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Mercredi 4 Décembre 2024 : Rencontre des bénévoles pour les 23es Rencontres de Die 2025

De 9h30 à 11h30 – Salle de l’Avant Poste
(3 rue Notre Dame à Die)

Ouvert à toutes et tous

Tous les ans,  les rencontres prouvent que c’est la force de l’équipe des bénévoles qui rend possible cet événement. Tous les postes sont indispensables à la réussite, tous les talents sont bienvenus. Certains-nes reviennent depuis de longues années, d’autres vont s’engager pour la première fois en 2025. Osons cette aventure ensemble, vous êtes les bienvenu-es à tout moment.
Venez découvrir l’organisation des Rencontres 2025 !

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– Vivre le volontariat

Les Rencontres de l’Écologie sont portées par une dynamique de volontaires chaleureuse et motivée. Elles et ils sont  plus d’une centaine, largement du diois mais aussi de la Drôme, de Rhône-Alpes, de Provence et du Languedoc, mais aussi de Bretagne ou de Belgique. Sans leur dévouement et leur engagement les Rencontres du Diois et de la Vallée de la Drôme ne seraient pas cet accueil spécifique, cette hospitalité généreuse ou cette bienveillance palpable.

Les bénévoles ont des motivations spécifiques : altruisme, recherche de sens, socialisation, remboursement d’une dette, déculpabilisation, citoyenneté, joie et plaisir, désir de rester utile au monde et la planète… « Le bénévolat, c’est l’art de la gratuité du cœur, du geste et du temps ».
Le bénévolat ne connaît d’autres lois que le besoin de l’autre, percevoir avec lui et trouver ensemble les solutions nécessaires. L’engagement bénévole, ne serait-ce pas là une façon d’humaniser une société qui s’individualise de plus en plus ? Le bénévolat, c’est une fleur que l’on s’offre. Le bénévolat, c’est un cheminement personnel : c’est une fenêtre ouverte sur le monde. Le bénévolat a tellement de valeur qu’il n’a pas de prix » entend on régulièrement aux Rencontres de Die.

N’est-ce pas l’objectif poursuivi par ces actifs, ingénieux, créatifs, généreux, infatigables (et parfois, un peu fatigués)… Difficile d’être militant, de se mobiliser dans la durée alors que la vie moderne offre tant d’obligation de survie, de contraintes voire de recherches : logement, travail, formations,… Et si les Rencontres de l’Ecologie étaient une formation sur place, in situ, dans le feu de l’action.

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Ce sont 100 bénévoles sans qui nombre d’activités ne pourraient avoir lieu. Le bénévolat, c’est accomplir un travail gratuitement sans y être obligé. Beaucoup y voient une liberté dans le choix de l’engagement. C’est offrir des qualités et une rigueur nécessaire à une activité. Le bénévolat vient du latin benevolus, bonne volonté. Que ce soit dans l’animation, les ateliers d’écriture, l’accompagnement en sorties, les visites, le service, la cuisine, le bar, les parrainages, le mercredi des enfants, les bénévoles exercent des missions humanistes et fraternelles, sororales. Des études récentes montrent qu’un français sur cinq s’implique au moins une fois par an dans des actions de bénévolat. La solidarité qui doit être de mise dans ces actions est quelquefois galvaudée. Beaucoup de bénévoles sont des retraités qui ont plus de temps disponible, ou des jeunes qui cherchent un job. L’individualisme de notre société l’emportant trop souvent sur la solidarité, le bénévolat démontre que le meilleur de l’humain ne demande qu’à être réveillé. Les bénévoles jouent un rôle indispensable, révèlent sans cesse de nouveaux besoins : sans bénévoles, nombre d’actions solidaires, nombre d’associations ne pourraient survivre et encore moins créer des emplois salariés. Être bénévole aujourd’hui, c’est participer activement au progrès social, culturel, la défense des droits, la défense de l’environnement et de la biodiversité ou encore l’éducation écologique et économique. Et tout cela sans aucune compensation financière. Tous les bénévoles sont volontaires, mais tous les volontaires ne sont pas bénévoles, car dans la notion du bénévolat il y a fondamentalement celle de l’acte véritablement gratuit et de la liberté choisie. « Ce samedi 25 janvier 2024, au matin je me trouvais au cœur des Rencontres de l’Écologie de Die et Festival unique de ma petite ville de Die, entre 400 et 1300 mètres d’altitude, coiffé de ma casquette, revêtu d’écharpes par-dessus ma doudoune parce qu’il ne faisait pas chaud, m’agitant… sur le marché…Lorsque… En face de moi un autochtone d’une quarantaine d’années me demande :
– « Qu’est-ce que tu fais là ? »
– « J’accueille les visiteurs du festival de ce week-end »
– « Ah ouais ? Et tes payé ? »
– « Ben non, je suis bénévole ! »
– « Ah ????? ». Je n’ai pas réagi tout de suite à sa mine déconcertée et intriguée à la fois car je devais continuer mon travail minutieux d’accueil, bref, de faire mon job de bénévole non rémunéré. C’est le lendemain que j’ai réalisé à quel point le bénévolat était devenu méconnu de beaucoup de gens, vu le faible nombre de réponses reçues par les organisateurs certaines manifestations en tous genres, sauf pour les Rencontres où l’on se presse… J’ai alors flippé en me disant qu’il était devenu urgentissime de militer pour la sauvegarde du bénévole, une espèce en voie de disparition, ou pour sa réintroduction, car contrairement au loup, il ne semble pas y avoir de retour naturel. Peut-être faudrait-il dans un premier temps redéfinir le rôle de celui ou celle qui fait du bénévolat :
Et nous sommes une bonne centaine ce mois de janvier à assumer « notre évènement ». « Se sentir utile et faire quelque chose pour autrui est le moteur des bénévoles en plus je suis tout ému d’avoir la confirmation que j’ai été utile en faisant quelque chose pour autrui. J’en ai presque les larmes aux yeux » conçoit Marie.  « On s’efforce de penser à la logistique pendant laquelle on va partager le café qui réchauffe le corps et la blague qui réchauffe le cœur. Et oui ! On se fait de nouveaux potes. Plus vrais que sur Facebook où tu n’as aucune chance de voir la bobine de celui qui marque « j’aime » sur ta page. « C’est fatiguant : oui, c’est vrai, il faut se lever de bonne heure, mais c’est une belle récompense de voir le soleil se lever après vous, selon la région où vous « bénévolez », et le soir s’extraire de ce cocon douillet parce que le soir il faut s’arracher à la hâte. Mais on est tellement tristes que ce soit fini, on a un peu le blues de se quitter. « Ça rapporte autre chose, qui a plus de valeur, c’est du bénévolat, cela n’a pas de prix » explique Marion : « Bref, je récapitule : un bénévole c’est un gentil bosseur qui pense aux autres d’abord et à lui après, complètement désintéressé, qui croit dur comme fer que les rassemblements culturels,  citoyens, écologiques, militants, passionnés peuvent contribuer à atténuer la morosité ambiante, à donner la pêche à une petite ville, à une région, à un pays, à la planète ». C’est le pouvoir d’agir du citoyen qui reprend sa vie en main et son avenir à bras le corps. Une formation à l’autonomie et la responsabilité. « Perso, j’y crois à fond ! C’est pourquoi dorénavant je militerai tant que je pourrai pour la sauvegarde du bénévole, il a autant d’importance à mes yeux que le vautour fauve et le gypaète barbu. Pas vous ? Et puis nous sommes dans le Parc Naturel du Vercors, que diable, sauvons le bénévole » pour Pascal.

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« Faire l’éloge du bénévolat, c’est reconnaître la valeur humaine de l’engagement de ces femmes et de ces hommes qui, souvent en silence, œuvrent sur un chemin chaotique, tentant d’éclaircir et d’ouvrir des espaces de Vie … C’est parce qu’il va dans le sens du partage et de la convivialité que le bénévolat s’inscrit dans une dimension d’humanisme fécond, en ce sens que son objectif sert de tremplin à une évolution sensible. Le bénévolat, c’est offrir généreusement ses idées, son temps, son savoir-faire à une cause juste en laquelle on a foi. « C’est s’oublier pour mieux écouter les besoins et l’intérêt commun, l’altérité. » Imaginez qu’un matin ils décident ensemble de mettre un terme à leur activité. Ce serait un moment de grave dépression dans la population qui susciterait pour tous de réelles inquiétudes. Rassurez-nous, ce jour ne viendra pas car il y aura toujours quelque part des hommes et des femmes qui veulent donner du sens à leur vie. C’est une autre richesse aider son prochain, rencontrer, échanger, construire, créer, ce n’est pas rien ça » pour Charlotte.  On utilise souvent le terme d’engagement pour caractériser leurs actions. Ils offrent leur temps, leur image et leur réputation. Le mot engagement : implication… « involvement » en anglais, correspond bien à la réalité du bénévolat militant. Le bénévole n’est pas là pour gagner sa vie et échanger sa force de travail contre un salaire, il est rarement là pour s’occuper (ça existe), il est là parce qu’il a choisi librement d’agir. Les bénévoles sont dans une contre-culture dans la mesure où beaucoup d’entre eux agissent dans des organisations non lucratives : les associations sont hors de la concurrence. Les bénévoles agissent pour les autres et pour une communauté de pratiques ou d’idées. La notion d’engagement renvoie à celle du militantisme : lutter pour une cause. Les bénévoles ont un rôle fondamental : celui de dénoncer, signaler, être des vigiles, des médiateurs. Ce sont des passeurs. Le militantisme est souvent du côté de l’action bénévole car les bénévoles risquent moins que les salariés. Tandis que des citoyens donnent beaucoup de leur temps pour faire changer les situations qu’ils réprouvent ou pour un projet inventif auquel ils croient avec conviction, d’autres attendent les élections pour s’exprimer ou ne prennent pas de position. Ceux qui défendent des valeurs sont des citoyens actifs, s’engagent portés par une éthique de la conviction. C’est la Société Civile en action qui œuvre aux changements à venir. Ces citoyens font vivre la démocratie du quotidien. Ils ont une éthique de la responsabilité. Certes peu de ces activités sont comptabilisées dans le PIB comme le montre fort justement Patrick Viveret : «… le symptôme majeur de la dérive vers des « sociétés de marché » se lit quand les outils de mesure de la monnaie envahissent l’ensemble du champ sociétal jusqu’à faire de la totalité du temps de vie ce que les Américains nomment le « life time value », un réservoir potentiel pour la marchandisation de toutes les activités humaines ».

MCD avec EaQ

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    Prochaines Rencontres de Die 2025
Du 28.01.2025 au 02.02.2025

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