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Qu’est-ce que le NFP attend pour proposer un « contre-gouvernement » ?

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Avec la formation du gouvernement Barnier, une nouvelle page va s’ouvrir. Celle de l’affirmation de son illégitimité démocratique n’est pas tournée et la protestation se poursuivra avec la motion de censure déposée en préalable par la gauche. Mais, déjà, il faut penser à la suite.

Dès ce week-end, Marine Le Pen affirmait se préparer à être l’alternative de ce pouvoir. Les cadors de la droite aussi. Wauquiez, Attal, Philippe, en ne rentrant pas dans le gouvernement, gardent les mains libres et n’entendent pas être comptables du bilan de cet exécutif, pourtant soutenu par les formations qu’ils dirigent.

Et le Nouveau Front populaire ? Pour le moment, c’est encéphalogramme plat. Les idées pour le relancer n’ont pas manqué. Et si on refaisait un parlement populaire avec les partis et les intellectuels ? Et si on permettait les adhésions directes pour permettre de rassembler au-delà des partis ? Et si on créait des collectifs NFP à la base ? Et si on relançait un processus de primaire ? Etc. Ça cherche et ça turbine sans toutefois beaucoup de répondant. À noter que le 1er octobre prochain, plusieurs organisations syndicales, la CGT, la FSU, Solidaires et des organisations de jeunesse appellent à faire grève pour inciter le nouveau gouvernement à revenir sur la contre-réforme des retraites mais aussi pour exiger un autre budget.

Parmi les idées qui ont émergées, il y a celle avancée par Edwy Plenel : constituer un contre-gouvernement du NFP. Edwy Plenel s’inspire d’une tradition anglaise, celle du shadow cabinet. Outre-manche, l’opposition parlementaire, autour de son leader appelé à devenir le futur premier ministre en cas de victoire de son camp, désigne sur tous les sujets de politique publique une personne en charge de suivre l’action du gouvernement en place, d’organiser la réplique et de faire des contre-propositions.

Proposer un contre-gouvernement dissiperait le doute sur la possibilité de gouverner ensemble malgré les différends politiques qui ont toujours parcouru la gauche. Ce point est décisif pour crédibiliser une proposition NFP lors des futures batailles électorales qui nous attendent.

Évidemment, cette idée ne résout pas tous les problèmes (en particulier pas celle d’une candidature unique pour la future présidentielle) et bien sûr la politique n’est pas qu’affaire de politique gouvernementale. Mais elle est une belle idée pour élargir le collectif autour de celle qui fait consensus : Lucie Castets. Cela dissiperait le doute sur la possibilité de gouverner ensemble malgré les différends politiques qui ont toujours parcouru la gauche. Ce point est décisif pour crédibiliser une proposition NFP lors des futures batailles électorales qui nous attendent. Le sursis est pendant.

Désigner des référents-ministrables sur les sujets qui importent au pays et à la gauche permettrait de mobiliser les acteurs dans leur diversité, les syndicats, les associations d’usagers, les ONG… et d’autres encore pour avoir une connaissance affinée des enjeux, des attentes des premiers concernés et formuler des propositions crédibles car largement portées.

Cette idée est intéressante. S’il y a mieux tant mieux. Les partis du NFP pourraient même nous consulter, nous, ses soutiens. On peut encore rêver.

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