Plusieurs mobilisations prévues pour le 1er-Mai
À l’occasion de la Journée internationale des travailleurs, les organisations syndicales appellent à la mobilisation ce mercredi 1er mai.
Parmi les revendications défendues : des salaires et pensions de retraite indexés sur les prix, le renforcement de la protection sociale et la préservation des libertés de manifester et d’expression.
La liste des rassemblements
Dans la Drôme. À Valence , à 10 h, à la gare. À Romans , à 10 h, place Marcel-Armand. À Montélimar , à 11 h, place du Théâtre. À Pierrelatte , à 11 h, devant la mairie. À Saint-Vallier , à 10 h, devant la mairie.
En Ardèche. À Privas , à 10 h 30, devant la préfecture. À Annonay , à 10 h, place de la Libération. À Aubenas , à 10 h, à l’Agora. Au Cheylard , à 10 h, devant la mairie. À Tournon-sur-Rhône , à 10 h, place Carnot. Au Teil , à 10 h 30, place Pierre-Semard.
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Fête du Travail : La Fête du Travail dans le monde
À la fin du XIXe siècle, en hommage aux syndicalistes américains qui ont obtenu la journée de huit heures, les Européens instituent une « journée internationale des travailleurs » ou « Fête des travailleurs ».
Improprement appelée « Fête du Travail », elle est commémorée par un jour chômé le 1er mai en France et dans la plupart des pays… mais pas dans tous.
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L’oeuvre ci-dessus, intitulée Il Quarto Stato (« le Quart-État »), est visible à Milan (museo del Novecento). C’est une représentation mythique du prolétariat due à Giuseppe Pellizza de Volpedo (1901). Son nom fait référence au tiers-état de la Révolution française, qui désignait la bourgeoisie, laquelle fut la grande gagnante des luttes politiques du XIXe siècle. Le quart-état ici représenté désigne du point de vue de l’artiste les grands perdants qui sont les travailleurs.
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En Allemagne, le 1er mai est chômé comme en France.
En Belgique (et au Luxembourg), le 1er mai est chômé et les partis socialistes en profitent pour défiler et réaffirmer leur ancrage à gauche.
Au milieu du XXe siècle, le 1er mai socialiste fut pendant un temps concurrencé par les cortèges « Rerum Novarum » de l’abbé Joseph Cardijn, fondateur de la Jeunesse Ouvrière Catholique (JOC). Ces cortèges d’ouvriers chrétiens ont lieu le jour de l’Ascension.
Aux Pays-Bas, le 1er mai reste ordinairement ouvré. Idem en Suisse. Quelques entreprises et organisations internationales concèdent cependant à leur personnel un jour de congé en l’honneur de la fête du Travail.
En Europe centrale, en Pologne ou encore en République tchèque, le 1er mai est toujours chômé mais les défilés, qui étaient quasiment obligatoires sous le régime communiste, ne font plus recette… tout comme en France.
En Australie, quelques syndicats socialistes ou communistes défilent à l’occasion du 1er mai. Mais la fête du Travail est officiellement commémorée à d’autres dates : le 4 mars en Australie occidentale, le 11 mars dans l’État de Victoria, le 6 mai dans le Queensland et le territoire du Nord, le 7 octobre à Canberra (la capitale), en Nouvelle-Galles du Sud (Sydney) et en Australie méridionale.
En bonne élève de l’Europe, l’Amérique latine – Brésil compris – commémore la fête du Travail en chômant le 1er mai. Mais, comme ailleurs, les défilés syndicaux ont largement cédé la place à des activités ludiques: pique-niques, foot-ball….
Au Mexique, dans l’État de Sinaloa, le 1er mai marque la fête de l’été avec la fin de la récolte des tomates et d’autres produits agricoles.
Au Paraguay, en 2002, le chef de l’État a tenté de remplacer le 1er mai par le premier lundi de mai (à la manière britannique). Mais l’opinion publique a rejeté cette réforme et, le 1er mai, on continue de célébrer la fête du travailleur (« el día del trabajador ») : ce jour-là, les patrons invitent leurs employés à partager un « asado » (sorte de barbecue).
En Israël, on ne chôme pas le 1er mai, bien que l’État juif ait été fondé par des militants socialistes ( ? ).
Les Japonais ne célèbrent pas la fête du Travail mais la première semaine de mai, dite « Semaine dorée », donne lieu à des festivités et des jours chômés.
Au Royaume-Uni, ce n’est pas le 1er mai qui est chômé mais le premier lundi de mai… ce qui permet aux salariés de bénéficier chaque année d’un week-end prolongé.
Même pragmatisme aux États-Unis et au Canada où la Fête du Travail est célébrée le 1er lundi de septembre (les puissants syndicats nord-américains comme l’AFL-CIO n’ont pas voulu s’aligner sur les syndicats européens d’obédience marxiste).
Quelques syndicats québécois manifestent néanmoins le 1er mai en solidarité avec leurs homologues européens.
Aux États-Unis, le « Labor Day » (ou Jour du Travail) ne doit rien à la fameuse journée de 1886. Il tire ses origines d’une grève des cheminots qui, en 1894, avaient voulu soutenir les ouvriers de l’entreprise Pullman, eux-mêmes en grève contre leur employeur.
Le président américain Grover Cleveland n’avait pas hésité à envoyer 12.000 soldats contre les grévistes et deux hommes furent tués au cours des affrontements, à Kensington, près de Chicago. La grève fut déclarée terminée le 3 août 1894, les ouvriers de Pullman prenant même l’engagement de ne plus se syndiquer.
Les citoyens américains s’étant indignés des méthodes brutales du président Cleveland, les élus de la Chambre des représentants, à Washington, votèrent la proposition d’un jour chômé pour honorer les travailleurs. Le président lui-même signa le projet de loi six jours à peine après l’intervention de l’armée, dans l’espoir de se faire réélire la même année… mais il n’en fut pas moins battu (Avec la contribution de James Day).
APPIS
