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« Où sont passés les cahiers de doléances ?  » avec Marie Pochon …

Que sont devenus les cahiers de doléances rédigés en 2019, pendant la crise des Gilets Jaunes, par des milliers de Français et des Françaises ? Un maire tente de répondre à cette question et se lance dans un road-movie à travers la France…

Ce soir pour clôturer cette campagne des législative Marie Pochon répondait aux invités soit quelques 200 personnes après les film les doléances. MCD

Ce sont des cahiers de tailles différentes, des cahiers colorés ou pas, avec des spirales, des carreaux, des lignes ou simplement de petites pages blanches. Il y en a 19 000 au total comprenant 200 000 textes. Tous écrits un jour de 2019 quelque part en France.

Mais que sont devenus les cahiers de doléances dans lesquels les Français et les Françaises ont imaginé la société de demain, alors que le pays vivait au rythme de la crise des Gilets Jaunes ? Emmanuel Macron avait promis une restitution publique. On attend toujours.

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Le maire du village d’Auger-Saint-Vincent dans l’Oise, Fabrice Dalongeville fatigué de patienter a choisi de plonger dans les archives départementales pour découvrir ces cahiers. Un road-trip à travers la France au cours duquel il découvre des collectifs qui ont retranscrit une partie de ces doléances. Jour après jour, il accède, non sans émotion, à ces mots, ces propositions, ces vœux destinés à dessiner une autre société.

Le pouvoir de vivre

Au gré de ces phrases apparaissent des thématiques : l’inflation, le pouvoir d’achat, les services publics, la santé… L’immigration et la sécurité ne sont pas des préoccupations récurrentes comme le précise Gilles Proriol, consultant. Pendant plusieurs mois, il a fait partie d’une des sociétés chargées de numériser tous ces cahiers.

Une numérisation qui permet, a priori, de rendre public facilement ces documents. Et pourtant, pas de restitution  à l’horizon… De quoi démoraliser Gilles Proriol à qui on a demandé d’effacer toutes les données présentes sur son ordinateur. Fabrice Dalongeville n’en croit pas ses oreilles, lui qui tente de convaincre les parlementaires d’exiger la publication de ces doléances.

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Au-delà de cette bataille politique, il faut prendre le temps de lire ces mots

D’entendre ces milliers de voix s’exprimer. Parfois la colère se niche dans un adjectif comme « petit » ou « grand » dixit une linguiste. Elle a repéré les expressions « petites communes », « petites retraites », « petites gares » s’opposant aux « grandes écoles », « grands discours », « grands patrons »…

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Au fil du documentaire magnifique signé Hélène Desplanques, on lit ces phrases bouleversantes : « J’ai toujours peur de l’avenir. Écoutez-nous s’il vous plaît, quand il est encore temps ». Et puis au milieu, il y a aussi quelques sourires : « J’aimerais que le collège commence plus tard, vers 9h30″…

En dévoilant quelques-unes de ces milliers de pages, Hélène Desplanques donne une autre image de la crise des Gilets Jaunes, loin des violences. Elle prouve aussi la puissance des mots. Des mots qui racontent la France de 2019, si semblable à celle de 2024.

Et s’il fallait retenir une chose de ce tout cela, c’est qu’il est avant tout question de pouvoir de vivre plus que de pouvoir d’achat comme le dit joliment et justement la réalisatrice.

Marie Pochon c’est fait fort tant à l’assemblée Nationale que sur le terrain ( ici à Die) , mais aussi aux archives départementales de sortir ces outils citoyens et que des chercheurs puissent en restituer l’essence.

700 propositions issues de ces cahiers pourraient être revisiter ? Sur 2 millions de contributeurs !

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Avant le film déjà cinquante personne attendait  le sujet « des doléances »

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Les dioises et diois sont fiers d’être écouté. Ce jour !

Hier soir  le temps de l’intervention,
Marie Pochon : « Bonjour à toutes et tous, Avant la fin de la campagne officielle ce soir à minuit c’est à dire dans 6 minutes : je voulais vous remercier de tout mon cœur pour toute votre mobilisation, les tractages les collages, les porte à porte…  Je sais ce que ça veut dire pour beaucoup d’entre vous, qui n’aviez jamais milité avant en politique. Je me sens si redevable ! Votre présence, votre engagement ont été essentiels dans la campagne de premier tour qui se clôture sous peu.  J’espère que vous pourrez souffler un peu ce week-end. Que nous pourrons célébrer ce dimanche à Saoû ou vous, chacun sur vos bassins de vie, une victoire d’étape, que nous ne serons pas trop effrayés des résultats. Quoiqu’il en soit, on aura fait tout ce qu’on aura pu : on aura tout donné et pour cela je veux vous remercier mille fois ! Très bon samedi et dimanche à toutes et tous. On lâche rien ! »

Avec justesse  nous pouvons dire et écrire,  avant cette clôture de la campagne,  que jamais aucun et aucune députée n’a arpenter ainsi notre territoire. Et ainsi rencontrer élus, administrations, entreprise, associations, collectifs de femmes, écoles et syndicats. Oui  » elle a fait en deux ans le travail de cinq ans  » commentait un élu des Baronnies drômoise. Voilà  une élue qui défend un pays  dans sa diversité. Et dans sa cohérence et  sa cohésion avec humanisme et générosité !

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MCD

23h 48  nous respectons les clôture de campagne ! MCD

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