La capitale syrienne s’est retrouvée dimanche sous contrôle rebelle après l’annonce de la fuite du président.
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Bachar al-Assad et sa famille se trouvent à Moscou, selon les agences russes
Le dirigeant syrien Bachar al-Assad et sa famille se trouvent à Moscou, ont annoncé dimanche soir les agences de presse russe, citant une source au Kremlin, après la chute des autorités syriennes provoquée par une offensive éclair de groupes rebelles menés par des islamistes radicaux.
«Assad et les membres de sa famille sont arrivés à Moscou. La Russie, sur la base de considérations humanitaires, leur a accordé l’asile», a indiqué cette source aux agence de presse publiques TASS et Ria Novosti
Le chef de l’ONU salue «la chute du régime dictatorial» de Bachar al-Assad
Le chef de l’ONU Antonio Guterres a salué dimanche «la chute du régime dictatorial» de Bachar al-Assad en Syrie et réitéré son appel à protéger «les droits de tous les Syriens».
«Après 14 ans de guerre brutale et la chute du régime dictatorial, le peuple syrien peut aujourd’hui saisir une occasion historique de construire un avenir stable et pacifique», a-t-il déclaré dans un communiqué, réitérant son «appel au calme et à éviter la violence en cette période sensible, tout en protégeant les droits de tous les Syriens, sans distinction».
910 morts dont 138 civils depuis le début de l’offensive rebelle (ONG)
Le président syrien emporte dans sa chute une pièce maîtresse pour l’Iran
Avec la chute de Bachar al-Assad, l’Iran perd en Syrie un maillon essentiel de son «axe de la résistance» face à Israël, estiment des analystes, après que son autre allié, le Hezbollah, est sorti fragilisé d’une guerre contre l’ennemi juré de la République islamique.
La Syrie, qui partage une longue frontière poreuse avec le Liban, a longtemps joué un rôle stratégique pour l’approvisionnement en armes du Hezbollah libanais, financé par l’Iran.
«La Syrie se trouve sur la ligne de front de la résistance» face à Israël et est «un pilier» dans ce combat, a plusieurs fois souligné le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
L’»axe de la résistance» réunit autour de l’Iran des groupes armés unis dans leur opposition à Israël. outre le Hezbollah et la Syrie de M. Assad, il regroupe le mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, des milices chiites en Irak ou encore les rebelles houthis du Yémen.
La chute dimanche du pouvoir Assad s’apparente à un nouveau coup dur pour l’Iran.
Ces derniers mois, Israël a décimé à Gaza la direction du Hamas mais aussi celle du Hezbollah au Liban, où son chef charismatique Hassan Nasrallah a été tué en septembre dans un raid israélien.
«Le principal objectif (…) d’un changement de régime en Syrie était de couper le bras de l’Iran» c’est-à-dire son influence au Moyen-Orient, selon l’universitaire Mehdi Zakerian, expert des relations internationales à Téhéran.
Avec une influence désormais menacée en Syrie, l’Iran «ne pourra plus soutenir comme auparavant le Hezbollah», déclare à l’AFP M. Zakerian.
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Changement de réalité
Téhéran a présenté l’offensive des rebelles islamistes contre le pouvoir syrien comme un complot américano-israélien visant à «déstabiliser» et redessiner la carte du Moyen-Orient.
Après le déclenchement de la guerre civile en 2011 en Syrie, l’Iran a envoyé dans ce pays ce qu’il a présenté comme des «conseillers militaires», pour épauler l’armée de Bachar al-Assad, à sa demande.
Des milices chiites proches de l’Iran à majorité chiite avaient également été déployées, permettant à Téhéran de gagner en influence en Syrie et de renforcer sa dissuasion aux portes d’Israël.
De nombreux officiers iraniens y ont perdu la vie au combat ou lors de frappes israéliennes.
Avec la chute de Damas aux mains des rebelles menés par des islamistes radicaux, l’ambassade d’Iran à Damas a été saccagée par des individus, un acte jusque-là inimaginable dans un pays allié.
La politique de l’Iran à l’égard du nouveau pouvoir syrien dépendra «de l’évolution en Syrie et dans la région, ainsi que du comportement des acteurs» sur le terrain, a mis en garde la diplomatie iranienne, dans son tout premier commentaire au départ de M. Assad.
Le communiqué iranien ne mentionne pas le président syrien et ne fait aucune référence à «l’axe de la résistance».
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«Mauvaises conséquences»
«Bachar était une opportunité pour l’Iran, mais il n’a pas suffisamment prêté attention aux recommandations de la République islamique», fustige l’agence de presse iranienne Fars, dans un rare commentaire critique du président syrien.
Téhéran avait appelé samedi le «gouvernement syrien et groupes d’opposition légitimes» à entamer des négociations.
Cette déclaration du chef de la diplomatie Abbas Araghchi avait semblé marquer un changement de ton de l’Iran, qui qualifiait toute forme d’opposition en Syrie comme du «terrorisme».
«La Syrie était un allié stratégique de l’Iran, c’était un accès pour l’Iran à la Méditerranée», commente dans les rues de Téhéran Jamshid, un habitant de 65 ans.
«La chute en Syrie du pouvoir (Assad) va fortement affaiblir l’Iran et aura de mauvaises conséquences» sur les Iraniens, redoute-t-il.
L’UE prête à aider à reconstruire une Syrie «qui protège toutes les minorités»
L’UE est prête à aider à reconstruire une Syrie qui protège les minorités après la chute de Bachar el-Assad, a déclaré dimanche la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

«L’Europe est prête à soutenir la sauvegarde de l’unité nationale et la reconstruction d’un état syrien qui protège toutes les minorités», a-t-elle écrit dans un communiqué publié sur X.
Israël salue la chute d’un «maillon central» de «l’axe du mal»
Israël a salué dimanche, avec la fin du régime syrien de Bachar al-Assad, la chute d’un «maillon central» de «l’axe du mal» dirigé par l’Iran. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu y a vu «une conséquence directe» des coups portés par son pays à Téhéran et au Hezbollah libanais.
«C’est un jour historique dans l’histoire du Moyen-Orient», a dit M. Netanyahu depuis le Golan syrien occupé et annexé par Israël. C’est «une conséquence directe des coups que nous avons portés à l’Iran et au Hezbollah, les principaux soutiens du régime d’Assad» et qui ont «déclenché une réaction en chaîne à travers le Moyen-Orient parmi ceux qui souhaitent se libérer de ce régime d’oppression et de tyrannie», a déclaré M. Netanyahu.
Israël dit vouloir mettre hors d’état de nuire le Hezbollah et le Hamas palestinien, des alliés de l’Iran, son ennemi. Ces derniers mois, Israël a tué plusieurs commandants des Gardiens de la révolution iraniens, ainsi que des hauts responsables du Hamas et du Hezbollah.
L’offensive fulgurante lancée le 27 novembre par une coalition rebelle en Syrie a coïncidé avec l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu au Liban entre Israël et le Hezbollah après deux mois de guerre ouverte.
Israël s’était déjà félicité d’avoir éliminé fin septembre le chef du mouvement islamiste libanais, le «pivot de l’axe, le moteur central de l’axe du mal iranien», selon les termes du Premier ministre.
La chute d’Assad ouvre de «nouvelles opportunités très importantes pour l’Etat d’Israël», a affirmé M. Netanyahu. «En parallèle, nous poursuivons une politique de bon voisinage, la même politique que nous avons menée en établissant ici un hôpital de campagne qui a soigné des milliers de Syriens blessés et affectés par la guerre civile», a-t-il ajouté.
Israël, qui affirme être engagé dans une lutte régionale contre Téhéran a fréquemment frappé des cibles du Hezbollah et de l’Iran en Syrie, pays par lequel ont transité des armes à destination du Hezbollah, tout au long du conflit, bien qu’il ait rarement commenté ces opérations.
La chute de Bachar al-Assad démontre la «faiblesse du régime de Poutine», selon Kiev
L’Ukraine a salué dimanche la chute de Bachar al-Assad en Syrie, affirmant qu’elle démontrait la «faiblesse du régime de (Vladimir) Poutine qui en était l’allié et que les dictatures qui ont parié sur le président russe étaient vouées à la même fin.
«Assad est tombé. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi pour les dictateurs qui misent sur Poutine. Il trahit toujours ceux qui comptent sur lui», a affirmé sur X le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.
«Les événements en Syrie démontrent la faiblesse du régime de Poutine, qui est incapable de se battre sur deux fronts et abandonne ses alliés les plus proches au profit de son agression contre l’Ukraine», a abondé son ministère dans un communiqué.
Selon Kiev, la chute de Bachar al-Assad «affaiblira de manière significative l’expansionnisme de la Russie» au Moyen-Orient, Moscou disposant jusqu’à présent de deux bases militaires en Syrie.
M. Sybiga a assuré que Kiev souhaitait «ouvrir la voie au rétablissement des relations (avec la Syrie) à l’avenir».
La Russie, principal allié de Bachar al-Assad avec l’Iran, a annoncé que le président renversé avait «démissionné de son poste» et quitté la Syrie.
Moscou a également indiqué que les bases militaires russes en Syrie étaient en «état d’alerte» tout en assurant qu’aucune «menace sérieuse» ne pesait actuellement sur elles, malgré l’offensive fulgurante de groupes rebelles menés par des islamistes radicaux.
Les nouveaux dirigeants doivent s’assurer que «les atrocités ne se répètent jamais plus»
Les enquêteurs des Nations unies sur les crimes de guerre en Syrie on salué dimanche la chute de Bachar al-Assad mais ont appelé à ce que les «atrocités» commises par son régime ne se «répètent plus jamais».
«Cette journée marque un nouveau départ historique pour le peuple syrien qui a subi une violence et des atrocités indescriptibles dans les 14 dernières années», a déclaré la Commission d’enquête des Nations unies sur la Syrie dans un communiqué, évoquant en particulier le sort des détenus.
«Il revient à ceux qui seront aux responsabilités désormais de s’assurer que de telles atrocités ne se répètent jamais plus derrière les murs de (la prison de) Sednaya ou de tout autre centre de détention en Syrie», ont-ils ajouté.
«Il faut donner au peuple syrien la possibilité de voir ce moment historique comme la fin de décennies de répression», a déclaré le chef de la commission Paulo Pinheiro dans le communiqué.
«Ces derniers jours ont vu la libération de milliers de prisonniers qui ont enduré des années voire des décennies de détention à l’isolement», a-t-il souligné.
Il a mis l’accent en particulier sur «les prisonniers relâchés de la prison de triste réputation Sednaya près de Damas après des dizaines d’années en détention arbitraire», une scène que «des millions de Syriens n’auraient pas pu imaginer il y a encore quelques jours».
«Cela apporte un immense soulagement aux individus libérés et à leurs familles, et de l’espoir pour ceux qui attendent toujours de leurs proches disparus par dizaines de milliers», a-t-il ajouté.
Le chef des rebelles syriens à la célèbre mosquée des Omeyyades à Damas
Le chef des rebelles syriens, Abou Mohammad al-Jolani, s’est rendu dimanche à la célèbre mosquée des Omeyyades à Damas où il a prononcé un discours, après avoir ravi la capitale aux forces de Bachar al-Assad, selon un photographe de l’AFP sur place.
Au moment d’entrer dans la mosquée emblématique située dans la vieille ville de Damas, le chef du groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS) a été accueilli par une foule qui scandait «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand), selon des vidéos qui circulent dans les médias.
La Suisse appelle la Syrie à respecter le droit humanitaire
Après la chute du régime Assad dimanche, le Département fédéral des affaires étrangères a appelé toutes les parties impliquées dans la guerre civile en Syrie à respecter le droit international humanitaire. Les civils doivent être protégés.
Les parties à la guerre civile devraient oeuvrer à la paix et à la réconciliation, a fait savoir le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) dimanche après-midi sur la plateforme X.
Observer la situation
Les conséquences de la modification des rapports de forces en Syrie sur les processus dans le domaine de l’asile en Suisse ne sont pas encore prévisibles, a relevé le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM). Selon ce dernier, les Syriens qui souhaitent rentrer dans leur pays vont d’abord observer comment la situation évolue sur place. Il faudra plusieurs semaines, voire plusieurs mois, pour qu’une nouvelle structure et sa stabilité se dessinent.
À la fin de l’année dernière, environ 28’000 ressortissants syriens séjournaient en Suisse, selon les chiffres de l’Office fédéral de la statistique (OFS). Depuis le début de la guerre civile qui y sévit, la Syrie compte parmi les principaux pays de provenance des demandeurs d’asile en Suisse.
Le SEM s’attend en outre à ce que les réfugiés syriens qui ont trouvé refuge dans les pays voisins, comme la Turquie, le Liban ou la Jordanie, soient les premiers à rentrer. La Turquie, entre autres, a accueilli près de trois millions de réfugiés syriens au cours des dernières années.
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Joie de Syriens en Suisse
Des Syriens en exil en Suisse ont réagi avec joie à la chute du régime de Bacher al-Assad. Une manifestation spontanée était prévue dimanche en fin d’après-midi sur la place de la gare à Berne, a indiqué l’association Syrie-Suisse.
On se réjouit «follement» de la chute de Bachar al-Assad, a déclaré Therese Junker, la coprésidente de l’association Syrie-Suisse, interrogée par Keystone-ATS.
Certaines personnes se demandent ce que cela va signifier pour leur statut de séjour en Suisse. En outre, malgré la joie, personne ne sait comment la situation politique en Syrie va évoluer et espère qu’elle restera pacifique, a poursuivi Therese Junker.
La situation est suivie de près suite aux récents développements en Syrie par le DFAE, qui est représenté en Syrie par un bureau humanitaire de la Direction du développement et de la coopération (DDC). Celui-ci «reste opérationnel». Tous les collaborateurs du DFAE en Syrie se portent bien.
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Une soixantaine de Suisses sur place
Selon le registre des Suisses de l’étranger du DFAE, une soixantaine de personnes originaires de Suisse sont encore annoncées en Syrie. Une autre personne est enregistrée comme «personne de passage», a précisé le DFAE à l’agence de presse Keystone-ATS.
Jusqu’à dimanche après-midi, aucune demande d’assistance consulaire n’avait été déposée. La ligne d’assistance du DFAE pour la Syrie n’a pas non plus reçu d’appels, selon le DFAE.
Il n’y a pas de départ organisé. Les principes de responsabilité individuelle s’appliquent conformément à la loi sur les Suisses de l’étranger.
L’extrême droite française craint un «déferlement migratoire» après la chute de Bachar al-Assad
Les chefs des partis d’extrême droite français se sont inquiétés dimanche du «risque d’un déferlement migratoire» après la chute du dictateur syrien Bachar al-Assad, appelant l’Union européenne à «anticiper».
«On voit aujourd’hui des milices héritières à la fois de l’Etat islamique et d’Al-Qaïda prendre le pouvoir en Syrie», a déclaré Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, sur la chaîne France 3.
«Dans quelques mois, il est possible que nous payions les conséquences de cette prise de pouvoir des fondamentalistes islamistes par des flux migratoires importants», a-t-il ajouté, appelant l’Union européenne et ses 27 pays membres à «anticiper le risque d’un déferlement migratoire, où pourraient se glisser des terroristes islamistes».
Des arguments repris presque mot pour mot par son allié Eric Ciotti, à la tête de l’UDR (ndlr: Union des droites pour la République), qui a prédit sur le réseau social X «un chaos aux conséquences incalculables, notamment migratoires pour l’Europe», affirmant au passage que «derrière de prétendus rebelles se trouvent les pires des islamistes».
Même tonalité chez Eric Zemmour (Reconquête!), qui estime que «cette nouvelle instabilité risque de laisser un nouveau califat islamique s’installer dans la région», menaçant les populations chrétiennes locales devenues selon lui «otages d’un régime qui tue au nom d’Allah».
Ces réactions de l’extrême droite en France contrastent avec les messages envoyés par les rebelles islamistes syriens qui tentent de rassurer: durant leur offensive éclair ces dix derniers jours, ils ont appelé les différentes communautés religieuses et minorités du pays «à être rassurées». Ce qui a plutôt suscité des espoirs de retour parmi les millions de réfugiés ayant fui le pays depuis le début de la guerre civile en 2011.
«Les auteurs des crimes du régime Assad doivent être traduits en justice»
Amnesty International a souligné dimanche que les auteurs de violations des droits de l’homme sous le régime déchu de Bachar al-Assad devaient être traduits en justice et jugés dans des «procès équitables», saluant une «opportunité historique» de clore des décennies de répression.
«Les auteurs présumés de crimes relevant du droit international et d’autres violations graves des droits de l’homme doivent faire l’objet d’enquêtes, et le cas échéant poursuivis pour leurs crimes dans des procès équitables», a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International Agnès Callamard dans un communiqué.
Bachar est tombé, et maintenant?
Le dictateur syrien a fui. Les islamistes d’HTC ont pris le contrôle de Damas. Sauront-ils unifier une Syrie en lambeaux?
«Les dictateurs qui ont parié sur Poutine» sont perdus, soutient Kiev
L’Ukraine a salué dimanche la chute de Bachar al-Assad en Syrie, affirmant que les dictatures qui ont parié sur le président russe Vladimir Poutine sont vouées à la même fin, tout en soutenant «le peuple syrien», a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, sur X.
«Assad est tombé. Il en a toujours été ainsi et il en sera toujours ainsi pour les dictateurs qui misent sur (le dirigeant russe Vladimir) Poutine. Il trahit toujours ceux qui comptent sur lui», a affirmé le chef de la diplomatie ukrainienne, ajoutant que Kiev souhaitait «ouvrir la voie au rétablissement des relations (avec la Syrie, ndlr) à l’avenir».
Le chef rebelle Ahmed al-Chareh est arrivé à Damas
Les rebelles islamistes syriens ont annoncé dimanche l’arrivée de leur chef, Abou Mohammad al-Jolani, quelques heures après la chute de la capitale syrienne aux mains de la rébellion armée.
«Le dirigeant Ahmed al-Chareh (vrai nom de Jolani) s’est prosterné et a baisé le sol» à son arrivée à Damas, a annoncé la chaîne Télégram de la coalition rebelle, dirigée par sa formation. Sur les images, on peut voir le chef de Hayat Tahrir al-Sham (HTS) se prosterner sur une pelouse.
Chute d’Assad: les Syriens de Suisse manifestent leur joie
La communauté syrienne en exil en Suisse a réagi avec joie à la chute du régime de Bachar al-Assad. Une manifestation spontanée était prévue dimanche en fin d’après-midi sur la place de la gare à Berne, a annoncé l’association Syrie-Suisse, interrogée par l’agence de presse Keystone-ATS.
Les membres de la communauté syrienne en exil ont suivi avec attention les événements de ces derniers jours. On se réjouit «follement» de la chute du dirigeant Bachar al-Assad, a déclaré Therese Junker, la coprésidente de l’association Syrie-Suisse.

Certaines personnes se demandent déjà ce que cela signifie pour leur statut de séjour en Suisse. En outre, malgré la joie, personne ne sait comment la situation politique en Syrie va évoluer et espère qu’elle restera pacifique, a poursuivi Therese Junker.
Environ 28’000 ressortissants syriens séjournaient en Suisse à la fin de l’année 2023, selon les données de l’Office fédéral de la statistique.
L’association Syrie-Suisse a été fondée en 2019 et s’engage pour l’intégration des personnes ayant fui leur pays en Suisse. Elle organise des manifestations culturelles afin de permettre des échanges et des rencontres entre les Syriens et la population suisse.
L’Egypte appelle au consensus national et à la reconstruction
L’Egypte a appelé dimanche à l’unité et à la reconstruction en Syrie, quelques heures après la chute du président Bachar al-Assad et la prise de la capitale Damas par les rebelles.
Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, l’Egypte exhorte toutes les parties syriennes à «unifier leurs objectifs et leurs priorités et à lancer un processus politique pour une nouvelle phase de consensus national et de paix intérieure».
Elle déclare être déterminée «à travailler avec ses partenaires régionaux et internationaux pour mettre fin aux souffrances du peuple syrien, faciliter les efforts de reconstruction et soutenir le retour en toute sécurité des réfugiés dans leur pays d’origine.
La Jordanie dit respecter «les choix» des Syriens et appelle à «éviter le chaos
Le roi de Jordanie Abdallah II a indiqué que son pays respectait «les choix» des Syriens, appelant le pays voisin à éviter de sombrer dans le «chaos», après la chute dimanche du président Bachar al-Assad.
«La Jordanie se tient aux côtés de ses frères syriens et respecte leur volonté et leurs choix», a indiqué le cabinet royal dans un communiqué, soulignant «la nécessité de préserver la sécurité de la Syrie, de ses citoyens et des acquis de son peuple, et d’œuvrer avec diligence et rapidité pour imposer la stabilité et éviter tout conflit qui conduirait au chaos».
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