L’état français confond « terroristes » et militants écologistes !Les uns, les terroristes, attaquent L’État de droit et les valeurs de la république : liberté, égalité, fraternité, laïcité, droits de l’homme et de la femme. Les autres, les écologistes, défendent le droit de vivre en bonne santé, la justice, le devenir de la planète et la démocratie du quotidien. L’État, ou inculte ou sombrant dans l’autoritarisme ( nous optons plutôt pour la deuxième possibilité ) ne comprend plus rien à la société et ses habitantes et habitants… MCD Cimenterie Lafarge à Rouen : 17 interpellations après une action Lundi 8 avril, 17 personnes ont été arrêtées en Normandie et Ile-de-France suite à l’action menée contre une centrale à béton de Lafarge près de Rouen le 10 décembre dernier. Les militants avaient envahi le site, taggué quelques bâtiments, jeté les documents des bureaux par les fenêtres et vidé quelques sacs de pigment de coloration pour béton et des barils de sable. Une partie des militants arrêtés ont été emmenés dans les locaux de la sous-direction antiterroriste à Levallois-Perret. Ils pourraient y rester 96 heures. «L’usage récurrent des moyens de l’anti-terrorisme pour diaboliser spécifiquement les mobilisations qui menacent les intérêts des lobbys industriels est frappant», ont dénoncé les Soulèvements de la terre dans un communiqué de presse. Trois rassemblements de soutien sont organisés : à Rouen devant le palais de justice, à Levallois-Perret devant les locaux de la SDAT et à Caen devant la préfecture.
Soutien aux 17 personnes arrêtées par la police anti-terroriste suite à la campagne nationale d’actions contre le monde du béton |
|
|
Ce lundi 8 avril, 17 personnes ont été arrêtées en Normandie et Ile de France dans une opération menée par la Sous-Direction-Anti-Terroriste. Une partie d’entre elles a été emmenée dans les locaux de Levallois-Perret et pourrait y rester 96 heures. Ces arrestations font suite à la campagne d’actions contre Lafarge et le monde du béton initiée par plus de 200 organisations écologistes, syndicales, luttes locales contre l’artificialisation des terres et comités locaux des Soulèvements de la terre (appel et listes des signataires) Cette campagne avait mobilisé des milliers de personnes et abouti du 9 au 12 décembre 2023 à une cinquantaine d’actions simultanées. Des occupations, blocages, happenings, rassemblements, désarmements sur des dizaines de sites Lafarge et autres centrales à béton sont survenus majoritairement en France mais aussi en Suisse, en Belgique ou en Allemagne. Un soutien fort avait été marqué à cette occasion aux personnes mises en cause, elles aussi par l’anti-terrorisme, dans le désarmement de l’usine Lafarge Bouc-Bel-Air près de Marseille. La vague d’arrestations d’aujourd’hui vise l’intervention, durant une dizaine de minutes, d’une centaine de personnes sur un site Lafarge à Val-de-Reuil avec de la peinture et de la mousse expansive. La police anti-terroriste était intervenue sur les lieux sous prétexte d’une soi-disant « séquestration » expresse d’un agent de sécurité. Ce story telling répressif s’était rapidement dégonflé par la suite. (communiqué publié sur l’action ici) Nous voyons néanmoins ici l’entêtement du gouvernement à écraser par la force l’essor des mouvements écologistes, ainsi que les résistances qu’il ne parvient pas à canaliser face à l’exploitation économique. L’usage récurrent des moyens de l’anti-terrorisme pour diaboliser spécifiquement les mobilisations qui menacent les intérêts des lobbys industriels est frappant. Elle marque à quel point ce gouvernement leur est inféodé. L’expansion des moyens de surveillance débridée sur un large ensemble de militant.es est particulièrement inquiétante. La SDAT se met aujourd’hui de nouveau au service d’une des entreprises les plus toxiques du monde. Rappelons qu’en plus d’impacter la santé de ses employé.es, de bétonner les terres, d’être une source majeure de production de CO2 et de pollution de l’air, la multinationale Lafarge-Holcim est toujours poursuivie pour complicité de crime l’humanité et financement du terrorisme au vu et au su de l’État français. Nous appelons à soutenir les personnes arrêtées et mises en cause aujourd’hui pour leur participation à la campagne nationale d’action contre Lafarge et le monde du béton. Nous appelons à continuer à nous mobiliser pour défendre les terres et l’eau.
|
|
|
|
|
|

RETROUVEZ LA LISTE DES SIGNATAIRES DANS CE COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Merci de faire tourner ce message aussi largement que possible dans vos comités, organisations et groupes affinitaires