morts, en Israël ou à Gaza. Les autorités israéliennes ne précisent pas les éléments sur lesquels elles se basent pour déterminer la mort de ces personnes.

10h31
Des dizaines de chars israéliens sont entrés dans le sud de la bande de Gaza

Des dizaines de chars, de transports de troupes et de bulldozers israéliens sont entrés dans le sud de la bande de Gaza, au niveau de la ville de Khan Younès, ont indiqué lundi des témoins à l’AFP. Cela malgré la présence de centaines de milliers de civils et des tensions croissantes dans la région.

Amine Abou Hola, 59 ans, a rapporté que ces véhicules militaires israéliens étaient désormais entrés «sur une profondeur de deux kilomètres», dans le village d’al-Qarara, au nord-est de Khan Younès. «Les chars sont désormais sur la route Salaheddine», qui longe la bande de Gaza du nord au sud, a ajouté de son côté Moaz Mohammed, 34 ans.

10h30
L’armée israélienne annonce la mort de trois soldats dans Gaza

L’armée israélienne a annoncé lundi que trois de ses soldats étaient morts dans les combats à Gaza, portant à 75 le nombre de militaires tués depuis le début de l’offensive terrestre dans le territoire palestinien le 27 octobre.

Les trois soldats ont été tués dimanche. Le bilan total des membres des forces de la défense israélienne tués depuis l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre s’élève à 401, selon l’armée, dont la grande majorité a péri le jour de l’attaque.

05h25
Le retour de six otages de Gaza attendu lundi en Thaïlande

Six otages thaïlandais détenus depuis plusieurs semaines dans la bande de Gaza par le Hamas doivent arriver lundi dans le royaume, ont indiqué les autorités thaïlandaises.

Les Thaïlandais travaillaient principalement dans le secteur agricole en Israël lorsque des militants palestiniens ont passé la frontière le 7 octobre. Parmi les otages du Hamas, se trouvaient 32 Thaïlandais, dont le ministère des Affaires étrangères et des groupes musulmans thaïlandais ont négocié la libération.

Six d’entre eux devraient atterrir à l’aéroport de Suvarnabhumi à Bangkok, lundi, vers 14h00 locales (08h00 heure suisse), après des semaines de captivité. Depuis leur libération, le groupe était en convalescence dans un hôpital en Israël. Ce vol fait suite au retour de 17 citoyens thaïlandais fin novembre, lors d’une trêve temporaire qui a expiré le 1ᵉʳ décembre. Selon le ministère des Affaires étrangères thaïlandais, neuf autres ressortissants sont toujours aux mains du Hamas.

04h07
Israël étend ses opérations à Gaza et frappe l’entrée d’un hôpital

L’armée israélienne étend lundi ses opérations dans la bande de Gaza, où le bilan des civils palestiniens s’alourdit avec en filigrane de nouveaux signes d’un conflit qui fait tache d’huile dans la région avec des incidents ce weekend en Irak et en Mer Rouge.

«L’armée israélienne continue d’étendre son opération terrestre contre le Hamas dans l’ensemble de la bande de Gaza. L’armée opère partout où le Hamas a des bastions», a déclaré tard dimanche soir son porte-parole, Daniel Hagari. Les soldats israéliens sont engagés dans une offensive terrestre depuis le 27 octobre dans le nord de Gaza, où ils ont pris le contrôle de plusieurs secteurs. Depuis la reprise des combats vendredi à l’expiration d’une trêve d’une semaine avec le Hamas, l’armée s’était principalement concentrée sur des raids aériens.

Dans la nuit, une frappe sur une entrée de l’hôpital Kamal Adwan, situé dans le nord de Gaza, a fait plusieurs morts selon l’agence palestinienne Wafa, le gouvernement du Hamas accusant dans un communiqué l’armée israélienne d’une «grave violation» du droit humanitaire international. Contactée par l’AFP pour savoir si elle avait bien bombardé le périmètre de cet hôpital, l’armée israélienne n’a pas répondu dans l’immédiat.

Hier, 23h09
Un destroyer américain abat des drones après l’attaque de navires en mer Rouge

Un destroyer américain a abattu trois drones dimanche en portant assistance à des navires commerciaux en mer Rouge visés par des attaques depuis le Yémen, a déclaré le Commandement militaire américain au Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué.

«Aujourd’hui (dimanche), il y a eu quatre attaques contre trois navires commerciaux distincts opérant dans les eaux internationales du sud de la mer Rouge», a déclaré le Cencom dans un communiqué. «Le destroyer de classe Arleigh-Burke USS CARNEY a répondu aux appels de détresse des navires et leur a fourni de l’aide», abattant trois drones qui se dirigeaient vers le navire de guerre au cours de la journée, a-t-il précisé.

Le USS Carney a détecté un missile, tiré depuis une zone du Yémen contrôlée par les rebelles Houthis soutenus par l’Iran, qui a abouti près du navire Unity Explorer, battant pavillon des Bahamas. Le cargo a ensuite signalé des dommages mineurs causés par un autre missile provenant d’une zone tenue par les rebelles.

Hier, 19h22
À la COP28, une manifestation strictement encadrée en soutien aux Gazaouis

Keffiehs et poings levés: plus d’une centaine de personnes ont protesté dimanche contre le pilonnage de la bande de Gaza par Israël lors de la conférence de l’ONU pour le climat à Dubaï, une manifestation soumise à de strictes restrictions imposées par les Nations unies.

Interdits de brandir des drapeaux palestiniens ou de scander certains slogans, les manifestants ont réclamé un cessez-le-feu à Gaza dans la «zone bleue» de la COP28, un espace géré par l’organisation mondiale et non par les autorités locales.

«Nous disons au peuple palestinien que la communauté internationale l’a peut-être oublié, mais qu’il n’est pas seul», a déclaré lors du rassemblement Asad Rehman, porte-parole de la Coalition pour la justice climatique.

Des manifestantes propalestiniennes à la COP28
Des manifestantes propalestiniennes à la COP28

Les Emirats arabes unis interdisent les manifestations et discours jugés susceptibles de créer ou d’encourager des troubles sociaux.

Mais cette fois-ci, ce sont les règles strictes de l’ONU qui ont prévalu, interdisant de nommer des Etats, des dirigeants ou des entreprises dans le cadre d’actions militantes sur le site de la COP.

«Libérez la Palestine», a pourtant lancé M. Rehman aux manifestants, qui ont repris en scandant ses paroles avant d’être priés de se taire.

Hier, 15h49
Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 15’523 morts

Le ministère de la Santé du Hamas annonce un nouveau bilan de 15’523 morts depuis le début du conflit.

Des personnes en deuil récitent une prière sur les corps des victimes des bombardements israéliens à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 3 décembre 2023.
Des personnes en deuil récitent une prière sur les corps des victimes des bombardements israéliens à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, le 3 décembre 2023.
Hier, 15h27
Le Danemark fait appel à l’armée pour protéger les sites juifs et israéliens de la capitale

L’armée va être mobilisée pour soulager la police dans son travail de sécurité autour des sites »juifs et israéliens» de Copenhague, a annoncé dimanche le ministère danois de la Défense.

L’armée va être mobilisée pour soulager la police dans son travail de sécurité autour des sites »juifs et israéliens» de Copenhague (Image d’illustration).
L’armée va être mobilisée pour soulager la police dans son travail de sécurité autour des sites »juifs et israéliens» de Copenhague (Image d’illustration).

«La situation en Israël et à Gaza pèse lourdement sur les ressources de la police. Dans ce contexte, il a été décidé (…) que les forces armées soutiendraient la surveillance des sites juifs et israéliens à Copenhague», tels que la synagogue ou l’ambassade d’Israël, a déclaré le ministre de la Défense Troels Lund Poulsen.

Des soldats seront déployés à partir du 6 décembre pour une période encore non définie. Les besoins seront réévalués régulièrement, indique le ministère de la Défense sur son site.

Plusieurs manifestations en réaction à la guerre que mène Israël contre le Hamas, couplées aux autodafés de Coran ayant eu lieu dans le pays scandinave ont rendu la charge de travail de la police danoise trop lourde.

«Nous sommes dans une situation où la menace terroriste qui pèse sur le Danemark est sérieuse», a souligné pour sa part le ministre de la justice Peter Hummelgaard. «Le conflit au Moyen-Orient a entraîné une montée tout à fait inacceptable de l’antisémitisme et de l’insécurité parmi les Juifs du Danemark», a-t-il ajouté.

Entre 6000 et 8000 personnes de confession juive vivent au Danemark, selon Utrikespolitiska institutet, un institut de recherche indépendant.

Interrogé par l’AFP si une mesure similaire serait prise pour les sites musulmans du pays, le ministère de la Défense n’était pas en mesure de répondre dans l’immédiat.

Hier, 14h58
La CPI va «intensifier» ses enquêtes sur d’éventuels crimes de guerre

Le procureur en chef de la Cour Pénale internationale (CPI) a promis dimanche que la Cour intensifierait ses efforts pour enquêter sur d’éventuels crimes de guerre dans le conflit qui oppose depuis bientôt deux mois Israël et le Hamas, à l’issue d’une visite en Israël et dans les territoires palestiniens.

Le président palestinien Mahmud Abbas (à droite) rencontrant le procureur de la Cour pénale internationale Karim Khan à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 2 décembre 2023.
Le président palestinien Mahmud Abbas (à droite) rencontrant le procureur de la Cour pénale internationale Karim Khan à Ramallah, en Cisjordanie occupée, le 2 décembre 2023.

Karim Khan a souligné que sa visite n’était pas «de nature investigatrice» mais a dit avoir pu parler à des victimes des deux côtés du conflit.

Après l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre, qui a fait 1200 morts et au cours de laquelle ils ont capturés 240 otages, Israël a lancé une vaste opération sur la bande de Gaza pour tenter de venir à bout du Hamas, qui contrôle ce territoire.

Selon les chiffres du Hamas, qui gouverne Gaza, les bombardements et les combats menés par Israël depuis ont fait plus de 15’000 morts, principalement des civils.

«Les allégations crédibles de crimes de guerre durant ce conflit doivent faire l’objet d’un examen et d’une enquête menés de façon indépendante», a déclaré Karim Khan. «Mes services vont intensifier leurs efforts afin d’avancer dans leurs enquêtes».

La CPI a été établie en 2002 comme tribunal indépendant international pour examiner les accusations de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

En 2021, elle avait ouvert des enquêtes sur de possibles crimes de guerre menés dans les territoires palestiniens aussi bien par Israël que par le Hamas.

Karim Khan avait récemment dit que ces enquêtes s’étendraient «à l’escalade des hostilités et de la violence depuis les attaques du 7 octobre». Mais les enquêteurs de la CPI n’ont pas été autorisés à entrer à Gaza ou à enquêter en Israël – pays qui n’est pas membre de la CPI.

Karim Khan a dit avoir pu voir la «cruauté calculée» dans les sites attaqués par le Hamas, des attaques qui «représentent des crimes internationaux parmi les plus marquants, de ceux qui choquent la conscience de l’humanité et pour lesquels la CPI a été établie».

Il a également souligné que «la façon dont Israël répond à ces attaques doit respecter les règles claires qui régissent les conflits armés», et que, même si un conflit dans une zone aussi densément peuplée que Gaza est «forcément complexe», il doit respecter les lois humanitaires internationales.

Des experts juridiques proches de la Cour ont indiqué à l’AFP qu’aussi bien le Hamas qu’Israël pourraient se trouver accusés devant la Cour pour ce conflit, et Karim Khan a déclaré dimanche que son équipe avait recueilli «une quantité importante» d’informations et de preuves sur diverses accusations.

Hier, 14h04
Un navire britannique aurait été touché par un tir de roquettes en mer Rouge

Un navire de marchandises britannique aurait été touché par un tir de roquette alors qu’il se trouvait dans la mer Rouge, a indiqué dimanche la société de sécurité maritime Ambrey.

Un Yéménite brandit un drapeau palestinien alors qu’il participe à une marche de solidarité avec la population de Gaza, dans la capitale Sanaa, contrôlée par les Huthis, le 2 décembre 2023.
Un Yéménite brandit un drapeau palestinien alors qu’il participe à une marche de solidarité avec la population de Gaza, dans la capitale Sanaa, contrôlée par les Huthis, le 2 décembre 2023.

«Un vraquier britannique battant pavillon des Bahamas aurait été attaqué par un tir de roquettes alors qu’il traversait la mer Rouge, à environ 34,5 km à l’ouest-nord-ouest de Mocha, au Yémen», a indiqué Ambrey.

«Le vraquier aurait été touché par une roquette et l’équipage se serait replié dans la citadelle», a ajouté la société de sécurité maritime.

L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a, elle, indiqué avoir reçu un rapport concernant l’activité d’un drone, «y compris une potentielle explosion», «à proximité de Bab el Mandeb en provenance de la direction du Yémen».

Les rebelles Houthis au Yémen ont menacé de s’en prendre à des navires israéliens et appartenant à des alliés d’Israël naviguant en mer Rouge, en représailles à la guerre menée par l’armée israélienne contre le Hamas palestinien à Gaza.

Les rebelles font partie de ce qu’ils qualifient d’»axe de la résistance» contre Israël, avec des groupes soutenus par l’Iran, comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais.

Ils ont lancé une série de drones et de missiles en direction d’Israël et de nombreux engins ont été interceptés par les défenses israéliennes ou des bateaux de guerre américains.

Les Houthis ont capturé le 19 novembre le navire marchand Galaxy Leader avec ses 25 membres d’équipage. Le Galaxy Leader était opéré par une compagnie maritime japonaise mais appartient à une société britannique elle-même propriété d’un homme d’affaires israélien.

Hier, 13h02
Le pape déplore la fin de la trêve à Gaza, souhaite «au plus tôt un nouveau» cessez-le-feu

Le pape François s’est dit dimanche «attristé que la trêve soit rompue» à Gaza et a exprimé le souhait que «les parties impliquées puissent parvenir au plus tôt à un nouvel accord de cessez-le-feu».

Le pape François lors de la prière de l’Angélus le 3 décembre 2023.
Le pape François lors de la prière de l’Angélus le 3 décembre 2023.

«En Israël et Palestine, la situation est grave», a estimé le pape, convalescent d’une bronchite, dans un texte lu par un assistant à l’issue de la traditionnelle prière de l’Angélus. «A Gaza, il y a tant de souffrance, il y manque les biens de première nécessité».

Hier, 11h36
Raids israéliens meurtriers à Gaza, appels à protéger les civils

Israël a mené dimanche de nouvelles frappes meurtrières sur la bande de Gaza. Le bilan des victimes palestiniennes s’alourdit depuis la fin d’une trêve avec le mouvement islamiste Hamas, au milieu d’appels de plus en plus pressants à protéger les civils.

Un homme porte une fille blessée alors qu’une victime gît sur le sol à l’hôpital Nasser de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, à la suite de frappes israéliennes le 3 décembre 2023.
Un homme porte une fille blessée alors qu’une victime gît sur le sol à l’hôpital Nasser de Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza, à la suite de frappes israéliennes le 3 décembre 2023.

Le ministère de la Santé du Hamas, au pouvoir dans le territoire palestinien surpeuplé, a déploré plus de 240 morts et 650 blessés depuis la reprise des combats le 1ᵉʳ décembre après une trêve de sept jours.

Une frappe à l’aube dimanche a fait au moins sept morts dans le secteur de Rafah, à la pointe sud de la bande Gaza, près de la frontière avec l’Egypte, selon le gouvernement du Hamas.

L’armée israélienne, engagée dans une offensive terrestre depuis le 27 octobre dans le nord de bande de Gaza, a multiplié les raids aériens dans le sud de ce territoire où des centaines de milliers de Palestiniens ont été déplacés par le conflit déclenché le 7 octobre par une attaque sans précédent du Hamas en Israël.

Elle a dit samedi avoir conduit plus de 400 frappes sur Gaza en près de 48 heures, la région de Khan Younès au sud ayant été particulièrement ciblée. Et dimanche, elle a twitté avoir «éliminé cinq terroristes du Hamas» et visé «des puits de tunnels terroristes, des centres de commandement et des lieux de stockage d’armes» du Hamas.

D’après l’ONU, les ordres d’évacuation de l’armée israélienne aux Palestiniens avant des frappes ont concerné samedi un quart de la bande de Gaza. Ces ordres, «sans garanties de sécurité ou de retour», sont «équivalents à un transfert forcé de population», a jugé l’ONG Norwegian Refugee Council.

«Le prix à payer»

Dimanche matin, sur le site d’une maison visée par une frappe à Khan Younès, des hommes transportaient des blessés trop faibles pour marcher seuls.

La veille, le Hamas et le Jihad islamique, autre groupe armé à Gaza, ont indiqué avoir lancé un «barrage de roquettes» vers plusieurs villes d’Israël dont Tel-Aviv.

L’armée a cité 250 roquettes tirées vers Israël, dont la plupart ont été interceptées, et indiqué que deux soldats avaient été tués samedi.

«En étendant nos opérations militaires, nous remplissons deux objectifs. Premièrement, nous frappons le Hamas, nous éliminons plus de terroristes, plus de commandants, d’infrastructures terroristes, (…) et nous créons les conditions pour forcer (le Hamas) à payer un lourd tribut: la libération des otages», a déclaré le ministre de la Défense Yoav Gallant.

D’après l’armée israélienne, 137 otages sont toujours aux mains du Hamas ou de groupes affiliés. «Il n’y a pas d’autres moyens de gagner qu’en continuant notre campagne terrestre», a renchéri le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

En face, le numéro deux du bureau politique du Hamas Saleh al-Arouri, a déclaré: «nous l’avons dit dès le premier jour: le prix à payer pour la libération des prisonniers sionistes sera la libération de l’ensemble de nos prisonniers, après un cessez-le-feu».

«Trop» de victimes

Sans remettre en cause le droit de son allié «de se défendre» contre le Hamas, les Etats-Unis ont mis en garde Israël contre un bilan s’alourdissant à Gaza.

«Trop de Palestiniens innocents ont été tués. Franchement, l’étendue de la souffrance ainsi que les images et les vidéos qui nous viennent de Gaza sont dévastatrices», a déclaré la vice-présidente américaine Kamala Harris depuis la COP28 à Dubaï. «Israël doit en faire plus pour protéger les civils innocents.»

Les belligérants se renvoient la responsabilité de la fin de la trêve qui a permis la libération d’une centaine d’otages entre les mains du Hamas et de 240 prisonniers palestiniens détenus en Israël.

Benjamin Netanyahu a accusé le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, l’Union européenne et Israël, d’avoir «violé l’accord» en «tirant des roquettes» vers Israël. Et le Hamas a revendiqué une attaque à Jérusalem fatale à quatre Israéliens.

Le Hamas a lui accusé Israël d’avoir imposé de nouvelles conditions aux libérations des otages dont les militaires israéliens.

Invoquant ensuite «l’impasse» dans les discussions pour reconduire, les négociateurs israéliens ont quitté le Qatar, principal médiateur dans le conflit, notamment sur le dossier des otages.

«Du sang sur les mains»

Samedi soir, une foule portant des portraits d’otages notamment a manifesté à Tel-Aviv pour protester contre le gouvernement israélien et, en particulier, contre Benjamin Netanyahu.

«Il affaiblit notre pays», a déclaré Sharon Huderland, une manifestante, «l’horrible massacre du 7 octobre est notre prix et il a du sang sur les mains».

Le coordinateur israélien pour les otages, Gal Hirsch, a rencontré samedi soir l’envoyé spécial américain sur ce dossier, Roger Carstens: des «efforts pour libérer les otages» sont faits, ont simplement commenté les autorités israéliennes.

Dans la bande de Gaza, le Croissant-Rouge palestinien a indiqué samedi avoir reçu des premiers «camions d’aide» depuis vendredi, via le terminal égyptien de Rafah. D’après l’ONU, 880 étrangers et binationaux ont aussi été évacués via Rafah en Egypte, ainsi que 13 blessés et dix de leurs proches.

Les besoins sont immenses dans la bande de Gaza soumise à un «siège complet» par Israël, alors que 1,8 million de personnes -sur 2,4 millions d’habitants- ont été déplacées par la guerre d’après l’ONU.

Le secteur de Khan Younès, dans le sud de Gaza, où une partie de ces déplacés ont trouvé refuge, a été massivement visé par les bombardements.

L’hôpital local Nasser comptait samedi «1000 patients, soit plus de trois fois sa capacité», a souligné sur X (ex-Twitter) le chef de l’Organisation mondiale de la Santé Tedros Adhanom Ghebreyesus, en évoquant une «situation terrifiante».

Hier, 10h46
Le Royaume-Uni va effectuer des vols au dessus de Gaza pour localiser les otages

Le Royaume-Uni va effectuer des vols de surveillance au-dessus d’Israël et de Gaza pour aider à localiser les otages retenus par le mouvement islamiste palestinien Hamas, a annoncé le ministère de la Défense britannique.

Après le 7 octobre, Downing Street avait déclaré qu’au moins 12 ressortissants britanniques avaient été tués dans l’attaque et que cinq autres étaient portés disparus.
Après le 7 octobre, Downing Street avait déclaré qu’au moins 12 ressortissants britanniques avaient été tués dans l’attaque et que cinq autres étaient portés disparus.

«Depuis les attaques terroristes du 7 octobre 2023 contre Israël, le gouvernement britannique travaille avec ses partenaires dans toute la région pour obtenir la libération des otages, y compris des ressortissants britanniques, qui ont été enlevés», écrit le ministère dans un communiqué publié samedi soir. «La sécurité des ressortissants britanniques est notre priorité absolue», ajoute-t-il. «Pour soutenir les opérations de libération d’otages, le ministère britannique de la Défense effectuera des vols de surveillance au-dessus de la Méditerranée orientale, y compris dans l’espace aérien au-dessus d’Israël et de Gaza», indique le ministère.

Ces avions «ne seront pas armés» et «n’auront pas de rôle de combat», précise-t-il. Ils auront «pour seule mission de localiser les otages». «Seules les informations relatives à la libération d’otages seront transmises aux autorités compétentes chargées de la libération d’otages».

Une trêve de sept jours a permis la libération d’une centaine d’otages entre les mains du Hamas et de 240 prisonniers palestiniens détenus en Israël. Mais près de 140 personnes sont encore détenus dans la bande de Gaza, selon les autorités israéliennes. Les combats ont repris vendredi dans le territoire palestinien.

Londres n’a pas indiqué combien de Britanniques sont retenus en otage. Après le 7 octobre, Downing Street avait déclaré qu’au moins 12 ressortissants britanniques avaient été tués dans l’attaque et que cinq autres étaient portés disparus.

02.12.2023, 13h44
Israël fait rentrer ses émissaires au Qatar, faisant capoter l’espoir d’une nouvelle trêve

Les négociateurs israéliens, qui poursuivaient au Qatar les discussions sur une nouvelle trêve avec le Hamas palestinien dans la bande de Gaza, sont rentrés en Israël car le dialogue était «dans l’impasse», indique samedi le bureau du Premier ministre israélien.

Vendredi matin, les bombardements israéliens et les tirs de roquettes palestiniens ont repris après une semaine de trêve et d’échanges d’otages et de prisonniers.

02.12.2023, 13h21
Une attaque israélienne a tué deux gardiens de la révolutions iraniens en Syrie

Le Corps des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran, a déclaré samedi qu’Israël avait tué deux de ses membres qui menaient une «mission de conseil» en Syrie.

«Mohammed Ali Ataei Shoorcheh et Panah Taghizadeh, fiers gardiens de l’islam, ont été martyrisés par l’ennemi usurpateur sioniste (Israël) alors qu’ils menaient une mission de conseil sur le front de la résistance islamique syrienne», a indiqué l’agence officielle des Gardiens, Sepah News.

MCD avec APPIS et  TdG.ch

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