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Manifestation contre l’extrême droite à Romans

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Samedi 30 novembre 2024

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Voici l’appel à une journée de contre-manifestation à Romans :

« L’année dernière la disparition tragique d’un adolescent a été très largement médiatisée et instrumentalisée par l’extrême droite. Par la calomnie et le mensonge, celle-ci veut imposer une lecture raciste du drame de Crépol : c’est une stratégie de division. Nos villes et villages ne peuvent être le théâtre de ces manipulations, où la haine tente de se nourrir du deuil.

Nous voulons faire collectivement obstacle à la montée des idées fascistes, ici comme ailleurs. Nos territoires ont été marqués par plusieurs drames, il est temps de prendre soin de tous les habitant-e-s et de briser les barrières érigées entre les quartiers, entre la ville et les campagnes.

Romans restera une ville solidaire, ouverte, une ville de résistance.

Faisons entendre nos voix pour défendre ces valeurs.

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Habitant-e-s de Romans et des environs, rejoignez le cortège pacifique RDV à 14h » Place Hector Berlioz

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Drôme :  Avant la manifestation prévue le 30 novembre : « Romans n’est pas le laboratoire de démonstration de l’ultradroite »

L’ensemble de la gauche romanaise se mobilise contre le rassemblement du collectif “Justice pour les nôtres”, prévu samedi 30 novembre, qu’elle juge xénophobe et dangereux.

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La préfecture de la Drôme n’a pris aucune décision pour le moment concernant cette manifestation organisée par le collectif d’Extrême Droite « Justice pour les nôtres ». En face, une vingtaine d’associations, syndicats et mouvements politiques de gauche organisent une autre marche à Romans-sur-Isère samedi pour « raconter une autre histoire de Romans, ouverte sur le monde », indique Julie Maurel, militante du « Collectif pour Romans ». Elle estime que le groupe d’ultradroite « tient des propos discriminatoires et stigmatisants » et qu’il investit « un territoire qui n’est pas le sien ». Ces organisations ont demandé au préfet l’interdiction du rassemblement de « Justice pour les nôtres ».

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1 Commentaire

  1. Medias Citoyens Diois

    Non, ce rassemblement de néo-fascistes et d’ultras nationalistes ne devrait pas avoir lieu ce samedi. Celui-ci aurait dû être annulé.

    « Justice pour les nôtres » ne vient pas rendre hommage à Thomas et Nicolas, mais répandre auprès des habitant-es de Romans et des environs l’idée nauséabonde qu’il y aurait « les nôtres » et « les autres », qu’on ne pourrait vivre ensemble, que l’horizon pour la Drôme des campagnes, des villes et des quartiers populaires serait de se regarder avec défiance. Des idées séparatistes et fascistes, tout cela sur la mémoire de nos enfants.

    Romans-sur-Isère, c’est là où je suis allée au lycée, moi, jeune fille d’un village environnant. Là où je suis sortie pour la première fois avec des amis, là où j’ai rencontré mon premier amour, là où j’ai rencontré tant de personnes auxquelles je tiens tant. La fracture on la sentait parfois, mais je peux vous dire qu’elle était plus liée aux 45 minutes de bus chaque matin à 6h45 et chaque soir qu’à autre chose. On savait qu’on avait pas tous les mêmes vies, mais on savait avoir des galères en commun, des aspirations en commun aussi. Romans, c’est tellement autre chose que ce qu’ils entendent y symboliser.

    Ce rassemblement divise plutôt qu’apaiser, salit des milliers de personnes plutôt que laisser la justice se faire, détruit par la défiance et la haine ce qui fait que Romans est une ville ancrée dans son territoire et son histoire. Il construit de la détestation entre nous.

    Les habitant-es de Romans-sur-Isère, tout comme des villages alentours, n’ont pas besoin de plus de violence, d’actes criminels, de divisions. Nous avons besoin d’apaisement, de mieux-vivre, de paix. De justice, qui ne soit pas pour les uns ou les autres, mais pour tous les enfants Drômois. De sécurité pour tous, qui passe par l’endiguement de cette ultra-violence dont ces gens rallument les braises, en ligne et dans nos rues. Nous savons que l’avenir de notre territoire, et celui de nos enfants, se jouera à notre cohésion, à rester unis, à respecter et considérer chacun d’entre nous, qu’on vienne d’un quartier ou, comme moi, d’un petit village de la Drôme des collines.

    Je condamne de toutes mes forces l’utilisation politique de ces drames absolus. Toutes mes pensées, encore une fois, aux familles. À leur deuil. À la justice rendue dans les tribunaux, et pas dans les rues. Je remercie les gendarmes et policiers mobilisés cet après-midi pour assurer la sécurité des habitant-es.
    Marie Pochon, députée de la Drôme.

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